Boucle d'or et les trois brunes
Chapitre 2
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Couverture de Boucle d'or et les trois brunes, par LilyTendresse
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Lesbiennes Orientation principale dans ce chapitre

Boucle d'or et les trois brunes — Chapitre 2

24 minutes
675

Auteure

LilyTendresse
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Boucle d'or et les trois brunes

Chapitre 2

Quand je retrouve Tifène à la fac, elle est de nouveau un peu distante, toujours à fond dans le travail, mais a marqué une hésitation quand il a fallu faire des binômes. Nous sommes quand même ensemble pour ce travail, j'ai l'impression de lui avoir un peu forcé la main. Après la séance de travaux pratiques, je l'invite chez moi, prétextant une réciprocité par rapport à la dernière fois. Mais j'ai surtout envie que nous ayons un moment seules pour résoudre un éventuel problème.
— C'est mignon chez toi, et calme, mettons nous au travail.
— Attends Tifène, j'ai besoin de te parler.
— Je ne vois pas de quoi, tu as des soucis ?
— Oui, enfin, j'ai l'impression que toi tu en as.
— Non, tout va bien.
Je rapproche ma chaise à côté d'elle pour ajouter un peu d'intimité.
— J'ai quand même l'impression que tu m'évites un peu… et c'est la deuxième fois, bizarrement après des messages que j'ai de tes sœurs.
Elle s'énerve un peu, monte le ton :
— Des messages… pfff, pas que !
— Elles t'en ont parlé ?
— J'ai pas les détails, mais je sais que tu es sortie avec les deux.
— Comme ça tu es au courant, je suis lesbienne, mais je n'affiche pas ma vie privée.
— C'est sûr, je ne le savais pas !
— Mais je ne comprends toujours pas ce qui t'embête, pourquoi tu ne voulais pas spécialement travailler avec moi aujourd'hui ?
Tifène baisse la tête, un peu gênée, mais toujours sur la défensive.
— Mais ce sont mes sœurs…
— Et ?
— Je pensais qu'on était copines !
— C'est le cas, depuis septembre on traîne ensemble à la fac, on bosse ensemble, on s'entend bien.
— Et pas plus… Je ne t'intéresse pas ? Par contre mes sœurs, tu les vois cinq minutes et tu baises avec elles !
Je pense comprendre des choses, je prends sa main entre les miennes.
— Tu es… jalouse ?
— Ouiiii.
Elle crie sa rage, les larmes aux yeux.
— Oui, je ne l'ai dit à personne mais comme mes sœurs je crois que je suis homo, et comme elles je te trouve belle, depuis début septembre je t'ai dans la peau.
— Excuse-moi Tifène, je n'ai rien vu et comme je ne suis pas dans les relations longue durée, je préfère avoir des rendez vous avec des presque-inconnues. Si j'avais su, j'aurais été plus discrète et même j'aurais refusé de voir tes sœurs.
— Je ne te plais pas ? Tu préfères les filles plus fortes, plus féminines, plus expérimentées ?
— Mais non Tifène, ça n'a rien à voir. Je te trouve très belle, j'aime beaucoup ton style. Et je te trouve très intelligente, intéressante. Le problème c'est moi : pour le moment je n'ai rencontré personne avec qui je voulais que ça dure. Demande à tes sœurs, je me suis conduite comme une garce, je ne les ai pas rappelées.
— Elles ne m'ont pas raconté les détails.
—Ça vaut mieux…
Après un câlin affectueux et avoir sécher ses larmes, Tifène me regarde dans les yeux.
— Et tu pourrais avec moi ?
— Quoi ? Passer une soirée toutes les deux ? Oui, bien sûr je pourrais, mais je n'en ai pas envie, je ne voudrais pas abîmer notre amitié.
— Et envisager que ça dure ?
— Oh ma Tifène, c'est fort ce que tu me dis. Je suis émue et ne veux pas te blesser. Je n'ai jamais envisagé une relation sérieuse mais si l'idée me venait, je suis sûre que tu serais haut sur ma liste de candidates.
— Alors fais moi plaisir, que cette discussion ouvre cette possibilité, pas tout de suite, pas forcément avec moi, mais pense que tu peux avoir une aventure plus longue.
