Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La maison de granit — Chapitre 2 · Pas la fille
Auteur
La maison de granit
Chapitre 2 · Pas la fille
Soazig rentre dans la chambre de Louise pour passer un coup d’aspirateur. On voit que Louise est partie précipitamment : elle a laissé son lit défait, son pyjama traîne par terre, son gode est sur sa table de nuit… son gode ? Celui qui traîne là depuis un moment et auquel elle n’a pas touché depuis ? Soazig est un peu étonnée. Elle voit la télécommande ouverte sur le bureau, et l’emballage découpé dans la corbeille à papier.
Elle va chercher son téléphone, prend une photo de la table de nuit avec le vibro posé dessus et l’envoie à son mari.
— Je crois qu’elle a enfin essayé ! lui écrit-elle.
La réponse de Marc ne tarde pas :
— Ah, tu vas pouvoir le tester aussi !
Elle sourit. C’est vrai que l’idée lui a traversé l’esprit. Quand ils l’ont acheté, son mari l’a laissée choisir, et elle a pris un modèle qui lui plaisait : petit, sobre, évoquant un peu une bite dans ses proportions mais sans le côté vulgaire des godes hyperréalistes.
Soazig est une femme de la quarantaine, très brune, la peau très claire, assez grande, la silhouette fine. Elle a un look simple et décontracté : souvent en jean et t-shirt, une paire de Converse ou d’Adidas aux pieds. Elle n’a pas besoin d’en rajouter, son élégance naturelle suffit à la rendre séduisante, et elle le sait. Elle est graphiste freelance, ses revenus sont un peu irréguliers et son mode de vie un peu trop bohème aux yeux de la famille bourgeoise dont elle est issue, mais cela lui donne le luxe de pouvoir travailler de chez elle. De toute façon, son mari gagne assez pour faire vivre la famille ; son job à elle, c’est avant tout pour s’occuper et garder un pied dans la vie active.
Le vibro à la main, elle hésite… Cela fait longtemps qu’elle n’a pas profité de ces longs moments de solitude dans la maison pour se faire un petit plaisir. Elle desserre sa ceinture, déboutonne son jean, hésite encore un instant et le fait glisser à ses pieds, suivi de son petit top en lin Comptoir des Cotonniers et de son ensemble tanga/soutien-gorge Ysé en voile transparent. Elle plie soigneusement ses affaires et les pose sur le bureau de Louise. Contrairement à ce que son look cool pourrait laisser penser, c’est une femme très ordonnée, presque maniaque.
Elle regarde son reflet dans le miroir de la penderie, observe ses seins, son ventre, son cul… Elle fait très attention à sa ligne, depuis toujours. Elle a longtemps trouvé son 90B un peu juste, mais avec le temps elle a appris à l’apprécier. L’idée d’avoir un jour un gros cul la révulse, et elle fait tout ce qu’il faut pour que cela n’arrive pas : diététique, sport… et ça marche ! Son pubis, soigneusement taillé, dessine un rectangle étroit. Les poils courts laissent entrevoir des lèvres longues et fines.
Elle s’allonge sur le lit de Louise, au-dessus des draps. Elle arrange un peu l’oreiller pour être à l’aise, le buste légèrement incliné, et prend le vibro en main. Elle a déjà utilisé ce genre d’objets, aussi n’a-t-elle pas la même appréhension teintée de maladresse qu’a pu avoir Louise un peu plus tôt.
Faute de lubrifiant, elle l’approche de sa bouche. « J’espère que Louise l’a un peu rincé », pense-t-elle sans trop y croire. Peu lui importe au fond : rien chez Louise ne peut la dégoûter, et certainement pas ses sécrétions vaginales qui ont de toute façon eu largement le temps de sécher. Elle lèche le bout du vibro d’une langue la plus baveuse possible et crache un peu sur le dessus pour bien l’humidifier.
Elle appuie plusieurs fois sur le bouton, jusqu’à trouver le rythme qui lui convient. Elle n’aime pas trop les vibrations continues, elle préfère les rythmes un peu syncopés. Elle le pose contre son clito, qu’elle effleure à peine. Elle aime que la pression soit très légère, au début. Elle prend son téléphone pour faire un selfie pour son mari, elle sait qu’il appréciera. Elle tend le bras, s’assure que le sextoy est bien visible, fait un large sourire et appuie sur le bouton volume pour prendre la photo, qu’elle envoie immédiatement. Elle repose le téléphone, avec la satisfaction de l’épouse qui a accompli son devoir, et s’autorise à passer aux choses sérieuses.
De sa main libre, alors que les vibrations stimulent son clito, Soazig caresse longuement ses seins. Du bout des doigts tout d’abord, subtilement, la main légère comme une plume. Dans un premier temps, elle évite les tétons. Elle caresse le galbe de ses seins, en effleure les contours. Ses doigts décrivent ensuite des cercles qui suivent ses aréoles, dont elle perçoit la texture si particulière, avant de se poser sur ses tétons bien fermes… Elle appuie la pointe de ses doigts sur ses tétons, les fait bouger, presque à les tordre, puis ouvre sa main pour se saisir de son sein dans son entièreté, le pétrir, le malaxer… Elle passe d’un sein à l’autre, tout en commençant à bouger son bassin, à le faire aller vers le vibro comme s’il était à la recherche d’une bite. Elle fait glisser le vibro vers l’intérieur de sa vulve et se l’enfonce tout entier, en appuyant sur les parois de son vagin. Elle le ressort, tout glissant, et le plaque sur sa chatte, la main appuyée sur la longueur du vibro pour le maintenir et en sentir les vibrations à la fois sur son clito et sur ses lèvres.
Sa main gauche délaisse ses seins et se glisse sous ses fesses ; elle redresse son majeur et l’enfonce en elle aussi profond qu’elle le peut. Elle le laisse en elle et le tourne, le plie et le déplie dans sa chatte en même temps qu’elle maintient le vibro en place de sa main droite. Elle bouge son cul de petits mouvements secs et rapprochés, comme si elle cherchait à l’enfoncer dans le matelas. Elle sent bien son doigt. Elle perd totalement pied. Elle ouvre la bouche, des cris en sortent, aussi sonores que les gémissements de Louise étaient discrets. Elle mouille abondamment, elle va laisser des traces sur les draps mais elle s’en fout. Son corps se tend, son vagin se contracte violemment, elle sent les muscles de son sexe écraser son doigt. Elle enfonce une nouvelle fois le toy et le laisse vibrer en elle, le long de son majeur. Seuls quelques centimètres dépassent de son vagin. Elle le lâche, et de la main ainsi libérée elle se frotte le clitoris en gémissant. Peu à peu, les spasmes se calment, les mouvements de ses hanches ralentissent, ainsi que ceux de ses doigts sur son clito. Elle éteint le vibro, le ressort de sa chatte dans un soupir et le repose sur la table de nuit.
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