Réel
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le pouvoir d'Elisa — Chapitre 9 · Une professeure particulière
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Le pouvoir d'Elisa
Chapitre 9 · Une professeure particulière
Aujourd'hui, je vais vous raconter ma première expérience avec une femme. C'est un souvenir que je garde précieusement, un moment qui a tout changé pour moi.
Quelques mois après mon bac, j'ai commencé mes études d'informatique. J'étais motivée, mais très vite la partie programmation m'a mise à terre. Les TD devenaient un cauchemar. Je me sentais complètement dépassée, à la traîne du reste du groupe. Au bout d'un moment, j'ai arrêté d'y aller. J'étais découragée, prête à tout abandonner.
C'est là qu'Imane est entrée dans ma vie.
Elle animait ces TD en complément de son vrai travail. Elle avait une trentaine d'années, une silhouette fine et élégante, des cheveux noirs très longs, une peau mate et un sourire doux qui mettait immédiatement en confiance. Elle avait remarqué que je lâchais prise. Sans que je le sache, elle avait demandé mon numéro à un membre du groupe et m'avait appelée un soir.
Sa voix était calme, presque chaleureuse au téléphone :
-- Elisa, c'est Imane. Je t'ai vue disparaître des TD. Je sais que c'est dur en ce moment, mais je ne veux pas que tu abandonnes. Reviens. Je serai là pour t'aider personnellement.
J'ai accepté, presque malgré moi. Elle avait réussi à me convaincre.
Je suis revenue, mais j'étais encore dans le dur. Imane m'a proposé de nous voir en dehors des horaires du TD. On s'est retrouvées deux ou trois fois dans un petit café tranquille près de l'université. Loin du bruit des ordinateurs et de la pression du groupe, je comprenais enfin mieux. Ses explications étaient claires, patientes. Elle me mettait à l'aise.
Un jour, elle m'a dit :
-- Ce serait plus confortable chez moi. On sera tranquilles, sans bruit, sans horaire. Tu veux ?
Naïve, je n'ai pas réfléchi une seconde. J'ai accepté.
Ce soir-là, nous étions installées dans son petit appartement cosy. J'étais penchée sur mon ordinateur, concentrée sur un exercice. À un moment, elle est passée derrière moi pour attraper ma souris. Sa poitrine s'est pressée contre mon dos. Je l'ai sentie clairement : elle ne portait pas de soutien-gorge. Ses seins étaient lourds, doux, chauds. Un frisson étrange m'a traversée. Je n'ai rien dit, mais mon coeur s'est mis à battre plus fort. Je ne comprenais pas ce qui m'arrivait.
Nous avons fini la séance vers dix-neuf heures trente. Elle m'a proposé :
-- Reste un peu. Je t'offre un verre ?
J'ai accepté. On a commencé par un verre de vin blanc, puis un deuxième. La conversation est devenue plus personnelle. Elle s'intéressait vraiment à moi, à comment je me sentais, à mes doutes. Pour la première fois depuis longtemps, je me sentais importante, écoutée.
Les verres ont continué. On riait de plus en plus facilement. À un moment, je lui ai demandé :
-- Et toi ? Tu es mariée ? Tu as un copain ?
Elle a souri tristement.
-- Non. Et ça n'arrivera sûrement jamais.
-- Pourquoi ?
Elle m'a regardée longuement, puis a murmuré :
-- Je vais te le dire, mais tu dois me promettre de n'en parler à personne.
-- Promis.
-- Je viens d'une famille très pratiquante. Ce que je vais te dire pourrait me causer de gros problèmes, surtout avec mes frères. J'aime les femmes, Elisa. Seulement les femmes.
Le silence est tombé. J'ai répondu simplement :
-- Ça m'est égal. Chacun aime qui il veut.
Elle a paru soulagée. Elle m'a remerciée, puis m'a demandé avec une petite lueur dans les yeux :
-- Et toi ? Tu as déjà aimé une fille ?
-- Non. Je me suis toujours considérée hétéro.
Elle a lâché un doux :
-- Dommage...
À cet instant, j'ai compris. Mais je n'ai pas fui.
Nous avons continué à discuter en enchaînant les verres. Plus tard, elle est allée fumer une cigarette sur le balcon. Je l'ai suivie. Nous étions accoudées côte à côte, la nuit douce autour de nous. Soudain, elle s'est tournée vers moi, m'a regardée droit dans les yeux et a posé ses lèvres sur les miennes.
Je n'ai pas reculé. Au contraire, j'ai ouvert la bouche. Sa langue est venue caresser la mienne, douce et chaude. L'alcool, sa beauté, la tendresse de ses gestes... tout m'a fait basculer. Je me suis littéralement abandonnée à elle.
