Inspiré du réel
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Mercredi — Chapitre unique
Auteur
Mercredi
Chapitre unique
C’était un mercredi de printemps, et l'on commençait à ressentir la douce chaleur du soleil malgré la fraîcheur persistante de l’air. Cette belle journée m’inspira l’envie de faire un peu de shopping. J’enfilai une robe légère aux couleurs de la saison, tout en prenant soin de mettre des collants épais pour contrer le fond d'air frais.
Me voilà arrivée dans la galerie d’un centre commercial, flânant de boutique en boutique, profitant pleinement de mon après-midi. Pourtant, une ombre attira mon attention : où que j’aille, je croisais sans cesse la même personne. Sa silhouette éveillait ma curiosité, indéfinissable et un peu mystérieuse ; je n’arrivais pas à déterminer s’il s’agissait d’un homme ou d’une femme.
Finalement, cet individu s’approcha de moi. En jetant un coup d’œil au-dessus du portant de vêtements où j’examinais des leggings, je le vis de plus près. Ses traits fins ne trompaient pas : c’était une femme, au visage d’ange à l’allure à la fois androgyne et athlétique, un mélange surprenant qui attirait immédiatement le regard.
Elle me fixait avec insistance. Lorsque nos regards se croisèrent, elle m’adressa un « Bonjour » que je lui rendis avec un sourire. Elle me désigna alors un modèle sur l’étagère, orné de fines broderies à la cheville, et dit :
— Celui-ci vous irait à ravir.
— Oui, il est très joli, répondis-je, touchée par son attention.
Elle esquissa un sourire avant de se présenter :
— Je m’appelle Frédérique, mais tout le monde m’appelle Fred.
— Monique, enchantée.
— Enchantée, Monique. Vous voulez l’essayer ? demanda-t-elle.
— Oui, volontiers.
Je pris le vêtement et me dirigeai vers les cabines. Une fois à l’intérieur, je tirai le rideau pour m’isoler, mais avant que je ne puisse le refermer complètement, Fred s'y glissa avec moi.
Surprise, je lui dis :
— Mais je ne vous le permets pas !
— Allons, Monique, on est entre filles, répliqua-t-elle d'un ton calme.
— Je ne vous connais même pas… ajoutai-je, mal à l’aise.
Elle haussa les épaules, insistant :
— Tu ne t’es jamais dévêtue devant une fille à la piscine ?
— Si… murmurai-je après une pause, un peu gênée.
— Eh bien, c’est pareil, trancha-t-elle avec assurance. Regarde, moi aussi j’ai un jean à essayer. On peut partager l’espace.
Désorientée par son audace, je ne répondis que par le silence. Finalement, je pris la décision d’essayer le legging qu’elle avait choisi et retirai ma robe.
La situation devenait plus intime que je ne l’avais imaginé, mais je n’osai pas protester davantage. Je me retrouvai en collants et soutien-gorge devant elle. Mon inconfort contrastait avec son aisance totale. Son regard était déconcertant, intense, admiratif.
— Tu es magnifique, murmura-t-elle doucement.
Je sentis mes joues chauffer et balbutiai un « merci » en détournant les yeux. C’était la première fois qu’une femme me faisait un tel compliment. D’un geste délicat, Fred posa son doigt sous mon menton et releva mon visage. Avant que je ne puisse réagir, elle se pencha et m’embrassa. Figée par la surprise, je restai immobile, submergée par un mélange d’émotions inattendues.
Elle me plaqua doucement contre la paroi. Tout en continuant de m’embrasser, elle caressa mes gros seins qui pointaient à travers la dentelle.
— Tu as de pures formes, coquine… murmura-t-elle avec un sourire sombre. Tu vas te laisser faire ?
Troublée par ces mots autant que par la caresse, je restai immobile. Fred glissa sa main dans mon collant, puis sous l'élastique de ma culotte, cherchant la raie de mon sexe. Intriguée, je bougeai légèrement le bassin pour lui faciliter l'accès, mes mains se posant instinctivement sur ses épaules. Ma vulve, encore un peu sèche, résista d'abord sous ses doigts, mais elle écarta mes lèvres avec insistance et effleura mon clitoris.
