Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Mathilde et ses lesbiennes — Chapitre 1 · Noël entre femmes
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteure
Mathilde et ses lesbiennes
Chapitre 1 · Noël entre femmes
(texte garanti 100 % écrit sans aucun recours à l'I.A)
Mon prénom est Charlotte. J'ai 65 ans, j'habite Vincennes, une charmante ville jouxtant l'est de Paris, plutôt peuplée de sympathiques bobos. Je n'ai pas eu d'enfants, mais j'ai parfois vécu en couple, en longue durée ou passagèrement. En ce moment je soigne une récente rupture qui m'a été pénible : Émeline, ma compagne depuis deux ans, m'a quittée pour d'autres aventures, alors que je croyais que notre bonheur durerait encore quelque temps. Mais je n'ai rien vu venir.
Je travaille, heureusement ; ça m'évite de ruminer mes déboires amoureux. Mais dès que je suis seule, je ne peux m'empêcher de repenser à ce que fut ma vie. Je n'en suis pas très fière finalement : des hauts et des bas, des joies et des déceptions, des périodes euphoriques, même ; ou dépressives, au contraire ; et un certain abus des anti-dépresseurs entre deux idylles.
Bref, des montagnes russes, ma vie !
Bref, des montagnes russes, ma vie !
Je n'ai pas de vraies amies à qui parler de tout ça. C'est de ma faute, car j'aurais eu du mal à ne considérer une femme qu'en amitié, sachant que très vite je me serais lassée d'elle si je ne pouvais pas en espérer plus. Les femmes m'attirent, autant sexuellement que sentimentalement, quand elles sont à mon goût bien sûr. Un vrai piège à déceptions, pour moi et ma drôle de personnalité contre laquelle je ne peux pas grand-chose.
J'ai toutefois toujours eu des raisons de ne pas désespérer : je me trouve plutôt jolie et attirante même encore aujourd'hui, je prends soin de mon apparence, je refuse la vulgarité, je ne suis pas trop bête, étant même assez instruite et cultivée. Il y a pire comme profil ! D'ailleurs, après chacune de mes ruptures, décidées ou subies, je n'ai jamais mis longtemps à retrouver l'âme sœur, pour vivre une nouvelle aventure en m'y donnant à fond, corps et âme.
Aujourd'hui, me vient l'envie de tuer le temps, en vous racontant deux aventures qui m'ont particulièrement touchée et marquée. C'était pour l'une en 1980 – j'avais vingt ans – et pour l'autre en 1981 ; j'en avais vingt-et-un.
Aujourd'hui, me vient l'envie de tuer le temps, en vous racontant deux aventures qui m'ont particulièrement touchée et marquée. C'était pour l'une en 1980 – j'avais vingt ans – et pour l'autre en 1981 ; j'en avais vingt-et-un.
Noël entre femmes
Nous sommes à l'automne 1980. Cette année-là, mes parents vont passer Noël et le jour de l'an en amoureux à Montréal, où vit ma grande sœur qu'ils n'ont pas vue depuis deux ans, depuis qu'elle est venue passer les fêtes de 1978 chez eux, à Montreuil, près de chez nous. La pensée d'être seule, sans famille, sans amis, le soir et le jour de Noël me désespère d'avance. Mais je ne leur dit rien, ne voulant pas qu'ils partent le cœur gros en me sachant malheureuse.
– Ne t'en fais pas Maman, rassure-toi Papa ; je vous répète que cette année je peux aller chez Manon pour Noël, et chez Nadia pour le jour de l'an. Donc pas de problème pour moi ; ça me changera un peu, voilà tout ; partez tranquilles et profitez de votre séjour. Embrassez bien tout le monde pour moi. Bisous Papa, bisous Maman…
– Ne t'en fais pas Maman, rassure-toi Papa ; je vous répète que cette année je peux aller chez Manon pour Noël, et chez Nadia pour le jour de l'an. Donc pas de problème pour moi ; ça me changera un peu, voilà tout ; partez tranquilles et profitez de votre séjour. Embrassez bien tout le monde pour moi. Bisous Papa, bisous Maman…
Bien sûr, c'est un horrible mensonge. Personne ne m'a invitée. Ces deux copines de bureau seront en famille, comme il se doit. Et je ne leur ai même pas évoqué cette solitude qui, j'en suis sûre, me pèsera gros sur la patate. Il faudra que je m'achète un stock de mouchoirs en papier…
Mon idée est de passer une annonce dans un hebdomadaire régional gratuit à grand tirage, portant le nom de ‘'Canal Île-de-France''. A cette époque, les réseaux sociaux et les sites de rencontres ne sont pas encore nés. D'ailleurs les gens n'ont pas internet chez eux. On en est encore au minitel.
Dans la rubrique rencontres « femme cherche femme » mon annonce, qui paraîtra chaque semaine de novembre, se présente ainsi : ‘'Femme seule 20 ans, habitant Vincennes, cherche femme, seule aussi, très féminine, pour passer Noël à deux. Écrire au journal, qui transmettra''.
Je me suis voulue exprès laconique et non racoleuse sur la forme, pensant bien que je risque d'avoir beaucoup de réponses farfelues, déplacées, malsaines ou inintéressantes. Et je préfère utiliser cette voie plutôt que le minitel où tout un chacun peut écrire gratuitement n'importe quoi. Chaque courrier qui pourrait m'arriver par le biais du journal aura ainsi été écrit par quelqu'un ayant pris la peine de l'envoyer sous double enveloppe, affranchie chacune, pour qu'il me soit transmis sans que le journal ne puisse le lire. L'expéditrice l'aura timbré, et acceptera d'attendre quelques jours que ma première réponse lui parvienne. Ça me paraît plus sérieux, plus fiable.
Dans la rubrique rencontres « femme cherche femme » mon annonce, qui paraîtra chaque semaine de novembre, se présente ainsi : ‘'Femme seule 20 ans, habitant Vincennes, cherche femme, seule aussi, très féminine, pour passer Noël à deux. Écrire au journal, qui transmettra''.
Je me suis voulue exprès laconique et non racoleuse sur la forme, pensant bien que je risque d'avoir beaucoup de réponses farfelues, déplacées, malsaines ou inintéressantes. Et je préfère utiliser cette voie plutôt que le minitel où tout un chacun peut écrire gratuitement n'importe quoi. Chaque courrier qui pourrait m'arriver par le biais du journal aura ainsi été écrit par quelqu'un ayant pris la peine de l'envoyer sous double enveloppe, affranchie chacune, pour qu'il me soit transmis sans que le journal ne puisse le lire. L'expéditrice l'aura timbré, et acceptera d'attendre quelques jours que ma première réponse lui parvienne. Ça me paraît plus sérieux, plus fiable.
Effectivement, quelque temps après la première parution je reçois en tout quatre réponses, soit une par semaine en moyenne. A mon tour je relance, en donnant cette fois mon numéro de téléphone, fixe à l'époque, car les portables, on ne connaît pas encore ça. Deux femmes seulement m'appellent, vers la mi-novembre. L'une a 25 ans, l'autre 45 ans. On se décrit au téléphone, histoire que chacune puisse imaginer comment est l'autre qu'on a au bout du fil ; et aussi histoire d'entendre sa façon de s'exprimer. De plus j'exigerai que l'inconnue me donne son numéro, de façon à ne pas trop en dire sur moi-même avant d'être sûre que celui qu'elle me donne est le vrai. Car je la rappellerai aussitôt.
Après avoir papoté un peu, à quelques jours d'intervalle, avec chacune de mes deux correspondantes dès réception de leurs réponses, je leur trouve un même intérêt a priori. Je ne sais rien, bien sûr, de l'impression qu'elles ont eue de moi au téléphone, mais je donne la priorité à celle de 25 ans. Je la rencontrerai donc avant la plus âgée. Si elle ne me convient pas, ce sera facile à lui dire que je dois d'abord rencontrer une autre personne avant de me décider. Et si ensuite je ne veux pas donner suite à cette dernière, j'aurai belle de lui inventer ma préférence pour sa ‘'concurrente'', dont l'âge est proche du mien.
Et si aucune ne me convient, peut-être que je serai seule à Noël !
Et si aucune ne me convient, peut-être que je serai seule à Noël !
Le rendez-vous est pris, pour se rencontrer à une terrasse de café en centre ville ; terrasse couverte et chauffée en cette saison fraîche car nous sommes fin novembre, alors sur Paris c'est déjà l'hiver.
