Ce n’est pas une question de poils
Chapitre 1
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Couverture de Ce n’est pas une question de poils, par tounet777
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Gays Orientation principale dans ce chapitre

Ce n’est pas une question de poils — Chapitre 1

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Ce n’est pas une question de poils

Chapitre 1

Je pousse la porte de l’appartement et mon corps lâche presque d’un coup.
Dix heures de garde non-stop. Dix heures à porter des brancards, à m’agenouiller dans des rues sales, à sentir la sueur couler le long de mon dos sous la veste d’ambulancier. Mes épaules sont lourdes, mes avant-bras tirent, mes genoux grésillent. Je suis vidé. Complètement vidé.
Je jette mon sac dans le couloir et je reste une seconde, appuyé contre le mur, les yeux fermés. L’odeur de chez moi me frappe : lessive, un peu de sauce tomate, le parfum d’Hélèna qui flotte encore. Ça me fait quelque chose dans le ventre. Même crevé, mon corps réagit déjà.
Dans la cuisine, Hélèna est en train de servir l’assiette de notre fils. Elle lève les yeux, me sourit, un sourire fatigué mais doux.
— Va te laver les mains, le dîner est servi.
Je m’exécute. Le repas passe vite. Je mange comme un ogre, j’écoute à moitié les histoires de mon gamin, je le regarde rire. Une fois le petit au lit, une fois le baiser sur son front donné, je file sous la douche.
L’eau chaude me tombe dessus et je gémis presque de soulagement. Je reste longtemps sous le jet, les mains posées contre le carrelage, la tête basse. L’eau glisse sur mon torse poilu, sur mes épaules, le long de mon dos. Je frotte mon ventre, mes cuisses, mon sexe. Même épuisé, je sens déjà quelque chose s’éveiller. L’idée d’Hélèna dans le lit, toute chaude sous la couette, me fait gonfler un peu.
Je sors, je m’essuie à peine. La serviette reste accrochée à ma taille une seconde, puis je la laisse tomber. Je suis nu. Complètement nu. L’air de la chambre me caresse la peau encore humide. Mon torse, mes épaules, mon ventre, mon sexe… tout est à l’air. Je me regarde une seconde dans le miroir de la chambre : large, poilu, athlétique, le sexe déjà mi-dur juste à force d’y penser, et autour une touffe sombre, épaisse, sauvage.
Hélèna a éteint sa lampe de chevet. Elle est allongée sur le côté, le dos tourné. Je m’approche du lit, je glisse sous la couette, nu contre le drap froid. Ma queue frotte le tissu et ça me fait frissonner. Je me colle contre elle. Mon torse poilu s’écrase contre son dos, mon sexe encore à moitié mou se loge entre ses fesses à travers le pyjama. Je glisse un bras autour de sa taille, ma main ouverte sur son ventre, et je commence à l’embrasser dans le cou. Lentement. Profondément. Je respire son odeur, je sens la chaleur de sa peau sous mes lèvres. Mon sexe durcit d’un coup, lourd, tendu, collé contre elle.
Je la veux.
Je la veux vraiment.
Après dix heures de merde, après la fatigue, après la douche, je n’ai qu’une seule chose en tête : la baiser. La sentir sous moi, la sentir se cambrer, l’entendre gémir. Mon sexe pulse déjà contre son cul, je le sens devenir de plus en plus dur, de plus en plus lourd.
Elle se raidit.
— Non Freddy. Pas ce soir.
Je continue un peu, frottant mon sexe contre elle, ma main glissant un peu plus bas.
— Quoi ? Comment ça « pas ce soir » ? Je viens de me doucher, je suis prêt… putain je suis prêt là.
Elle se tourne, me repousse plus fermement.
— Freddy, ça fait des semaines que je te le dis. Tu es un vrai paillasson. Des poils partout. Sur le dos, les épaules, le torse… et surtout là en bas. T’as une touffe énorme au niveau du sexe. Une vraie forêt. Ça ne donne vraiment pas envie. Je t’ai dit cent fois de tailler tout ça.
