Fiction
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
L’ophtalmologue — Chapitre 1 · Chapitre 1 à 5
Auteur
L’ophtalmologue
Chapitre 1 · Chapitre 1 à 5
Le carillon de l’entrée du cabinet fit entendre sa note cristalline à quinze heures quarante-cinq précises. Derrière son comptoir d’accueil en acajou, Mindy releva la tête. Sa posture était impeccable, sa blouse blanche de coton repassée sans un pli, mais ses yeux noisette trahissaient une assurance nouvelle, presque royale. Depuis l’après-midi mémorable où elle avait affronté ses propres démons, sa relation avec le Dr Alexander Mahoney avait transcendé les rapports professionnels. Ils entretenaient désormais une liaison suivie, secrète et exclusive, transformant chaque fin de journée en un rituel de soumission et de certitudes partagées.
La porte vitrée s'ouvrit, laissant entrer une silhouette que Mindy reconnut instantanément. C'était Michelle. La blonde incendiaire n'avait rien perdu de son assurance. Ses courtes boucles dorées encadraient un visage radieux, ses lèvres peintes d'un rouge carmin provocant. Elle portait aujourd'hui une robe fourreau en jersey de soie vert émeraude qui épousait la moindre courbe de son corps, et à ses pieds, les fameux stilettos Louboutin aux semelles rouges, dont le claquement sec sur le parquet résonna comme une provocation.
La porte vitrée s'ouvrit, laissant entrer une silhouette que Mindy reconnut instantanément. C'était Michelle. La blonde incendiaire n'avait rien perdu de son assurance. Ses courtes boucles dorées encadraient un visage radieux, ses lèvres peintes d'un rouge carmin provocant. Elle portait aujourd'hui une robe fourreau en jersey de soie vert émeraude qui épousait la moindre courbe de son corps, et à ses pieds, les fameux stilettos Louboutin aux semelles rouges, dont le claquement sec sur le parquet résonna comme une provocation.
— Bonjour, Mindy, lança Michelle d'une voix mélodieuse, un sourire en coin étirant ses lèvres.
— Je viens pour mon rendez-vous de seize heures. J’espère que le Docteur est prêt à m'examiner à nouveau. Ma vue... a encore besoin d'un contrôle approfondi.
— Je viens pour mon rendez-vous de seize heures. J’espère que le Docteur est prêt à m'examiner à nouveau. Ma vue... a encore besoin d'un contrôle approfondi.
Mindy soutint le regard de la cliente sans ciller, un sourire poli mais glacial sur le visage. Elle jeta un coup d'œil discret au grand cadran de cuivre mural, puis aux dossiers empilés à sa droite, tous déjà classés et archivés. À l'exception d'un seul. Elle savait exactement ce qui s'était passé entre cette femme et Alexander, et loin de l'en jalouser, la perspective de ce qui allait suivre l'excitait au plus haut point.
— Bonjour, Michelle. Installez-vous, je vous prie, répondit Mindy d'une voix de velours, tout en refermant ostensiblement le grand registre des consultations du jour.
— Le Docteur a accumulé un léger retard sur ses derniers examens complexes. Mais ne vous inquiétez pas, vous êtes notre ultime préoccupation de la journée. Le planning se vide... nous avons tout notre temps pour vous.
— Le Docteur a accumulé un léger retard sur ses derniers examens complexes. Mais ne vous inquiétez pas, vous êtes notre ultime préoccupation de la journée. Le planning se vide... nous avons tout notre temps pour vous.
Michelle s'avança vers les fauteuils d'attente en cuir, faisant tressaillir les talons aiguilles de ses Louboutin à chaque pas. Elle s'assit avec une lenteur calculée, croisant ses longues jambes avec un défi non dissimulé.
— Oh, je vois que nous avons changé d'attitude par ici, badina la blonde en observant l'assurance tranquille de l'assistante.
— La petite secrétaire aurait-elle pris du galon pour oser me faire attendre ?
— La petite secrétaire aurait-elle pris du galon pour oser me faire attendre ?
Mindy rangea son stylo plume dans son étui, son regard ancré dans celui de la visiteuse.
— Le Docteur Mahoney accorde toujours une attention... très particulière aux cas comme le vôtre, Michelle. Surtout lorsque la nuit commence à tomber et que le cabinet se ferme au reste du monde.