En arrivant, un peu avant l'heure, je ne vois aucune femme seule attablée. Ça me va bien d'être en avance ; je pourrai ainsi voir tout de suite son allure générale quand elle arrivera.
Quand je l'aperçois, j'apprécie sa démarche élégante et son allure citadine. Nous étions convenues de porter chacune son sac de la main gauche afin de se repérer. Alors je ne me trompe pas, c'est bien elle qui pousse la porte coulissante de la terrasse. Je me lève aussitôt, pour passer moi aussi la bandoulière de mon sac sur mon épaule gauche, afin qu'à son tour elle me situe sans devoir me chercher. Elle vient m'offrir son sourire franc et sa main tendue.
– Bonjour, je suis Charlotte, me dit-elle en plongeant son regard dans le mien.
Je crois d'emblée qu'elle va pouvoir me plaire. Une intuition, un courant qui passe, il me semble.
– Bonjour, donc moi c'est Mathilde, conclus-je aimablement. On s'assoit ? lui proposé-je en tirant sa chaise pour lui montrer que je suis bien élevée ‘'avec les personnes plus âgées que moi'', comme je lui dis.
Charlotte sourit de bon cœur car elle n'a que cinq ans de plus que moi. Elle souhaite prendre un thé au lait, pour se réchauffer.
– Garçon, deux thés au lait s'il vous plaît. Avec quelques petits gâteaux, merci.
En arrivant, un peu avant l'heure, je ne vois aucune femme seule attablée. Ça me va bien d'être en avance ; je pourrai ainsi voir tout de suite son allure générale quand elle arrivera.
Quand je l'aperçois, j'apprécie sa démarche élégante et son allure citadine. Nous étions convenues de porter chacune son sac de la main gauche afin de se repérer. Alors je ne me trompe pas, c'est bien elle qui pousse la porte coulissante de la terrasse. Je me lève aussitôt, pour passer moi aussi la bandoulière de mon sac sur mon épaule gauche, afin qu'à son tour elle me situe sans devoir me chercher. Elle vient m'offrir son sourire franc et sa main tendue.
– Bonjour, je suis Charlotte, me dit-elle en plongeant son regard dans le mien.
Je crois d'emblée qu'elle va pouvoir me plaire. Une intuition, un courant qui passe, il me semble.
– Bonjour, donc moi c'est Mathilde, conclus-je aimablement. On s'assoit ? lui proposé-je en tirant sa chaise pour lui montrer que je suis bien élevée ‘'avec les personnes plus âgées que moi'', comme je lui dis.
Charlotte sourit de bon cœur car elle n'a que cinq ans de plus que moi. Elle souhaite prendre un thé au lait, pour se réchauffer.
– Garçon, deux thés au lait s'il vous plaît. Avec quelques petits gâteaux, merci.
Charlotte est jolie ; c'est une petite (comme moi) brune (pas comme moi qui suis châtain clair) aux yeux verts, bien faite, ni grosse ni maigre. Je suppose qu'elle fait attention à sa ligne. Je lui en fais même la remarque.
– Oh, je ne mange pas trop de gras, pas trop de sucre, voilà tout, me répond-elle.
– Moi je ne me restreins pas, mais je compense par le tapis de marche en salle. Vous faites du sport, vous ?
– Non je n'en suis pas fan. Je préfère me priver un peu plutôt que transpirer. Mais… on peut se tutoyer, non ?… Mathilde ?
Je ne peux pas résister à la gratifier de mon plus doux sourire.
– Avec plaisir, merci, Charlotte. Vous… tu me parles un peu plus de toi, maintenant qu'on se voit ?
– Oh, je ne mange pas trop de gras, pas trop de sucre, voilà tout, me répond-elle.
– Moi je ne me restreins pas, mais je compense par le tapis de marche en salle. Vous faites du sport, vous ?
– Non je n'en suis pas fan. Je préfère me priver un peu plutôt que transpirer. Mais… on peut se tutoyer, non ?… Mathilde ?
Je ne peux pas résister à la gratifier de mon plus doux sourire.
– Avec plaisir, merci, Charlotte. Vous… tu me parles un peu plus de toi, maintenant qu'on se voit ?
Et Charlotte me déballe les étapes de sa vie, sans me parler du tout de sensualité, encore moins de sexualité évidemment. Mais elle m'en dit assez pour que je pense que c'est une fille bien, de bonne famille, avec des parents professeurs en faculté. Moi, ça me va.
Son regard qui ‘'accroche'' me plaît beaucoup. Je me noie dans le vert de ses yeux. Au bout d'un moment, elle me dévisage de plus près et me dit :
– Eh oui, ils sont aussi verts que les tiens sont bleus… Et très jolis aussi, de plus !
– Merci ; je trouve les tiens très beaux, c'est vrai, et très rieurs.
Fichtre ! On en est déjà à des compliments sur le physique ! Mais ça reste très courtois, si bien que je ne peux pas imaginer un instant en Charlotte la jeune femme sexuellement explosive que je découvrirai bientôt.
Son regard qui ‘'accroche'' me plaît beaucoup. Je me noie dans le vert de ses yeux. Au bout d'un moment, elle me dévisage de plus près et me dit :
– Eh oui, ils sont aussi verts que les tiens sont bleus… Et très jolis aussi, de plus !
– Merci ; je trouve les tiens très beaux, c'est vrai, et très rieurs.
Fichtre ! On en est déjà à des compliments sur le physique ! Mais ça reste très courtois, si bien que je ne peux pas imaginer un instant en Charlotte la jeune femme sexuellement explosive que je découvrirai bientôt.
Charlotte et moi, en cette saison froide, sommes habillées plutôt chaudement, sous des pulls et des pantalons dont l'épaisseur nous empêche pour l'instant d'aviser mutuellement nos formes. Mais je suis sûre que dans des tenues plus légères Charlotte doit être très agréable à regarder. Nous en venons aux raisons qui nous poussent, elle et moi, à devoir chercher une compagnie. Sa solitude à elle est due, m'explique-t-elle, à son rejet par sa famille qui n'accepte pas de se voir priver de descendance de sang, du fait de son homosexualité.
– Pourtant tu vis seule en ce moment, tu m'as dit. Tu ne risques donc pas de venir passer Noël chez eux avec une fille ?
– Non, Charlotte, mais rien que savoir ce que je fais avec les femmes, ça les dégoûte, y a pas d'autre mot…
– Oh ma pauvre. C'est horrible…Je compatis sincèrement à ta peine. Pour moi rien ne peut justifier le bannissement de sa propre fille, même si son statut sexuel ne plaît pas à la famille !
– Si ! L'intolérance, rétorque Charlotte.
– Pourtant tu vis seule en ce moment, tu m'as dit. Tu ne risques donc pas de venir passer Noël chez eux avec une fille ?
– Non, Charlotte, mais rien que savoir ce que je fais avec les femmes, ça les dégoûte, y a pas d'autre mot…
– Oh ma pauvre. C'est horrible…Je compatis sincèrement à ta peine. Pour moi rien ne peut justifier le bannissement de sa propre fille, même si son statut sexuel ne plaît pas à la famille !
– Si ! L'intolérance, rétorque Charlotte.
Le sujet étant abordé, j'essaie de le creuser un peu plus :
– Tu a toujours été comme ça, ou bien c'est un changement de cap qu'une rencontre ou une envie t'ont fait ressentir ?
– Par jeu, dirai-je, la première fois… me répond Charlotte. Il y a deux ans, une copine que j'aimais bien - comme copine, sans plus - en pinçait pour moi ; elle me l'avait avoué. Et à un moment où j'étais sans copain, elle en avait profité pour essayer de me convaincre qu'elle saurait... ‘'s'occuper de moi'', comme elle prétendait. « Tu peux pas rester à te faire du bien toute seule, me disait-elle en permanence… » jusqu'à ce que j'essaie de voir - par jeu je dis bien, et par curiosité je le reconnais - ce qu'elle pourrait me faire ressentir. Sa recette était convaincante : « tu t'allonges, tu fermes les yeux, tu me laisses faire, et tu me donnes tes impressions après. Je ne te demande rien pour moi. Tu restes passive ».
– Et alors ? Après ?…
– Elle a tenu sa promesse, en me donnant beaucoup de plaisir, je dois l'admettre.
