Inspiré du réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Dans une autre vie — Chapitre 1 · Chapitre 4 : Emilie, celle que je n'avais pas vue.
Auteur
Dans une autre vie
Chapitre 1 · Chapitre 4 : Emilie, celle que je n'avais pas vue.
— Euh… Emmanuelle… non, Elodie ! Sylvie ! Nan, Vanessa ? Pas ça, je crois que ça commence par un « L »… Lucie ? Louise ? Lorette ?
— Attends, c’est pas un « L »,
— Sophie ? Non, pas Sophie. Merde, comment elle s’appelle déjà ? Elodie !
— Nan, je l’ai déjà dit ça…
— Véronique !
— N’importe quoi, c’est ma mère ça !
— Putain, merde ! Je me rappelle plus…
— Attends, c’est pas un « L »,
— Sophie ? Non, pas Sophie. Merde, comment elle s’appelle déjà ? Elodie !
— Nan, je l’ai déjà dit ça…
— Véronique !
— N’importe quoi, c’est ma mère ça !
— Putain, merde ! Je me rappelle plus…
C’est ainsi qu’assis sur le canapé du bar, je me torturai avec acharnement les tréfonds de la cervelle. Avec vraisemblablement l’air de subir les assauts acharnés d’une migraine carabinée puisque, revenant avec nos commandes, mon ami Benoit me demanda :
— Qu’est-ce que tu as Luke ? On dirait que tu subis les assauts acharnés d’une migraine carabinée !
— Qu’est-ce que tu as Luke ? On dirait que tu subis les assauts acharnés d’une migraine carabinée !
S’enfonçant dans le canapé avec la grâce d’un sanglier, il ajouta en posant les deux verres sur la table basse :
— A bâbord ! Espèce de rat.
— Hein ? Quoi ?
— Je disais : Bon alors ? Qu’est-ce que tu as ? hurla-t-il afin de couvrir le vacarme de la musique.
— Ha bon… Rien de grave, tu vois la brune au bar là-bas ?
— Celle avec les cheveux courts à gauche ?
— Non, ça c’est un mec, regarde à droite.
— Ha ? Ok, je vois, elle ? Ha mais je la connais, c’est Emilie !
— Oui, c’est bien ça, merci, je ne me rappelais plus de son nom, tu la connais toi aussi ?
— Oui, un peu, on était dans le même collège, c’est pas vraiment une amie, mais on avait des connaissances en commun. Enfin, si tu veux, chacun sait comment l’autre s’appelle, quoi. Mais comment tu la connais toi ?
— Parce que c’est la sœur d’une de mes ex.
— A bâbord ! Espèce de rat.
— Hein ? Quoi ?
— Je disais : Bon alors ? Qu’est-ce que tu as ? hurla-t-il afin de couvrir le vacarme de la musique.
— Ha bon… Rien de grave, tu vois la brune au bar là-bas ?
— Celle avec les cheveux courts à gauche ?
— Non, ça c’est un mec, regarde à droite.
— Ha ? Ok, je vois, elle ? Ha mais je la connais, c’est Emilie !
— Oui, c’est bien ça, merci, je ne me rappelais plus de son nom, tu la connais toi aussi ?
— Oui, un peu, on était dans le même collège, c’est pas vraiment une amie, mais on avait des connaissances en commun. Enfin, si tu veux, chacun sait comment l’autre s’appelle, quoi. Mais comment tu la connais toi ?
— Parce que c’est la sœur d’une de mes ex.
Ben me regarde alors et émit un sifflet d’admiration :
— T’es sorti avec Lucie ? Bravo mec ! Elle est super bonne !
— T’es sorti avec Lucie ? Bravo mec ! Elle est super bonne !
Et joignant le geste à la parole, il me présente sa main pour que je puisse taper dedans, ce que je fais afin de ne pas lui infliger la honte de rester seul dans cette position, tout en essayant difficilement de me rappeler pourquoi lui et moi étions amis.
