Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Ma grande amie Charlotte — Chapitre 1 · L'amitié a ses raisons que la raison ignore
Auteur
Ma grande amie Charlotte
Chapitre 1 · L'amitié a ses raisons que la raison ignore
Charlotte est une fille fantastique, et ma meilleure amie. Son sourire, sa joie de vivre, son charme et sa beauté naturels font d'elle un être solaire que l'on aime au premier regard. Bien que menue, elle a une silhouette sportive aux courbes délicieusement harmonieuses. Sa démarche féline, sa taille fine et sa poitrine généreuse attirent les regards. De son visage émane une douceur captivante. Ses joues rosées, ses petites fossettes et ses magnifiques yeux dorés accompagnent son sourire désarmant qui ne laisse jamais indifférent. Et quand elle est accompagnée de personnes qu'elle apprécie, elle devient pétillante et débordante de vitalité. C'est un bonheur d'être son ami.
Depuis toujours je suis son confident, elle est le mien. Nous avons ce lien fusionnel qui nous permet de tout nous dire. Je crois que c'est la seule personne qui connaisse réellement mon vrai moi, au-delà des masques que la société, l'éducation, la bienséance ou la pudeur nous imposent de revêtir. Et je dois être la seule personne qui sache ce qu'elle a traversé et qui ait vu son vrai elle, bien qu'elle soit moins secrète que moi.
Je suis toujours là pour elle, pour servir de taxi à deux heures du matin après une soirée trop arrosée entre filles, pour servir d'épaule compatissante et la réconforter après une rupture ou un gros coup de mou, ou pour partager un moment complice. Elle est toujours là pour m'écouter sans juger, pour me donner un peu de sa chaleur quand le cœur n'y est plus, ou pour me challenger dans mes relations.
Et chose assez rare je pense en amitié, plus le temps est passé et plus nous nous sommes rapprochés et plus nous sommes présents l'un pour l'autre. Notre complicité a été immédiate et n'a pas cessé de se renforcer.
Comment avoir une complicité immédiate me direz-vous ?
***
Depuis quelque temps déjà le stress de ma vie professionnelle m'avait fait prendre conscience de la nécessité urgente de faire quelque chose avant de sombrer dans un burn-out. Je m'étais intéressé à la méditation, la sophrologie, l'aromathérapie et au massage bien-être. Bien vite ma préférence s'était portée sur le massage pour le plus grand plaisir de mes copines de l'époque. Mes lectures et mes recherches m'avaient donné quelques bases, mais je voulais me perfectionner en massage bien-être de manière plus professionnelle, imaginant pouvoir en vivre peut-être.
J'avais donc prospecté dans ma région et avais trouvé une formation certifiante qui m'avait eu l'air sérieuse. Rendez-vous fut donné à huit heures du matin. J'arrivai au lieu de rendez-vous, en rase campagne, dans une brume matinale humide et glaçante. Je sortis de ma voiture au milieu d'un hameau étalé dont aucun bâtiment ne semblait correspondre à l'image que je m'étais faite d'un centre de formation. Le froid me transperça jusqu’aux os, je frissonnai et relevai mon col, regrettant de ne pas avoir pris d’écharpe. Je me mis à déambuler, la tête encore embrumée de sommeil, en cherchant une indication, une entrée, un panneau, quelque chose.
Après quelques errances dans les ruelles désertes, j'aperçus non loin de moi une belle petite jeune femme, emmitouflée dans une gigantesque écharpe orange vif, qui avait l'air tout aussi perdue que moi. Elle portait à la main la même convocation que moi. Je l'interpelai en lui montrant ma propre convocation. Elle me rejoignit tout sourire, trop heureuse de trouver quelqu'un dans la même situation qu'elle.
— Bonjour, ah vous aussi vous cherchez le... Centre de formation.
— Oui, enfin de ce que je vois ça risque plutôt d'être dans une grange.