– Tu a toujours été comme ça, ou bien c'est un changement de cap qu'une rencontre ou une envie t'ont fait ressentir ?
– Par jeu, dirai-je, la première fois… me répond Charlotte. Il y a deux ans, une copine que j'aimais bien - comme copine, sans plus - en pinçait pour moi ; elle me l'avait avoué. Et à un moment où j'étais sans copain, elle en avait profité pour essayer de me convaincre qu'elle saurait... ‘'s'occuper de moi'', comme elle prétendait. « Tu peux pas rester à te faire du bien toute seule, me disait-elle en permanence… » jusqu'à ce que j'essaie de voir - par jeu je dis bien, et par curiosité je le reconnais - ce qu'elle pourrait me faire ressentir. Sa recette était convaincante : « tu t'allonges, tu fermes les yeux, tu me laisses faire, et tu me donnes tes impressions après. Je ne te demande rien pour moi. Tu restes passive ».
– Et alors ? Après ?…
– Elle a tenu sa promesse, en me donnant beaucoup de plaisir, je dois l'admettre.
Charlotte m'explique ensuite qu'elle a peu à peu préféré les filles aux garçons, jusqu'à vouloir recevoir son plaisir uniquement par les femmes.
– Mais je ne me sens pas encore une vraie lesbienne, tu sais…
– Ah bon ? Comment ça ?
– Je me trouve très empotée quand j'essaie d'être ‘'active'' avec les femmes. Souvent je n'ose pas bien, tu vois…
J'avance encore mon pion :
– Tu ne sais pas les faire jouir ?
– J'y arrive, si.. mais qu'avec les doigts. Je n'ose pas…
– ...lécher ?
Charlotte me semble un peu choquée. Alors je rectifie.
– Excuse-moi, je ne voulais pas parler si crûment, Charlotte.
– Non, c'est moi, je suis un peu bête. Eh oui, c'est une caresse qui m'impressionne. Je suis un drôle de cas, hein ?
Je lui souris, parce que je ne veux pas qu'elle se bloque, après son aveu si touchant par sa sincérité. Sa sexualité me pose question, suite à sa franchise, c'est vrai. Mais Charlotte me tente bien quand même, sans le faire exprès. Surtout que je suis très patiente en amour. Ho ! Pourquoi je parle d'amour, moi ?! Déjà ? Non...
– Mais je ne me sens pas encore une vraie lesbienne, tu sais…
– Ah bon ? Comment ça ?
– Je me trouve très empotée quand j'essaie d'être ‘'active'' avec les femmes. Souvent je n'ose pas bien, tu vois…
J'avance encore mon pion :
– Tu ne sais pas les faire jouir ?
– J'y arrive, si.. mais qu'avec les doigts. Je n'ose pas…
– ...lécher ?
Charlotte me semble un peu choquée. Alors je rectifie.
– Excuse-moi, je ne voulais pas parler si crûment, Charlotte.
– Non, c'est moi, je suis un peu bête. Eh oui, c'est une caresse qui m'impressionne. Je suis un drôle de cas, hein ?
Je lui souris, parce que je ne veux pas qu'elle se bloque, après son aveu si touchant par sa sincérité. Sa sexualité me pose question, suite à sa franchise, c'est vrai. Mais Charlotte me tente bien quand même, sans le faire exprès. Surtout que je suis très patiente en amour. Ho ! Pourquoi je parle d'amour, moi ?! Déjà ? Non...
Après deux heures de conversation, pas plus, je sais parfaitement que c'est avec elle que je veux partager ce noël qui arrive à grands pas. Et je n'hésite pas à le lui dire, avec beaucoup de souplesse.
– Peu importe, je crois bien que ça me plairait de passer Noël avec toi, Charlotte, si ça te tente aussi, bien sûr. Tu sais, dans mon cas, j'ai toujours eu une attirance exclusive pour les femmes, depuis toute petite. Oh je ne faisais rien de mal, avec personne, mais quand je me projetais dans l'avenir, je ne m'imaginais pas vivre en couple autrement qu'avec une copine que j'aimerais fort, tout simplement, sans calculer ce qu'une telle vie impliquerait, notamment le fait de partager le même lit. Car en ce temps-là je ne savais pas encore qu'un lit ça ne servait pas qu'à dormir !
– Peu importe, je crois bien que ça me plairait de passer Noël avec toi, Charlotte, si ça te tente aussi, bien sûr. Tu sais, dans mon cas, j'ai toujours eu une attirance exclusive pour les femmes, depuis toute petite. Oh je ne faisais rien de mal, avec personne, mais quand je me projetais dans l'avenir, je ne m'imaginais pas vivre en couple autrement qu'avec une copine que j'aimerais fort, tout simplement, sans calculer ce qu'une telle vie impliquerait, notamment le fait de partager le même lit. Car en ce temps-là je ne savais pas encore qu'un lit ça ne servait pas qu'à dormir !
Le courant avec Charlotte est tellement bien passé entre nous que je lui dévoile dès maintenant mon projet pour les 24 et 25 décembre chez moi.
– On pourrait se retrouver le 24 en après-midi, et aller faire nos courses pour le réveillon du vendredi et pour le samedi de Noël. Et le dimanche on pourrait se faire un resto le midi, et grignoter devant la télé le soir. Moi je reprends le boulot le lundi matin. Et toi ?
– Moi aussi, me précise Charlotte. Ton plan me paraît bien. Et on partagerait les dépenses, j'y tiens, ajoute-t-elle.
– Je ne veux pas te donner l'impression que je t'achète, tu sais. Alors d'accord, on ferait comme ça.
– On pourrait se retrouver le 24 en après-midi, et aller faire nos courses pour le réveillon du vendredi et pour le samedi de Noël. Et le dimanche on pourrait se faire un resto le midi, et grignoter devant la télé le soir. Moi je reprends le boulot le lundi matin. Et toi ?
– Moi aussi, me précise Charlotte. Ton plan me paraît bien. Et on partagerait les dépenses, j'y tiens, ajoute-t-elle.
– Je ne veux pas te donner l'impression que je t'achète, tu sais. Alors d'accord, on ferait comme ça.
Nous n'avons pas vu le temps passer à cette terrasse. C'est donc bon signe ; on devrait bien s'entendre et passer un joyeux Noël, sympathique, et je l'espère... très agréable si affinités !
Je pourrais bien sûr me montrer pressée à vouloir absolument séduire Charlotte, mais compte tenu de ce qu'elle m'a raconté sur son manque de confiance en elle-même dans les relations saphiques qu'elle a pu avoir, je préfère m'en tenir à la raison majeure qui ma fait agir : la peur de ma solitude à Noël. Je me raisonne en pensant que si des choses sont pour se passer entre nous, dans trois ou quatre semaines il sera toujours temps de les vivre. Et même mieux, l'attente aura peut-être pu rendre Charlotte plus demandeuse qu'aujourd'hui. Ne resterait alors pour moi qu'à faire reculer ses craintes.
Je pourrais bien sûr me montrer pressée à vouloir absolument séduire Charlotte, mais compte tenu de ce qu'elle m'a raconté sur son manque de confiance en elle-même dans les relations saphiques qu'elle a pu avoir, je préfère m'en tenir à la raison majeure qui ma fait agir : la peur de ma solitude à Noël. Je me raisonne en pensant que si des choses sont pour se passer entre nous, dans trois ou quatre semaines il sera toujours temps de les vivre. Et même mieux, l'attente aura peut-être pu rendre Charlotte plus demandeuse qu'aujourd'hui. Ne resterait alors pour moi qu'à faire reculer ses craintes.
Mais je n'oublie pas la seconde femme avec qui j'ai parlé au téléphone. Ne serait-ce que par correction, je tiens à la rencontrer. Nous situons le rendez-vous à la même terrasse, celle où j'ai rencontré Charlotte il y a huit jours.
Cette dame s'appelle Aline. Vingt-cinq ans de plus que moi, assez jolie et ouverte au dialogue. Nous nous confions les petits secrets de nos vies. Je comprends clairement qu'elle est comme moi depuis toujours. C'est sa nature d'aimer les femmes, pas un remède contre une déception des hommes qui l'aurait poussée à tenter autre chose par curiosité. Non, c'est viscéral chez elle.