Le silence s'installa, lourd de sous-entendus, seulement rythmé par le tic-tac de l'horloge. Michelle passa une main nerveuse dans ses boucles dorées, sentant subtilement que l'atmosphère feutrée du secrétariat cachait une complicité nouvelle, un piège dont elle ignorait encore les règles.
Dix minutes plus tard, la lourde porte du bureau principal s'ouvrit enfin dans un déclic feutré, révélant la haute stature du médecin. Alexander Mahoney, impeccable dans sa blouse de consultation, ses lunettes d'écaille sur le nez, posa son regard sombre sur Michelle, puis son œil glissa une fraction de seconde vers Mindy. Ce fut un éclair de connivence absolu, un signal muet liant instantanément le couple légitime du cabinet face à sa dernière patiente.
Dix minutes plus tard, la lourde porte du bureau principal s'ouvrit enfin dans un déclic feutré, révélant la haute stature du médecin. Alexander Mahoney, impeccable dans sa blouse de consultation, ses lunettes d'écaille sur le nez, posa son regard sombre sur Michelle, puis son œil glissa une fraction de seconde vers Mindy. Ce fut un éclair de connivence absolu, un signal muet liant instantanément le couple légitime du cabinet face à sa dernière patiente.
— Entrez, Michelle, dit le Dr Mahoney d'une voix de baryton calme et professionnelle, s'effaçant légèrement pour lui laisser le passage.
— Installez-vous sur le fauteuil d'examen, je vous prie.
— Installez-vous sur le fauteuil d'examen, je vous prie.
— Merci, Docteur, roucoula Michelle en se levant, lissant les hanches de sa robe émeraude d'un geste délibérément lent.
— J'espère que vos instruments sont bien réglés aujourd'hui. On m'a dit que la précision de votre diagnostic dépendait beaucoup de la docilité du sujet.
— J'espère que vos instruments sont bien réglés aujourd'hui. On m'a dit que la précision de votre diagnostic dépendait beaucoup de la docilité du sujet.
— Ils le sont toujours, et mes méthodes ne souffrent d'aucune approximation, répliqua-t-il froidement, le visage impassible.
Michelle s'avança dans la pièce, le froufroutement de sa robe de soie agissant comme un signal sonore dans le silence du cabinet. Elle prit place sur l'imposant siège de cuir noir, croisant ses longues jambes avec une lenteur calculée, faisant osciller le bout rouge de son escarpin à quelques centimètres à peine du bureau du médecin. Alexander l'observa sans ciller, puis actionna l'interrupteur mural, plongeant instantanément la pièce dans la pénombre bleutée réglementaire, propice aux examens de la rétine. Les visages devinrent des silhouettes de cire sous cette lueur irréelle.
— Nous allons procéder aux vérifications d'usage, commença le médecin, sa voix résonnant de manière plus sourde dans l'obscurité artificielle. D'un geste sec, il fit pivoter le lourd réfracteur métallique devant le visage de sa patiente.
— Approchez-vous de l'appareil, posez le menton sur le support.
— Approchez-vous de l'appareil, posez le menton sur le support.
Michelle s'exécuta, calant son visage contre le métal froid, ses yeux rivés sur les petites lentilles de verre.
— C'est un protocole bien rigide pour des retrouvailles, Alexander, chuchota-t-elle, le souffle court, tentant de briser la glace et de retrouver l'homme qui, quelques jours plus tôt, s'abandonnait sur ce même fauteuil.
— La dernière fois, vous étiez... nettement moins pointilleux sur les distances.
— La dernière fois, vous étiez... nettement moins pointilleux sur les distances.
— Gardez les yeux fixés sur la lentille, s'il vous plaît, coupa-t-il sans s'émouvoir, le ton purement clinique.
— Regardez le point lumineux au fond du canal.
— Regardez le point lumineux au fond du canal.
Pendant de longues minutes, l'examen se déroula de manière tout à fait normale, presque frustrante pour Michelle qui s'attendait à ce que l'autorité du médecin se fissure au premier contact. À chaque fois qu'elle espérait une caresse égarée, elle ne recevait que le contact froid et métallique des molettes de réglage. Mahoney changeait les lentilles dans un petit claquement sec, une précision chirurgicale qui trahissait une maîtrise absolue de lui-même. Il se pencha légèrement, son parfum boisé effleurant le visage de la blonde, créant une infime tension dans l'air, mais ses mains restèrent fixées sur l'appareil.
