Inspiré du réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Véro nique Yannick — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Véro nique Yannick
Chapitre 1
Il y a quelques semaines, sur un site de rencontre, j’ai commencé à échanger avec Véronique, une quadragénaire.
Sur le « papier », je recherchais une relation sérieuse, sans toutefois me renfermer dans un stéréotype de femme parfaite. Sérieuse certes, mais aussi sérieusement épanouissante sexuellement. Les deux ne sont nullement incompatibles ; cependant, il n’est pas toujours facile d’assembler les deux, et pour avoir déjà été dupé par des annonces trop séduisantes, à l’affût de « proies » masculines, je restais toujours sur mes gardes.
Le profil de Véronique respirait la sensualité et l’honnêteté. Ses photos avaient d’abord attiré mon attention par son joli visage féminin, avec un sourire à la fois doux et provocant.
À cinquante-cinq ans, je pense être toujours un bel homme : mes yeux bleus mettent mon visage en valeur, mes cheveux grisonnants et mon allure svelte et sportive me laissent à penser que je suis encore désirable !
Dès nos premiers échanges, quelque chose en Véronique m’avait déstabilisé. Pas seulement ses photos, bien qu’elles m’aient déjà fait un premier effet, mais la façon dont elle écrivait, comme si elle savait exactement où appuyer pour éveiller de l’intérêt avec subtilité. Elle me décrivait innocemment ses goûts et envies, et pourtant chaque phrase laissait planer derrière elle un parfum d’interdit. En parallèle, elle semblait être parfaitement équilibrée : ses messages étaient bien rédigés, avaient une bonne structure, un rythme, et elle savait doser intelligemment quelques allusions coquines en s’arrêtant juste à la porte de l’incorrection.
Elle donnait aussi l’impression d’avoir une vie ordonnée et très bien construite. Elle parlait de ses journées avec une sobriété plutôt rassurante, de ses horaires, de ses responsabilités au sein de sa profession de commerciale, profession qui lui prenait clairement du temps et de l’énergie. Elle ne s’en vantait pas, et c’était précisément ce sérieux-là aussi qui rendait le reste plus troublant.
Ce contraste entre son côté posé et le côté frivole qu’elle semblait incarner m’intriguait, voire me captivait : une sorte de docteur Jekyll et de mister Hyde. Et, sans vraiment l’admettre clairement, je savais déjà que c’était exactement ce mélange-là que je recherchais.
Véronique, de son côté, semblait savourer ce que je ressentais, même si je jouais un peu la carte de la retenue. Elle aimait attiser une tension qui ne me laissait pas de marbre. Après quelques jours d’échanges de messages, nous nous sommes téléphonés. Sa voix était en totale adéquation avec l’image que je m’étais faite d’elle : sensuelle et envoûtante. Notre conversation fluide avait glissé vers des banalités, certes, mais aussi vers des sujets plus intimes. Elle me confiait par exemple qu’elle cherchait un homme vigoureux et ouvert, aussi bien intellectuellement que sexuellement, et de mon côté, je lui spécifiais en retour que je m’inscrivais absolument dans tous ses critères. Et je rajoutais qu’une femme sérieuse et libérée, pour ne pas dire libertine, serait un mixte qui me conviendrait à ravir. J’avais hésité à lâcher le mot « libertine », en me disant qu’elle allait peut-être réagir négativement, mais : non ! Je crois qu’au contraire ce mot a été la goutte d’huile qu’il lui fallait pour fluidifier le rouage grippé et mystérieux qui subsistait entre nous. Au fil de la conversation, elle m’avait dit :
— Yannick, as-tu au moins remarqué que nous avons un point commun non négligeable ?
— Ben, oui, je pense d’ailleurs que nous en avons beaucoup, mais précisément, là, je ne vois pas, désolé.
— Ben, oui, je pense d’ailleurs que nous en avons beaucoup, mais précisément, là, je ne vois pas, désolé.
Et arborant un ton coquin au téléphone :
— Moi Véronique et toi Yannick, ça se termine par nique, non ?
L’audace et la désinvolture de ses mots empreints de sous-entendus, au téléphone, m’avaient quelque peu désarçonné. Et pour rester dans la subtilité, je lui avais répondu :
— Ah oui, super, en effet, nous sommes donc destinés tous les deux à nous rendre à un pique-nique.
Je crois qu’elle avait apprécié le détournement volontaire que j’avais fait de ses allusions quelque peu provocatrices, car elle fut prise d’un fou rire qu’elle m’avait d’ailleurs communiqué (en un mot).