— Et donc, c’est quoi le problème ? Tu as peur d’aller lui parler ?
— Quoi ? Non, c’est pas le sujet, et puis ce serait bizarre, nan vraiment, c’est juste que je ne me rappelais plus de son nom.
— Et donc, c’est quoi le problème ? Tu as peur d’aller lui parler ?
— Quoi ? Non, c’est pas le sujet, et puis ce serait bizarre, nan vraiment, c’est juste que je ne me rappelais plus de son nom.
Et ce fut sans doute le Diable qui s’en mêla, puisque c’est à ce moment précis qu’Emilie choisit de tourner la tête dans notre direction. Surprise, elle nous adressa à tous les deux un signe de la main accompagné d’un petit sourire gêné. Gestes qui n’échappèrent pas à la petite rousse assise à côté, et qui se penchait vers elle pour lui demander quelque chose d’un air surpris.
Ben ajouta alors aussitôt :
— Une fille que j’baiserai, c’est ma daronne…
Ben ajouta alors aussitôt :
— Une fille que j’baiserai, c’est ma daronne…
Horrifié par ce que je venais d’entendre, je tournai la tête vers lui :
— Qu… comm… Quoi ????
— J’ai dit : « La fille à côté, elle est trop bonne ! »
— Qu… comm… Quoi ????
— J’ai dit : « La fille à côté, elle est trop bonne ! »
Cependant, je n’eus pas le temps d’être soulagé de sa réponse que ce dernier me prit par le bras et m’entraîna vers le bar, et, vous l’avez compris, pas en direction du monsieur de tout à l’heure.
La scène qui suivit fut un concentré de gêne et de malaise : imaginez un de vos amis qui salue la sœur de votre ex, dont il n’a rien à foutre, afin de commencer à draguer comme un salaud la copine de cette dernière… Copine, qui visiblement n’attendait que ça, puisque, non contente de le faire asseoir à côté d’elle sans vous adresser un vague regard, vous tourne complètement le dos, vous laissant donc tout seuls : vous, la fille, et un silence plus assourdissant encore que la sono du bar…
Nous nous sommes donc regardés, elle et moi, avons échangé un sourire crispé tout en nous demandant en chœur :
— Bon ? Comment ça va depuis le temps ?
— Bon, comment ça va depuis le temps ?
Nous nous sommes donc regardés, elle et moi, avons échangé un sourire crispé tout en nous demandant en chœur :
— Bon ? Comment ça va depuis le temps ?
— Bon, comment ça va depuis le temps ?
Cette coïncidence eut le mérite de nous faire ricaner et, il faut bien le dire, de fissurer l’iceberg qu’il y avait entre nous.
Je m’assis donc sur le tabouret à côté d’elle et nous commençâmes à discuter, échangeant comme de bien entendu des banalités sur nos boulots respectifs, le bar où nous nous trouvions, nos occupations, la musique… etc. Et force est de constater qu’Emilie était une fille qui gagnait à être connue.
Nous nous trouvâmes ainsi plusieurs points communs, notamment sur notre vision assez pessimiste du cinéma actuel, ou de la mauvaise qualité de la musique que diffusait ce rade. L’atmosphère se réchauffait nettement, son ton de voix plus joyeux, ses mouvements plus amples, et je crois qu’elle comme moi appréciions le tour que prenait cette soirée.
Je m’assis donc sur le tabouret à côté d’elle et nous commençâmes à discuter, échangeant comme de bien entendu des banalités sur nos boulots respectifs, le bar où nous nous trouvions, nos occupations, la musique… etc. Et force est de constater qu’Emilie était une fille qui gagnait à être connue.
Nous nous trouvâmes ainsi plusieurs points communs, notamment sur notre vision assez pessimiste du cinéma actuel, ou de la mauvaise qualité de la musique que diffusait ce rade. L’atmosphère se réchauffait nettement, son ton de voix plus joyeux, ses mouvements plus amples, et je crois qu’elle comme moi appréciions le tour que prenait cette soirée.
