Le pari du désir
Chapitre 2 · Mon défi s'annonce plus difficile que prévu.
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Le pari du désir — Chapitre 2 · Mon défi s'annonce plus difficile que prévu.

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Chrisis
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Le pari du désir

Chapitre 2 · Mon défi s'annonce plus difficile que prévu.

Je m’appelle Océane, j’ai vingt-huit ans. Élodie, ma meilleure amie, vient de réaliser l’impensable : me battre au tennis. Ravie de sa victoire, elle me rappelle la promesse que je lui avais faite : relever un défi de son choix si un jour elle gagnait contre moi. Et elle vient justement de me dévoiler ce qu’elle m’a réservé : séduire son voisin, Dominique, un homme de cinquante-huit ans au charme indéniable.
Dès que j’apparais, Élodie relève la tête. Son regard s’attarde alors sur moi. Il descend lentement sur ma poitrine, s’arrête un instant, comme pour mieux observer mes tétons encore durcis, puis glisse plus bas, vers le bas de mon ventre et le fin tissu de mon tanga. Ce n’est pourtant pas la première fois qu’elle me voit presque nue. Mais cette fois, son regard me semble différent. Après avoir fantasmé sur elle sous la douche, je suis peut-être simplement en train d’imaginer des signes là où il n’y en a pas. Je décide donc de faire comme si je n’avais rien remarqué et, avec un sourire assuré, je lance :
— J’accepte ton défi. Je vais séduire ton voisin et me le faire.
Un grand sourire illumine son visage. Elle pose son téléphone et continue de me détailler sans la moindre retenue.
— Super ! Mais là…
— Mais là, quoi ?
— Putain… T’es vraiment canon, tu sais ça ? Tes seins sont parfaits, ronds, fermes… et tes fesses dans ce tanga, c’est juste criminel ! Comment tu fais pour avoir un cul aussi rebondi et galbé ? J’en suis presque jalouse.
Je sens mes joues s’empourprer. Je me dandine légèrement d’un pied sur l’autre, partagée entre la gêne et une certaine excitation. Puis, histoire de reprendre un peu de contenance, je lui réponds sur un ton taquin :
— Arrête, tu vas me faire rougir comme une ado ! Depuis quand tu mates ma poitrine et mon cul comme ça ? T’as envie de les toucher ou quoi ? Fais gaffe… je pourrais te prendre au mot.
Elle marque une pause, ses yeux rivés aux miens, tandis que sa voix se fait plus basse et que son sourire se teinte d’une troublante ambiguïté.
— Peut-être que je les regarde simplement parce qu’ils sont magnifiques. Ou peut-être que j’imagine juste… ce que ça ferait de les toucher.
Je sens mon cœur s’emballer. J’ai une folle envie de me jeter dans ses bras… mais je me retiens. Heureusement, elle reprend notre conversation comme si de rien n’était.
— Bon, sérieusement… tu acceptes vraiment mon défi ? Ça me fait trop plaisir. Je pensais que tu allais te défiler.
Je détourne légèrement le regard, toujours troublée.
— Me défiler ? Tu me connais, quand même ! Je t’avais donné ma parole. Et puis, je ne suis jamais contre un plan cul. Et là, le piment en plus, c’est que c’est à moi de séduire ton voisin. Bon, je ne pense pas que ce sera bien difficile !
Je viens m’asseoir à côté d’elle sur le canapé. Nos cuisses se frôlent. Je croise les jambes pour essayer de contenir la chaleur qui monte entre elles, mais le contact de sa peau contre la mienne ne m’aide pas vraiment.
— Dis-moi quand même ce que tu attends précisément de moi. Tu veux des détails… ou juste savoir que c’est fait ?
Élodie prend quelques secondes pour réfléchir. Sa main vient se poser sur ma cuisse, juste au-dessus du genou. Elle l’y laisse un peu plus longtemps que nécessaire, son pouce traçant distraitement des petits cercles, presque innocents… sauf qu’ils ne le sont pas tout à fait.