Je vois bien que j'ai l'avantage de ma jeunesse, bien qu'Aline soit très agréable à regarder, elle aussi. Je préférerais presque trouver en elle une femme quelconque, voire un peu masculine, envers qui j'aurais moins de scrupules à ne pas donner suite ; mais non, elle est très féminine, tout à fait conforme au souhait que j'avais exprimé dans mon annonce malgré son âge.
Alors que faire ?
Avec elle aussi le temps paraît passer très vite, sans que sa conversation ne me lasse. Je vois bien à ses regards appuyés et à ses fréquents sourires à mon endroit que je ne lui suis pas indifférente. Alors je profite d'une phrase qu'Aline me lance pour improviser une proposition bis, tout en lui expliquant que finalement mon choix est fait : c'est avec une fille de mon âge que je décide de passer Noël.
– J'admets que je pourrais être votre mère, me dit-elle. J'ai l'âge que j'ai, que voulez-vous ; et je comprendrais que ça vous chagrine, Mathilde.
– C'est vrai qu'a priori, je cherchais quelqu'un de mon âge. Car vous comprenez bien sans doute, que la relation que je cherche n'est pas qu'amicale. J'aimerais un peu plus que ça.
– C'est bien comme ça que je vous avais lue entre les lignes, ou plutôt « entre les mots » de votre annonce. Et c'est ma recherche également, oui.
Cette dame s'appelle Aline. Vingt-cinq ans de plus que moi, assez jolie et ouverte au dialogue. Nous nous confions les petits secrets de nos vies. Je comprends clairement qu'elle est comme moi depuis toujours. C'est sa nature d'aimer les femmes, pas un remède contre une déception des hommes qui l'aurait poussée à tenter autre chose par curiosité. Non, c'est viscéral chez elle.
Je vois bien que j'ai l'avantage de ma jeunesse, bien qu'Aline soit très agréable à regarder, elle aussi. Je préférerais presque trouver en elle une femme quelconque, voire un peu masculine, envers qui j'aurais moins de scrupules à ne pas donner suite ; mais non, elle est très féminine, tout à fait conforme au souhait que j'avais exprimé dans mon annonce malgré son âge.
Alors que faire ?
Avec elle aussi le temps paraît passer très vite, sans que sa conversation ne me lasse. Je vois bien à ses regards appuyés et à ses fréquents sourires à mon endroit que je ne lui suis pas indifférente. Alors je profite d'une phrase qu'Aline me lance pour improviser une proposition bis, tout en lui expliquant que finalement mon choix est fait : c'est avec une fille de mon âge que je décide de passer Noël.
– J'admets que je pourrais être votre mère, me dit-elle. J'ai l'âge que j'ai, que voulez-vous ; et je comprendrais que ça vous chagrine, Mathilde.
– C'est vrai qu'a priori, je cherchais quelqu'un de mon âge. Car vous comprenez bien sans doute, que la relation que je cherche n'est pas qu'amicale. J'aimerais un peu plus que ça.
– C'est bien comme ça que je vous avais lue entre les lignes, ou plutôt « entre les mots » de votre annonce. Et c'est ma recherche également, oui.
Et là je lance ma proposition de « plan B » :
– Que penseriez-vous de passer le jour de l'an ensemble ? Chez moi. Sait-on jamais, les attirances, les préférences, on ne peut jamais les prévoir. Moi je sais par exemple que ma première copine, je n'ai été amoureuse d'elle que six mois après l'avoir rencontrée.
Aline me sourit, muette un moment, après quoi elle se reprend :
– J'avais prévu de faire le réveillon avec des amis, hommes et femmes. Mais je peux me décommander ; ils comprendraient, sachant que je recherche une nouvelle relation suivie pour sortir de ma solitude, et aimer de nouveau quelqu'un. C'est important, d'aimer. C'est dur de vivre sans amour à partager. Même seulement à donner, ça réchauffe déjà le cœur ; c'est bon pour le moral, d'avoir à conquérir l'autre dans ce cas, non ?
– Je suis complètement d'accord !
Je propose à Aline, qui accepte, de reprendre contact après Noël pour qu'on s'organise une belle St-Sylvestre et un beau jour de l'an ensemble. Elle me suit dans cette idée.
– Marché conclu, me confirme-t-elle.
On se quitte provisoirement en se faisant la bise. Je peux alors savourer l'odeur de son parfum. Aline est une femme élégante à l'allure délicieusement bourgeoise, je dois dire. Je crois que je fais bien, en voulant absolument la connaître mieux elle aussi.
– Que penseriez-vous de passer le jour de l'an ensemble ? Chez moi. Sait-on jamais, les attirances, les préférences, on ne peut jamais les prévoir. Moi je sais par exemple que ma première copine, je n'ai été amoureuse d'elle que six mois après l'avoir rencontrée.
Aline me sourit, muette un moment, après quoi elle se reprend :
– J'avais prévu de faire le réveillon avec des amis, hommes et femmes. Mais je peux me décommander ; ils comprendraient, sachant que je recherche une nouvelle relation suivie pour sortir de ma solitude, et aimer de nouveau quelqu'un. C'est important, d'aimer. C'est dur de vivre sans amour à partager. Même seulement à donner, ça réchauffe déjà le cœur ; c'est bon pour le moral, d'avoir à conquérir l'autre dans ce cas, non ?
– Je suis complètement d'accord !
Je propose à Aline, qui accepte, de reprendre contact après Noël pour qu'on s'organise une belle St-Sylvestre et un beau jour de l'an ensemble. Elle me suit dans cette idée.
– Marché conclu, me confirme-t-elle.
On se quitte provisoirement en se faisant la bise. Je peux alors savourer l'odeur de son parfum. Aline est une femme élégante à l'allure délicieusement bourgeoise, je dois dire. Je crois que je fais bien, en voulant absolument la connaître mieux elle aussi.
Pour les fêtes, je vivrai donc deux aventures à une semaine de distance, ce qui est plus que je ne l'espérais ! D'avance, je remercie la chance. En attendant, je garderai le contact par téléphone avec mes deux nouvelles amies. Par ailleurs, comme Charlotte m'a bien dit qu'elle serait en boîte avec des tas d'amis la nuit de la St-Sylvestre, ce qui suppose qu'elle dormira une bonne partie de la journée du 1er janvier. Alors je n'aurai aucun scrupule ni aucune gêne à tuer ma solitude avec Aline ces deux jours-là. Je dis bien ces « deux » jours parce que je suis sûre qu'elle ne se fera pas prier pour dormir avec moi. Tout au moins… : partager mon lit !
**********************
24 décembre.
En après-midi, j'ai rendez-vous avec Charlotte à 15h devant le supermarché à la sortie de Vincennes. Ma nouvelle amie y est venue en bus, pour éviter d'avoir à se garer en ville où les places sont chères parce que rares. Elle tient un sac de voyage, genre sac-polochon, que je place dans mon coffre.
– C'est mes petites affaires pour le week-end, m'explique-t-elle.
Nous sommes toutes deux ravies de nous revoir. Dans les allées du magasin, nous jouons comme des gamines à pousser le caddie ensemble en courant et en rigolant sans vergogne. Charlotte et moi, qui finissons par avoir trop chaud à force de nous agiter, défaisons alors nos anoraks et les posons sur la poignée du chariot.
C'est là que j'ai un réel premier aperçu sur les formes de Charlotte. Sous son pull pas trop épais, je devine sa poitrine, de taille moyenne et bien en place. Son ventre est plat, son pantalon moule parfaitement ses fesses. Je ne suis pas déçue ! Et quand je la vois la scruter en affichant un rictus admiratif, je suis sûre que Charlotte apprécie ma silhouette.
24 décembre.
En après-midi, j'ai rendez-vous avec Charlotte à 15h devant le supermarché à la sortie de Vincennes. Ma nouvelle amie y est venue en bus, pour éviter d'avoir à se garer en ville où les places sont chères parce que rares. Elle tient un sac de voyage, genre sac-polochon, que je place dans mon coffre.
– C'est mes petites affaires pour le week-end, m'explique-t-elle.
Nous sommes toutes deux ravies de nous revoir. Dans les allées du magasin, nous jouons comme des gamines à pousser le caddie ensemble en courant et en rigolant sans vergogne. Charlotte et moi, qui finissons par avoir trop chaud à force de nous agiter, défaisons alors nos anoraks et les posons sur la poignée du chariot.