Tifène me prend par l'épaule et dépose un bisou sur ma joue. Son détachement pour me dire ça malgré ses sentiments que je devine, me touche beaucoup. Le temps semble suspendu quelques secondes comme si l'idée faisait son chemin dans les méandres de mon cerveau.
Nous nous mettons au travail, efficacement, comme d'habitude. Quand elle me laisse dans mon petit appartement, je repense à ce qu'elle m'a dit, et à ce qu'on vit. J'aime notre relation basée sur la confiance, l'amitié, mais est ce que si on y ajoutait une part d'intimité ce serait mieux ? Finalement je ne sais pas, pas pour l'instant, mais l'idée fera peut être son chemin.
Le rythme de l'université reprend ses droits, Tifène n'est plus du tout fâchée, notre amitié reprend le dessus, notre complicité devient plus palpable, plus tactile. Des petits gestes anodins à l'initiative de ma copine, quand nous nous disons bonjour, au revoir, quand nous rigolons… Nos mains se touchent, parfois nos épaules ou nos hanches. Elle chasse une araignée sur mon dos ou secoue mes cheveux pour enlever une feuille. Et ce premier week-end qui arrive après notre discussion me voit modifier mes habitudes : pas de sorties dans mon bar gay, mais cette fois pas à cause d'un virus, de grosse fatigue ou de travail à rendre, non, juste que l'idée de rencontrer quelqu'un pour tirer un coup un soir ne me branche pas vraiment. Lundi matin, je retrouve Tifène naturellement optimiste et lui parle de mon ressenti quand nous avons un peu de temps à deux.
— Je ne suis pas sortie samedi soir, ça faisait longtemps…
— Tu sortais vraiment tous les week-end ? Pourtant tu parais assez fraîche le lundi.
— Je dors le dimanche ! Et avec un léger maquillage, ça passe.
— Et pourquoi pas ce samedi alors ?
— À cause de notre discussion, j'ai eu l'impression que c'était devenu futile, aller au bar, draguer quelqu'un que je ne connais pas, avoir un rapport sexuel et l'oublier.
— Mais au moins tu as de l'expérience, moi je suis encore vierge à presque dix neuf ans.
— Tu trouveras la bonne, j'en suis sûre.
— J'ai l'impression qu'à part toi, toutes mes copines sont hétéros.
— Essaye un garçon.
— Argh, non ! J'ai essayé au lycée, mais après quelques baisers, je n'ai pas supporté sa main sur ma jambe ou mon ventre. Je rêve de filles, de toi, c'est tout.
Je reste un peu soufflée par sa dernière phrase, mais Tifène se lève, me fait une bise à la commissure de mes lèvres en passant sa main sur ma joue et me dit.
— Si tu ne fais rien le week-end prochain, on peut faire un truc ensemble.
Je la suis vers notre prochain cours.
La semaine s'écoule et samedi soir, alors que je me cale dans mon canapé pour regarder une série, je reçois un sms de Tifène :
— Tu sors ce soir ?
— Non, je suis avachie devant la télé.
— Rendez-vous demain à 10h à la piscine si tu veux.
— Pourquoi pas.
Je n'ai pas de maillot de piscine, juste mon bikini de cet été, un peu trop échancré de partout, pas idéal pour une piscine familiale. Mais je suis en avance au rendez vous, au moins juste pour voir Tifène.
— Je ne peux pas nager avec toi, mon maillot de plage spécial bronzage n'est pas adapté.
— Mais si… tu crois que tout le monde à un maillot de compétition ? Beaucoup n'ont qu'un bikini et viennent avec.
Elle me tire par le bras, m'interdisant de la contredire. Je ressors de ma cabine avec ma serviette au-dessus de ma poitrine, je pourrais rester sur un banc si besoin. Mais au bord du bassin, effectivement beaucoup de femmes ont un deux pièces et les jeunes un brésilien qui révèle pas mal les fesses. Tifène me rejoint dans son une pièce de natation aplatissant un peu plus sa petite poitrine.
— Montre, tu as honte ?
— Je n'ai pas honte de mon corps, mais je suis rentrée prudemment pour voir l'ambiance, tu avais raison.
Je dénoue ma serviette et Tifène se penche par-dessus, montrant un petit empressement à me découvrir.