Elle m'a prise par la main et m'a emmenée dans sa chambre. Elle m'a fait asseoir sur le bord du lit, puis a retiré mon t-shirt lentement, comme si elle découvrait un cadeau. Ensuite mon jean. Elle m'a allongée avec une douceur infinie et a couvert chaque centimètre de mon corps de baisers : mon cou, mes épaules, mes seins, mon ventre, l'intérieur de mes cuisses... Rien n'a été oublié. Sa bouche était brûlante, ses mains caressantes. Chaque baiser faisait naître une chaleur nouvelle, plus diffuse et plus profonde que tout ce que j'avais connu avec des hommes. Ma peau semblait soudain plus sensible, comme électrisée.
Elle s'est redressée, a retiré son haut. Ses seins étaient magnifiques, lourds, aux tétons déjà durcis. Instinctivement, je les ai pris dans mes mains, puis dans ma bouche. Je les ai sucés, mordillés doucement. Elle a gémi, une main dans mes cheveux, visiblement ravie.
Elle a fait glisser son pantalon en lin. Elle ne portait rien dessous. Son sexe était entièrement épilé, doux, déjà luisant. Elle a retiré mon shorty pour que nous soyons à égalité.
Elle a écarté mes cuisses avec une lenteur exquise et a posé sa langue sur mes lèvres. Une décharge électrique m'a traversée de part en part. C'était infiniment plus doux, plus précis et plus attentif que tout ce que j'avais connu. Sa langue explorait chaque repli, tournoyait autour de mon clitoris avec une légèreté qui me faisait trembler, puis descendait lécher l'intérieur de mes lèvres avant de revenir. Elle glissait un doigt, puis deux, puis trois, les courbant exactement là où il fallait. Une chaleur presque débordante montait en moi. Quand j'ai joui, ce fut d'une intensité inédite : un plaisir abondant, profond, presque bouleversant, qui m'a laissé le corps secoué de spasmes longs et délicieux. Jamais un homme ne m'avait fait jouir ainsi.
Essoufflée, encore vibrante, j'ai voulu lui rendre la pareille. Je me suis redressée, un peu maladroite.
-- À ton tour maintenant ! me dit Imane.
Imane a souri tendrement et s'est allongée. Je me suis placée entre ses cuisses. Son odeur était douce, légèrement musquée, excitante. J'ai posé ma langue sur ses lèvres. Le goût était nouveau : légèrement sucré, un peu salé, addictif. Au début j'étais hésitante, mais elle m'a guidée d'une voix douce :
-- Plus haut... oui, comme ça... plus fort sur le clitoris...
Très vite, j'ai pris de l'assurance. J'adorais sentir ses hanches bouger sous ma bouche, entendre ses gémissements plus rauques. Elle mouillait abondamment, et cela m'excitait encore plus.
Soudain, elle a attrapé ma tête à deux mains, a serré ses cuisses contre mes joues et a collé ma bouche fermement contre sa chatte.
-- Ne t'arrête pas... reste là !
Son corps s'est tendu violemment. J'ai senti ses parois palpiter sous ma langue, puis un flot chaud et abondant a coulé dans ma bouche tandis qu'elle jouissait longuement, en gémissant mon prénom. Le goût était intense, presque enivrant. J'ai continué à la lécher doucement jusqu'à ce qu'elle se détende.
Nous sommes restées un instant allongées l'une contre l'autre, le souffle court, le corps couvert d'une fine pellicule de sueur. Une courte pause pendant laquelle elle me caressait tendrement les cheveux, comme pour me remercier.
Puis elle a murmuré :
-- Viens... on va jouir ensemble cette fois.
Elle m'a fait m'asseoir face à elle, jambes écartées. Elle s'est placée en miroir, nos sexes collés l'un contre l'autre. Nos clitoris se frottaient directement. Le contact était brûlant, glissant, incroyablement intime. Nous avons commencé à bouger en rythme, d'abord lentement, puis de plus en plus fort. La friction était parfaite, chaque mouvement envoyait des vagues de plaisir dans tout mon ventre. Je sentais sa chaleur se mêler à la mienne, nos jus se mélanger. L'orgasme est monté en même temps pour nous deux : une jouissance puissante, partagée, qui nous a fait trembler et gémir longuement, collées l'une à l'autre, nos corps secoués par les mêmes spasmes.
Nous sommes restées un long moment enlacées, peau contre peau, le souffle encore saccadé.
Ce soir-là, j'ai découvert un plaisir que je n'avais jamais connu. Un plaisir abondant, profond, presque bouleversant. Et je savais déjà que j'en voudrais d'autres.
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