— Je veux que tu le séduises pour de vrai, pas que tu te contentes d’un coup rapide et sans intérêt. Je veux que tu prennes ton temps, que tu le rendes fou, et que tu me racontes tout. Et si tu peux m’envoyer quelques photos de vous deux, ce serait encore mieux. Ça te va ?
Sa proximité, sa main sur ma cuisse et le parfum léger de son shampoing, qui s’échappe de ses cheveux encore humides, me troublent au point que je peine à trouver mes mots.
— Tu ne rates vraiment jamais une occasion de te divertir à mes dépens.
— C’est le privilège de celle qui a enfin réussi à te battre au tennis.
Je lève les yeux au ciel tandis qu’elle éclate de rire. Sa main glisse un peu plus haut sur ma cuisse avant de se retirer, presque à regret.
— Bon, d’accord. Marché conclu. Mais il faudra me croire sur parole, car je ne vois pas vraiment comment je pourrais prendre des photos, sans que ça paraisse suspect.
— Je ne te demande pas des photos explicites ! Juste quelques selfies de vous deux, histoire de me prouver que tu es bien passée à l’action…
— Mouais… On verra pour les photos. Sinon, t’as une idée de la façon dont je pourrais m’y prendre pour le séduire ? Je le drague ouvertement la prochaine fois qu’on le croise ? Je le ramène chez moi ?
Elle sourit, visiblement amusée et excitée par la tournure que prend la conversation. Elle se rapproche encore un peu, jusqu’à ce que son épaule frôle la mienne.
— Peut-être. Mais avant toute chose, il faut que tu saches deux ou trois trucs sur lui.
— Je t’écoute.
— Il s’appelle Dominique et a cinquante-huit ans. Et surtout, je viens de me souvenir de quelque chose : un jour, alors qu’on discutait bricolage, il m’a proposé de venir m’aider si j’avais besoin de quoi que ce soit.
— Ah oui ?
— Oui. Du coup, on pourrait le croiser « par hasard » et, au cours de la conversation, tu lui expliques que tu aimerais installer une étagère, mais que tu ne sais pas comment faire. Ça tombe bien, puisque tu viens justement d’en acheter une. Les hommes adorent se sentir utiles. Comme il a l’air très serviable, on verra bien s’il te propose son aide. Mais je suis pratiquement certaine qu’il acceptera.
— Je vois que tu as déjà tout planifié.
— Évidemment. Et puis, il faudra aussi soigner ton langage corporel : sourire à ses plaisanteries, toucher légèrement son bras quand tu parles, soutenir son regard un peu plus longtemps que la normale, te montrer chaleureuse et intéressée. Rien de bien compliqué pour toi.
— Tu as une confiance inquiétante en mes capacités.
— Disons que je t’ai déjà vue à l’œuvre. Je sais que tu sais te montrer charmante avec les hommes quand tu le décides…
Elle marque une pause avant de reprendre :
— Mais je trouve dommage que tu ne le fasses qu’avec eux. Je suis sûre que certaines femmes y seraient aussi très sensibles...
Elle laisse sa phrase en suspens, ses yeux dans les miens, comme si elle attendait de voir ce que sa remarque allait provoquer. Je secoue la tête en riant, espérant ainsi dissimuler le trouble qui me gagne.
— Il faut vraiment que je t’aime pour accepter un défi pareil.
— Mais moi aussi, je t’aime, ma belle, me répond-elle avec un sourire malicieux. Et pour les selfies dont on parlait tout à l’heure… tu n’as qu’à faire une photo parfaitement innocente avec lui. Dis-lui que c’est pour garder un souvenir. S’il est bien accro, il acceptera.
— Bien sûr… Je me demandais combien de temps tu mettrais pour revenir à cette histoire de photos.