— Effectivement le décolleté est profond, mais tu es si belle.
— Merci.
Je pose la serviette et vais rapidement dans l'eau. Juste derrière moi, Tifène me rejoint.
— Et ce bas… je n'oserai pas !
— C'est à la mode depuis quelques saisons.
— Allez, c'est parti pour mille mètres d'échauffement.
Au bout de deux longueurs je suis occie, en fait je ne sais pas nager, je flotte en bougeant les bras, c'est tout. Pendant ce temps, ma championne enchaîne les longueurs sans efforts apparents. Je l'attends accoudée au bord.
— Quelle grâce ! Quelle efficacité !
— Je n'ai pas de mérite, je fais ça depuis toute petite.
— Moi je préfère quand il n'y a pas d'eau.
— Viens, on va discuter dans le petit bain, on peut s'asseoir.
— Mais ton entraînement ?
— Un autre jour ! Je préfère rester avec toi.
Après avoir infusé une bonne heure, nous décidons de sortir et profiter du soleil d'automne encore agréable. Sous la douche, comme d'autres femmes, j’ôte mon soutien-gorge face au mur mais je vois Tifène rougir un peu et oser quelques oeillades dans ma direction. Pour la titiller encore un peu je l'attire dans la même cabine que moi.
— Tu n'es pas pudique ?
— Pas ici, on a les mêmes non ?
Je la laisse se mettre de dos pour ne pas exagérer, jusqu'à ce que nous ayons mis nos sous-vêtements. Tifène porte du “confortable”, elle semble un peu gênée.
— Pourquoi tu mets un soutif ? Tu n'en as pas besoin.
— Euh… l'habitude sans doute.
— Tu devrais essayer sans.
— Tu en bien un toi.
— Chiche, on l'enlève toutes les deux !
— Bon… ok.
De nouveau dos à dos nous retirons notre soutien-gorge et nous finissons de nous rhabiller. J'aime bien être sans maintien sous mes habits, ça m'arrive régulièrement de ne pas en mettre. Tifène me propose de passer chez elle grignoter et de m'amener me balader en dehors de la ville. J'accepte avec plaisir. Lors de la marche, au soleil, je retire mon sweat, mes seins sont libres sous mon top moulant. Ma guide laisse traîner ses yeux de temps en temps, comme ce matin, ce qui m'excite et m'amuse un peu.
— Tu ne regardes pas que le paysage !
— Désolée, mais je te trouve très belle.
— Merci, mais tu ne regardes que mes seins depuis la piscine.
— Je les trouve très beaux.
Elle rougit en avouant son attirance, j'en profite. Je m'arrête et attends qu'elle se retourne vers moi. Je lève mon top trois secondes, je la vois s’immobiliser, les yeux grand ouverts, et perdre le sens des réalités.
— On repart ? Maintenant tu as une vision réelle de ce que je cache.
Quand il est l'heure de se séparer, je sens que Tifène essaye de retarder le moment.
— Merci Mary, j’ai passé une journée incroyable.
— Oui, ça m'a fait du bien aussi ce dimanche calme.
— On remettra ça ?
— Bien sûr, dès que tu m'inviteras.
Au moment de nous séparer, c'est moi qui pose mes lèvres sur sa bouche pour un simple bisous. Elle est surprise mais me sourit en retour. Sur la route de retour, je me dis que ce doit être la première fois que j'embrasse une fille et que je ne finisse pas nue dans l’heure qui suit. Je me rends compte que cette attente, ces jours où les sentiments se développent, où le désir augmente sont très agréables. Je vais attendre le prochain week-end avec impatience, même si je la revois dès demain.
La semaine est studieuse, je fais plus attention à Tifène, ses petites habitudes. J'apprends qu'elle va à la piscine s'entraîner les mardis et jeudis soirs. Jeudi j'y vais aussi, mais sans qu'elle le sache, dans les tribunes. Je la regarde, tellement gracieuse, suivre sa routine, puis l'attends dans le hall d'entrée.
— Hé, que fais-tu là ?
— Je voulais voir ce qu'était une vraie séance de natation.
— Tu aurais dû venir nager avec moi.
— Je suis trop ridicule.
— On aurait discuté.