— Moi, j’avais simplement pensé que nous étions uniques, et à rien d’autre, avait-elle ajouté avec une ironie démesurée.
Véronique était un peu comme cela en permanence : elle aimait laisser planer un mot ici, une allusion par là. Elle semblait se complaire à me torturer l’esprit.
Les jours passèrent ainsi, attisant au fil du temps mon excitation. On s’écrivait le matin, le midi, le soir et même parfois au milieu de la nuit. Véronique glissait des phrases qui semblaient anodines, mais qui restaient ensuite collées à ma peau pendant des heures. Elle me parlait de ses petites expériences passées, de ce qu’elle avait déjà goûté, de ce qu’elle aimerait encore goûter, sans jamais tout dévoiler. Juste assez pour me faire douter de savoir si je serais capable de la suivre. Et puis, nous avions échangé d’autres photos que celles parues sur le site. Ses photos étaient toujours prises de manière très suggestive, sans jamais être complètement explicites. Toujours un angle, une ombre ou un détail qui faisait travailler l’imagination. Des détails bien plus puissants que si elle s’était montrée entièrement. Véronique savait jouer merveilleusement bien avec ça : elle avait quelque chose de véritablement sensuel en elle, et je crois que j’en étais irrésistiblement friand.
Après huit jours d’échanges de plus en plus intenses, elle m’avait proposé une visio. Je l’avais évidemment acceptée, avec quand même une petite appréhension. Dès que l’écran s’était allumé sur son visage souriant, ma gorge s’était aussitôt nouée, mon sexe s’était tendu.
Elle se tenait extrêmement ravissante dans la pénombre, une lumière tamisée dessinant à peine ses contours. Son décolleté, qu’elle ne cherchait pas vraiment à cacher, se dévoilait par instants dans la semi-obscurité. Elle se savait désirable, et elle voulait que je le voie.
Puis, avec une lenteur nonchalante, elle avait laissé apparaître sa jupe, volontairement entrouverte, comme par inadvertance, mais son regard, à elle, ne trompait personne sur ses intentions provocatrices. Elle jouait avec moi, je m’en amusais, et surtout ça m’excitait !
Troublé, je n’arrivais pas à feindre l’indifférence. J’essayais de parler, de garder une certaine contenance, mais mes yeux me trahissaient, et je sentais que mon trouble l’amusait.
— Alors ? me demanda-t-elle enfin d’une voix douce, un sourire au coin des lèvres. Tu n’es pas déçu ?
— Déçu non, séduit oui ? répondis-je, peut-être un peu trop vite.
— Vraiment ? insista-t-elle en inclinant légèrement la tête.
— Ben, vraiment, oui ? Pourquoi, ce n’est pas ton cas ?
— Déçu non, séduit oui ? répondis-je, peut-être un peu trop vite.
— Vraiment ? insista-t-elle en inclinant légèrement la tête.
— Ben, vraiment, oui ? Pourquoi, ce n’est pas ton cas ?
Elle rit, d’un rire bas, qui me traversa tout entier.
— J’en ai bien peur, crois-tu que je serais encore là sinon ?
Je n’avais pas su quoi répondre. Elle avait alors baissé les yeux une seconde, puis les avait relevés vers moi, plus intenses encore.
— Il va falloir qu’on se revoie vite, avait-elle murmuré.
— Très vite, avais-je soufflé.
— Très vite, avais-je soufflé.
Quand l’écran s’était éteint, j’étais resté longtemps immobile, le cœur battant, mon sexe en érection ne mentait pas. Puis, l’excitation étant trop forte, j’ai saisi ma verge, ma main s’est refermée sur elle, et, plongé dans mes pensées coquines entre Véronique et moi, mon plaisir est arrivé rapidement. J’ai éjaculé avec force, libérant successivement deux jets de sperme intenses. Je suis resté là ensuite, savourant ce premier moment qu’elle venait de m’apporter virtuellement. Je m’imaginais également que de son côté, Véronique se masturbait, en me sentant en elle, la pénétrant avec vigueur.
Je n’arrivais plus à me défaire de cette impression, troublante et douce à la fois, que ce que je ressentais à l’issue de cette visio, elle le ressentait manifestement aussi. Et cette envie de la revoir n’était pas à sens unique, j’en étais désormais certain !
