Inspiré du réel
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Aire de repos — Chapitre 1
Auteur
Aire de repos
Chapitre 1
Le samedi soir tomba avec les premières pluies d'octobre. Je conduisais depuis trois heures, la radio coupée, les deux mains à dix heures dix sur le volant, la route sombre qui défilait sous mes phares comme une langue muette. Moi c'est Erwan, j'ai vingt-six ans, et en ce moment je porte un survêtement gris clair choisi pour le confort du voyage, le bas large qui me tombait sur les chevilles, et un t-shirt gris dont les manches couvraient en serrant mes biceps. J'avais seulement un sac de sport sur la banquette arrière avec un changement de vêtements et une trousse de toilette.
Je ne suis pas un homme massif. Grand, plutôt sec, les épaules étroites, les clavicules qui ressortent sous la peau claire, un ventre plat que je n'entretiens pas vraiment comme j'ai gardé les abdos que j'avais à dix-sept ans. Les jambes longues, les cuisses fines, les poils bruns et clairsemés qui descendent en ligne droite du nombril.
Le trajet était long. Je ne pensais pas vraiment à où j'allais. Juste au kilomètre qui filait, au réservoir qui baissait, et à cette fatigue dans les mollets qui commence vers quatre cents kilomètres.
J'entrai sur l'aire à vingt-deux heures quatorze. Une aire large, tout à fait classique : les pompes à essence, le bâtiment à enseignes avec sa boutique et son restaurant, bordé de haies taillées. Une trentaine de camions garés en épi, leurs pare-chocs chromés qui reflétaient la lumière des néons oranges, et cette buée fine qui montait des capots encore chauds.
Je garai ma petite citadine près d'un semi. Le chauffeur, un mec de cinquante ans peut-être, casquette vissée, était déjà sorti, les mains dans les poches, et regardait l'horizon sans vraiment le voir. Épaules lourdes, nuque épaisse, le t-shirt blanc tendu sur un torse qui avait dû être solide vingt ans plus tôt. Il ne me regarda pas. Il regardait la nuit.
J'entrai dans la station. L'odeur frappa d'un coup : café brûlé, friture, lessive industrielle, et cette odeur particulière d'huile moteur qui imprègne les vêtements des routiers.
À la caisse, une vendeuse en blouse sombre sans maquillage.
— Chaud ou froid ?
— Chaud. Un burger.
— Frites en plus ?
— Non merci.
— Chaud. Un burger.
— Frites en plus ?
— Non merci.
Je payai, pris mon plateau en plastique, et allai m'installer à une table ronde près de la baie vitrée.
Je mangeai lentement. Autour de moi, le restaurant était peuplé de rares clients. Deux camionneurs à table trois, face à face, l'un mangeant, l'autre buvant un café, le premier avait les avant-bras couverts de tatouages délavés, le second une barbe grise taillée court et des mains énormes posées à plat sur la table, comme des outils qu'on ne sait plus où ranger.
Seul à table quatre, un mec en cuir noir, casquette rouge, qui lisait un journal plié : la cinquantaine, le crâne rasé, une mâchoire large, et sous la veste ouverte un t-shirt qui moulait un torse encore ferme. Lui, je l'avais remarqué. Table cinq, deux jeunes, comme moi vingt-cinq ou vingt-six ans peut-être, qui parlaient bas, leurs mains qui se touchaient discrètement sous la table.
Je ne regardais pas vraiment. Mais je sentais les regards. Pas insistants, pas hostiles. Juste là. Présents. Et je sentais aussi, sous mon survêtement, quelque chose qui commençait à s'installer, juste une chaleur, la conscience soudaine de mon propre corps assis là parmi les autres mecs de la salle.
Je finis mon repas, jetai le plateau, et me dirigeai vers les toilettes.
Les wc étaient une rangée de quatre cabinets, trois urinoirs contre le mur opposé, un lavabo sous une grande vitre embuée. L'éclairage était fluorescent, blanc, éblouissant.