Je me redresse un peu sur un coude, nu, mon sexe dressé bien visible sous la faible lumière qui filtre encore, la touffe sombre et épaisse qui l’entoure.
— Attends, t’es sérieuse ? Je suis un mec, je suis fait comme ça. Je vais pas commencer à me raser ou me tondre comme une gonzesse.
Elle croise les bras sur la couette, le regard dur.
— Ça tombe bien. Comme tu ne travailles pas demain, j’ai pris les devants. Je t’ai pris un rendez-vous à dix heures chez mon esthéticienne. Elle va arranger tout ça proprement. Y compris cette touffe monstrueuse.
Le sang me monte à la tête.
— Chez ton esthéticienne ?! T’es devenue folle. Il n’en est absolument pas question. Jamais de la vie je mets les pieds dans ce genre d’endroit, tu me connais.
Elle me fixe, glaciale.
— Très bien. Dans ce cas, tu n’as plus qu’à utiliser ta main droite. Parce qu’avec moi, il ne se passera rien tant que ce n’est pas fait.
Elle me tourne le dos d’un coup sec, tire la couette, et éteint la dernière lumière.
La chambre est plongée dans le noir complet.
Je reste là, nu, allongé sur le dos. Mon sexe est toujours dur, lourd, tendu vers le plafond. Il pulse. Il me lance. L’envie est encore là, brûlante, frustrée. Je sens le tissu du drap coller un peu à la tête de mon sexe déjà humide. Je pousse un long soupir d’agacement.
L’orgueil me brûle la gorge.
La frustration me brûle le bas-ventre.
Je me tourne sur le côté, mon sexe encore dressé frottant contre le drap. Je tente de me caler dans l’oreiller, les yeux grands ouverts dans le noir. Mon corps est encore en tension, mes muscles du bas-ventre contractés, mon sexe qui refuse de se calmer.
Je ronchonne dans ma barbe.
Je bouillonne.
Et je sais déjà que je vais mettre un sacré moment à trouver le sommeil.
Je me réveille en sursaut.
La place à côté de moi est froide. Vide.
Hélèna n’est plus là.
Et j’ai la gaule.
Une vraie gaule du matin, lourde, tendue, collée contre mon ventre. Mon sexe est dur comme du bois, presque douloureux. Ça fait quinze jours. Quinze putains de jours que je n’ai pas baisé ma femme. Quinze jours que je me couche à côté d’elle, que je sens son odeur, que je me colle parfois contre son dos… et que je me fais repousser. Mon corps est à cran. Un rien me fait bander maintenant. Le frottement du drap, un souvenir, même le bruit de la cafetière… tout me tend.
Je reste allongé une seconde, les yeux encore brumeux, et le souvenir de la veille me tombe dessus d’un coup. La frustration. Mon sexe qui n’avait pas voulu se calmer. Sa phrase glaciale. « Utilise ta main droite. »
Je pousse un long gémissement et je m’assois au bord du lit. Ma queue se redresse un peu plus juste avec le mouvement. Je la regarde, irrité. Elle pulse, la tête déjà un peu luisante. Merde.
La maison est silencieuse. Trop silencieuse. Je descends en caleçon, les cheveux en bataille, mon sexe encore à moitié dur qui tend le tissu. Dans la cuisine, tout est déjà rangé. Plus de bol de céréales, plus de cartable, plus d’Hélèna. Sur le comptoir, bien en évidence à côté de la cafetière, un petit mot plié en deux :
« Rendez-vous à 10h chez “Espace Douceur”. C’est payé. Ne manque pas l’heure si tu veux que notre soirée se passe mieux que celle d’hier. Bises. »

Je lis les deux lignes trois fois.
— Non mais je rêve…, je râle à voix haute en froissant le papier. Elle croit vraiment que je vais obéir au doigt et à l’œil ?
Je me sers un café d’une main rageuse, je bois une gorgée brûlante, et je pestouille tout seul dans la cuisine. Pourtant, l’idée de repasser une deuxième nuit au régime sec me calme très vite. L’orgueil, c’est bien joli, mais mon corps se souvient encore trop bien de ce que ça fait de se coller contre elle et de se faire repousser. Et après quinze jours, je suis prêt à presque tout.