— Tu veux que je vienne juste pour la douche en fait.
Tifène rougit et baisse un peu les yeux, mais ne se dérobe pas.
— C'était un moment intéressant, c'est vrai.
— Coquine.
Je me mets face à elle et prends ses mains, bras tendus vers le bas. Nos ventres se touchent presque, nos visages aussi, je dis tout bas :
— Si tu veux voir mes seins il faut juste me le demander.
Je la regarde droit dans les yeux quelques instants puis m'écarte.
— À demain.
Le lendemain dans l'amphi, je trouve Tifène très perturbée. Finalement, lors d'une pause de l'enseignant elle me glisse à l'oreille :
— Je veux les revoir, j'y ai pensé toute la nuit.
— Ça peut attendre l'intercours ?
— Oui.
À la pause, elle me prend la main et m'entraîne vers les sanitaires les plus proches.
— Je te les montre si tu me donnes ton soutien-gorge, j'ai vu le relief de tes bretelles.
— C'était pas ce qui était prévu, je n'avais qu'à demander.
— C'était hier, moi aussi j'ai pensé à toi cette nuit, je veux un petit souvenir.
Au travers de son haut, elle défait les agrafes et se contorsionne pour le sortir par une manche. Encore de la lingerie pour ado… Je lui donne mon gilet, déboutonne mon chemisier et le lui tend aussi. Tifène s'immobilise, elle attend avec impatience. Je dégrafe mon soutien-gorge en dentelle et fais descendre ma dernière pièce de tissus devant ses yeux exorbités. Nous restons debout face à face quelques instants, excitées autant l'une que l'autre. Quand je m'apprête à m'habiller, Tifène retient ma main.
— On reste toutes les deux sans ?
— D'accord.
Elle le récupère et le met dans son sac tandis que je garde le sien. Pendant le cours suivant, je pense à ces jeux érotiques que je n'ai pas pratiqués plus jeune et me dis que je dois en profiter même si d'autres trouveraient ça puéril. Le soir dans mon lit je ne pense plus aux filles du bar, mais j'espère un message de Tifène pour qu'on se voit ce week-end, demain si possible. Sous mon drap, j'ai son soutien-gorge posé sur mes seins et ma main joue sur mon sexe doux. Le sms arrive :
— On se voit demain ?
— Tu as des projets.
— Je voudrais revoir tes seins.
— Tu devras faire quelque-chose pour moi en échange.
— Je suis presque prête à tout tellement je pense à toi, à tes boucles dorées, à ton bikini... Je passe demain chez toi et on improvise.
— Ok, tu vas te masturber ce soir ?
Je n'ai plus de messages dans la soirée, et je m'endors en pensant à elle.
Au réveil, je vois un message envoyé hier soir, certainement juste après mon endormissement.
— C'est fait.
Je déjeune tranquillement, quand on sonne à ma porte. Après vérification par le judas, j'ouvre juste en simple kimono. Tifène se jette dans mes bras pour une accolade et deux bises sur chaque joues. Je l'installe sur ma petite table à manger.
— Je t'offre un thé ? Tu es bien matinale.
— Je n'ai pas pu attendre, pas pu réviser mes cours, je me suis dit que je pouvais te faire une surprise. Je ne regrette pas, ton décolleté est attractif.
— Je me douche, on papote un peu et on va en ville ?
— Beau programme, je peux choisir ta tenue ?
— Si tu veux.
Quand je sors de la salle de bain, dans mon peignoir, Tifène m'attend au bord du lit, mes habits bien pliés. Je remarque mon mini short en jean avec des collants en laine, un sweat ample à capuche et un ensemble en dentelle rouge.
— Je peux te regarder t'habiller ?
— Je croyais que tu ne voulais voir que ma poitrine.
— Bin… vu les circonstances… mais je peux te donner mon soutif.
— Ce sera plus cher…
— De toute façon je n'en avais pas mis. Que veux tu en échange ?
— Que tu te mettes torse nu.
— Euh… je n'avais pas prévu ça.
— Il faut bien un peu de réciprocité.