Et, alors que j’observais du coin de l’œil, et par-dessus son épaule, mon ami en train d’épater la rouquine en mimant un… jongleur, je dirai ? Je finis par dire à mon interlocutrice :
— Eh bien Emilie, c’est fou, mais c’est là que je me rends compte que, bien que finalement, pendant que j’étais avec Lucie, on n’avait jamais vraiment parlé toi et moi…
— Eh bien Emilie, c’est fou, mais c’est là que je me rends compte que, bien que finalement, pendant que j’étais avec Lucie, on n’avait jamais vraiment parlé toi et moi…
Voilà, le mot était lâché, je venais d’évoquer sa sœur, mon ex, alors que nous avions, dans une connivence implicite, jusqu’à présent soigneusement évité d’aborder le sujet. Ça aurait pu la tendre, la gêner ou reléguer à la mer l’iceberg de tout à l’heure, mais elle se contenta finalement de répondre avec un joli sourire :
— Oui, c’est vrai, tu as raison. Mais bon, ce soir, c’est l’occasion de rattraper ça, non ?
— En effet, bon, comment elle va d’ailleurs ?
— Plutôt bien, elle a changé de boulot et…
— Oui, c’est vrai, tu as raison. Mais bon, ce soir, c’est l’occasion de rattraper ça, non ?
— En effet, bon, comment elle va d’ailleurs ?
— Plutôt bien, elle a changé de boulot et…
S’ensuivit alors un segment autour de la vie actuelle de Lucie, assez peu passionnant finalement. Et pendant que nous discutions, je me surpris à observer plus finement le physique d’Emilie, jolie brune frisée au nez un peu fort, certes, mais dont la robe en velours rouge à fleurs, assez sage, parvenait à mettre joliment en valeur ses formes et révélait des jambes dont le mouvement de balancier me fit prendre conscience de leur grâce. Je ne l’avais jamais remarqué jusque-là, mais cette fille était plutôt jolie en fait.
Mon regard fut à nouveau attiré par les attitudes de Ben, qui agitait sa main à demi fermée de haut en bas au niveau de son ventre, imitant dorénavant un guitariste ou une râpe à fromage, ce qui m’étonnait beaucoup puisqu’il n’était ni musicien, ni cuisinier. En tout cas, quoi que ce fût, ça avait l’air de grandement intéresser son interlocutrice, qui était la tête penchée dans sa main, le coude appuyé sur le bar, en train de triturer une mèche de ses cheveux.
Nous reprîmes donc la conversation avec Emilie, épuisant finalement assez vite le sujet de sa sœur pour parler de mille autres choses… jusqu’à ce que l’appel de la nature se fît alors plus fort que tout et que je m’éclipse quelques instants vers les sanitaires.
À mon retour, quelle ne fut pas ma surprise de découvrir que les deux tourtereaux s’étaient évanouis, laissant Emilie seule, entourée de trois tabourets vides…
C’est alors que je compris qu’il ne s’agissait en effet ni d’une guitare, ni d’une râpe à fromage…
Je vins donc me rasseoir près d’Emilie, qui m’adressa alors une moue mêlant surprise, déception, connivence et… espoir ?
Nous reprîmes donc la conversation avec Emilie, épuisant finalement assez vite le sujet de sa sœur pour parler de mille autres choses… jusqu’à ce que l’appel de la nature se fît alors plus fort que tout et que je m’éclipse quelques instants vers les sanitaires.
À mon retour, quelle ne fut pas ma surprise de découvrir que les deux tourtereaux s’étaient évanouis, laissant Emilie seule, entourée de trois tabourets vides…
C’est alors que je compris qu’il ne s’agissait en effet ni d’une guitare, ni d’une râpe à fromage…
Je vins donc me rasseoir près d’Emilie, qui m’adressa alors une moue mêlant surprise, déception, connivence et… espoir ?