— Quoi ? Je veux juste avoir des preuves que mon plan fonctionne.
Elle baisse la voix, une lueur coquine dans les yeux, comme si elle se délectait déjà des confidences que je lui ferai.
— Et, même si je me répète, tu me racontes tout après. Chaque baiser, chaque caresse, ce qu’il t’a fait, ce que tu lui as fait. Je veux connaître les moindres détails, même les plus chauds.
— T’es vraiment une sacrée cochonne !
— Et fière de l’être ! Mais je suis certaine que toi aussi, tout cela t’excite. Bon, c’est pas tout… habille-toi avant que je finisse par te sauter dessus ! Je te propose un petit tour en ville. On en profitera pour peaufiner notre plan.
Elle se lève, mais son regard s’attarde encore une fois sur mon tanga, sur la ligne de mes hanches, avant qu’elle se détourne avec un petit sourire. Quelques jours plus tard, nous avons l’occasion de mettre son plan à exécution. Après avoir croisé son voisin et échangé quelques mots avec lui, je lui propose de venir à mon secours afin de m’aider à poser mon étagère. Il accepte très volontiers. Le rendez-vous est fixé au lendemain.
Je prends soin de me préparer pour son arrivée. J’enfile une jupe en jean ultra-courte qui couvre à peine le haut de mes cuisses, avec un tanga en dentelle transparente. Pour le haut, je choisis un t-shirt blanc, très fin, sans soutien-gorge. Un soupçon de parfum sur la nuque et les poignets complète ma tenue. En me regardant dans le miroir, je me trouve à la fois innocente et provocante.
Quand il sonne, j’ouvre avec un grand sourire aux lèvres.
— Dominique ! Merci infiniment d’être venu, vous me sauvez vraiment !
Il me salue chaleureusement, puis entre, sa boîte à outils à la main. Il est vêtu d’un jean et d’un polo qui met en valeur sa carrure. À peine a-t-il posé son matériel qu’il me demande où se trouve l’étagère à installer. Je suis déçue, car j’avais imaginé un début de visite bien différent. J’espérais qu’il fasse plus attention à ma tenue. Il refuse même, très poliment, le café que je lui propose pour engager la conversation. Je dissimule ma déception derrière un sourire et le conduis au mur concerné. Pendant qu’il prend ses mesures, nous échangeons quelques banalités.
Puis il s’accroupit pour tracer les repères, absorbé par sa tâche. J’en profite pour me rapprocher de lui, un peu plus que ne l’exigerait la situation. Je cherche à attirer son attention, sans en avoir l’air. Lorsqu’il me demande de lui passer un tournevis, alors qu’il a en mains l’étagère, je me penche pour le ramasser. Mais j’en profite pour accentuer mon geste afin de lui offrir une vue plongeante sur mon décolleté. Je guette, à la dérobée, le moindre signe de sa part.
Pourtant, malgré tous mes efforts, il reste imperturbable et repose l’étagère au sol. Puis il s’accroupit de nouveau pour poursuivre son travail. Un brin contrariée, je décide aussitôt de changer de stratégie. Je contourne lentement l’étagère et viens me placer juste face à lui. Cette fois, je reste debout, les jambes légèrement écartées, les mains posées sur mes hanches, dans une posture que je m’efforce de rendre à la fois naturelle et suggestive. Je sais qu’à cette distance, il suffirait qu’il lève les yeux pour deviner mon intimité. Mais rien n’y fait : il demeure concentré sur ses repères.
Je me penche alors vers lui et lui parle d’une voix douce, presque confidentielle.
— Vous êtes vraiment doué de vos mains… Ça se voit tout de suite.
