Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Boucle d'or et les trois brunes — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteure
Boucle d'or et les trois brunes
Chapitre 1
Je m'appelle Mary, j'ai dix-neuf ans, et je suis une vraie blonde. Je commence par cette caractéristique physique plutôt que ma taille ou la profondeur de mes bonnets car c'est ce qui m'a le plus contrariée. Petite, à l'âge des couettes que ma mère affectionnait particulièrement, on me prénommait boucle d'or et c'est resté longtemps dans la famille et les connaissances proches. Puis, à l'âge où le corps change et les garçons deviennent très bêtes, on m'a beaucoup demandé si j'étais une vraie blonde et si je pouvais le prouver. Bref, que du bonheur qui n'a pas facilité ma construction. À seize ans, je me teignais en rouge et arrachais consciencieusement chaque nouveau poil blond qui voulait pousser sur mon corps. Maintenant je le vis mieux, surtout après ma première année à l'université. J'y ai rencontré des personnes plus matures et pour qui le physique n'était pas une condition d'amitié. Quitter papa maman, quitter le lycée, quitter la petite ville que j'ai toujours habitée m'ont fait renaître. J'ai décidé du jour au lendemain de laisser derrière moi l’ado timide et complexée par ses cheveux dorés pour devenir une jeune femme plus affirmée.
J'ai pu me lâcher lors de la journée d'intégration, volontaire à tous les jeux et missions impossibles à faire pendant la journée, puis en boîte pour ma première soirée étudiante. J'ai dansé avec toute la promo ou presque en sous-vêtements mais en toute conscience, refusant discrètement de boire de l'alcool pour rester maîtresse de mes actes et repousser les garçons parfois trop collants. Les jours suivants, avec les premiers cours, je me suis vite retrouvée dans des groupes essentiellement féminins, les travailleuses d'un côté, je ne voulais pas rater mon début d'année, et les lesbiennes de l'autre, je voulais faire mon coming-out rapidement, au moins à moi-même.
Et tout a bien fonctionné, mes résultats ont été très satisfaisants et mes premières expériences très intéressantes. Au lycée, à part une petite amourette cachée, avec quelques baisers timides, je n'ai pas osé aller plus loin, par peur des regards des autres, de mes parents, de la société. Ici, à la ville, j'ai vite opté pour la recherche du plaisir et le rattrapage du temps perdu. J'ai eu de la chance aussi, de rencontrer la bonne personne dans un bar gay-friendly pour ma première expérience sexuelle, Suzie a été très patiente, douce et j'ai perdu ma virginité dans une jouissance inattendue bien qu'espérée. Malgré cette découverte pleine d'émotions, Suzie restera ma première mais pas la dernière. Je l'ai rappelée pour la remercier et être sûre qu'on reste en bons termes. Et j'ai multiplié les conquêtes, sans exagération tout de même mais uniquement des rencontres d'une soirée, voire d'une nuit. J'avais besoin d'apprendre la vie, de me découvrir, ce que j'aimais ou détestais. Je devenais heureuse et épanouie, ne mélangeant pas mes deux vies, travail et sorties.
Ma seconde année a bien commencé, au moins aussi bien que la première a fini. Du fait des options, notre groupe de travail a évolué, Tifène est arrivée : une brunette à la silhouette androgyne, coupe à la garçonne, discrète mais aux yeux pétillants. Dans le cadre de nos études, nous avons sympathisé rapidement, nous trouvant d'autres points communs.
— On se met ensemble pour ce TP ?
— Oui, avec plaisir.
— Et tu viendras chez moi pour rédiger le compte rendu.
— Ça me va.
— Oui, avec plaisir.
— Et tu viendras chez moi pour rédiger le compte rendu.
— Ça me va.
L'après-midi au labo se passe bien, nous réalisons toutes les expériences nécessaires avec la plus grande précision possible puis Tifène m'entraîne vers le parking où elle est garée. J'appréhende un peu d'entrer dans l'intimité de ma nouvelle amie, mais je reste persuadée que tout va bien se passer.
— J'ai deux grandes sœurs, mais nous sommes de trois pères différents.
— Elles vivent avec toi et ta mère ?
— Oui, elles sont aussi étudiantes. On se ressemble quand même, surtout par la couleur de nos cheveux.
— Elles vivent avec toi et ta mère ?
— Oui, elles sont aussi étudiantes. On se ressemble quand même, surtout par la couleur de nos cheveux.
Quand je rencontre la cadette, Sophie, le contact est facile, elle est curieuse et ouverte pendant le goûter que sa petite sœur nous a proposé. Par contre, même si elle est brune, elle ne lui ressemble pas tant que ça. Elle est un peu plus grande et a surtout une poitrine énorme par rapport à Tifène, et même par rapport à moi. On ne peut pas les confondre !