— Oui, enfin de ce que je vois ça risque plutôt d'être dans une grange.
Elle éclata de rire à ma petite blague. Son stress et son air préoccupé semblèrent s'évanouir en un instant, laissant surgir une gaieté naturelle communicative.
— Alors moi c'est Charlotte.
— Julien, enchanté.
— Heureusement que je vous... On se tutoie hein ?... Heureusement que je t'ai trouvé, j'étais à deux doigts de faire demi-tour. Et j'avoue que te voir aussi paumé que moi, ça me rassure, étrangement.
— Julien, enchanté.
— Heureusement que je vous... On se tutoie hein ?... Heureusement que je t'ai trouvé, j'étais à deux doigts de faire demi-tour. Et j'avoue que te voir aussi paumé que moi, ça me rassure, étrangement.
C'est alors qu'un volet s'ouvrit non loin et qu'un gars nous fit des grands signes. Lorsque nous arrivâmes vers lui en contournant le bâtiment, nous découvrîmes une "vraie" salle polyvalente.
— Ah ben, on ne fera pas ça dans une grange finalement, dis-je faussement déçu.
— Haha non, en même temps on ne se connaît pas encore assez pour se rouler dans le foin.
— Haha non, en même temps on ne se connaît pas encore assez pour se rouler dans le foin.
Le ton était donné, gaieté, humour et légèreté.
Lorsque nous entrâmes, le formateur nous informa que nous ne serions que tous les deux et nous demanda de nous mettre en maillot de bain afin de commencer les cours.
La tenue faisait partie des prérequis pour la formation, mais c'était étrange de se retrouver en maillot de bain assis côte à côte sur deux chaises face à un bureau, au milieu d'une grande salle polyvalente mal chauffée. D'autant que nous allions passer la matinée à faire des cours théoriques et à prendre des notes.
Charlotte et moi échangions régulièrement des regards amusés et complices en réaction aux élucubrations cosmo-énergiquo-tellurique de notre formateur. Et il était clair que l'un comme l'autre étions totalement hermétiques à l'aspect ésotérique de cette formation.
À midi, le formateur prit congé en nous laissant comme des cons au milieu de la pampa. Je proposai à Charlotte de prendre ma voiture et de chercher un resto ensemble. Elle accepta avec joie et nous partîmes, un peu au petit bonheur la chance. Et alors que je m'arrêtai au bord de la route non loin d'une enseigne de restaurant, le moteur de ma vieille voiture broutа erratiquement avant de s'arrêter.
Charlotte me regarda avec un air coquin et candide à la fois.
— Le coup de la panne, déjà ??
Elle me fit un clin d'œil avant d'éclater de rire. Sa fraîcheur et sa gaieté me firent chaud au cœur. Je ne pouvais m’empêcher de sourire en la regardant, sa chaleur communicative me réchauffait la poitrine. Je sentis comme un sentiment fugace et troublant, l’envie de lui plaire.
Nous passâmes près de deux délicieuses heures à discuter de tout et de rien avec une sincérité et une simplicité déconcertantes, comme si nous nous connaissions depuis des années. Elle me raconta sa vie avec son amoureux — mince, elle était prise — je lui racontais quelques-unes de mes aventures.
Comme quoi, passer des heures en maillot de bain côte à côte devant un formateur dans une grande salle vide et froide, ça créait une complicité immédiate. Complicité qui fut scellée par les deux jours que nous avons passés à explorer nos corps par le massage.
C’est ainsi que j’ai connu Charlotte et que nous avons commencé à nous voir régulièrement pour mettre en pratique nos leçons de massage, dans un premier temps, et parce que nous devenions amis.
***
Les premiers temps, nous sommes beaucoup allés chez elle. Au départ, pour me présenter Alex, son amoureux, mais surtout pour qu'Alex puisse me voir et me jauger. J'ai tout de suite senti le poids de sa jalousie peser sur mes épaules, et sur nos séances. Il avait toujours une excuse pour faire irruption dans la pièce de massage afin de contrôler que les choses ne dérapaient pas. Ce qui avait le don d'exaspérer Charlotte.