Sous ces attouchements continus, mon bouton de chair se raidit. Je me détendis, gagnée par le plaisir. Ma chatte commença à mouiller abondamment, inondant sa main de cyprine. Mes gémissements légers trahissaient mon excitation. Une forte vague de plaisir montait en moi, mais juste avant l’orgasme, Fred retira brusquement sa main, couverte de mes fluides.
— Eh bien, tu mouilles comme une chienne, toi !
— Tu aurais pu continuer… rétorquai-je, frustrée.
— Non. Tu vas venir chez moi, j’habite à deux pas. Je vais m’occuper de toi correctement.
Portée par le désir pressant qu'elle venait d'éveiller, je finis par céder :
— D’accord.
Sans attendre, elle me saisit le poignet et m’entraîna hors de la boutique. Nous marchâmes d'un pas rapide jusqu'à son immeuble. Elle poussa la porte du hall et nous nous dirigeâmes vers l’ascenseur. Elle appuya sur le bouton du huitième étage. Dès que les portes métalliques se refermèrent, l’atmosphère devint brûlante. Nos regards se croisèrent et nous nous jetâmes l’une sur l’autre, collant nos lèvres avec une voracité désespérée pendant toute la montée.
Arrivées au huitième, le "ding" de la cabine nous libéra. Nous entrâmes chez elle et elle m’emmena directement dans sa chambre.
— Attends-moi là, me dit-elle d'un ton autoritaire.
Elle disparut dans la salle de bain. Seule, le cœur battant, j'hésitai un instant avant de me déshabiller complètement et de me glisser sous les draps. Je n’avais jamais pensé être attirée par les femmes, mais toute réflexion théorique s'effaçait devant la réalité de mes sensations.
Quand elle revint, elle était entièrement nue. Son corps athlétique, sculpté par des années de musculation intensive, était impressionnant. Sa poitrine très ferme ressemblait à des pectoraux masculins. Elle dégageait une énergie brute.
Entre ses cuisses, elle avait ajusté un harnais maintenant un strap-on long, large et veiné. Son allure androgyne prenait une dimension hyper-virile qui capta aussitôt mon regard. Voir ce godemichet imposant fixé sur cette femme me provoqua un frisson de désir inédit.
Je soulevai le drap, m’allongeai au centre du lit et écartai largement les jambes, m'offrant délibérément à ses yeux.
Fred s’approcha avec une assurance animale. Elle n’avait pas besoin de parler pour imposer sa dominance ; sa posture et son regard perçant suffisaient. Elle se jeta sur moi, empoigna mes seins à pleines mains et les malmena gentiment, faisant rouler mes tétons durs entre ses doigts.
— Regarde-moi, Monique, ordonna-t-elle, son souffle chaud brûlant mon cou. Regarde cette grosse bite que tu vas prendre. Tu aimes ça, hein ? Tu veux que je te défonce la chatte avec ?
— Oui… oui, Fred, enfonce-le moi… suppliai-je, tremblante.
Elle se plaça entre mes jambes, guida la pointe en caoutchouc contre mon orifice détrempé et s'enfonça d'un coup sec.
La taille de l'engin m'arracha un cri. Ce n’était pas froid ni mécanique ; la pression était intense, comblant le vide en moi de manière brutale et jouissive. J’enroulai aussitôt mes jambes autour de ses hanches musclées.
— Putain, ce que tu es étroite… mais tellement trempée ! cracha-t-elle en commençant à marteler mon bassin. Tu sens comme mon gode te ramone ? Dis-le-moi !
— Oui ! Tu me remplis… c’est tellement bon, Fred ! geignais-je en m'agrippant à ses épaules.
Le rythme s'accéléra. Les coups de butoir devenaient plus forts, faisant grincer le lit. Je m’arquai sous elle, prise entre la douceur du matelas et la puissance de ce corps androgyne qui m'écrasait. Il n’y avait plus de réflexion, plus de genre, seulement deux corps fondus dans une joute charnelle. La sensation d'être pénétrée était aussi puissante qu'avec un homme, mais la précision de ses mouvements et la hargne féminine qu'elle y mettait rendaient l'acte infiniment plus érotique.