Il répond poliment, sans détacher les yeux de la vis qu’il est en train de serrer. De plus en plus déconcertée par tant d’indifférence, je m’accroupis à mon tour, à quelques centimètres de lui, sous prétexte de lui tendre un outil. Mon genou frôle le sien et le tissu de ma jupe remonte légèrement dans le mouvement. Mais rien. Pas le moindre trouble, pas même un regard furtif. Je n’y comprends rien : malgré notre proximité, il reste parfaitement indifférent.
Bientôt, l’étagère est solidement fixée au mur. Dominique range ses outils, puis s’essuie les mains avec un chiffon. Ce n’est qu’à cet instant que son regard rencontre enfin le mien. Mais je n’y décèle ni trouble ni curiosité, seulement la même neutralité tranquille que depuis son arrivée.
Je me demande s’il maîtrise parfaitement ses émotions ou si, tout simplement, je ne l’intéresse pas. Cette seconde hypothèse pique mon amour-propre et renforce ma détermination. Après tout, j’ai un pari à honorer. Puisque mes sous-entendus restent sans effet, je décide de jouer cartes sur table, advienne que pourra.
Pour le remercier de son travail, je lui propose un café. À ma grande satisfaction, il accepte. Au moins, il ne semble pas pressé de prendre congé. L’occasion est trop belle pour la laisser passer. Quand il s’installe sur le canapé, je m’assois dans le fauteuil en face de lui. Après quelques banalités, je pose ma tasse, le regarde droit dans les yeux et je me lance, prête à essuyer un refus.
— Dominique… je vais être honnête avec vous. Si je vous ai demandé de venir, ce n’était pas seulement pour l’étagère. J’avais une autre idée en tête...
Je m’interromps un instant. Mon cœur s’accélère. Voilà, c’est maintenant ou jamais.
— En réalité, j’avais très envie de vous voir. Seul. Depuis notre première rencontre, vous m’attirez beaucoup. Vous me plaisez, et je crois que vous l’avez compris, même si vous avez fait semblant de faire comme si de rien n’était. Voilà, je ne veux pas tourner plus longtemps autour du pot. J’espère que ma franchise ne vous met pas mal à l’aise...
Il se fige, sa tasse suspendue à mi-chemin de ses lèvres. Son regard descend sur ma poitrine, puis s’attarde un instant sur mes jambes croisées, avant de remonter précipitamment vers mon visage, comme s’il craignait que j’aie remarqué son trouble. Il prend un moment avant de me répondre.
— Océane… vous êtes une très belle jeune femme. Je ne vais pas prétendre que vous me laissez indifférent, mais… je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée.
Je cligne des yeux, prise au dépourvu. Visiblement, j’ai sous-estimé ses scrupules.
— Vraiment ? Pourquoi ? Vous ne me trouvez pas attirante ?
— Au contraire, murmure-t-il en détournant les yeux. Vous êtes… très attirante. Mais je ne suis pas le genre d’homme à profiter d’une telle situation. Et puis, il y a notre différence d’âge. Vous avez bien trente ans de moins que moi…
Je laisse planer un bref silence. Inutile de brusquer les choses, mais pas question de renoncer aussi facilement.
— Je comprends. Pas de souci. Vous savez, dans ma génération, nous sommes plutôt directs dans nos propos. Je comprends que cela puisse vous surprendre. Désolée si je vous ai mis mal à l’aise. Oubliez ce que je vous ai dit.
— Ne vous excusez pas, répond-il après un instant. Il n’y a pas de problème.
Pendant que nous continuons à discuter autour de nos cafés, je décide de repasser à l’offensive. À chacune de ses remarques, je souris un peu plus que nécessaire et me penche vers lui, effleurant son avant-bras avant de laisser mes doigts s’y attarder un peu trop longtemps. Mais mon arme la plus efficace reste le jeu de mes jambes. Je les croise puis les décroise à plusieurs reprises, avec une apparente désinvolture. Cette fois, impossible qu’il ne devine pas, sous ma petite jupe, la dentelle transparente qui ne dissimule presque rien.
Et enfin, mes efforts finissent par payer...
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