Je maudis entre mes dents et je monte me préparer.
Dans la salle de bain, je retire mon caleçon. Mon sexe se redresse immédiatement, lourd, tendu, la touffe sombre et épaisse qui l’entoure encore plus visible. Je me plante devant le grand miroir. Nu. Encore une fois. La lumière du matin frappe mon torse, mes épaules, mon ventre, et bien sûr mon sexe qui pointe vers le haut, battant légèrement. Je croise les bras, je contracte les pectoraux, je tourne légèrement le buste pour faire ressortir les tatouages. Je passe une main lente sur mon torse poilu, je descends jusqu’au bas-ventre, je touche la touffe épaisse, puis je glisse un doigt le long de ma queue dure. Même ce simple contact me fait grincer des dents.
— N’importe quoi…, je murmure avec un petit sourire satisfait et un peu amer. Je suis grave sexy comme ça. Elle pète un câble. C’est ça, un vrai mec.
Je me regarde encore longuement. La musculature lourde, les poils noirs qui couvrent mes épaules, mon dos, mon torse, le bas de mon ventre… tout ça me plaît. C’est viril. C’est moi. Pourtant, je sais déjà que je vais y aller. Parce que sinon, ce soir, elle me laissera encore dans le noir avec ma queue tendue et ma main droite pour seule compagnie. Et après quinze jours, je ne tiendrai plus.
Une heure plus tard, je gare la voiture devant « Espace Douceur ».
En poussant la porte, une vague d’odeurs douces m’accueille : huiles essentielles, cire chaude, quelque chose de floral et de sucré. La musique est feutrée, les murs sont peints dans des tons crème et rose pâle. Je me sens immédiatement trop grand, trop large, trop… mâle dans cet endroit. Et trop tendu. Mon sexe, même calmé un peu pendant le trajet, reste sensible, prêt à se rallumer au moindre frottement.
Une esthéticienne souriante s’avance derrière le comptoir.
— Bonjour monsieur ! Vous devez être Freddy ? Hélèna m’a appelée ce matin pour confirmer votre venue.
Je me racle la gorge, les bras croisés sur mon blouson.
— Ouais… c’est moi. Mais… c’est vous qui allez vous occuper de moi ?
— Tout à fait, je suis disponible pour votre séance.
Je secoue la tête, déjà mal à l’aise.
— Euh… non. Sans vouloir vous offenser, je suis vraiment pas à l’aise qu’une femme me rase ou m’épile. Vous n’auriez pas un collègue homme, plutôt ?
Elle marque un temps d’arrêt, surprise, puis esquisse un sourire compréhensif.
— J’ai mon collègue Tom. Normalement il doit partir dans dix minutes pour des soins à domicile chez deux clientes. Mais si ça vous arrange, je peux échanger : je prends ses domiciles et il s’occupe de vous ici.
— Ah ouais ? Ce serait parfait, franchement.
Elle se tourne vers le fond et appelle :
— Tom ? Tu peux venir deux secondes ?
Un jeune homme apparaît dans le couloir. Vingt-sept ans à vue de nez. Taille moyenne, svelte, traits fins, un peu mignons. Ses cheveux longs sont attachés en un chignon haut soigné. Il porte un t-shirt noir simple et un pantalon de travail clair.
— Oui ? demande-t-il.
— Monsieur aimerait être pris en charge par un homme. Si ça te va, j’échange : je prends tes deux rendez-vous à domicile et tu t’occupes de sa prestation.
Tom jette un coup d’œil à la fiche, puis lève les yeux vers moi. Son regard glisse lentement sur ma carrure, sur mon t-shirt un peu trop juste aux épaules, sur mes bras. Il pousse un léger soupir… rapidement remplacé par un sourire amusé et presque ravi.
— Honnêtement, ça m’arrange carrément. Mes deux clientes du matin sont d’une pénibilité sans nom… Je préfère largement rester en cabine.
Il se tourne vers moi, le regard chaleureux mais un peu trop attentif.
— Suivez-moi, c’est par ici.