La session de travail qui suit est efficace, nous sommes complémentaires pour ce genre de travaux.
Deux jours plus tard, je reçois un SMS de Sophie qui me propose de prendre un verre dans la soirée. Un peu surprise, j'accepte néanmoins, et nous nous retrouvons dans un bar que je connais bien, le soir même. La soirée est sympa et je comprends vite ses envies : la bise est très chaleureuse, les regards appuyés et les discussions s'orientent rapidement sur nos vies sentimentales. En sortant du bar, alors que je pensais lui dire au revoir, elle pose ses lèvres sur ma bouche, ce à quoi je réponds avec enthousiasme. Je l'amène chez moi et nous finissons rapidement en petite tenue, à nous caresser mutuellement. Quand je détache son soutien-gorge, je découvre les plus gros seins que je n'ai jamais touchés. C'est excitant mais leur masse empêche un maintien plus à mon goût. J'en profite néanmoins, quand elle propose de me faire un cunni, je lui demande de se retourner pour que ses seins soient au niveau de mes mains, et je jouis en les caressant. Je n'ai pas pu la satisfaire, trop occupée par mon propre plaisir, malgré le 69 que j'avais suggéré.
— Merci, c'était délicieux. Je vais te rendre la pareille.
— Non, une prochaine fois ! Profite de ton coma. Tu me recontactes ?
— Bien sûr.
— Non, une prochaine fois ! Profite de ton coma. Tu me recontactes ?
— Bien sûr.
Quelques jours passent sans que je la rappelle, ce n'est pas très sympa de ma part mais bien que bonne, notre soirée n'a pas été inoubliable. Finalement, le plus dur c'est de retrouver Tifène à la fac. Je la trouve un peu distante même si ça n'a pas affecté nos relations de travail. Heureusement, petit à petit elle se détend et notre relation retrouve la fluidité du début.
Quelques semaines plus tard, Tifène a une panne de voiture. Sa sœur aînée, Romane, fait le taxi et m'est donc présentée.
Elle est très grande pour une femme, musclée. Assez peu de poitrine mais des épaules larges, brune comme ses sœurs et une confiance en elle qui déborde.
— Romane, lesbienne et fière de l'être, enchantée de te rencontrer.
— Mary… enchantée également.
— Mary… enchantée également.
Tifène et moi l’abandonnons sur le parking pour aller en cours.
— Excuse-la pour sa franchise, elle milite dans une asso LGBT et féministe.
— Pas de souci, c'est un beau combat.
— Pas de souci, c'est un beau combat.
Je ne sais pas si c'est à cause de mon petit signe d'intérêt quand elle s'est présentée ou si elle a parlé à Sophie, mais en fin de journée, je reçois un SMS pour me proposer une soirée débat au sein de son association. J'accepte par curiosité, autant pour les revendications que pour elle. Le petit apéro de clôture est bien sympathique, puis toutes quittent le local petit à petit et je reste seule avec Romane. Après le rangement des dernières chaises, face à elle, je tends ma bouche vers ses lèvres pour un baiser plein de curiosité. Elle m'enserre de tout son corps, je me sens minuscule entre ses bras, sa bouche m'avale. Ses caresses sont très couvrantes, mes seins semblent disparaître dans ses mains, je me laisse emporter par ses envies. Rapidement nues, nous glissons sur le divan pour des câlins plus érotiques encore, ses doigts glissent vers mon sexe et je sens rapidement son index s'introduire en moi. Je prends beaucoup de plaisir jusqu'à ce qu'elle me libère et se penche vers son sac à dos.
— Tu cherches quelque chose ?
Elle ressort un harnais muni d'un phallus factice assez imposant.
— Tu vas aimer.
Je n'ai jamais utilisé d'accessoires jusqu'à maintenant, et suis donc plutôt curieuse malgré un peu d'appréhension. Elle le règle sur elle et avec un petit manque de délicatesse, me pénètre profondément. Je ne peux pas dire que je n'ai pas pris de plaisir, puisqu'un petit orgasme m'a cueilli de façon assez inattendue. Mais j'ai exagéré le plaisir reçu pour que Romane s'arrête.
— Alors, tu as aimé ?
— Plutôt, oui, merci pour cette découverte.
— Plutôt, oui, merci pour cette découverte.
Prétextant une envie de boire, puis d'uriner, je me suis rhabillée pour mettre fin à nos ébats. Comme avec sa sœur, la soirée n'était pas mauvaise mais je n'ai pas l'intention de réitérer.
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