Alex ne fit pas long feu.
Charlotte m'appela un soir en pleurs. Elle venait de le quitter et elle avait besoin de parler. Tout en poursuivant la discussion au téléphone, je pris ma voiture et me rendis directement chez elle. Elle m'avait dit avoir besoin de parler, mais je sentais bien qu'elle avait surtout besoin de ma présence. Une fois arrivé, je lui annonçai :
— Bon, je te laisse, il y a quelqu'un qui va sonner.
Je raccrochai et je sonnai à sa porte.
Je l'entendis bougonner en déverrouillant sa serrure. Lorsqu'elle ouvrit, je la découvris les yeux rougis, les cheveux ébouriffés, mais sa tristesse sembla s'envoler d'un coup lorsqu'elle réalisa que c'était moi. Un sourire rayonnant déchira un moment son voile de tristesse et elle me sauta au cou. Elle me serra fort, si fort, et enfouit sa tête au creux de mon cou en sanglotant.
— Merci... merci... merci...
Je lui rendis son étreinte, la serrant fort contre moi. Je m'aperçus, troublé, qu'elle ne portait rien d'autre qu'un immense T-shirt qui lui arrivait en bas des fesses. Mais je chassai immédiatement toute idée déplacée. J'étais là pour elle et je ne comptais pas profiter de la situation.
Au bout de quelques minutes, elle cessa de sangloter. Elle se recula un peu et, me regardant droit dans les yeux, me demanda avec un sérieux soudain :
— Alors on fait ça ici ou on va sur le canapé ?
Je me figeai, stupéfait. Devant mon air troublé et décontenancé, elle éclata de rire.
— Haha, tu verrais ta tête, je me demande bien à quoi tu pensais. Allez, entre, on sera mieux à l'intérieur pour... discuter, me dit-elle en m'adressant un clin d'œil complice avant de pouffer de rire et de m'attirer à l'intérieur.
Puis, redevenue plus sérieuse et triste, elle posa une main contre ma joue.
— Tu sais, ça me fait du bien de rire un peu. Merci.
Et elle déposa un baiser humide sur ma joue, très très près de la commissure de mes lèvres. J'en fus à nouveau très troublé. Mon cœur s'emballait, cognait fort et une douce chaleur irradiait ma poitrine. Mais je pris sur moi pour ne rien laisser paraître.
Une fois sur son canapé, nous nous serrâmes l'un contre l'autre. Elle éteignit la lumière et se blottit contre moi. Elle tira un plaid en polaire sur ses épaules et se reposa en silence. J'entendais peu à peu sa respiration s'apaiser. Puis, alors que je la croyais presque endormie, elle se mit à me parler en chuchotant. La proximité, la pénombre et le fait que nous ne nous regardions pas lui permirent de se livrer plus facilement.
— Tu sais, au début, c'était super avec Alex. Il a une bite d'enfer et il sait vraiment s'en servir...
J'acquiesçai en silence, un peu surpris de cette confidence de but en blanc. Elle devait faire suite à un cheminement de réflexions dans sa tête et je prenais le train en route.
— On dit que la taille ça ne compte pas, ben mon cul oui, une grosse bite ça te remplit quand même sacrément mieux qu'une toute petite...
— Oui, je veux bien te croire. Tu sais, moi j'ai pas trop d'éléments de comparaison...
— Oui, je veux bien te croire. Tu sais, moi j'ai pas trop d'éléments de comparaison...
Elle laissa échapper un petit rire étouffé.
— T'es bête !!
Elle réfléchit un moment.
— Encore que tu pourrais... Tu sais, si tu avais eu des relations... Enfin tu vois.
— Oui Charlotte, je vois tout à fait, mais si on laissait mon cul tranquille pour revenir à toi.