Je l’accompagne, le cœur qui bat un peu plus vite que d’habitude sans que je comprenne vraiment pourquoi. La cabine est petite, tamisée, avec une table de massage au centre. Tom me désigne une chaise dans le coin.
— Posez vos affaires là. Mettez-vous en sous-vêtements et allongez-vous sur le ventre. Appelez-moi dès que vous êtes prêt, je suis juste à côté.
Il ressort et referme doucement la porte.
Je reste planté au milieu de la pièce. Une sensation étrange me traverse. Moi qui suis d’habitude si sûr de moi, si dominant, je me retrouve soudain… exposé. Vulnérable. Et tendu. Après quinze jours, mon corps réagit à tout. Je retire mon t-shirt, mon pantalon, mes chaussettes. Je me retrouve en simple boxer blanc moulant. Le tissu épouse parfaitement mon sexe, qui n’est plus complètement mou. Un simple frottement en enlevant mon pantalon a suffi à le faire gonfler un peu. Je le réajuste d’un geste nerveux, essayant de le plaquer un peu plus contre mon ventre. Puis je m’approche de la table et je m’allonge à plat ventre, le visage calé dans la têtière. Mon dos large, mes épaules, ma nuque… tout est offert. Mon sexe, lui, se retrouve légèrement compressé contre le matelas, et même cette pression me fait grincer des dents.
— C’est bon… je suis prêt, j’annonce d’une voix légèrement enrouée.
La porte s’ouvre. Tom entre. Il enfile une paire de gants fins, s’approche, et s’arrête juste à côté de moi.
Il ne dit rien tout de suite.
Je sens son regard.
Il le pose sur mon dos avec une attention presque trop soutenue. Je l’entends respirer un peu plus fort. Ses yeux glissent lentement de ma nuque jusqu’au bas de mon dos, s’attardent sur la densité des poils noirs, sur la largeur de mes épaules, sur la façon dont mon boxer blanc se tend sur mes fesses… et peut-être un peu plus bas. Il reste là plusieurs secondes, immobile, à me contempler.
Je ne vois pas son visage, mais je sens quelque chose dans son silence. Un intérêt qui n’est pas seulement professionnel. Un air que je ne sais pas lire, mais qui me met immédiatement mal à l’aise. Mon estomac se contracte. Et, merde, mon sexe réagit encore un peu sous moi, sensible, à fleur de peau après quinze jours de frustration.
Enfin, il lâche un petit rire amusé, presque intime.
— Ah oui… effectivement. Y a du taf.
Sa voix est douce, mais il y a quelque chose dessous. Quelque chose que je ne comprends pas encore, et qui me fait rester tendu sur la table, le visage enfoui dans la têtière, en attendant la suite.
Tom reste un moment debout à côté de la table, les mains calées sur ses hanches. Je le sens qui me regarde. Son silence pèse. Puis il parle, d’une voix claire, professionnelle, mais avec ce petit quelque chose en dessous que je n’arrive pas à cerner.
— Bon, on va procéder par étapes. On commence par le dos et les épaules, ensuite le torse. Pour les zones intimes — pubis, bourses, sillon inter-fessier et aines — on utilise exclusivement de la cire chaude, dite pelable, sans bande. C’est spécialement conçu pour les peaux sensibles. La chaleur ouvre les pores, la cire emprisonne le poil sans trop coller à la peau, ce qui limite la douleur et la casse. Résultat net, et tu es tranquille trois à quatre semaines.
J’écoute, le visage toujours enfoui dans la têtière. Mon sexe, légèrement compressé contre le matelas, pulse déjà un peu. Quinze jours. Quinze jours que je n’ai pas baisé. Un rien me fait bander maintenant.
Tom continue :
— Avant d’appliquer la cire, je passe un coup de tondeuse rapide si les poils sont trop longs. Au-delà d’un centimètre et demi, ils risquent de casser au lieu de sortir avec la racine, et ça fait mal pour rien. À la toute fin, je finis à la pince à épiler pour choper les derniers récalcitrants. En institut pro, on ne touche jamais au rasoir. Ça repousse en vingt-quatre à quarante-huit heures, ça pique, et sur une peau fine c’est le meilleur moyen de se couper ou d’avoir des poils incarnés. Niveau hygiène, t’inquiète : gants neufs, spatules jetables, désinfection totale. Et à la fin, je te mets une petite huile apaisante pour calmer le feu.