Tifène déboutonne son gilet et enlève son top. Elle garde pudiquement ses bras sur ses seins. Mais j'attends de voir avant de commencer mon strip-tease inversé. Elle finit par allonger ses bras le long de son corps et je découvre deux petits seins, mais formés, avec leur aréole rose clair et leur téton déjà un peu dur. Elle ne pense certainement plus à sa semi-nudité quand mon peignoir tombe à mes pieds. Ses yeux auscultent mon corps de haut en bas puis dans l'autre sens, et font des poses sur ma poitrine et sur mon pubis épilé.
— Qu'est ce que tu es belle…
Je monte mon string jusqu'à mes hanches, mon collant et mon short suivent le même chemin. Je mets ensuite mon sweat à même ma peau.
— Le spectacle t'a plu ? En tout cas moi je vois aussi des choses très excitantes.
Comme Tifène semble encore sous le choc, je m'agenouille par terre face à elle, je prends mon soutien-gorge et pose les bonnets sur ses seins. Elle me regarde faire, encore hagarde.
— Ça t’irait bien un peu de fantaisie.
Elle réagit, pose ses mains sur mes épaules, décale une mèche blonde derrière mon oreille et me tire vers elle pour un baiser doux, sensuel et de plus en plus profond. Je lâche mon bout de tissu et lui caresse le dos en imprimant une pression pour la tenir bien contre moi. J'ai envie de plus, de toucher ses seins, de lui faire l'amour mais je me freine, je prends goût à la lenteur, à l'attente, je lui laisse l'initiative. Finalement elle se rhabille et nous préparons notre journée sur le canapé. Nos discussions sont souvent entrecoupées de baisers parfois tout doux, parfois voluptueux.
— C'est l'heure, allons en ville je veux te faire un cadeau.
— Chouette !
Sur le trottoir, Tifène prend rapidement ma main, la relation est affirmée, sans besoin de la verbaliser. Cela fait plusieurs jours que j'ai des sentiments et ça me fait tout drôle de ne pas avoir couché avec elle, d'habitude c'est l'inverse. Mais c'est beaucoup plus grisant comme ça.
— Ça fait quoi de ne pas avoir de soutif, tes seins bougent pas mal non ?
— J'aime bien, et ça te permet de les voir quand tu veux ou presque.
— Hummm, ne me dit pas des choses comme ça.
Je l'amène dans un magasin de lingerie, elle freine un peu à l'entrée mais me suis quand même. Je sais ce que je cherche et prends un lot de trois tangas en dentelle, de couleur différente. J'attire Tifène vers les cabines d'essayage, alors que je la pousse doucement à l'intérieur, elle m'attire avec elle et la porte se ferme doucement. Elle m'embrasse puis pose ses mains sur le bas de mon sweat.
— Je peux regarder dessous ?
— Ne me le demande plus, tu regardes quand tu en as envie.
Doucement elle lève mon habit, je le sens glisser sur mon ventre et caresser mes seins. Mes tétons deviennent tout durs. Tifène met ses mains sur mes flancs pour continuer à lever le sweat. C'est la première fois qu'elle me touche même si ce n'est pas intentionnel, ses paumes caressent le côté de mes seins jusqu'à mes aisselles pour bien voir ma poitrine. À son regard, elle semble heureuse de me contempler, et ne pas avoir conscience du plaisir qu'elle m'a procuré. Elle relâche tout.
— Essaye-en un, je te laisse.
— Tu es sûre ?
— Oui, tu seras sexy avec.
Je la laisse cinq minutes, puis frappe délicatement à la porte et l’entrouvre. Le spectacle est de qualité, Tifène porte son top et un tanga en dentelle.
— Je ne suis pas sûre que ce soit pour moi.
— Si si, tu es éblouissante.
— Je ne sais pas.
— Tu veux que je demande à d'autres clientes ?
— Non non, qu'est ce que tu dis…
— Je blague, tu es belle je t'assure.
— J'ai l'impression que mes… poils dépassent.
— Tu sais quoi faire alors, je crois que tu fais attention à ta pilosité pour la natation.
— Ok, je les accepte.
Nous continuons de faire le tour des boutiques, puis déjeunons près du cinéma pour ne pas rater la première séance de l'après-midi. Dans la salle noire, Tifène se colle contre moi et m'embrasse souvent.
— Je rêvais d'aller au cinéma avec mon amoureuse pour se bécoter à côté de plein de gens sans être vue.