— Oui Charlotte, je vois tout à fait, mais si on laissait mon cul tranquille pour revenir à toi.
Charlotte, soudain intriguée par mon dégagement en touche, ne lâcha pas le sujet et revint à la charge.
— Pourquoi ton cul a déjà été visité ?
Je savais qu'elle me tirerait les vers du nez jusqu'à avoir sa réponse, il ne servait à rien de tourner autour du pot. Je profitai moi aussi de la pénombre pour me livrer à mon tour sur un sujet que je n’avais encore jamais abordé. Les mots avaient du mal à franchir le seuil de ma bouche, elle était la première personne avec qui je l’évoquais. Cela me faisait l’effet d’un aveu honteux.
— Ça... Ça m'est arrivé une fois...
Le morceau était lâché, j'avais le cœur battant et les mains tremblantes en poursuivant.
— Et donc une fois… le gars avait une petite bite, ça ne me donne pas d'éléments de comparaison… Et toi alors, dis-je pour changer de sujet, il a visité ton cul aussi ?
— Oula non, et vu comme ça a tourné, je suis bien contente d'avoir mon petit cul encore intact.
— Tu veux dire que tu n'as jamais essayé la sodomie encore ?
— Oula non, et vu comme ça a tourné, je suis bien contente d'avoir mon petit cul encore intact.
— Tu veux dire que tu n'as jamais essayé la sodomie encore ?
J'essayais de garder un ton intéressé mais pas trop, alors qu’intérieurement je brûlais de curiosité. J’étais soudain assailli d’images de Charlotte à quatre pattes, le cul écartelé par des coups de reins sauvages. Je fis des efforts surhumains pour les chasser de mon esprit alors qu’elle poursuivait.
— Ben non, c'est pas très courant comme envie, alors...
— Tu trouves ??? Moi j'adore ça, j'essaie de le proposer dans les meilleures conditions le plus souvent que je peux.
— Oui mais toi c'est pas pareil, t'es un mec, enculer un joli petit cul c'est votre fantasme à vous les mecs. Mais se faire enculer c'est une autre histoire...
— Je te rappelle que j'ai testé aussi.
— Ah oui... Pardon.
— Ne t'excuses pas, y'a pas de raison. Mais je pense que le contexte et la façon dont c’est amené, la tendresse et la chaleur de la préparation, ainsi que la mise en confiance jouent pour une grande part dans le plaisir de la sodomie...
— T'en parles bien, me dit-elle, légèrement moqueuse, ça donnerait presque envie d'essayer... Un jour... Enfin, c'est pas une proposition, hein, je disais ça dans l'absolu.
— Haha, c'est bien la première fois que je te vois confuse au point de te justifier. D'habitude tu as plutôt tendance à me faire marcher.
— Oui, qu'est-ce que tu veux, je ne suis pas dans ma meilleure forme.
— Tu trouves ??? Moi j'adore ça, j'essaie de le proposer dans les meilleures conditions le plus souvent que je peux.
— Oui mais toi c'est pas pareil, t'es un mec, enculer un joli petit cul c'est votre fantasme à vous les mecs. Mais se faire enculer c'est une autre histoire...
— Je te rappelle que j'ai testé aussi.
— Ah oui... Pardon.
— Ne t'excuses pas, y'a pas de raison. Mais je pense que le contexte et la façon dont c’est amené, la tendresse et la chaleur de la préparation, ainsi que la mise en confiance jouent pour une grande part dans le plaisir de la sodomie...
— T'en parles bien, me dit-elle, légèrement moqueuse, ça donnerait presque envie d'essayer... Un jour... Enfin, c'est pas une proposition, hein, je disais ça dans l'absolu.
— Haha, c'est bien la première fois que je te vois confuse au point de te justifier. D'habitude tu as plutôt tendance à me faire marcher.
— Oui, qu'est-ce que tu veux, je ne suis pas dans ma meilleure forme.