Je me tournai vers l'urinoir. Je baissai mon jogging, sortis mon sexe. Il n'était pas dressé. Juste mou, chaud, un peu flasque même après trois heures de conduite.
Une silhouette entra. Pas un bruit, juste la porte qui claqua derrière lui. Je ne me retournai pas, mais je sentis le regard se poser sur moi, précis, appuyé, sans détour.
Le type se posta à côté, dans l'urinoir suivant, pour en faire de même. Vingt-huit, trente ans, jean brut, t-shirt noir ajusté. Je penchai la tête sur la droite : la queue du jeune mec sortait du boxer, à moitié dure, la peau pâle sous l'éclairage blanc. Épaisse à la base, les veines qui couraient sur le dessus, le gland encore caché dans le prépuce, et les poils bruns, drus, qui remontaient en triangle vers le nombril. Il avait les mains larges, les ongles courts, et une vieille cicatrice fine en travers du pouce.
Le type leva les yeux. Pas vite, pas lent. Directement. Et je répondis au regard.
Nous restâmes là, face à notre urine, sans bouger. L'eau tombait dans les deux urinoirs, le bruit régulier qui remplissait le silence. Sa queue gonfla. Je la vis se redresser lentement, se remplir, se tendre vers le haut jusqu'à pointer vers le mur, et la mienne répondit avant même que je décide quoi que ce soit, un afflux de sang chaud, une lourdeur soudaine, le gland qui se dégageait de lui-même. En trois secondes j'étais dur, tendu dans ma main.
Puis le type se tourna vers moi et tendit la sienne.
Pas de geste grossier. Juste une paume ouverte, les doigts légèrement courbés.
Je ne reculai pas. Je me rapprochai un peu pour combler la distance entre cette main et ma verge. Le type pressa délicatement, juste une fois, juste assez pour sentir la chaleur et l'épaisseur. Ses doigts se refermèrent sur ma hampe, le pouce glissa sur le dessus, et je sentis le contact exact de sa paume, sèche, chaude, un peu rêche et une décharge qui remonta dans mon ventre. Je dus serrer les dents.
Il sourit, reconnaissant.
Une chasse d'eau claqua derrière nous. Nous sursautâmes tous les deux, nous détournâmes, nous rhabillâmes rapidement.
Au lavabo, nous nous lavâmes les mains côte à côte. L'eau était tiède. Je ne le regardais pas, mais je sentais sa présence à trente centimètres, le parfum de tabac froid et de déodorant, et la chaleur qui venait de son bras nu à côté du mien.
Quand nous sortîmes dans le couloir, personne d'autre. Le type parla le premier.
— Je connais un coin. Viens. Moi c'est Jérôme, au fait.
Je me présentai aussi et hochai simplement la tête.
Nous sortîmes du bâtiment, traversâmes le parking principal, et contournâmes la rangée des camions. Derrière, il y avait une zone ombragée, plus sombre, avec des herbes folles qui poussaient entre les pavés et deux arbres isolés. La pluie avait laissé des flaques noires où les néons se reflétaient en morceaux.
Le type s'arrêta devant un semi-remorque. Une cabine haute. Il ouvrit la porte sans aucune résistance et monta les trois marches d'un bond.
J'hésitai. Puis je montai derrière.
L'intérieur sentait le tabac, le cuir, et quelque chose de plus chaud, plus humide. Un lit était installé au fond, derrière le siège conducteur, recouvert d'une couverture épaisse et d'un drap gris froissé. Deux hommes étaient déjà là, à demi déshabillés, en train de se caresser mutuellement sur le matelas, celui du dessous était le routier à la barbe grise de la table trois, torse nu, les poils gris et drus, le ventre lourd, et l'autre, plus jeune, lui léchait l'épaule en riant bas. Plus loin, dans un coin, un troisième terminait d'enfiler une capote : le mec en cuir noir et casquette rouge du restaurant, la veste ouverte, le t-shirt remonté sous les aisselles, et une queue longue, fine, déjà dure, qu'il gainait de latex.