— Bon… je vois que nos deux accompagnateurs se sont fait la malle ? Dis-je en m’asseyant.
— Mouais… ben je suis dans la merde, c’est Aurélie qui conduisait… je vais devoir rentrer en Uber à cette heure…
— Ah oui… merde, pas sympa ta copine… Si tu veux, et coup de bol, j’ai ma voiture, je peux te ramener. Et puis bon, c’est avec mon pote qu’elle s’est barrée, je suis un peu responsable d’un côté.
— Mouais… ben je suis dans la merde, c’est Aurélie qui conduisait… je vais devoir rentrer en Uber à cette heure…
— Ah oui… merde, pas sympa ta copine… Si tu veux, et coup de bol, j’ai ma voiture, je peux te ramener. Et puis bon, c’est avec mon pote qu’elle s’est barrée, je suis un peu responsable d’un côté.
Après un petit temps de réflexion, elle répondit :
— Si ça ne te dérange vraiment pas, je préfère, je ne suis pas rassurée de monter dans la voiture d’un inconnu.
— Ok, ça marche donc, ou plutôt, ça roule…
— Si ça ne te dérange vraiment pas, je préfère, je ne suis pas rassurée de monter dans la voiture d’un inconnu.
— Ok, ça marche donc, ou plutôt, ça roule…
À ce moment-là, je ne sais pas si c’est l’alcool, la musique, la fatigue ou la frustration, mais après un petit moment de silence, puis de retenue, pour finir par un échange de regards appuyés, les digues lâchèrent et nous partîmes tous les deux dans un éclat de fou rire face à ce pitoyable et honteux calembour.
Nous rîmes à n’en plus finir, jusqu’à en avoir mal à la mâchoire, chaque tentative d’apaisement échouant lorsque l’un d’entre nous croisait le regard de l’autre, repartant ainsi de plus belle.
Ce petit moment de bonheur dura bien une dizaine de minutes et fut finalement interrompu par mon accompagnatrice qui m’indiqua qu’il devenait indispensable pour elle d’aller à son tour aux toilettes, notre état commun aggravant la situation.
Ce petit intermède nous permit de reprendre notre calme. À son retour, rafraîchie et radieuse, elle prit la parole :
— Luke, on s’amuse bien, mais il se fait tard, tu veux bien me ramener chez moi, s’il te plaît ?
Ce petit intermède nous permit de reprendre notre calme. À son retour, rafraîchie et radieuse, elle prit la parole :
— Luke, on s’amuse bien, mais il se fait tard, tu veux bien me ramener chez moi, s’il te plaît ?
J’acquiesçai à sa demande, n’en pouvant plus de la soupe infâme que nous crachaient les haut-parleurs, et réglai nos consommations, tenant à inviter Emilie, mais tenant beaucoup moins à inviter mon « ami » et sa nouvelle copine ; ce dont je fus finalement très encouragé par les capacités de négociation des yeux du patron, du berger allemand à côté de lui, ainsi que du mètre quatre-vingt-dix-huit du vigile à l’entrée…
Bonne fille, Emilie voulut bien sûr contribuer, mais je refusai, on est un gentleman, même pauvre, ou on ne l’est pas…
Bonne fille, Emilie voulut bien sûr contribuer, mais je refusai, on est un gentleman, même pauvre, ou on ne l’est pas…
Nous sortîmes donc du bar, cueillis par la fraîcheur précoce de ce mois d’octobre, remontant la rue, passant devant une boîte nommée « Le Floyd », fermée récemment par la préfecture pour des soucis de sécurité selon ce que m’expliquait Emilie. Sa voix était douce, son parfum enivrant, j’appréciais sa compagnie, c’était certain. Je crois même pouvoir dire qu’elle me plaisait.