Elle se tut un long moment. Je l'enveloppais de tendresse, lui caressant l'épaule et déposant de tendres baisers sur le haut de sa tête. Je respirai la fragrance de jasmin de son shampooing. Le contact de mes lèvres sur ses cheveux soyeux m’emplissait de bonheur. Je restai immobile, et profitant de sa chaleur contre moi, je sombrais peu à peu dans une somnolence bienheureuse.
— Merci d'être là... me murmura Charlotte, juste avant de s'assoupir.
Au petit matin, je m'éveillai doucement, sans un bruit et sans bouger. J'étais affalé sur le canapé et Charlotte dormait en travers de moi, sa tête posée sur mon torse et ses jambes mêlées aux miennes. Je sentais sa chaleur contre moi et réalisai soudain que je bandais furieusement. Bien qu'engoncé dans mon pantalon, la bosse qui le déformait était sans ambiguïté.
J'étais confus et un peu désemparé. Si je bougeais, je risquais de la réveiller, et vu sa position, elle ne pourrait manquer de voir mon émoi. Je guettais sa respiration. Elle était toujours lente et régulière. Je tentais de me calmer pour faire redescendre la pression, mais plus j'essayais de penser à autre chose et plus l'image du visage de Charlotte devant mon sexe dressé s'incrustait dans mon cerveau. Fatalement, je sentis ma queue prendre encore plus de vigueur. Je n'étais pas fier et me demandais bien ce que je pouvais faire...
Aux prises avec mes états d'âme, je n'avais pas prêté attention au changement de respiration de Charlotte.
Sans bouger, elle me chuchota doucement :
— Hmmm... Bonjour... Tu es content de me voir on dirait...
— Heu... Bonjour... Oui... Je suis désolé... Heu... Je...
— Hmmm... Bonjour... Tu es content de me voir on dirait...
— Heu... Bonjour... Oui... Je suis désolé... Heu... Je...
Elle rit doucement.
— Ne sois pas gêné, ce n'est pas la première trique du matin que je vois hein.
Après une courte pause, elle poursuivit d'un ton tout à fait innocent.
— Et ça ne te fait pas mal comme ça ?
— Ben, je suis un peu à l'étroit, je t'avoue.
— Ben, je suis un peu à l'étroit, je t'avoue.
Elle posa alors sa main sur ma ceinture et la défit, puis du bout des doigts descendit la braguette en prenant garde de ne pas me toucher le sexe. Je restai immobile, ébahi, n’osant presque plus respirer.
— Bon, te fais pas des idées hein, c'est juste pour libérer la pression.
Mon boxer à l'air libre s'en trouva encore davantage déformé. Je sentais mes joues chauffer. Bien sûr, pour elle, il n'y avait rien de sexuel dans son geste, et elle avait été claire sur le sujet, mais mon excitation n'en était pas moins réelle.
Elle releva un peu la tête pour me regarder, presque avec un air désolé.
— Tu sais, on est amis, je t'aime, mais pas comme ça...
— Je sais, je suis désolé... Je ne maîtrise pas tout... je ne... Je ne veux pas te mettre mal à l'aise... Je... Je ne suis pas venu pour ça.
— Je sais, je suis désolé... Je ne maîtrise pas tout... je ne... Je ne veux pas te mettre mal à l'aise... Je... Je ne suis pas venu pour ça.
Je bafouillais, en proie à des sentiments bouillonnants et contradictoires. Elle avait dit qu'elle m'aimait. Bien sûr nous étions amis et elle ne m'aimait pas autrement, un petit pincement incontrôlé me fit dire que mon inconscient n'aurait pas été contre, mais me voilà définitivement affilié à la Friends Zone. Les gestes de tendresse que nous avions l’un pour l’autre s’étaient fait jusque-là si simplement, sans retenue ni arrière-pensée. Mais tout de même, qui ouvre le pantalon de ses amis pour qu'ils puissent bander à l'aise ?? Elle, visiblement.