— Bienvenue. Fais comme chez toi.
Mon survêtement dessinait ma verge maintenant. Elle se dressait à chaque seconde qui passait, chaude, lourde, plaquée contre ma cuisse, et le tissu gris clair marquait la ligne entière, de la hampe au gland, jusqu'à l'élastique. Impossible de la cacher. Je n'essayais pas.
Jérôme le remarqua. Il sourit, et passa sa main au travers du tissu d'un geste rapide, la paume ouverte qui frotta toute la longueur d'un coup. Je grognai avec plaisir, sans retenue, les jambes qui se raidirent. Le mec prit ensuite l'élastique de mon jogging avec celui de mon boxer et les fit glisser le long de mes jambes.
Le tissu tomba sur le sol. Je restai debout, vêtu seulement de mon t-shirt gris et de mes chaussettes. Ma queue, pleinement dressée, la peau lisse, le gland violacé, battait doucement contre mon ventre à chaque respiration. J'avais les cuisses serrées, les pieds froids sur le métal, et une chaleur qui montait dans mon bas-ventre comme une fièvre.
L'homme en cuir s'approcha. Il me prit par la hanche, me tira vers lui, et me mit à quatre pattes sur le lit.
— Tête en bas, murmura-t-il.
J'obéis. Je me couchai sur le ventre, le cul en l'air, les genoux écartés sur le drap froid, et je sentis plusieurs mains autour de moi. Une main sur ma cuisse, large, calleuse. Une autre sur mon dos, à plat, qui descendait lentement le long de ma colonne. Une troisième qui se glissait entre mes fesses, deux doigts qui écartent, un pouce qui appuie.
Jérôme se posta devant moi, le sexe bien dur sorti de son jean, et je le pris entre mes lèvres. Il me fit sucer lentement. La langue qui travaillait le frein, la base, la couronne. Je sentais l'épaisseur se remplir contre mon palais, le goût de peau et de sel, et cette odeur masculine qui montait de son pubis.
À côté, les deux hommes du début se séparèrent. L'un d'eux s'approcha de moi en ôtant son boxer. Il ne prit pas ma verge pendante. Il prit celle de son partenaire et la fourra dans ma bouche.
Une seule bouche. Plusieurs sexes. Je fermai les yeux en alternant les coups de langue et les sucions entre ces trois bites, trois poids différents, trois goûts différents, trois façons différentes de pousser contre le fond de ma gorge. J'avais la mâchoire qui tirait, la salive qui coulait sur mon menton, et pourtant je ne voulais pas que ça s'arrête.
Une main se glissa sous mon t-shirt. Elle se promena sur mon dos, descendit, trouva le sillon fessier, et appuya. Un doigt entra dans mon anus, épais, lubrifié par un crachat de salive qui coulait déjà. Je me cambrai d'un coup, la bouche pleine, un gémissement étouffé contre la chair. Deux doigts ensuite. Trois. La chaleur, la pression, cette sensation d'être ouvert lentement, écarté, préparé, et sous la brûlure, quelque chose de plus profond qui pulsait à chaque poussée.
Un autre mec rejoignit la foule. Je ne savais plus combien nous étions. Cinq. Six. Peut-être sept. Tous autour de moi, tous occupés, et moi au centre, les quatre membres pris, la peau qui se couvrait de sueur et de mains.
Jérôme se releva en retirant son jean. Il se posta derrière moi et entra sans prévenir. Je criai dans le matelas, mais personne ne s'inquiéta. Ils étaient là pour ça.
Il bougea. Lent d'abord, puis plus vite, plus profond. Je sentais chaque centimètre, la pression, la chaleur, son membre qui me remplissait et me forçait à m'ouvrir davantage. Mes jambes tremblaient. Mes avant-bras glissaient sur le drap. Je mordais la couverture pour ne pas hurler, et j'entendais le bruit, la peau contre la peau, mouillé, régulier, et ce bruit me faisait bander encore plus fort.