— Est-ce que la netteté s'améliore ? demanda-t-il, l'œil rivé de l'autre côté du filtre.
— Tout dépend de ce que vous voulez me faire voir, Docteur, piqua Michelle, un sourire ironique aux lèvres.
— Concentrez-vous. Lisez la troisième ligne du tableau mural, s'il vous plaît.
Michelle plissa les yeux, fixant les caractères lumineux qui se découpaient dans le noir.
— T... O... U... C... H... E, lut Michelle, détachant chaque lettre avec une insistance charnelle, tentant d'introduire un double sens flagrant dans ses réponses pour le pousser à bout.
— Très bien, la correction est parfaite. Votre acuité visuelle ne présente aucune défaillance majeure, répondit froidement le médecin, restant de marbre, maintenant sa distance déontologique comme un bouclier impénétrable. Il recula son siège de quelques centimètres, rompant le mince fil de proximité qui venait de se nouer.
— Vous êtes d'un ennuyeux aujourd'hui, Alexander..., soupira Michelle, relâchant sa posture et laissant sa tête reposer contre le dossier de cuir. Ses longs doigts caressèrent nerveusement les accoudoirs noirs, agacée par ce mur de glace professionnelle.
— On dirait que vous avez oublié que nous avons partagé plus que de simples ordonnances ici.
— On dirait que vous avez oublié que nous avons partagé plus que de simples ordonnances ici.
— Un bon praticien n'oublie jamais rien, Michelle. Il sait simplement quand il convient d'analyser... et quand il convient d'agir, répondit-il d'une voix soudainement plus basse, presque menaçante de calme.
Michelle frissonna sans trop savoir pourquoi. Elle ignorait que ce calme clinique, cette distance affectée, n'étaient que les premiers rouages d'un piège bien plus vaste, orchestré dans son dos avec la complicité de celle qui attendait sagement derrière la porte.
À quelques minutes de la fin théorique de la consultation, alors que le silence de la pièce d’examen n’était plus troublé que par le bourdonnement électrique des appareils de mesure, la lourde porte en chêne du bureau pivota sans un bruit. Le mince rai de lumière dorée du secrétariat découpa une silhouette familière avant que le battant ne se referme dans un déclic étouffé. Mindy venait d'entrer. Un dossier rigide de fiches cartonnées pressé contre sa poitrine, elle s'avança avec une froideur de marbre, feignant une indifférence totale et purement administrative vis-à-vis de la patiente installée sur le fauteuil.
— Docteur, désolée de vous déranger en pleine séance, dit-elle d'une voix neutre, fluide, parfaitement posée, qui résonna étrangement dans la pénombre bleutée.
— Mais ce sont les rapports d'activité urgents pour la clinique. Ils doivent impérativement être signés et paraphés avant seize heures trente pour le coursier.
— Mais ce sont les rapports d'activité urgents pour la clinique. Ils doivent impérativement être signés et paraphés avant seize heures trente pour le coursier.
Alexander ne détacha pas immédiatement son regard de l'œilleton du réfracteur, ajustant une dernière fois la netteté d’une lentille d'un geste sec de l'index.
— Posez-les sur le guéridon de verre, Mindy, répondit-il sans que son ton ne trahisse la moindre émotion.
— Je m'en occuperai personnellement dès que j'aurai terminé d'évaluer le cas de Michelle.
— Je m'en occuperai personnellement dès que j'aurai terminé d'évaluer le cas de Michelle.
Mindy ne fit pas mine de repartir. Elle posa délicatement le dossier cartonné à l'endroit indiqué, le glissement du papier sur le verre émettant un sifflement ténu. Ses yeux noisette, débarrassés de leurs lunettes d'écaille, fixèrent la nuque dorée de la patiente.
— Bien, Docteur, reprit l'assistante, sa voix descendant d'un octave, chargée d'un sous-entendu lourd qui fit subtilement vibrer l'air de la pièce.
— Le secrétariat est officiellement clos pour la nuit, les lignes de téléphone sont débranchées. Souhaitez-vous que je reste ici pour assister la fin de la séance ?
— Le secrétariat est officiellement clos pour la nuit, les lignes de téléphone sont débranchées. Souhaitez-vous que je reste ici pour assister la fin de la séance ?