Elle me sourit avec un petit air moqueur et charmant. Comme si elle lisait en moi, elle me dit de sa voix douce :
— Tu te poses vraiment trop de questions, mon pauvre Julien. Je suis bien avec toi. Je veux juste pouvoir agir librement, mais sans ambiguïté. Tu penses que tu vas pouvoir gérer ?
— Heu... Oui, je pense. Mais je ne te garantis pas de toujours pouvoir maîtriser les réactions de mon corps...
— Heu... Oui, je pense. Mais je ne te garantis pas de toujours pouvoir maîtriser les réactions de mon corps...
Elle me sourit à nouveau, avec un clin d'œil.
— Ne t'en fais pas pour ça. Bon, puisqu'on est d'accord là-dessus... je vais à la douche.
Elle se leva et, en se dirigeant vers la salle de bain, enleva son t-shirt sans hésitation et le jeta à travers la pièce. Ce fut donc totalement nue qu’elle quitta la pièce. Je ne la quittais pas des yeux, admirant sa chute de reins ondulant et ses petites fesses rebondies tanguant à chacun des pas qu’elle faisait sur la pointe des pieds. Je crus un instant avoir rêvé. Bien sûr, je connaissais parfaitement chaque courbe de son corps grâce au massage, mais nous le pratiquions en maillot de bain. La voir déambuler entièrement nue sous mes yeux me fit tout de même un sacré choc émotionnel. Un choc délicieux qui m'enflamma les sens et la poitrine.
— Mets-toi à l'aise, ça vaut aussi pour toi, agir librement, me lança-t-elle du couloir.
Puis, en riant, elle poursuivit :
— Par contre, je te préviens, si tu salis, tu nettoies.
J'étais scotché. Elle s'imaginait quoi ??! Que j'allais me palucher comme ça sur son canapé ?
Néanmoins, j'en profitai pour ouvrir plus largement mon pantalon et descendre suffisamment mon boxer afin de laisser ma queue respirer au grand air. Je ressentis alors une impérieuse envie naturelle, j'enlevai finalement boxer et pantalon et me rendis aux toilettes dans cette tenue quelque peu inhabituelle.
Assis sur le trône, je finissais de me soulager - oui je me soulage assis, j'évite les accidents quand je suis invité chez une amie. J'allais me remballer lorsque j'entendis, à travers le bruit de l'écoulement de l'eau de la douche, la douce voix de Charlotte gémissant avec une volupté contenue. Mon sang ne fit qu'un tour et sembla se concentrer immédiatement dans ma queue. Je me mis à bander avec une telle soudaineté que j'en fus moi-même surpris.
Ses gémissements s'intensifièrent doucement. Je l'imaginais se caressant sous la douche, la bouche ouverte et la tête penchée. Je me pris à me caresser en l'écoutant... Soudain, je fus pris de remords en repensant à sa question : est-ce que je peux gérer sans ambiguïté ?!
Je repris mes esprits et décidai de la laisser à son plaisir. Je me lavai les mains et tirai la chasse, avant de retourner l'attendre sagement sur le canapé, masquant ma trique persistante avec un coussin.
Quelques minutes plus tard, elle me rejoignit tout sourire, toujours toute nue, une serviette autour des cheveux. Visiblement, la douche et le reste lui avaient fait du bien.
Elle me sonda de son air enjoué :
— Hé ben mon petit Ju, qu'est-ce qu'il y a, tu as l'air tout penaud.
— Heu, Charlotte, il faut que je te dise... Heu... Je suis allé aux toilettes tout à l'heure pendant que tu...
— Ah ça, oui, je sais, j'ai entendu la chasse. Dis donc, tu es venu super vite...
— Quoi ??! Non, pas du tout. Je ne me suis pas... Enfin, je t'ai laissée finir tranquille...
— Hé ben mon petit Ju, qu'est-ce qu'il y a, tu as l'air tout penaud.