À côté, le mec à la capote baisait le routier de cinquante ans, qui geignait comme un homme qui n'a plus rien à perdre. Le dernier arrivé se masturbait en me regardant. Derrière, Jérôme accéléra.
Je ne savais plus où j'étais, ni combien de temps ça durait. Juste une sensation de chaleur diffuse, partout, partout à la fois. Mon corps n'était plus qu'une seule zone nerveuse, et chaque main, chaque bouche, chaque poussée s'y ajoutait.
Jérôme derrière moi jouit en premier. Il se retira d'un coup, arracha la capote, et tomba sur le matelas, le souffle court.
Un autre prit sa place. Mais il me fit m'allonger sur le dos avant de rentrer en moi. Mes jambes écartées étaient en l'air, mes genoux contre ma poitrine, et je voyais tout, le plafond de la cabine, les silhouettes penchées sur moi, les visages. C'était pire, de voir. C'était meilleur.
À côté, quelqu'un me suçait le pied, la langue entre mes orteils, ma chaussette perdue quelque part. Au niveau de ma tête, deux gars alternaient à fourrer leurs bites dans ma bouche.
Je ne pus plus tenir. Je jouis de longues giclées sur le tissu de mon t-shirt jusqu'à mon cou, le ventre qui se contractait, les épaules qui tremblaient, et c'était long, ça venait par vagues, chaque vague arrachée par un coup plus profond que le précédent. Je sentis aussi une chaleur sur mes cuisses et sur mes couilles : le mec avait retiré sa capote pour me jouir dessus.
Mais il n'y eut pas de répit. Pas le temps de souffler, pas le temps de retomber.
Les deux que j'étais en train de sucer se sont rapprochés de mes jambes. Le premier, le jeune de la table cinq : vingt-cinq ans, max, avec des cheveux châtain foncé collés par la sueur, un torse mince mais tendu, des mamelons roses qui pointaient, et une queue fine et longue qui battait contre son bassin. Le second, le routier à la barbe grise : plus large, plus lourd, un ventre rond qui tombait sur la ceinture, des bras couverts de poils gris, une queue pas très longue mais bien épaisse, déjà dure, déjà prête.
— On s'en charge ? dit le jeune.
J'avais envie de dire non. Ma bouche était pâteuse, mon anus encore écarlate, ouvert, sensible comme une plaie fraîche. Mais je n'ai rien dit.
Ils m'ont soulevé sur le dos. Mon t-shirt trempé a disparu. Mes jambes ont glissé de chaque côté du matelas, et le jeune est monté sur moi, à cheval. Sa peau était chaude, ses hanches étroites, et il m'a pris par les chevilles pour les écarter davantage.
— Garde ta bouche ouverte, a murmuré le routier derrière moi.
Je sentais sa queue chaude contre mes fesses. Il avait retiré sa capote, je n'avais pas remarqué qu'il l'avait ôtée, et sa verge, huilée de pré-sperme, cherchait mon trou encore tendu, encore écarté par les deux bites qui venaient de me remplir.
Je sentis la pointe entrer. Pas douce, pas lente. Juste directe, enfoncée dans le trou que je venais de remplir, et j'ai crié une fois, court, avant que la main du jeune ne vienne se poser sur ma bouche.
En même temps, il s'est mis à bouger. De haut en bas, les hanches qui se levaient, qui retombaient, et chaque fois que la queue du routier entrait plus profond, je sentais la pression contre mon estomac, contre mon foie, quelque chose qui vibrait à l'intérieur.
Le jeune, à cheval, s'est penché en avant. Il m'a pris le sexe dans la bouche alors que le sien se dressait au-dessus de ma tête.
Ma queue, qui commençait juste à retomber, s'est redressée immédiatement sous cette nouvelle attention. Le goût de sel, de peau, la langue qui travaillait la base, et en même temps le routier qui me baisait dur, sec, chaque coup qui faisait trembler tout mon corps.