Nous débouchâmes alors sur une grande place avec, en son centre, une fontaine. Celle-ci était presque déserte, à l’exception d’une dame qui promenait son chien et d’un type endormi sur un banc.
C’est alors qu’Emilie m’attrapa par les bras, me tourna vers elle et se blottit violemment contre mon corps… Je n’arrivais pas à y croire… elle prenait les devants !
— Mais… que… ? eussé-je à peine eu le temps de dire qu’Emilie me coupa la parole en chuchotant :
— Cache-moi… la vieille dame… je t’expliquerai après…
Nous débouchâmes alors sur une grande place avec, en son centre, une fontaine. Celle-ci était presque déserte, à l’exception d’une dame qui promenait son chien et d’un type endormi sur un banc.
C’est alors qu’Emilie m’attrapa par les bras, me tourna vers elle et se blottit violemment contre mon corps… Je n’arrivais pas à y croire… elle prenait les devants !
— Mais… que… ? eussé-je à peine eu le temps de dire qu’Emilie me coupa la parole en chuchotant :
— Cache-moi… la vieille dame… je t’expliquerai après…
Merde… douche froide, frustration, déception…
Je l’entourai de mes bras, réalisant que je m’étais fait des idées, mais décidant de profiter un peu quand même… ce n’est pas tous les jours qu’une jolie fille comme ça se colle contre vous, encore plus quand il s’agit de la sœur de votre ex…
Mon Dieu, ce parfum… quel poison, quelle folie…
En temps normal, j’aurais dû faire l’objet d’un furieux débat interne, pesant le pour et le contre, tiraillé entre le désir d’une part et la morale de l’autre.
Mon Dieu, ce parfum… quel poison, quelle folie…
En temps normal, j’aurais dû faire l’objet d’un furieux débat interne, pesant le pour et le contre, tiraillé entre le désir d’une part et la morale de l’autre.
Mais dans le cas présent, le désir étant un champion d’aïkido ayant de légers problèmes de canalisation de la violence, il n’a pas hésité à envoyer quelques high-kicks et trois ou quatre atémis à la morale, qui s’effondra, K.O.
Donc, vous l’avez compris, à l’instant présent, j’avais fermement pris la décision de coucher avec Emilie. Ce n’était que la sœur de mon ex, après tout, pas la mienne.
— Elle est partie ?
— Hein ? Euh… Ha oui ! C’est bon, elle est partie, et le chien avec…
— Tu es sûr ? insista Emilie, toujours collée, presque lovée, contre moi.
— Oui, c’est bon.
— Elle est partie ?
— Hein ? Euh… Ha oui ! C’est bon, elle est partie, et le chien avec…
— Tu es sûr ? insista Emilie, toujours collée, presque lovée, contre moi.
— Oui, c’est bon.
Et, au moment où elle se détacha de moi, je lui criai soudain :
— Non, attends ! Elle revient, cache-toi à nouveau contre moi !
— Non, attends ! Elle revient, cache-toi à nouveau contre moi !
Faut croire que je ne suis pas bon comédien, puisqu’elle se redressa et me dit d’un air mi-outrée, mi-amusée :
— Dis donc toi ? Tu n’essaierais pas de profiter un peu ?
— Bien sûr que non, voyons, de quoi tu parles, lui répondis-je, faussement étonné. Désolé, j’ai vraiment cru qu’elle revenait en arrière, et comme tu avais l’air d’avoir très peur, j’ai agi pour te protéger.
— Mouais… Monsieur est gentleman, c’est ça ? Je suppose que je devrais te remercier, n’est-ce pas ?
— Ça se fait traditionnellement quand quelqu’un vous sauve la vie… mais si tu m’expliquais d’abord ?
— Ok, mais en marchant, j’ai pas envie de prendre le risque de la recroiser.
— Dis donc toi ? Tu n’essaierais pas de profiter un peu ?