C'est là que j'ai un réel premier aperçu sur les formes de Charlotte. Sous son pull pas trop épais, je devine sa poitrine, de taille moyenne et bien en place. Son ventre est plat, son pantalon moule parfaitement ses fesses. Je ne suis pas déçue ! Et quand je la vois la scruter en affichant un rictus admiratif, je suis sûre que Charlotte apprécie ma silhouette.
Mais nous avons à faire nos courses, à remplir le caddie : chez le traiteur, des St-Jacques cuisinées qu'il suffira de réchauffer au micro-ondes, du foie gras, un beau poulet, un rôti dans le filet, des desserts glacés, vins et champagne divers et assortis aux plats. Au dernier moment, pour qu'ils restent bien au froid, on prendra des fruits de mer joliment présentés en plateau sur leur lit de glace. Les huîtres seront de la fête. Nous voilà parées pour le réveillon et les deux jours qui le suivront.
Heureusement qu'il y a l'ascenseur et un parking souterrain dans mon immeuble de centre ville, au troisième étage duquel j'habite un charmant deux-pièces !
Nous répartissons nos victuailles entre frigo et placards.
Puis un passage aux toilettes s'impose (ah, ces filles!).
Nous prenons une paire d'heure pour descendre visiter le marché de Noël qui se tient près de la mairie, en plein centre. Beaucoup de jolis chalets très bien décorés, tout brille, tout flashe. Nous goûtons des friandises proposées par les commerçants, dans les odeurs de châtaignes grillées, de chouchous caramélisés et de beignets frits. Étonnée, à la faveur d'un arrêt devant le stand ‘'choucroute et cochonnailles'', je sens le bras de Charlotte passer sous le mien.
– Ça sent bon, ça donne fin, me dit-elle en se serrant bien contre moi.
On se sourit d'un air complice. Je propose qu'on aille plutôt boire un bon chocolat chaud au café du coin. En chemin, je profite du geste amical - ou affectueux ? - de Charlotte pour lui prendre la main, ce que mine de rien elle accepte, sans même me regarder ni me sourire pour me signifier son accord. Juste en quittant la zone du marché, quand il y a moins de monde, je prends deux secondes pour lui faire un simple bisou sur la joue.
– Rien de plus, car tu es froide, lui dis-je.
– Ah, tu parles de ma joue, là ?… rétorque-t-elle du tac au tac, avec un drôle de regard oblique.
Je comprends son sous-entendu et lui souris. Nos mains se serrent un peu plus, maintenant bien réchauffées l'une dans l'autre.
Nous nous attardons devant les délicieuses boissons chaudes du maître chocolatier chez qui tout le monde se bouscule. Mais je finis par voir l'heure tourner...
– Bon, on rentre, Charlotte ? Faut se préparer, et faire une belle table ; j'y tiens.
Nous répartissons nos victuailles entre frigo et placards.
Puis un passage aux toilettes s'impose (ah, ces filles!).
Nous prenons une paire d'heure pour descendre visiter le marché de Noël qui se tient près de la mairie, en plein centre. Beaucoup de jolis chalets très bien décorés, tout brille, tout flashe. Nous goûtons des friandises proposées par les commerçants, dans les odeurs de châtaignes grillées, de chouchous caramélisés et de beignets frits. Étonnée, à la faveur d'un arrêt devant le stand ‘'choucroute et cochonnailles'', je sens le bras de Charlotte passer sous le mien.
– Ça sent bon, ça donne fin, me dit-elle en se serrant bien contre moi.
On se sourit d'un air complice. Je propose qu'on aille plutôt boire un bon chocolat chaud au café du coin. En chemin, je profite du geste amical - ou affectueux ? - de Charlotte pour lui prendre la main, ce que mine de rien elle accepte, sans même me regarder ni me sourire pour me signifier son accord. Juste en quittant la zone du marché, quand il y a moins de monde, je prends deux secondes pour lui faire un simple bisou sur la joue.
– Rien de plus, car tu es froide, lui dis-je.
– Ah, tu parles de ma joue, là ?… rétorque-t-elle du tac au tac, avec un drôle de regard oblique.
Je comprends son sous-entendu et lui souris. Nos mains se serrent un peu plus, maintenant bien réchauffées l'une dans l'autre.
Nous nous attardons devant les délicieuses boissons chaudes du maître chocolatier chez qui tout le monde se bouscule. Mais je finis par voir l'heure tourner...
– Bon, on rentre, Charlotte ? Faut se préparer, et faire une belle table ; j'y tiens.
Mais à peine après avoir refermé la porte de l'appartement, je craque. Je serre aussitôt Charlotte dans mes bras, frotte deux ou trois fois mon nez sur le sien puis tends mes lèvres pour les poser sur sa bouche. Elle m'enlace aussi, mais ce n'est pas encore pour accepter un vrai et profond baiser, car Charlotte se monte encore réticente, fermée ; mais c'est déjà plus qu'un bisou. Je n'insiste pas, on s'en tient donc à un ‘'bisou sur les lèvres'', insatisfaisant pour moi, certes, mais encourageant tout de même. Car je viens de lui donner un très furtif petit coup de langue. Elle affiche un air outré.
– Oh ! proteste-t-elle sèchement, et faussement, faisant vite suivre ce ‘'oh'' d'un léger sourire.
– Oh ! proteste-t-elle sèchement, et faussement, faisant vite suivre ce ‘'oh'' d'un léger sourire.
Je suis pourtant la plus jeune des deux, mais je sais bien que c'est à moi de guider Charlotte vers ce que ce soir et cette nuit j'aimerais lui donner, et obtenir d'elle. Je suis heureuse dans ma tête. Nous accrochons nos anoraks au porte-manteau.
– Tu as remonté mon sac du coffre, Mathilde ? Je ne le vois pas.
– Oui c'est moi qui l'avais. Il est sur le lit. Si tu as besoin de la salle de bain, vas-y maintenant. Moi je prépare la table. J'irai après toi. Sers-toi de ce que tu trouveras ; tout est propre.
Il faut dire que j'ai fait le grand ménage toute la matinée. J'ai astiqué, frotté, aspiré, fait briller, changé les serviettes… Car je voulais recevoir mon invitée dignement.
– Tu as remonté mon sac du coffre, Mathilde ? Je ne le vois pas.
– Oui c'est moi qui l'avais. Il est sur le lit. Si tu as besoin de la salle de bain, vas-y maintenant. Moi je prépare la table. J'irai après toi. Sers-toi de ce que tu trouveras ; tout est propre.
Il faut dire que j'ai fait le grand ménage toute la matinée. J'ai astiqué, frotté, aspiré, fait briller, changé les serviettes… Car je voulais recevoir mon invitée dignement.
Pendant que je dispose la nappe blanche, les chandeliers en étain, les boules et les guirlandes, j'entends l'eau de la douche couler, puis le souffle du sèche-cheveux. Mais Charlotte met encore un bon quart d'heure pour sortir de la salle d'eau. Et là, je suis clouée sur place face à elle qui prend la pose dans le séjour, en me souriant comme une cabotine salue son public.
– Ça va comme ça ?
Les yeux écarquillés, bouche bée, un torchon à la main, je mets un certain temps à lui répondre :
– Ah ben… je ne vois pas comment ça pourrait ne pas aller ! Ma-gni-fique, Charlotte ; superbe !
– Ça va comme ça ?
Les yeux écarquillés, bouche bée, un torchon à la main, je mets un certain temps à lui répondre :
– Ah ben… je ne vois pas comment ça pourrait ne pas aller ! Ma-gni-fique, Charlotte ; superbe !
Je la vois heureuse de me plaire à ce point. Moi, j'étais loin de la penser aussi belle et élégante ! Elle porte une robe noire de soirée descendant à mi-cuisse et fendue sur le côté. En haut, ses bretelles fines font ressortir ses jolies épaules. Charlotte se tournant pour me le montrer, j'admire son ‘'dos nu'', très beau et pas provocant ; rien de vulgaire. J'en conclus cependant qu'elle n'a pas de soutien-gorge. Mais comme sa poitrine semble se maintenir sans, je devine combien elle doit être ferme. Rien ne tombe. Je suis sûr, maintenant, que ses seins sont de taille moyenne, comme je l'avais présumé lors de nos rigolades au supermarché. Son ventre est parfaitement plat. Et de profil, sous sa chute de reins cambrée à la perfection, ses petites fesses bien rondes invitent aux caresses. Son bas-ventre creuse, au niveau de son entrecuisse, laissant espérer une zone vulvaire aussi accessible par devant que par derrière, une morphologie des plus adaptées au face sitting, ce bonheur dont je m'imagine déjà profiter ; à condition que Charlotte se laisse aller, ce qui semble loin d'être gagné.