— Suce-le fort, a dit le routier.
— Prends-le en entier.
— Prends-le en entier.
Et j'ai obéi. J'ai aspiré, j'ai fait le vide, j'ai mis toute la langue sur le frein, et pendant que le jeune s'enfonçait jusqu'à ma glotte, le routier m'enfonçait encore plus profond, et je sentais les deux pressions se répondre, l'une qui tirait vers l'avant, l'autre qui poussait vers l'intérieur, et moi coincé entre, étiré, rempli, ouvert à toutes les extrémités.
Le jeune a accéléré. Sa main a glissé sur mon abdomen, entre nos deux ventres, et il s'est mis à se masturber en même temps, le rythme exactement calé sur ses coups de langue. Je sentais sa semence chaude monter dans ses testicules que je léchais, et j'ai senti la mienne revenir aussi, impossible, alors que j'étais encore plein d'eux tous les deux. J'ai joui dans sa bouche sans prévenir, il a dégluti par surprise puis a repris à m'avaler le gland pendant que le dernier jet partait.
Le routier, lui, ne parlait plus. Il grognait, la tête renversée, les mains plantées dans mes cheveux, et il se déchaînait dans mon cul avec une force brute, sans ménagement, et chaque fois que sa queue sortait, j'entendais le bruit humide, sale, puis chaque fois qu'elle rentrait, j'entendais la chair qui frappait.
— T'es prêt ? demanda le jeune en s'essuyant la bouche.
Avant que je puisse répondre, il s'est redressé, et il s'est penché vers le routier.
— On y va ensemble, lui répondit-il.
Le routier a souri. Il a agrippé mes hanches à deux mains, les a serrées, en s'allongeant sur le dos. J'ai basculé sur lui par sa seule force brute. Il a commencé à pousser plus fort sur ses jambes en me soulevant le bassin, mon torse collant au sien moite. Le jeune posa une main sur mon dos, je le sentis se placer derrière moi, il guida sa queue, là où le routier me remplissait déjà, attendant. Il poussa doucement, et j'ai senti mon anus s'ouvrir, m'arrachant un gémissement étouffé dans le cou du routier.
Avec leurs deux queues dans mon cul, je ne savais plus où finissait l'un et commençait l'autre. Mais ils trouvèrent un rythme qui leur convenait à tous les deux, chacun de leurs coups me faisait m'écraser un peu plus sur le torse du routier qui haletait, rauque, en me glissant de bien m'ouvrir comme ça.
Le jeune a joui le premier, et je sentais la chaleur de son ventre contre mon dos, et la chaleur de sa semence me remplir alors que le routier continuait ses va-et-vient. Il criait en même temps, de longs râles animaux contre mon corps.
Le routier a suivi presque immédiatement. Il s'est arrêté, a reculé, et sa queue est sortie de mon anus d'un coup sec. Sa verge m'a éclaboussé les fesses alors que le sperme du plus jeune coulait vers mon scrotum. J'ai fermé les yeux, et j'ai senti le foutre chaud qui s'étalait sur une grande partie de mon corps à cet instant.
J'ai roulé sur le côté. Je suis resté là, affaissé, pendant que les autres terminaient autour de moi.
Quand tout fut fini, ils se rhabillèrent lentement, comme après un dîner ordinaire. J'ai eu quelques difficultés à en faire de même.
Jérôme descendit en dernier. Il se retourna vers moi, tendit la main, et m'aida à descendre.
— Merci, dit-il. Reviens quand tu veux.
Nous sortîmes ensemble. La pluie avait cessé. L'air était plus froid.
J'avais remis mon survêtement sans retrouver mon boxer. Mon t-shirt était maculé de différentes semences, et je sentais la sueur et le foutre, collés à ma peau, dans mes poils sur mon torse ou le long de mes cuisses. Je marchai jusqu'à ma voiture.
Je ne dis rien au type. Je montai dans ma citadine, démarrai, et repartis sur la route de nuit.
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