— Heu, Charlotte, il faut que je te dise... Heu... Je suis allé aux toilettes tout à l'heure pendant que tu...
— Ah ça, oui, je sais, j'ai entendu la chasse. Dis donc, tu es venu super vite...
— Quoi ??! Non, pas du tout. Je ne me suis pas... Enfin, je t'ai laissée finir tranquille...
Elle me prit gentiment le menton dans sa main, me fixa droit dans les yeux et me dit de sa voix douce :
— Julien, on a dit qu'entre nous on est libre d'agir librement.
— Oui, mais tu as dit : sans ambiguïté...
— Il est mignon. Sans ambiguïté, c'est : tu restes mon ami, pas mon amoureux, tu ne fais pas de crise de jalousie le jour où je te ramène un copain, tu ne me sautes pas dessus même si je suis à poil, et pour les caresses... Bon, là on verra au cas par cas, parce que j'aime vraiment beaucoup quand tu me cajoles, et tes mains sur moi me font tellement de bien.
— Oui, mais tu as dit : sans ambiguïté...
— Il est mignon. Sans ambiguïté, c'est : tu restes mon ami, pas mon amoureux, tu ne fais pas de crise de jalousie le jour où je te ramène un copain, tu ne me sautes pas dessus même si je suis à poil, et pour les caresses... Bon, là on verra au cas par cas, parce que j'aime vraiment beaucoup quand tu me cajoles, et tes mains sur moi me font tellement de bien.
Pas tout à fait sûr d'avoir tout saisi à cet étrange et surprenant arrangement, je m'interrogeai :
— Oui, mais pour tout à l'heure...
— Ben quoi ?! J’étais libre d'avoir envie de me caresser sous la douche et de m'exciter en pensant que tu m'entendrais, tu étais libre de m'écouter, de trouver ça agréable et excitant aussi. Tu étais même libre de te branler en pensant à moi si ça te chantait. Du moment que les points susmentionnés sont respectés.
— Oui, mais pour tout à l'heure...
— Ben quoi ?! J’étais libre d'avoir envie de me caresser sous la douche et de m'exciter en pensant que tu m'entendrais, tu étais libre de m'écouter, de trouver ça agréable et excitant aussi. Tu étais même libre de te branler en pensant à moi si ça te chantait. Du moment que les points susmentionnés sont respectés.
J'acquiesçai en silence, je n’en revenais pas de ce qui se passait, j’avais les idées confuses. Mais au moins cette explication dissipait ma crainte d'avoir enfreint son pacte. Étrangement, je me sentis soudain légitime de bander comme un furieux sous ses yeux, après qu'elle m'eut parlé de sa voix douce et chaude de me branler en pensant à elle.
Je la regardai dans les yeux avec un petit air malicieux :
— Donc si je comprends bien, entre nous on est libre d'agir à notre guise du moment que ça n'affecte pas la liberté de l'autre ?...
— Voiiiila !!
— Voiiiila !!
J'envoyai alors voler le coussin qui me couvrait le sexe à l'autre bout du canapé, laissant apparaître toute l'étendue de mon érection. Charlotte matait sans vergogne ma queue avec un sourire gourmand.
— Donc là, si je ne te demande rien de plus, je peux me caresser en pensant à toi tout en restant dans le cadre de notre accord ?
Je joignis le geste à la parole et commençai à me masturber en forçant un tout petit peu mes gémissements.
Charlotte se rassit dans le fond du canapé pour prendre du recul et m'observer, le sourire aux lèvres. D'une voix tout de même un peu tremblante d'émotion, elle acquiesça.
— Oui... C'est... C'est tout à fait ça.
— Oui... C'est... C'est tout à fait ça.
Mais elle ajouta en riant :
— Sauf que là, c'est moi qui vais devoir gérer... sans ambiguïté... La vache, tu as une belle bite quand même...
Mes allers et retours commençaient sérieusement à m'échauffer les sens. Je la regardais au fond des yeux avec intensité pendant que je m'astiquais avec application.