Je pousse un grognement résigné.
— Ouais… vas-y. Finissons-en. Mais doucement, hein.
Le bourdonnement de la tondeuse emplit la cabine. Tom commence par mon dos. La lame passe lentement, méthodiquement, de la nuque jusqu’au bas des reins. Je sens les poils tomber, la peau qui devient plus lisse par endroits. Il travaille sans se presser, une main posée à plat sur mon omoplate pour maintenir la peau tendue. Son contact est professionnel… et pourtant chaque fois que sa paume glisse un peu plus bas, mon sexe réagit sous moi.
Ensuite vient la cire.
La chaleur d’abord. Une couche épaisse, chaude, presque brûlante, étalée sur mon épaule droite. Tom attend quelques secondes que ça durcisse, puis arrache d’un coup sec.
— Putain de merde !
Je crispe les poings sur le cuir de la table. La douleur est vive, fulgurante. Tom rit doucement.
— Je sais. Respire un grand coup, ça va aller, le costaud.
Il enchaîne. Épaule gauche. Milieu du dos. Bas du dos. À chaque arrachement je jure entre mes dents, le corps tendu comme une corde. Et pendant tout ce temps, mon sexe ne se calme pas. Au contraire. La douleur, le contact de ses mains gantées, l’odeur de la cire, sa voix tout près… tout ça m’excite d’une façon que je refuse d’admettre. Je sens ma queue gonfler un peu plus contre le matelas, la tête déjà un peu humide.
Quand le dos et les épaules sont terminés, Tom pose la dernière spatule et me dit :
— Retourne-toi.
Je m’exécute. Lentement. En me retournant, mon sexe, déjà bien dur, frotte contre le tissu du boxer et contre le matelas. Quand je m’allonge sur le dos, il est impossible de le cacher. Le boxer blanc moulant est tendu de façon obscène. La forme de ma queue se dessine clairement, longue, épaisse, la tête déjà marquée par une petite tache d’humidité qui commence à s’étendre.
Tom ne dit rien tout de suite.
Il me regarde.
Vraiment me regarde.
Son regard descend lentement de mon torse poilu jusqu’à mon entrejambe. Il s’attarde. Je le vois se mordre la lèvre inférieure, légèrement, presque inconsciemment. Ses yeux restent fixés sur la tache humide qui s’agrandit doucement sur le devant de mon boxer. Mon sexe pulse sous le tissu, et une nouvelle goutte perle, rendant la tache encore plus visible.
Il relève enfin les yeux vers mon visage, un sourire amusé et un peu trop intéressé aux lèvres.
— Tu sais quoi ? On ne va pas tout raser à blanc ici. Laisser des poils en les tondant et en les égalisant proprement… ça rendra ton torse beaucoup plus sexy. Plus viril. Surtout avec tes tatouages.
Ses mots glissent en moi comme une caresse.
Mon sexe réagit immédiatement. Il gonfle encore, devient plus lourd, plus dur. Le boxer est maintenant franchement tendu, la tâche d’humidité s’étale un peu plus. Je sens le tissu coller à la tête de ma queue, déjà bien mouillée.
Tom se penche pour commencer le torse. Il doit se placer presque au-dessus de moi pour travailler les côtés. À plusieurs reprises, son avant-bras frôle mon sexe à travers le boxer. Pas un vrai contact appuyé. Juste un frottement léger, presque accidentel… sauf que ça n’a rien d’accidentel.
À chaque frôlement, je serre les dents.
Un gémissement me monte dans la gorge et je le retiens de justesse.
Ma queue pulse violemment. Une nouvelle goutte s’échappe, élargissant la tache sombre sur le tissu blanc.
Tom remarque.
Bien sûr qu’il remarque.
Il ralentit volontairement ses gestes. Quand il passe la tondeuse sur le bas de mon ventre, tout près de la limite du boxer, son poignet effleure encore ma queue. Je vois ses yeux baisser à nouveau. Il se mord la lèvre une seconde fois, plus fort. Son regard reste collé à mon entrejambe pendant une seconde de trop, le temps de voir le tissu vibrer sous une nouvelle pulsation.