Le lendemain, quelque chose d’autre dans le ton des messages s’était installé entre nous. Une sorte de complicité trouble, mêlée au désir, comme si nous savions déjà, tous les deux, que notre première vraie rencontre ne serait pas qu’un simple verre.
Notre première vraie rencontre justement était proche, puisque nous avions rapidement convenu de nous voir dès le lendemain dans une brasserie que nous connaissions l’un et l’autre, brasserie aux lumières tamisées et aux banquettes de velours rouge, propice aux échanges discrets de premiers instants.
Je suis déjà installé quand elle arrive. Le souffle me manque un instant. Elle est d’une féminité qui ne peut laisser indifférent. Brune aux cheveux mi-longs aux ondulations souples, elle porte un maquillage soigné qui souligne ses yeux d’un bleu vert, mettant en valeur ses lèvres pulpeuses, d’un rouge profond et brillant. Sa jupe noire, assez courte, bien ajustée, épouse ses hanches et se fend légèrement sur le devant, révélant par intermittence les courbes douces de ses cuisses. Sa poitrine généreuse tend le tissu de son chemisier entrouvert, laissant deviner la naissance de ses seins. Son petit ventre légèrement rebondi ajoute une sensualité charnelle, naturellement féminine, qui rend sa silhouette encore plus désirable. Elle avance d’un pas assuré sur ses talons, et quand nos regards se croisent, son sourire s’élargit avec une pointe de malice.
Nous nous saluons d’une bise prolongée. Son parfum vanillé, chaud et sucré, m’enveloppe comme une caresse. Nous nous asseyons face à face, mais très vite, nos genoux se frôlent sous la table, et au lieu de reculer, elle laisse le contact s’installer, un léger sourire aux lèvres, comme pour tester ma réaction.
— Tu es à la hauteur de ce que j’espérais, me dit-elle d’emblée.
— Tu es au-delà de ce que j’espérais, lui réponds-je d’un air canaille, mais combien sincère.
— Tu es au-delà de ce que j’espérais, lui réponds-je d’un air canaille, mais combien sincère.
Nous sommes l’un et l’autre ravis de cette première approche. La conversation commence ensuite de manière légère, mais le jeu de séduction continue de se mettre en place. Je la complimente notamment sur sa tenue :
— Ta jupe te va incroyablement bien, elle souligne ce qu’il faut, là où il faut.
Elle sourit de ce compliment un peu lourd, mais qui semble lui faire de l’effet, puis elle incline légèrement la tête, mordille sa lèvre inférieure et répond d’une voix douce :
— Merci Yannick, j’espérais bien qu’elle te plairait. Je l’ai choisie en tenant compte de tous les échanges que nous avons eus depuis dix jours.
— C’est touchant, cette attention que tu portes sur moi.
— J’ai appris à te connaître un peu, et j’avais vraiment envie de te plaire.
— C’est réussi !
— Toi aussi, tu as été attentif à mes attentes, tu es habillé exactement comme j’aime.
— C’est vrai ? Tant mieux, puisque moi aussi je ne demande qu’à te combler.
— Écoute, tu as réussi ! Ton jean, ta chemisette blanche sous ta veste mi-courte noire, wouah ! Tu vas faire craquer toutes les femmes, rajoute-t-elle en riant.
— La seule que je souhaite faire craquer, c’est toi, Véronique, lui dis-je en posant doucement ma main sur la sienne, posée sur la table.
— C’est touchant, cette attention que tu portes sur moi.
— J’ai appris à te connaître un peu, et j’avais vraiment envie de te plaire.
— C’est réussi !
— Toi aussi, tu as été attentif à mes attentes, tu es habillé exactement comme j’aime.
— C’est vrai ? Tant mieux, puisque moi aussi je ne demande qu’à te combler.
— Écoute, tu as réussi ! Ton jean, ta chemisette blanche sous ta veste mi-courte noire, wouah ! Tu vas faire craquer toutes les femmes, rajoute-t-elle en riant.
— La seule que je souhaite faire craquer, c’est toi, Véronique, lui dis-je en posant doucement ma main sur la sienne, posée sur la table.
En même temps, elle joue avec une mèche de cheveux de son autre main, la faisant glisser lentement entre ses doigts, puis la laisse retomber sur sa poitrine. Ses yeux ne quittent presque jamais les miens, et quand elle rit, elle penche son buste en avant, offrant une vue plus généreuse sur son décolleté. Je sens qu’elle me provoque doucement, à l’affût de mes réactions.
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