— Et je suis ton amoureuse?
— Oui, enfin non, pas encore officiellement, mais peut-être bientôt.
— Ok, on verra. En tout cas j'aime tes baisers.
Après le film, Tifène m'entraîne aux toilettes, et me fait rentrer dans la plus grande avec elle. Elle me remonte mon sweat très haut pour quelques secondes de plaisir visuel. Retour au calme ensuite, on décide de se séparer en milieu d'après midi pour bosser un petit peu et se retrouver demain. Le soir, chacune dans son lit, elle me demande :
— J'ai encore envie de les voir.
Je ne réponds rien mais envoie une photo de mon buste.
— Tu n'auras plus besoin de demander.
— Je préfère les vrais. Bonne nuit.
Le lendemain, vers dix heures, Tifène me dit qu'elle va nager mais qu'elle aimerait bien me retrouver dans l'eau un peu plus tard. Je cours vers le centre nautique tellement j'ai envie de la voir, mais je lui laisse une heure pour son entraînement et l'observe depuis les tribunes. Je la rejoins au bord des bassins dans mon mini bikini et je la vois me dévorer des yeux sans aucune retenue. Quand je plonge à côté d'elle, le baiser n’est pas feint, et malgré mes expériences lesbiennes je n'ai jamais affichée mon homosexualité au grand jour. Cela me procure un sentiment de bien-être très satisfaisant. Je nage une longueur tout en difficulté…
— Viens dans le petit bain, j'aurai pied, je vais t'apprendre à nager, à t’allonger dans l'eau, là on dirait que tu nages debout.
Je la suis. Elle me fait allonger sur ses mains placées au niveau de ma poitrine et du haut de mes cuisses. Je sens des effleurements ou des poussées plus nette pendant que je fais les mouvements de la brasse. Je comprends un peu mieux la position à garder, mais je me délecte de ses contacts. Quand elle me dit que je progresse, je fais exprès de baisser mon torse pour qu'elle me remonte, sa main sur mes seins, et j'essaye de jouer de l'autre côté et sentir ses doigts près de mon pubis. Quand Tifène comprend que j'abuse, elle fait semblant de me noyer puis m’embrasse de tout son corps. Sous la douche, je n'enlève pas mon haut de bikini.
— J'espérais les voir.
— Si tu baisses tes bretelles, je te laisse défaire mes nœuds.
Tifene réfléchit un peu, le choix entre sa pudeur et son plaisir bascule vite. Devant quelques nageuses occupées par leur toilette, elle affiche sa petite poitrine que je trouve si mignonne. Puis tire sur la ficelle dans mon dos. Cette fois on se savonne face à face, les yeux sur la mousse qui cache à peine nos tétons. Je subtilise sa serviette pour aller vers une cabine et pour la voir me suivre torse nu, un peu gênée mais pressée de me retrouver. Le corps à corps est sensuel, le baiser profond et les mains de plus en plus baladeuses même si elles restent hésitantes. Pour nous habiller, cette fois nous sommes face à face, et comme elle me connaît déjà je n'hésite pas à enlever mon bas de maillot. Je comprends malgré tout son hésitation.
— Je peux me retourner si tu veux.
— Non, j'ai envie que tu me vois, que tu me regardes aussi.
Et je la découvre, intégralement, je suis heureuse de son initiative, excitée par le désir qui monte.
— Hier matin tu étais plus poilue qu'aujourd'hui ?
— Oui je voulais être belle dans mes tangas, j'ai trouvé une esthéticienne qui avait un créneau libre hier en fin d'après-midi.
— Et tu as tout enlevé ?
— Oui je voulais la même coupe que toi.
Tifène se penche vers moi, tendant ses lèvres vers ma bouche mais en laissant un petit écart entre nous corps. Je l'embrasse et laisse ma main franchir cette petite distance. Mes doigts se posent sur son pubis et ma chérie profite des micros caresses quelques secondes.
— J'en ai envie aussi, mais pas ici. On va chez toi ?