Je suis rouge.
De honte.
D’excitation.
De quinze jours de frustration qui me rendent sensible à n’importe quel contact.
Tom travaille maintenant le centre du torse, égalisant les poils autour des tatouages, laissant une fine couche régulière qui fait ressortir les muscles. Chaque fois qu’il se penche, son bras ou son poignet frôle mon sexe. À chaque contact, ma queue tressaille et mouille un peu plus le boxer. La tâche est maintenant bien visible, sombre, collante. Je sens le tissu humide adhérer à la tête de mon sexe.
Enfin, Tom se redresse. Il retire ses gants, les jette, et me regarde de haut en bas une dernière fois. Son regard s’attarde encore une seconde sur mon entrejambe avant de remonter vers mon visage. Un sourire plus large, presque espiègle, étire ses lèvres.
— Voilà, le torse est terminé.
Il croise les bras, penche légèrement la tête, et lâche d’un ton amusé :
— Allez, maintenant… il est temps de retirer le boxer et de libérer la bête.
Il rit en disant ça. Un vrai rire, léger, qui détend un peu l’atmosphère chargée de la cabine.
Je souffle, mi-gêné, mi-soulagé par la blague, même si mon sexe, lui, n’a toujours pas l’intention de se calmer.
Tom jette un regard amusé sur la bosse imposante sous mon boxer blanc. La tâche d’humidité a encore grandi pendant qu’il terminait mon torse. Ma queue pulse visiblement sous le tissu.
— Bon, on passe aux choses sérieuses. Tu peux enlever ton boxer.
J’hésite une fraction de seconde. Le visage me brûle. Je glisse les pouces sous l’élastique et je tire le boxer vers le bas. Mon sexe, enfin libre, se redresse d’un coup, lourd, tendu à l’horizontale, la tête déjà brillante de pré-sperme. J’essaie machinalement de le cacher avec mes deux mains, mais il est trop dur, trop long. Il dépasse entre mes doigts.
Tom éclate d’un rire franc, les yeux étincelants.
— Ne fais pas l’innocent. Et dis donc… en parlant de forêt vierge, là, y a encore un sacré boulot en bas ! Allez, détends-toi. J’ai l’habitude.
Je bougonne dans ma barbe, complètement captif de la situation. Je retire mes mains et je m’allonge de nouveau sur le ventre, les poings serrés, le visage enfoui dans la têtière. Mon sexe se retrouve plaqué contre le matelas, et même cette pression me fait perler une nouvelle goutte.
Tom s’approche avec son matériel. Il enfile une nouvelle paire de gants bien propres et reprend un ton professionnel, tout en restant complice :
— Pour le bas — le pubis, les bourses, le sillon inter-fessier et l’aine —, il va falloir m’aider un peu avec les positions. C’est indispensable pour tendre la peau parfaitement. Sinon la cire pelable accroche mal et ça fait plus mal. On utilise généralement la position à plat ventre avec un petit coussin sous les hanches pour surélever le bassin et écarter un peu les fesses. Parfois sur le côté en chien de fusil. Ou debout, penché en avant, pour les finitions.
Il pose un petit coussin ferme sous mon bassin. Le mouvement surélève mes fesses et mon sexe, déjà bandé au maximum, se retrouve encore plus compressé contre le matelas. Mes testicules, lourds, pendent librement entre mes cuisses.
— Je commence toujours par un nettoyage et une désinfection, explique Tom. Ensuite un voile de talc pour absorber l’humidité, comme ça la cire n’adhère qu’au poil. J’applique la cire chaude par petites bandes, j’attends quelques secondes qu’elle durcisse, et je retire d’un geste sec. On finira à la pince pour les derniers récalcitrants, et je mettrai une huile à l’aloe vera pour calmer le feu. Ça te va ?
— Ouais… vas-y, je murmure, la voix déjà tendue.