Ses souliers à talons noirs, assortis à sa robe, ajoutent au galbe de ses jambes gainées de bas fins couleur chair. Son léger maquillage accentue la beauté de ses yeux, les ondulations de sa chevelure qui lui couvre les épaules me font rêver. Merci à l'inventeur du sèche-cheveux ! Magnifique ! Charlotte pourrait postuler aux Miss France, si elle faisait plus que ses 165cm. Ce qui heureusement pour moi est à peu près ma taille. Je l'enlace encore une fois puis je perds mon visage sous ses cheveux pour lui faire de doux baisers dans le cou qui lui font fermer les yeux, tandis que je lui caresse la nuque sans la décoiffer.
– Que tu es belle, Charlotte ! Je ne pouvais pas rêver mieux.
– Que tu es belle, Charlotte ! Je ne pouvais pas rêver mieux.
Sans rien me dire, à son tour elle m'embrasse, mais sur le front et la joue. Alors là je reprends confiance en moi, me disant que ce ne serait pas humain de m'attirer ainsi dans ses filets, pour ensuite me laisser sur ma faim. Elle ne peut pas ignorer qu'à un moment je vais lui dire dire que j'ai envie d'elle, c'est évident. Une fois la table préparée, vers 20 heures, je vais prendre des affaires dans ma chambre avant de passer dans la salle d'eau.
M'apercevant que Charlotte a laissé son sac là, la tentation est trop grande, et la porte trop bien fermée à clé ! Alors je fouille vite au fond du sac… Bingo, sa culotte de la journée est là, un peu humide de sa transpiration. Je la porte à mon nez, que je colle sur l'endroit légèrement taché où a suinté son sexe, et inspire profondément, mais lentement pour bien en profiter. Je suis sûre que chez un homme ça le ferait bander instantanément. Mais chez moi, je sens tout de suite une moiteur envahir mes chairs. Hmm c'est divin ! Je me ferais bien jouir mais ça ne serait pas raisonnable, je n'ai pas le temps ; je dois me calmer et penser à autre chose tout de suite. Je remets la culotte sale en place.
M'apercevant que Charlotte a laissé son sac là, la tentation est trop grande, et la porte trop bien fermée à clé ! Alors je fouille vite au fond du sac… Bingo, sa culotte de la journée est là, un peu humide de sa transpiration. Je la porte à mon nez, que je colle sur l'endroit légèrement taché où a suinté son sexe, et inspire profondément, mais lentement pour bien en profiter. Je suis sûre que chez un homme ça le ferait bander instantanément. Mais chez moi, je sens tout de suite une moiteur envahir mes chairs. Hmm c'est divin ! Je me ferais bien jouir mais ça ne serait pas raisonnable, je n'ai pas le temps ; je dois me calmer et penser à autre chose tout de suite. Je remets la culotte sale en place.
Me doutant que Charlotte doit ne porter que du noir sous sa robe, je joue sur le contraste en choisissant une robe rose un peu plus courte que la sienne, et des sous-vêtements blancs en dentelle. Ayant à mon avis plus de poitrine que Charlotte, je n'ai pas oublié de mettre un soutien-gorge. Et j'ai accroché de beaux et très fins bas blancs à mon porte-jarretelles rose ; rose comme mes escarpins.
Quand je suis prête, revenant au salon, je laisse Charlotte me complimenter à son tour :
– Hmm… Parfaite aussi, mon amie ! me lance-t-elle. On dit que l'habit ne fait pas le moine, mais c'est faux, surtout chez les dames, au sujet desquelles je dirais même que ‘'l'habit fait la femme'' !
Quand je suis prête, revenant au salon, je laisse Charlotte me complimenter à son tour :
– Hmm… Parfaite aussi, mon amie ! me lance-t-elle. On dit que l'habit ne fait pas le moine, mais c'est faux, surtout chez les dames, au sujet desquelles je dirais même que ‘'l'habit fait la femme'' !
Champagne en apéro, foie gras, huîtres et tutti quanti… Le repas se passe bien. J'ai mis une musique douce en fond sonore. Charlotte et moi échangeons des regards souriants, et des mots parfois à double sens.
Mais ce sont des mots tout à fait clairs à comprendre, que je me décide à lui dire, en fin de repas, au moment où, vers 21 heures, nous prenons le café, côte à côte dans le canapé. Éblouie par la beauté de Charlotte, je n'en peux plus. Quelque peu excitée par les deux ou trois verres de bon vin bus pendant le dîner, je me lance :
– J'ai envie de toi, Charlotte ; envie de te faire l'amour.
Puis je l'observe. Elle se tait un long moment qui me paraît une éternité, fait glisser ses mains sur ses cuisses au-dessus de sa robe, se mordille les lèvres et finit par tourner sa tête vers moi.
– Que veux-tu Mat' ? Qu'on aille sur le lit ?
Mais ce sont des mots tout à fait clairs à comprendre, que je me décide à lui dire, en fin de repas, au moment où, vers 21 heures, nous prenons le café, côte à côte dans le canapé. Éblouie par la beauté de Charlotte, je n'en peux plus. Quelque peu excitée par les deux ou trois verres de bon vin bus pendant le dîner, je me lance :
– J'ai envie de toi, Charlotte ; envie de te faire l'amour.
Puis je l'observe. Elle se tait un long moment qui me paraît une éternité, fait glisser ses mains sur ses cuisses au-dessus de sa robe, se mordille les lèvres et finit par tourner sa tête vers moi.
– Que veux-tu Mat' ? Qu'on aille sur le lit ?
Surprise, tremblante, je pose ma tasse sur la table basse, me lève du canapé, puis lui prend la main. Charlotte me suit dans la chambre, où pour notre confort le radiateur réchauffe la pièce depuis que nous sommes arrivées.
Je l'enlace quand nous sommes encore debout près du lit. Je ne veux plus perdre de temps dans des palabres. Mes gestes seront mes mots, qu'elle comprendra. J'enlace Charlotte et la serre très fort. Cette fois-ci, elle accepte mon baiser, en entrouvrant sa bouche. J'y engouffre vite ma langue pour jouer avec la sienne avant qu'elle ne la rentre. Mais ma crainte est infondée. Charlotte embrasse très bien, je sens mes premiers frissons, et le suintement qui me reprend, sous ma culotte. J'espère qu'il en est de même pour elle ; c'est tellement bon de se sentir humide entre les cuisses !
Je l'enlace quand nous sommes encore debout près du lit. Je ne veux plus perdre de temps dans des palabres. Mes gestes seront mes mots, qu'elle comprendra. J'enlace Charlotte et la serre très fort. Cette fois-ci, elle accepte mon baiser, en entrouvrant sa bouche. J'y engouffre vite ma langue pour jouer avec la sienne avant qu'elle ne la rentre. Mais ma crainte est infondée. Charlotte embrasse très bien, je sens mes premiers frissons, et le suintement qui me reprend, sous ma culotte. J'espère qu'il en est de même pour elle ; c'est tellement bon de se sentir humide entre les cuisses !
D‘abord je caresse son dos nu un long moment, avant de déboutonner sa robe, au niveau de sa chute de reins. Charlotte s'écarte un instant de moi pour la laisser tomber à ses pieds. Ses seins son superbes. Leurs pointes se dressent vers le haut, semblant ainsi déjà excitées; mais erreur, c'est quand je les prends du bout de mes doigts qu'elles durcissent en enflant vraiment…
Ma bouche se promène sur le cou, la nuque et les épaules de Charlotte, qui ronronne et ferme les yeux pour se concentrer sur l'intensité de ses sensations, avant de me rendre la pareille. C'est à son tour de déboutonner ma robe, à mon tour de la laisser tomber au sol. Je marque un point quand Charlotte est surprise par ma belle lingerie.
– Oh, tu a mis un porte-jarretelles. Oh ça, ça m'excite bien, Mat'. Moi les rares fois que j'en ai porté un, je me suis fait jouir, les cuisses écartées devant ma glace.
J'entends le nouveau discours de Charlotte, avec des détails intimes sur ses pratiques sexuelles, en commençant donc par ses masturbations. Je n'en reviens pas !