Michelle, le menton toujours calé sur le support de métal froid, bougea légèrement les cils derrière les verres correcteurs. Cette intrusion tardive et la tournure de la conversation commençaient à éveiller en elle une pointe d'agacement mêlée d'une curiosité diffuse.
— L'examen touche à sa fin, Mindy. Je ne pense pas que nous ayons besoin d'une tierce personne pour... archiver mon dossier, piqua Michelle, une pointe de morgue dans la voix, sans pour autant détacher son visage de l'appareil.
Alexander se redressa lentement de son tabouret à roulettes, croisant ses longs bras sur sa blouse blanche. Son regard flotta un instant sur la robe émeraude de Michelle avant de se fixer sur son assistante.
— Restez, Mindy, ordonna calmement le médecin, ignorant superbement la remarque de la cliente.
— En tant que secrétaire médicale en chef, votre assistance pourrait s'avérer... particulièrement nécessaire pour valider la suite du protocole.
— En tant que secrétaire médicale en chef, votre assistance pourrait s'avérer... particulièrement nécessaire pour valider la suite du protocole.
— Très bien, Docteur. Je me tiens à votre entière disposition, répondit Mindy avec un sourire invisible dans l'obscurité.
L'assistante s'avança à pas feutrés. Ses ballerines de cuir souple n'émettaient aucun son sur le revêtement de sol stérile, lui donnant l'allure d'un spectre se déplaçant dans un aquarium d'eau profonde. Elle contourna lentement l'axe du projecteur, mesurant chacun de ses mouvements, pour venir se placer discrètement, comme une ombre dense, juste dans le dos de Michelle.
Coincée par le lourd appareillage ophtalmique qui limitait son champ de vision périphérique à deux tunnels de verre, Michelle ne se doutait de rien. Elle sentait simplement une modification subtile de la pression atmosphérique derrière elle, une présence invisible mais physique qui fit se redresser les fins duveaux de sa nuque. Le parfum de Mindy — une odeur propre de savon mélangée à la chaleur de sa peau — vint supplanter les effluves boisés du médecin.
Coincée par le lourd appareillage ophtalmique qui limitait son champ de vision périphérique à deux tunnels de verre, Michelle ne se doutait de rien. Elle sentait simplement une modification subtile de la pression atmosphérique derrière elle, une présence invisible mais physique qui fit se redresser les fins duveaux de sa nuque. Le parfum de Mindy — une odeur propre de savon mélangée à la chaleur de sa peau — vint supplanter les effluves boisés du médecin.
— Docteur Mahoney, dit Michelle, sa voix perdant un peu de son assurance provocatrice alors qu'elle tentait de jeter un œil de côté.
— Vos filtres de vision sont étranges aujourd'hui. L'image se trouble.
— Vos filtres de vision sont étranges aujourd'hui. L'image se trouble.
— Ne bougez pas, Michelle. Restez parfaitement immobile si vous voulez que le résultat soit probant, rétorqua Alexander d'un ton monocorde, presque hypnotique.
C'est à cet instant précis que le médecin détacha définitivement ses mains des commandes du réfracteur. Il se recula d'un pas, sa haute stature dominant le fauteuil, et croisa le regard de Mindy par-dessus la tête de la blonde. Un silence de plomb, épais, suffocant, s'abattit sur la pièce d'examen. Les écrans de contrôle jetaient des reflets d'un bleu électrique sur le visage angélique de l'assistante, révélant une expression qu'Michelle n'avait jamais vue chez elle : une assurance prédatrice, un calme absolu.
D'un mouvement de tête presque imperceptible, vertical et autoritaire, le Dr Mahoney fit un signe à Mindy. C'était un ordre muet, le signal d'un rituel méticuleusement orchestré à l'avance entre eux. Les yeux noisette de la secrétaire brillèrent d'une lueur sombre dans la pénombre. Elle laissa ses bras retomber le long de son corps, ses doigts s'ouvrant doucement, prête à briser la distance professionnelle que Michelle croyait encore établie. La tension dans la pièce était devenue si forte qu'on aurait pu entendre le moindre battement de cœur.
D'un mouvement de tête presque imperceptible, vertical et autoritaire, le Dr Mahoney fit un signe à Mindy. C'était un ordre muet, le signal d'un rituel méticuleusement orchestré à l'avance entre eux. Les yeux noisette de la secrétaire brillèrent d'une lueur sombre dans la pénombre. Elle laissa ses bras retomber le long de son corps, ses doigts s'ouvrant doucement, prête à briser la distance professionnelle que Michelle croyait encore établie. La tension dans la pièce était devenue si forte qu'on aurait pu entendre le moindre battement de cœur.