Après de longues minutes d'un va-et-vient ininterrompu qui me mena au bord de l'orgasme, Fred se retira lentement, le souffle court, ses yeux ancrés dans les miens.
Elle défit les sangles du strap-on et s'assit à côté de moi, l'accessoire brillant de ma cyprine entre les mains. Sans quitter mon regard, elle porta la tige synthétique à sa bouche et lécha longuement mon liquide adhésif qui la recouvrait, savourant mon goût avec une brutalité sensuelle.
Puis, elle retourna l'objet et me tendit l'autre extrémité : la base cupulaire qui avait été appliquée contre sa propre vulve pendant tout le rapport, encore chaude et enduite de sa propre mouille.
— À ton tour, salope. Suce ma cyprine sur le harnais. Nettoie-moi ça.
Elle m'attrapa par la nuque et approcha la base de mes lèvres. Je n'hésitai pas une seconde. J'entrouvris la bouche et pris le silicone tiède. Je suçai et léchai avidement, m'imprégnant de son odeur musquée et du goût d'acide lactique de son sexe. C'était brut, dominant et terriblement excitant.
Satisfaite, Fred me repoussa doucement sur le dos. Elle descendit le long de mon corps, déposant des baisers mordants sur mon ventre, puis entre mes cuisses. Elle écarta ma chatte béante et y plaqua sa bouche. Sa langue retravailla mon clitoris gorgé de sang avec une ardeur renouvelée, tandis que mes doigts s'emmêlaient dans ses cheveux courts.
Fred se redressa brusquement, coupant net mon ascension vers l'extase au moment précis où je m'apprêtais à jouir. Interrompue en plein vol, je laissai échapper un râle de frustration, le bassin encore frémissant.
— Pas tout de suite, salope, lâcha-t-elle d'une voix rauque, les yeux injectés de désir. Tu vas me bouffer à ton tour.
Elle ne me laissa pas le temps de répondre. Elle s'enjamba mon torse et présenta sa vulve béante et luisante juste au-dessus de mon visage. L'odeur musquée, forte et enivrante de sa mouille envahit mes narines. D'abord saisie par la soudaineté de la position, je commençai à la lécher timidement, sortant la pointe de ma langue pour goûter la fente humide qui s'offrait à moi.
— Plus fort que ça ! Tu le fais pas à moitié, m'ordonna-t-elle en s'abaissant lourdement.
Elle s'assit presque complètement sur mon visage, écrasant son sexe contre ma bouche et mon nez. L'étouffement partiel me flanqua une décharge d'adrénaline pure. Je pouvais à peine respirer, bloquée sous le poids de ses cuisses musclées, mais la sensation était incroyablement excitante. Fred dandinait du bassin, frottant sans retenue son abricot juteux et brûlant contre toute ma face, m'étalant sa cyprine du menton jusqu'au front. Je sortis la langue au maximum, attrapant tout ce que je pouvais, aspirant son clitoris gonflé à chaque fois qu'il passait sur mes lèvres.
Tout en continuant de se frotter sur ma bouche, elle se courba en arrière pour atteindre mon bas-ventre. Elle guida sa main jusqu'à ma chatte trempée et y enfonça un, puis deux doigts d'un coup sec.
— Tu aimes sentir mes doigts dans ta petite fente de chienne pendant que tu me bouffes ? me cracha-t-elle, la respiration de plus en plus hachée.
Son travail à l'intérieur de moi devenait frénétique, mais totalement saccadé. Ses doigts ramonaient mon vagin par coups d'estoc irréguliers, car son propre corps commençait à être traversé par d'impuissants spasmes. Sa vulve contre mes lèvres se mit à se contracter frénétiquement. Fred était en train de jouir sur mon visage, écrasant son sexe de plus en plus fort contre ma bouche dans une recherche de plaisir absolue et égoïste.