— Bien sûr que non, voyons, de quoi tu parles, lui répondis-je, faussement étonné. Désolé, j’ai vraiment cru qu’elle revenait en arrière, et comme tu avais l’air d’avoir très peur, j’ai agi pour te protéger.
— Mouais… Monsieur est gentleman, c’est ça ? Je suppose que je devrais te remercier, n’est-ce pas ?
— Ça se fait traditionnellement quand quelqu’un vous sauve la vie… mais si tu m’expliquais d’abord ?
— Ok, mais en marchant, j’ai pas envie de prendre le risque de la recroiser.
Aussitôt dit, nous reprîmes la route vers le parking, encore à quelques pas de la place. Chemin faisant, Emilie me raconta son histoire.
— C’est une vieille dame, pas méchante, mais complètement folle. Elle passe son temps à promener son chien sur la place et je ne sais comment c’est possible, mais quelle que soit l’heure à laquelle je passe, elle est là avec son foutu clébard…
Or, elle est persuadée qu’elle vit dans sa télé ou je ne sais quoi, parce qu’elle prend tout le monde pour une célébrité. Moi comprise… et je n’en peux plus, à chaque fois qu’elle me parle, je n’arrive pas à m’en débarrasser… parce que bon, tu vois, je n’ai pas le cœur à l’envoyer balader, c’est une vieille dame seule.
— Ah oui… je comprends mieux ta réaction. Eh bien, ravi d’avoir pu t’aider sur ce coup-là.
Et donc, elle te confond avec qui ? Angelina Jolie ? Anne Hathaway ?
— C’est une vieille dame, pas méchante, mais complètement folle. Elle passe son temps à promener son chien sur la place et je ne sais comment c’est possible, mais quelle que soit l’heure à laquelle je passe, elle est là avec son foutu clébard…
Or, elle est persuadée qu’elle vit dans sa télé ou je ne sais quoi, parce qu’elle prend tout le monde pour une célébrité. Moi comprise… et je n’en peux plus, à chaque fois qu’elle me parle, je n’arrive pas à m’en débarrasser… parce que bon, tu vois, je n’ai pas le cœur à l’envoyer balader, c’est une vieille dame seule.
— Ah oui… je comprends mieux ta réaction. Eh bien, ravi d’avoir pu t’aider sur ce coup-là.
Et donc, elle te confond avec qui ? Angelina Jolie ? Anne Hathaway ?
Long silence…
— Alain Juppé, répondit-elle avec l’effet d’un claquement de fouet…
S’ensuivit alors un autre silence gênant, seulement interrompu par le martèlement de nos semelles sur les pavés de la place.
— On en parle plus, ok ? ajouta-t-elle froidement.
— On ne parle plus de quoi ? répondis-je simplement.
— Exactement.
— On en parle plus, ok ? ajouta-t-elle froidement.
— On ne parle plus de quoi ? répondis-je simplement.
— Exactement.
Nous finîmes par arriver à ma voiture. Le trajet se poursuivit sans événement notable, dans un silence pesant qui augurait mal de la fin de la soirée, accompagné de quelques regards subreptices sur ses jambes. Mais en mon for intérieur, je cherchais quand même un moyen qu’elle me fasse monter chez elle. Je n’allais quand même pas lui faire le coup de la panne… surtout en pleine ville.
Ma réflexion n’aboutit cependant à rien de valable, et c’est résigné que j’éteignis le moteur dans le parking de son immeuble.
Emilie se tourna alors vers moi et me dit :
— Merci de m’avoir ramené.
Elle ajouta ensuite :
— Et merci pour tout à l’heure.
Ce faisant, elle m’embrassa sur la joue.
Ma réflexion n’aboutit cependant à rien de valable, et c’est résigné que j’éteignis le moteur dans le parking de son immeuble.
Emilie se tourna alors vers moi et me dit :
— Merci de m’avoir ramené.
Elle ajouta ensuite :
— Et merci pour tout à l’heure.