À peine la porte refermée, les embrassades reprennent, les premiers vêtements tombent par terre, les caresses deviennent plus précises. Quand Tifène prend mes seins à pleine main par-dessus ma chemise, je comprends qu'elle a franchi le cap, sa tête est prête, elle montre son envie dans ses gestes. Et quand mes doigts touchent ses tétons sous son top, elle ne fait aucun mouvement de recul, juste un petit souffle de plaisir qui fuit entre ses lèvres. C'est moi qui temporise alors que nous ne sommes plus qu'en culotte, seins contre seins.
— Tu es sûre ?
— Oui, pas toi ?
— J'ai peur.
— C'est toi qui dit ça ?
— Oui Tifène, j'ai peut être un peu plus d'expérience que toi, mais je n'ai jamais recontacté une fille après. Et toi je ne veux pas te perdre.
— Je suis prête à prendre le risque, après l'amour que tu m'as montré ces derniers jours, je veux que tu sois ma première, même si notre histoire ne dure pas.
— Merci, Tifène, je crois que je suis amoureuse pour la première fois.
Elle m'embrasse et attrape les élastiques de mon string qu'elle m'enlève, puis baisse son tanga. Nous nous allongeons dans le lit et je profite des mouvements hésitants de sa main partant à la découverte de mon corps, puis des miennes caressant le sien, ce moment sera tendre et doux. Quand je sollicite les tétons de ma partenaire je sens des petites contractions de son buste m'indiquant que son plaisir augmente. Sa main malaxe doucement mes seins, alternativement, confirmant son intérêt pour eux, puis nous descendons simultanément nos doigts vers l'intersection de nos cuisses. Nos jambes s'ouvrent, nos lèvres intimes s'humidifient, nos majeurs découvrent nos clitoris. Petit à petit Tifène est moins précise, elle s'occupe moins de moi alors que son plaisir grandit. Tout son corps semble décoordonné, elle est secouée de spasmes quand mon index la pénètre et que mon pouce continue à jouer avec son petit bouton. Sa montée semble interminable, elle prend mon poignet comme pour m'indiquer de ne surtout pas arrêter, puis enfin, comme une vague venue de loin, l'orgasme la terrasse, puissant, long, elle perd toute notion de temps et d'espace. Quand elle revient à elle, tournée vers moi, un sourire béat traverse son visage.
— Tu peux partir, me laisser tomber, ne plus me revoir, ce moment restera gravé dans ma mémoire. dit-elle en glissant une mèche derrière mon oreille. Mais si tu restes au moins quelques minutes de plus, je vais m'occuper de toi.
Je ne réponds pas, une unique partie de jambes en l'air ne faisant pas du tout le poids face aux moments parfois romantiques, parfois excitants que nous avons vécus dernièrement. Même si je me sens aussi débutante que Tifène en amour, j’ai envie de tenter cette expérience. Surtout que je sens ses doigts se reposer sur mon sexe, le plaisir reprendre le dessus, mon cerveau se mettre en pause. J'ai déjà connu des caresses comme celles-là, mais les sentiments en plus décuplent ma satisfaction, je jouis longtemps sur sa main, les yeux mi-clos, je regarde son envie de me faire du bien. Quand mes muscles se relâchent, je la vois porter ses doigts à sa bouche dans un geste discret mais puissamment érotique.
— Je n'ai pas été trop nulle ma belle boucle d'or ?
- …
— Ça ne te dérange pas si je t'appelle comme ça ?
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kool13013
29 octobre 2026 à 00:14
tres beau recit
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Moutcho
28 octobre 2026 à 17:40
Magnifique récit bravo très bien écrit et surtout très sensuel j'adore 
C'est vraiment dommage qu'il n'y ait pas de suite de prévu 
J'aurais bien voulu en savoir plus sur leur amour
Photo de profil de bale1984
bale1984
28 octobre 2026 à 11:34
Qu'elle délicatesse dans le verbe et les actes. C'est un régal plein d'érotisme. C'est attendrissant la manière sont Tifène et Mary s'apprivoisent.
Merci @LilyTendresse pour ces bons moments.
Au plaisir de te relire bientôt 😉
Photo de profil de OlivX
OlivX
27 octobre 2026 à 14:20
Episode terriblement émouvant,  une première découverte de l'amour pour Tifene et Mary même si cette dernière avait de nombreuses baises avec des one shots qu'elle ne revoyait jamais.
Modifié 27 octobre 2026 à 14:21

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