– Oui j'aime me masturber quand je n'ai personne ; ça fait tellement de bien ! avoue-t-elle.
– Je sais, Charlotte, heureusement qu'on a ça ! Une vie sans jouir ce ne serait pas une vie.
– On s'assoit, Mat' ?
Comme si j'allais oublier de m'occuper d'elle !
Ma bouche se promène sur le cou, la nuque et les épaules de Charlotte, qui ronronne et ferme les yeux pour se concentrer sur l'intensité de ses sensations, avant de me rendre la pareille. C'est à son tour de déboutonner ma robe, à mon tour de la laisser tomber au sol. Je marque un point quand Charlotte est surprise par ma belle lingerie.
– Oh, tu a mis un porte-jarretelles. Oh ça, ça m'excite bien, Mat'. Moi les rares fois que j'en ai porté un, je me suis fait jouir, les cuisses écartées devant ma glace.
J'entends le nouveau discours de Charlotte, avec des détails intimes sur ses pratiques sexuelles, en commençant donc par ses masturbations. Je n'en reviens pas !
– Oui j'aime me masturber quand je n'ai personne ; ça fait tellement de bien ! avoue-t-elle.
– Je sais, Charlotte, heureusement qu'on a ça ! Une vie sans jouir ce ne serait pas une vie.
– On s'assoit, Mat' ?
Comme si j'allais oublier de m'occuper d'elle !
A peine assises, nous échangeons de vraies caresses sensuelles, puis sexuelles. D'abord ses pointes de seins que je pince entre mes lèvres, ce qui ne peut lui faire aucun mal, surtout quand dans ma bouche je les aspire pour les caresser du bout de ma langue. Charlotte semble partir loin dans la montée qui mène au nirvana. Si moi je me tais, elle, elle commente son plaisir :
– Ah oui, comme ça, c'est bon sur les tétons, oui, tu peux même les mordiller, tu sais, hmm…Je ne me prive de rien, je ne la prive pas non plus. Généreuse en la matière, je lui donne toutes les caresses qu'elle me demande.
– Ah oui, tu me fais mouiller, oouuuhh !
Elle respire anormalement vite, c'est bon signe.
– Tu as envie de plus, hein, Charlotte ?
– Oh oui, partout, je veux ta bouche et tes mains, tes doigts.
– Ah oui, comme ça, c'est bon sur les tétons, oui, tu peux même les mordiller, tu sais, hmm…Je ne me prive de rien, je ne la prive pas non plus. Généreuse en la matière, je lui donne toutes les caresses qu'elle me demande.
– Ah oui, tu me fais mouiller, oouuuhh !
Elle respire anormalement vite, c'est bon signe.
– Tu as envie de plus, hein, Charlotte ?
– Oh oui, partout, je veux ta bouche et tes mains, tes doigts.
Bien sûr, je pourrais la faire monter en flèche vers l'orgasme, mais ce serait trop rapide. Je préfère y aller bien progressivement, pour qu'elle ressente le mieux possible la chaleur qui va l'envahir. Je tiens à ce que le premier orgasme que je vais lui donner soit grandiose. Pour les suivants, on verra… Et je veux que pendant son ascension, elle ronronne à mon oreille après chaque caresse que je lui donnerai ; savamment, précisément ; parce que je devine déjà que Charlotte est une vraie sensuelle, bien plus qu'elle ne m'a laissé l'entendre. Je parie qu'elle aura plaisir à me faire jouir. Je ne doute plus du tout de l'intensité de sa libido et de ses ardeurs, qu'elle minimisait !
Quand je fais descendre ma bouche sur son ventre, je garde mes doigts sur ses mamelons, pour qu'ils restent durs. Charlotte s'est mise sur le dos, les genoux en l'air, les jambes serrées, sans que je la force. Quand mes lèvres mouillées courent se coller sur le devant de sa culotte et que je souffle délicatement à travers le tulle sur sa zone clitoridienne, elle me fait comprendre le plaisir qu'elle prend par des soupirs, des râles, des gémissements. On se parle tout bas maintenant :
– C'est bon sous ta culotte, hein ?
– Ah oui, encore, chauffe-moi encore, tu me le chauffe bien, le petit bouton, hmmm..
C'est vrai qu'en soufflant comme je fais, même sans encore voir son clitoris, je peux être sûre que la chaleur de mon souffle l'atteindra. D'ailleurs Charlotte me le murmure très bien à l'oreille :
– Oh oui, chauffe-moi comme ça toute la chatte… Je grimpe, je mouille fort.
– Chuut… Profite, ferme les yeux, pense à rien, qu'à ton plaisir, qu'à ton envie de jouir…
– C'est bon sous ta culotte, hein ?
– Ah oui, encore, chauffe-moi encore, tu me le chauffe bien, le petit bouton, hmmm..
C'est vrai qu'en soufflant comme je fais, même sans encore voir son clitoris, je peux être sûre que la chaleur de mon souffle l'atteindra. D'ailleurs Charlotte me le murmure très bien à l'oreille :
– Oh oui, chauffe-moi comme ça toute la chatte… Je grimpe, je mouille fort.
– Chuut… Profite, ferme les yeux, pense à rien, qu'à ton plaisir, qu'à ton envie de jouir…
A ce moment Charlotte, les genoux en l'air, laisse tomber de tout leur poids ses deux cuisses à moitié repliées. Alors son grand écart non retenu m'offre une vue en gros plan sur sa chair nue entre sa culotte et le haut de ses bas autofixants. C'est une invitation, sans aucun doute. Alors je m'étends sur elle sur le ventre pour venir poser ma bouche un peu plus bas que tout à l'heure, mais surtout je suis mieux installé entre ses cuisses, pour cette fois lécher le tissu tendu d'où s'échappent des effluves de ses sécrétions vaginales. Je lèche sa culotte déjà trempée de cyprine et la mouille de ma salive.
– Wffhhou.. j'adore lécher, je veux que tu fondes dans ma bouche, Charlotte ! lui susurré-je.
– Wffhhou.. j'adore lécher, je veux que tu fondes dans ma bouche, Charlotte ! lui susurré-je.
J'abandonne ses pointes de seins, dont elle s'occupe elle-même à ma place maintenant que j'ai besoin de mes mains pour plus bas. J'écarte sa culotte sur le côté, sa magnifique chatte attend ma bouche. J'ajoute mes doigts pour fouiller son vagin fondant. Il me reste une main libre pour caresser son ventre et ses cuisses, sa petite toison, et tirer sur la hampe de son clitoris pour le faire surgir, enflé, nacré et dur.
– Ça sent bon la chatte ? me demande tout bas Charlotte.
– Oui, c'est délicieux, chérie.
Je continue la montée de l'Everest en pente douce.
– Hhhhah tu me rends folle, Mat' !
– Ça sent bon la chatte ? me demande tout bas Charlotte.
– Oui, c'est délicieux, chérie.
Je continue la montée de l'Everest en pente douce.
– Hhhhah tu me rends folle, Mat' !
Effectivement Charlotte ne contrôle plus ses réflexes : ses jambes qui tremblent et s'écartent sans retenue, impudiquement, sa bouche qui s'ouvre, sa langue qui sort comme pour chercher quelque chose. J'en profite pour la questionner :
– Tu lécherais bien ma chatte, là, hein ?
– Hhhhaah oui, j'adore ça ?
– Ah bon ? Tu l'as déjà fait, alors ?
– hhouu oui ! J'aime déguster une chatte qui coule…
– Tu la veux, là, maintenant ?
– Oouiii ! donne ! donne-la moi !
– Alors branle-toi un peu pendant que tu vas me sucer.
J'ôte mon soutien-gorge et ma culotte, pour monter m'asseoir sur la bouche de Charlotte.
– Tiens, lèche-moi, soit salope, hmm… pendant que je me torture les tétons, regarde !
– Tu lécherais bien ma chatte, là, hein ?
– Hhhhaah oui, j'adore ça ?
– Ah bon ? Tu l'as déjà fait, alors ?
– hhouu oui ! J'aime déguster une chatte qui coule…
– Tu la veux, là, maintenant ?
– Oouiii ! donne ! donne-la moi !
– Alors branle-toi un peu pendant que tu vas me sucer.
J'ôte mon soutien-gorge et ma culotte, pour monter m'asseoir sur la bouche de Charlotte.
– Tiens, lèche-moi, soit salope, hmm… pendant que je me torture les tétons, regarde !