Ses gémissements aigus étouffaient mes propres cris de plaisir. La violence de sa jouissance, combinée au va-et-vient incontrôlé de ses doigts dans ma chatte inondée, fit sauter mes dernières digues. Je lâchai toute retenue, aspirant sa cyprine à grandes gorgées tandis que mon propre corps explosait dans un orgasme violent, secoué de retours de vague qui nous laissèrent toutes les deux haletantes, noyées dans nos fluides mêlés.
Fred se laissa retomber sur le côté, la poitrine soulevée par des halètements désordonnés. Le visage encore ruisselant de sa cyprine, je la regardai reprendre son souffle. Un sourire carnassier étira soudain ses lèvres, plein d'une domination méprisante.
— Bordel de merde… Regarde-toi, salope, tu m’as fait jouir comme une traînée, cracha-t-elle en m'envoyant une claque sèche sur la fesse qui retentit dans la pièce. Tu te crois tirée d'affaire ? Attends un peu, j'ai exactement ce qu'il te faut.
Elle se leva d'un bond, affichant sans complexe sa nudité athlétique, et fouilla dans le tiroir de sa table de chevet. Elle en sortit un godemichet double : un engin monumental, colossal, en silicone noir brillant, doté de deux branches épaisses et veinées. Rien qu'à voir le diamètre de l'engin, un frisson d'appréhension et de désir pur me traversa les entrailles.
— On va se régler ça en ciseaux, ordonna-t-elle d'un ton qui n'admettait aucune réplique. Mets-toi là.
Elle me fit pivoter sur le lit. Je m'allongeai sur le flanc, une jambe relevée, tandis qu'elle se positionnait face à moi, en miroir, ses cuisses musclées s'entremêlant aux miennes. Nos visages étaient proches, nos chattes ouvertes l'une en face de l'autre, séparées de quelques centimètres à peine.
Fred prit les opérations en main sans perdre une seconde. Saisissant le monstre de silicone à pleine main, elle en poissa les deux extrémités avec le mélange de nos cyprines qui meublait encore le lit.
— Ouvre bien ta fente, chienne, murmura-t-elle, les yeux ancrés dans les miens.
Elle guida la première branche contre ma vulve et me l'enfonça d'un coup ferme. La taille de la pièce de plastique m'arracha un hoquet de douleur mêlé de plaisir. Mon vagin, déjà gorgé de sang et ultra-sensible, s'étira à l'extrême pour accueillir le diamètre imposant. Avant même que j'aie pu m'habituer à cette sensation de comblement total, Fred plaça la seconde branche face à sa propre chatte et s'emboîta dessus avec une fureur experte.
Raccordées par cet engin massif, nous étions scellées l'une à l'autre.
— Regarde-nous… putain… deux salopes enfilées sur le même bout de plastique ! jura-t-elle, la voix étranglée par la taille du gode qui la remplissait.
Empoignant le centre du double dildo resté entre nos cuisses, elle commença à imprimer des mouvements de va-et-vient enragés. L'imposant morceau de silicone glissait de l'une à l'autre, tirant et martelant nos chairs simultanément. À chaque poussée qu'elle exerçait vers moi, l'embout s'enfonçait jusqu'à buter violemment contre mon col de l'utérus, me faisant gémir sans retenue ; puis, d'un coup de bassin en arrière, elle se le réenfonçait jusqu'à la garde, faisant jouer ses abdominaux saillants.
Le bruit de succion des chairs humides contre le silicone rythmait la cadence. Je m'agrippais à ses hanches, submergée par la puissance du frottement. La pression sur mon point G était dévastatrice. Les insultes crues qu'elle me murmurait à la figure alimentaient une excitation presque insoutenable, brûlant mes dernières réserves de pudeur tandis que le godemichet oscillait frénétiquement entre nos deux corps en feu.
Le rythme s'accéléra brutalement. Fred imprimait à l'engin une cadence infernale, verrouillant mes hanches entre ses cuisses d'acier pour m'empêcher de m'écarter d'un millimètre. À chaque assaut, le silicone venait cogner violemment contre le fond de mon vagin, broyant mes chairs gorgées de sang.