Dans le silence de plomb qui s’était installé, la pénombre bleutée de la pièce sembla s'épaissir. Sans un mot, rompant définitivement le cadre de la déontologie médicale, Mindy franchit le dernier centimètre qui la séparait du fauteuil. Ses deux mains nues, fraîches mais assurées, s'avancèrent par-dessus les épaules de la patiente. Dans un geste fluide et d'une incroyable fermeté, elle les appliqua directement sur la poitrine généreuse de Michelle, dont le jersey de soie vert émeraude offrait une texture glissante sous ses paumes.
Michelle se figea instantanément, le dos raidi contre le dossier, le corps entièrement parcouru d'une décharge de surprise absolue. Ses yeux se détournèrent brutalement des œilletons du réfracteur, mais ses orbites ne rencontrèrent que le vide de la pièce sombre et le regard d'Alexander, qui la fixait avec une froideur de statue.
— Qu’est-ce que... ? Mindy ? Enlevez vos mains ! s'exclama Michelle, la voix coupée par un trouble violent, oscillant entre l'indignation et la stupéfaction.
— Chut... Restez tranquille, Michelle. Laissez-vous faire, murmura Mindy, sa voix n'étant plus qu'un souffle chaud tout près de son oreille.
Loin d'obéir, les longs doigts de l'assistante se firent plus pressants. Avec une assurance déconcertante pour une simple secrétaire, elle commença à palper, à masser le galbe des seins de la cliente à travers l'étoffe fine. Ses paumes décrivirent de cercles lents, enserrant la chair avec une autorité tranquille, avant que ses pouces ne trouvent, avec une précision chirurgicale, la pointe des mamelons qui durcirent instantanément sous le tissu.
— Alexander... Qu'est-ce que ça veut dire ? haleta Michelle, ses mains se cramponnant instinctivement aux accoudoirs de cuir noir.
— Faites-la arrêter... C'est absurde !
— Faites-la arrêter... C'est absurde !
Le médecin ne bougea pas d'un iota. Toujours debout à un mètre du fauteuil, les bras croisés sur sa blouse blanche, il laissa un sourire en coin, presque cruel, se dessiner sur ses lèvres. Ses yeux sombres brillaient d’une satisfaction intense alors qu’il savourait le spectacle de sa patiente arrogante prise au piège.
— Ne bougez pas, Michelle. L'examen continue, intervint la voix grave et feutrée d'Alexander, dont le ton calme contrastait magnifiquement avec la situation.
— Mon assistante veille simplement à votre confort. C'est une procédure... complémentaire.
— Mon assistante veille simplement à votre confort. C'est une procédure... complémentaire.
— Une procédure ? Vous êtes fous..., répliqua Michelle, bien que sa voix commence à trahir un manque flagrant d'assurance.
— Votre confort... et le nôtre, bien sûr, ajouta Mindy.
Se penchant un peu plus, l'assistante pressa son buste contre le dos de la blonde, lui faisant ressentir la fermeté de son propre corps sous sa blouse. Elle déposa un baiser d'une lenteur calculée sur le lobe de l'oreille de Michelle, avant de mordre très légèrement le cartilage.
Michelle voulut protester à nouveau, mais les mots moururent dans sa gorge. Loin de se débattre ou de repousser l'assistante, elle sentit une vague de chaleur liquide et lourde envahir subitement son entrejambe. Le choc initial fit rapidement place à une excitation torride, presque insoutenable. Cette prude secrétaire qu'elle s'était plu à provoquer quelques minutes plus tôt menait désormais le jeu, sous l'œil approbateur du maître des lieux.
— Alors, Michelle..., chuchota à l'autre oreille la voix d'Alexander, qui s'était approché à pas lents.
— Est-ce que votre vision s'éclaircit enfin ? Est-ce que vous commencez à comprendre qui domine cette pièce ?
— Est-ce que votre vision s'éclaircit enfin ? Est-ce que vous commencez à comprendre qui domine cette pièce ?
— Vous... vous trichez, Alexander, parvint à articuler Michelle, le souffle court.