Tom se place juste derrière moi. Je sens sa présence. Puis ses mains gantées se posent sur mes fesses. Il les écarte doucement, méthodiquement, pour découvrir le sillon inter-fessier. Pour maintenir la peau bien tendue, ses doigts glissent plus bas. L’un d’eux frôle mes bourses. Un autre les soulève légèrement pour les écarter du chemin.
Le contact est direct. Chaud. Précis.
Mon corps tout entier frémit. Un long frisson me parcourt l’échine. Ma queue, coincée sous mon ventre, pulse violemment et lâche une grosse goutte de pré-sperme qui s’étale contre le drap de la table. Je serre les dents pour ne pas gémir.
— Je bouge un peu tes appuis, désolé, murmure Tom tout près de mon oreille.
Il applique une première bande de cire chaude le long du sillon. La chaleur est intense. Je retiens mon souffle. Quelques secondes plus tard, il arrache d’un coup net.
La douleur est vive, précise. Je jure sourdement dans la têtière. Tom enchaîne immédiatement avec la pince à épiler pour les poils trop courts. Chaque pincement me fait sursauter. Et à chaque sursaut, mon sexe frotte contre le matelas et lâche encore un peu de liquide.
Tom continue. Il écarte un peu plus mes fesses, soulève à nouveau mes bourses d’une main pour travailler plus bas. Ses doigts gantés enveloppent presque complètement une de mes couilles pour la maintenir de côté. Le contact est intime, presque possessif. Je frémis de tout mon long, tiraillé entre la honte brûlante d’être dans cet état et une excitation électrique que je n’arrive plus à contenir.
Ma queue n’arrête plus de mouiller. Je sens le drap sous mon ventre devenir humide. Le pré-sperme coule maintenant en filet presque continu.
Quand la zone du sillon est terminée, Tom applique un premier peu d’huile avec les gants. Ses doigts glissent rapidement, juste pour calmer la peau. Puis il me fait changer de position.
— Retourne-toi sur le côté, maintenant. Position chien de fusil.
Je m’exécute. Une jambe tendue, l’autre repliée. Dans cette position, mon sexe est parfaitement visible, dressé contre mon ventre, la tête luisante, une goutte claire qui perle et s’étire déjà. Tom s’agenouille à côté de moi. Il désinfecte le pubis, saupoudre de talc, puis commence à appliquer la cire par petites bandes autour de la base de ma queue et sur le haut des cuisses.
Pour tendre la peau, il doit à plusieurs reprises tenir mon sexe d’une main et le déplacer. Ses doigts gantés s’enroulent brièvement autour de ma verge pour la pousser sur le côté. Le simple contact me fait lâcher une nouvelle vague de pré-sperme qui coule le long de la tige et vient mouiller ses gants.
Tom remarque.
Il ralentit.
Je le vois se mordre la lèvre en regardant ma queue qui continue de suinter.
Il termine le pubis et l’aine à la pince.
— Debout, maintenant. Penché en avant. Pour les dernières finitions.
Je me lève.
Dès que je suis debout, mon sexe, enfin libre de toute pression, se redresse complètement. Une longue goutte de pré-sperme se détache de la fente et file le long de la tige, puis tombe sur le carrelage avec un petit bruit humide. Une autre la suit presque aussitôt.
Tom est à genoux derrière moi. Il me fait pencher davantage, écarte à nouveau mes fesses d’une main et termine les derniers poils du sillon avec la pince. De l’autre main, il maintient mes bourses relevées. Je sens chaque mouvement de ses doigts. Ma queue, libre, continue de couler. Le pré-sperme perle, s’étire, tombe.
Quand il a fini, Tom se redresse.
Il retire ses gants… et ne les remet pas.
Il verse une généreuse quantité d’huile directement dans sa paume nue. Puis il recommence à masser. Lentement. Très lentement.
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Freddy, ambulancier et marié, pensait n'avoir qu'un simple rendez-vous d'épilation. Allongé sur la table de l'institut, sous les mains expertes de Tom, il sent pourtant que ses quinze jours de frustration ne vont pas se dissiper si facilement. Entre agacement, gêne et désir qu'il ne maîtrise plus, il se demande jusqu'où cette séance peut aller, et ce qu'il est prêt à risquer en la laissant glisser.
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