— Tu aimes te faire ramoner la chatte, grosse salope ? râla-t-elle, les dents serrées, le visage perlé de sueur. Encaisse ! Encaisse encore !
La surcharge nerveuse devint trop intense. Un raz-de-marée d'orgasme déferla dans tout mon bas-ventre, me tordant de plaisir. Mes parois vaginales se contractèrent à volée sur le gros diamètre en silicone, inondant l'imposant gode d'une giclée de cyprine. Mais Fred n'avait aucunement l'intention de ralentir.
— Fred... s'il te plaît, arrête... je peux plus ! suppliai-je dans un râle étouffé, la tête rejetée en arrière. Ça brûle... j'en peux plus !
— Ta gueule ! Ferme ta bouche et prends-le ! cracha-t-elle sans cesser son martèlement. C'est mon tour de jouir !
Elle intensifia ses coups de bassin, indifférente à mes protestations. Mes vagues d'orgasme se chevauchaient, devenant presque douloureuses à force d'intensité. C'était une torture purement érotique : mon sexe sursensibilisé continuait de subir la friction enragée du plastique tandis que Fred recherchait son propre sommet.
Soudain, son corps tout entier se tendit comme un arc. Ses cuisses musclées se crispèrent violemment autour des miennes, et elle lâcha un hurlement guttural, animal, alors que sa chatte se contractait frénétiquement sur l'autre extrémité du gode. Sa jouissance la secoua de spasmes violents durant de longues secondes avant qu'elle ne relâche enfin la pression.
Le mouvement s'arrêta net.
Épuisées, vidées de toutes nos forces, nous nous laissâmes glisser sur le dos. Nous étions allongées flanc contre flanc sur les draps trempés, incapables de proférer la moindre parole, mais toujours scellées l'une à l'autre par ce monstre de plastique coincé entre nos cuisses. Le silence de la chambre n'était plus troublé que par le bruit lourd et synchronisé de nos poitrines qui se soulevaient à toute allure pour retrouver leur souffle.
Le morceau de silicone glissa enfin hors de nos chairs sursexitées dans un léger bruit de succion libérateur. Nous nous déverrouillâmes lentement, mes muscles ankylosés protestant doucement après une telle débauche de violence charnelle. Fred se tourna vers moi, son regard adouci par l’ivresse de la jouissance. Elle posa une main tremblante sur ma joue et m'embrassa tendrement sur les lèvres, un baiser empreint d'une chaleur presque vulnérable qui tranchait radicalement avec la brutalité de nos ébats.
— Putain, Monique... t'es une vraie perle, murmura-t-elle le souffle encore court. Tu m'as tellement régalée... t'as une chatte incroyable.
Ses compliments crus, chuchotés avec une sincérité troublante, me firent rougir. Nous restâmes allongées quelques minutes, savourant la torpeur qui engourdissait nos membres, avant de nous redresser péniblement. L'air frais de la pièce sur nos peaux moites nous rappela à la réalité. Nous ramassâmes nos vêtements éparpillés sur le parquet. Enfilant mes collants et ma robe légère, je sentais encore mon sexe engourdi, battant au rythme de mes pulsations cardiaques, saturé par les assauts répétés qu'il venait de subir.
Nous passâmes ensuite dans la cuisine, baignée par la lumière tombante du fin d'après-midi. L'odeur du café fraîchement coulé remplaça peu à peu les effluves musquées de la chambre. Assises l'une en face de l'autre, enveloppées dans un silence complice et apaisé, nous buvions à petites gorgées le liquide brûlant, nos regards se croisant avec une malice partagée.
Une fois ma tasse vidée, je me levai pour prendre congé. Fred m'accompagna jusqu'à la porte d'entrée, repassant une main dans mes cheveux pour m'attirer contre elle une dernière fois.
— Tu reviens quand tu veux, salope, sourit-elle doucement en m'embrassant au coin des lèvres.
— Ne t'inquiète pas, répondis-je en ajustant mon manteau, la voix encore un peu rauque. On va se revoir très vite.
Je descendis l'escalier le cœur léger et les jambes flageolantes, emportant avec moi le souvenir brûlant de cette rencontre inattendue.
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