Elle prit une lente et profonde inspiration, abandonnant finalement toute résistance. Sa tête tomba en arrière, venant reposer lourdement contre le torse de Mindy. Cette dernière accueillit ce signe de soumission avec un faible rire victorieux, intensifiant ses caresses. Ses pouces frottèrent le tissu de jersey avec une insistance vicieuse, dictant le rythme d'une capitulation sensorielle totale dans le secret du cabinet clos.
L’atmosphère de la pièce d’examen se chargea d’une tension électrique encore plus dense alors que la dynamique du pouvoir basculait. Michelle, reprenant ses esprits et refusant de se laisser dominer passivement, décida d'entrer pleinement dans ce triangle de complicité. Sentant le corps de Mindy se décaler légèrement sur la droite du fauteuil pour accentuer la pression sur sa poitrine, Michelle laissa un sourire provocateur étirer ses lèvres carmin.
— Vous cachez bien votre jeu, la petite secrétaire, murmura Michelle, la voix rendue rauque par l'excitation montante.
— Je ne vous croyais pas si audacieuse sous vos airs de sainte.
— Je ne vous croyais pas si audacieuse sous vos airs de sainte.
— Vous n'avez encore rien vu, répliqua Mindy dans un souffle court, ses doigts ne relâchant pas leur emprise.
Profitant de la proximité de l'assistante, Michelle glissa sa main droite le long de l'assise de cuir noir et attrapa fermement le galbe de la cuisse de Mindy à travers le tissu de sa jupe droite. Un tressaillement parcourut immédiatement la secrétaire, dont les caresses se firent un instant plus désordonnées.
— Oh, vous aimez ça, n'est-ce pas ? sourit Michelle, sentant sa position de force se rétablir.
— Continuez..., ordonna doucement Mindy, abandonnant son ton professionnel pour une voix teintée de désir.
D'un accord tacite, et sous le regard hypnotisé du Dr Mahoney qui observait chaque geste depuis l'obscurité bleutée, le jeu de pouvoir se mua en un rituel d'effeuillage mutuel. Mindy fit un pas en arrière, ses mains quittant la poitrine de Michelle pour défaire rapidement les boutons de sa propre blouse blanche. Elle la laissa glisser au sol, révélant sa poitrine fine et haute, libérée de tout soutien-gorge. Sans attendre, Michelle se redressa du fauteuil, faisant glisser la fermeture éclair de sa robe en jersey vert émeraude. L'étoffe de soie s'effondra autour de ses chevilles, ne laissant sur sa peau que l'éclat de ses talons aiguilles.
Désormais nues l'une en face de l'autre dans la pénombre du cabinet, les deux femmes scellèrent leur alliance. Mindy s'approcha à nouveau, engageant un contact direct, peau contre peau. Leurs mains se croisèrent et se superposèrent, explorant mutuellement leurs poitrines. Michelle encadra les seins fermes de la secrétaire, tandis que Mindy pétrissait les siens, leurs mamelons durcis se frôlant dans un frottement continu.
— Vous êtes magnifique, Mindy, haleta Michelle, le souffle court, alors que l'assistante descendait une main le long de sa cambrure.
Mindy ne répondit que par un soupir tremblant. Écartant davantage les jambes, elle guida la main de Michelle vers la chaleur de son intimité déjà largement humide. Simultanément, les doigts experts de Mindy plongèrent entre les cuisses de la blonde, trouvant une réceptivité tout aussi brûlante. Une longue session de caresses réciproques et rythmées s'établit entre les deux femmes. Leurs doigts exploraient les replis de leurs sexes, massant les clitoris et propageant des vagues de chaleur qui faisaient osciller leurs corps au rythme de leurs gémissements étouffés.
— Je prends simplement soin... des patientes du Docteur, murmura Mindy, se penchant pour déposer un baiser mordu sur la nuque de la blonde, alors que leurs doigts continuaient leur va-et-vient synchrone.
— Eh bien... le service est irréprochable, parvint à articuler Michelle, les hanches légèrement projetées en avant pour accentuer le contact.
L'odeur de la soie, du parfum et du désir envahissait l'espace confiné de la clinique. Le pacte était définitivement scellé : l'alliance charnelle des deux femmes venait de redéfinir les règles du jeu, et leurs regards se tournèrent désormais ensemble vers Alexander, prêts à intégrer le maître des lieux dans leur propre tempête sensorielle.
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