Charlotte roucoule sous ses propres caresses et sous ma chatte qui coule dans sa bouche. Nous arrivons très près de l'orgasme, elle et moi. Elle réclame de plus en plus, mais seulement par des gestes désordonnés pendant qu'elle me lèche entre les lèvres et autour du clitoris. C'est là que je vois qu'elle m'a bien eue avec ses histoires d'hésitation, de fausse lesbienne : elle sait y faire, le garce, et je monte à une vitesse vertigineuse, courant après elle dans son ascension.
Je ne vois alors plus qu'un moyen de finir ensemble cette première phase : je pivote au-dessus d'elle. Nos seins s'écrasent sur nos corps, c'est chaud, c'est doux. Dans cette position de 69 on va essayer de jouir ensemble.
On ne dit plus rien ; nos bouches et nos langues sont trop occupées par leur mission : nous faire monter au septième ciel. Dommage, pas exactement ensemble.
En effet Charlotte jouit la première sous le tsunami qui la dévaste. Elle en est encore à me lécher quand elle revient parmi les vivants.
Je ne vois alors plus qu'un moyen de finir ensemble cette première phase : je pivote au-dessus d'elle. Nos seins s'écrasent sur nos corps, c'est chaud, c'est doux. Dans cette position de 69 on va essayer de jouir ensemble.
On ne dit plus rien ; nos bouches et nos langues sont trop occupées par leur mission : nous faire monter au septième ciel. Dommage, pas exactement ensemble.
En effet Charlotte jouit la première sous le tsunami qui la dévaste. Elle en est encore à me lécher quand elle revient parmi les vivants.
Ses spasmes ont disparu. Je ne sens plus vibrer son corps sous le mien. Elle est déjà rassasiée et reposée. Je crois un instant que je vais devoir me finir moi-même, mais non, Charlotte a l'élégance de me mener jusqu'au bout du plaisir. Je me concentre, ferme les yeux, resserre mes cuisses sur ses joues et contracte mon périnée ; ça va venir ; hmm c'est bon ; ça vient...Ohhh ça y est, je jouis ! Je jouis dans la bouche de Charlotte ! Sur sa langue qu'elle a laissée tendue entre mes lèvres brûlantes et autour de mon clitoris turgescent ! Dieu que c'est bon ! Dieu qu'elle me plaît, Charlotte !
C'est dans une grande tendresse que nous nous apaisons complètement, ensemble. Nos respirations redeviennent normales, mais il nous faut quand même quelques bonnes minutes avant de nous reparler.
– Alors, c'était bon, Charlotte ?
– Ha oui, j'ai joui d'une violence … Inouïe !
Elle se met à rire mais c'est les nerfs, je le sais. On est toutes pareilles dans ces cas-là.
– Moi aussi, c'était terrible, tu sais. Tu m'as vraiment apporté… tout ce que j'attendais. Maintenant je me permets de lui faire remarquer :
– Pourquoi m'as-tu monté un bateau pareil en me racontant tes craintes, ton manque d'expérience, ton incompétence, même ? Tu m'as bien eue, car au final je vois bien que tu as une sacrée expérience !
– Alors, c'était bon, Charlotte ?
– Ha oui, j'ai joui d'une violence … Inouïe !
Elle se met à rire mais c'est les nerfs, je le sais. On est toutes pareilles dans ces cas-là.
– Moi aussi, c'était terrible, tu sais. Tu m'as vraiment apporté… tout ce que j'attendais. Maintenant je me permets de lui faire remarquer :
– Pourquoi m'as-tu monté un bateau pareil en me racontant tes craintes, ton manque d'expérience, ton incompétence, même ? Tu m'as bien eue, car au final je vois bien que tu as une sacrée expérience !
Charlotte semble réfléchir à l'explication qu'elle veut me donner…
– C'est simple. Quand je t'ai vue, je me suis tout de suite dit que le Noël avec toi, c'était pour moi. Mais je n'étais pas sûre de toi. Après tout, moi je n'avais répondu qu'à une annonce, mais toi qui l'avais passée, tu avais peut-être eu beaucoup de réponses, donc un grand choix de filles ou de femmes. Alors j'ai préféré jouer les oies blanches plutôt que les dévergondées, voilà tout. Je me suis dit que mon cas attiserait plus ta curiosité, ton intérêt pour moi. Car je sais que pour une homo c'est toujours excitant de séduire une hétéro ou une lesbienne refoulée ! Tu m'en veux ?
– C'est simple. Quand je t'ai vue, je me suis tout de suite dit que le Noël avec toi, c'était pour moi. Mais je n'étais pas sûre de toi. Après tout, moi je n'avais répondu qu'à une annonce, mais toi qui l'avais passée, tu avais peut-être eu beaucoup de réponses, donc un grand choix de filles ou de femmes. Alors j'ai préféré jouer les oies blanches plutôt que les dévergondées, voilà tout. Je me suis dit que mon cas attiserait plus ta curiosité, ton intérêt pour moi. Car je sais que pour une homo c'est toujours excitant de séduire une hétéro ou une lesbienne refoulée ! Tu m'en veux ?
Je dois reconnaître que je n'avais rien compris à son jeu si habile.
– Je ne t'en veux pas, puisque tu m'as donné tout ce que j'attendais.
– Toi aussi tu m'as comblée. Toutes les bonnes sensations que j'aime, je les ai ressenties sous tes caresses.
– Mais quand même, il était machiavélique, ton plan !
– Non, il était pragmatique ! Puisqu'on a fini dans le même lit à partager le même plaisir !
Soudain Charlotte enlève ses bras de mon cou, se met à plat ventre sur moi, seins contre seins, pointes contre pointes, puis vient me dévorer les lèvres dans un vrai et très long ‘'french kiss'' sans retenue.
– Je ne t'en veux pas, puisque tu m'as donné tout ce que j'attendais.
– Toi aussi tu m'as comblée. Toutes les bonnes sensations que j'aime, je les ai ressenties sous tes caresses.
– Mais quand même, il était machiavélique, ton plan !
– Non, il était pragmatique ! Puisqu'on a fini dans le même lit à partager le même plaisir !
Soudain Charlotte enlève ses bras de mon cou, se met à plat ventre sur moi, seins contre seins, pointes contre pointes, puis vient me dévorer les lèvres dans un vrai et très long ‘'french kiss'' sans retenue.
Nos langues qui se battent en duel dans nos bouches, Charlotte sur moi en culotte et en bas avec porte-jarretelles, moi qui lui pétrit les fesses et lui griffe le dos, ça déclenche encore des frissons dans nos chattes qui se remettent à suinter. Nos deux corps tendus appellent de nouveau à l'orgasme. Il va falloir nous y remettre !D'accord, on n'a pas de jésus à mettre dans la crèche ni elle ni moi ! Mais quand même, la nuit de Noël sera longue et propice aux orgasmes en série. La fatigue s'ensuivra.
Le samedi et le dimanche seront aussi deux jours et une nuit de chaleur intense. Nos corps s'enflammeront dans des brasiers encore inconnus, mis à feu par les caresses qu'on sait déjà prodiguées et celles restant à découvrir.
Pour l'heure, comme il faut bien dormir un peu, je passe une nuisette et en prête une à Charlotte, qui a oublié la sienne. Cela dit, durant tout ce long week-end, on risque fort de ne les avoir sur le dos que ...par intermittence !
Le samedi et le dimanche seront aussi deux jours et une nuit de chaleur intense. Nos corps s'enflammeront dans des brasiers encore inconnus, mis à feu par les caresses qu'on sait déjà prodiguées et celles restant à découvrir.
Pour l'heure, comme il faut bien dormir un peu, je passe une nuisette et en prête une à Charlotte, qui a oublié la sienne. Cela dit, durant tout ce long week-end, on risque fort de ne les avoir sur le dos que ...par intermittence !
Mais raconter tous les détails de ma vie intime, ce n'est vraiment pas mon genre !
à suivre
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Merci.
Après une longue absence sur le site, mon premier récit est celui-ci, et cette merveilleuse auteure a, une fois de plus, su m’emmener dans ses « paysages intérieurs », là où les mots deviennent frissons et les silences, promesses.
Après une longue absence sur le site, mon premier récit est celui-ci, et cette merveilleuse auteure a, une fois de plus, su m’emmener dans ses « paysages intérieurs », là où les mots deviennent frissons et les silences, promesses.
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