— Pourquoi « quand même » ?
— Je ne sais pas, après Alex, j'ai cru que les autres bites me décevraient... Mais en fait pas du tout... En tout cas, j'aime bien regarder la tienne.
— Hmmm... Dans ce cas... J'ajoute à notre accord... Ne jamais te retenir de demander quand tu as envie de regarder ma queue.
— Je ne sais pas, après Alex, j'ai cru que les autres bites me décevraient... Mais en fait pas du tout... En tout cas, j'aime bien regarder la tienne.
— Hmmm... Dans ce cas... J'ajoute à notre accord... Ne jamais te retenir de demander quand tu as envie de regarder ma queue.
Elle éclata d'un rire plein d'envie.
— Vendu ! J’adore ce genre de clauses. Je sens qu'on va bien s'amuser.
— Vendu ! J’adore ce genre de clauses. Je sens qu'on va bien s'amuser.
Je fermai les yeux et me remis à imaginer Charlotte sous la douche.
— ... Charlotte... Je crois que je vais avoir cette image de toi te caressant sous la douche un bon moment... Rien que le souvenir de la bande-son me met dans tous mes états.
— Et encore, tu n'as même pas joué les voyeurs. Tu en aurais eu plein les mirettes.
— Et encore, tu n'as même pas joué les voyeurs. Tu en aurais eu plein les mirettes.
Je m'activais de plus en plus fermement. Je ne forçais plus le trait et laissais s'exprimer sans retenue mes soupirs et mes gémissements. Je sentais Charlotte se dandiner à côté de moi, les yeux rivés sur mes va-et-vient, et cela m'excitait terriblement de voir que je lui faisais également de l’effet.
— La vache Julien, tu me donnes chaud.
— ... Et toi donc, Charlotte... Hmmmggnn... CHARLOTTE !!
— Oui, quoi ?
— ... Je crois que je vais...
— Oh oui, merde !!!
— La vache Julien, tu me donnes chaud.
— ... Et toi donc, Charlotte... Hmmmggnn... CHARLOTTE !!
— Oui, quoi ?
— ... Je crois que je vais...
— Oh oui, merde !!!
Charlotte se leva d'un bond, attrapa une boîte de kleenex posée sur un petit meuble et plongea sur le canapé, la boîte en avant, tel un rugbyman marquant un essai. J'eus juste le temps de tirer un mouchoir avant de jouir.
— Pfiouuu, c'était moins une. Encore un peu et tu passais ta journée à nettoyer mon canapé.
— Je... Je suis désolé…
— Bah, y'a pas de mal.
— Je... Je suis désolé…
— Bah, y'a pas de mal.
Puis, sautant du coq à l'âne, elle se rapprocha de moi, les yeux pétillants de malice et de curiosité.
— Alors, c'était bien ??
— Génial, j'ai adoré me masturber devant toi. Quand tu me regardes avec tes yeux de braise, j'imagine des tas de choses... Mais la prochaine fois, il faudra que tu te caresses en même temps, histoire d'en profiter pleinement.
— Génial, j'ai adoré me masturber devant toi. Quand tu me regardes avec tes yeux de braise, j'imagine des tas de choses... Mais la prochaine fois, il faudra que tu te caresses en même temps, histoire d'en profiter pleinement.
Elle m'adressa un sourire et une moue faussement contrariée.
— La prochaine fois ??? Vraiment, tu as l'intention de te branler souvent chez moi ?
— Aussi souvent que tu m'inviteras pour voir ma queue.
— La prochaine fois ??? Vraiment, tu as l'intention de te branler souvent chez moi ?
— Aussi souvent que tu m'inviteras pour voir ma queue.
Et nous éclatâmes de rire de concert.
En une soirée et une matinée, sa tristesse et sa douleur s'étaient dissipées, et notre amitié avait pris une dimension encore plus complice, ludique et sensuelle.
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