Ce faisant, elle m’embrassa sur la joue.
Surpris, je tournai la tête vers elle, mon regard planté dans le sien. Et là, sans un mot, sans un souffle, nous avons chacun attrapé la tête de l’autre et avons commencé à nous embrasser fougueusement.
Nos mains glissaient dans nos cheveux, nos langues se mélangeaient, nos dents s’entrechoquaient, nos soupirs, notre respiration se mêlaient dans un indescriptible chaos.
Mes doigts partirent à l’aventure, explorant son corps, brûlant malgré le tissu. Le monde autour tournoyait dans des nuances de gris et de lumières artificielles, je palpais son cou, sa nuque, ses épaules, ses côtes.
Lorsque je commençai à caresser ses hanches, Emilie décida soudainement, sans lâcher ma bouche, de se positionner à califourchon sur moi, les genoux de chaque côté, m’offrant ainsi toute latitude pour poser mes mains sur ses fesses.
Rapidement, celles-ci passèrent sous le tissu de la robe, que je remontai pour me faciliter la tâche, puis sous l’élastique de la culotte, pendant qu’elle continuait de me dévorer de baisers, s’agitant en gestes brefs et saccadés.
Mon Dieu, que sa peau était douce sous mes doigts, s’approchant de plus en plus de la faille, et accroissant son excitation à chaque millimètre parcouru.
Mes doigts partirent à l’aventure, explorant son corps, brûlant malgré le tissu. Le monde autour tournoyait dans des nuances de gris et de lumières artificielles, je palpais son cou, sa nuque, ses épaules, ses côtes.
Lorsque je commençai à caresser ses hanches, Emilie décida soudainement, sans lâcher ma bouche, de se positionner à califourchon sur moi, les genoux de chaque côté, m’offrant ainsi toute latitude pour poser mes mains sur ses fesses.
Rapidement, celles-ci passèrent sous le tissu de la robe, que je remontai pour me faciliter la tâche, puis sous l’élastique de la culotte, pendant qu’elle continuait de me dévorer de baisers, s’agitant en gestes brefs et saccadés.
Mon Dieu, que sa peau était douce sous mes doigts, s’approchant de plus en plus de la faille, et accroissant son excitation à chaque millimètre parcouru.
C’est lorsque je commençai à effleurer son anus qu’elle quitta ma bouche pour se réfugier dans mon cou, soupirant, feulant comme une chatte, submergée par la stimulation.
Puis, soudainement, elle reprit conscience, plaça ses mains sur mes épaules, me regarda, le maquillage à la dérive et les yeux chavirés : « Non, stop, Lucie… On fait une connerie, je peux pas… »
Merde ! Pas maintenant. Ok, je voulais bien qu’elle se dise plus tard que c’était une connerie, mais moi, très égoïstement, je m’en foutais. D’une façon ou d’une autre, il fallait que je la convainque :
— Tu sais, elle ne le saura pas, c’est pas comme si on allait sortir ensemble… et quand bien même, tu fais ce que tu veux… lui dis-je pour la convaincre.
— Je sais, et c’est vrai que j’en ai envie, mais c’est ma sœur, je ne peux pas… pas ça, je le saurai et je vais culpabiliser.
Merde ! Pas maintenant. Ok, je voulais bien qu’elle se dise plus tard que c’était une connerie, mais moi, très égoïstement, je m’en foutais. D’une façon ou d’une autre, il fallait que je la convainque :
— Tu sais, elle ne le saura pas, c’est pas comme si on allait sortir ensemble… et quand bien même, tu fais ce que tu veux… lui dis-je pour la convaincre.
— Je sais, et c’est vrai que j’en ai envie, mais c’est ma sœur, je ne peux pas… pas ça, je le saurai et je vais culpabiliser.
Non ! Je n’allais pas abandonner devant ses scrupules à la con, d’autant plus que je sentais bien qu’il ne fallait pas grand-chose pour qu’elle bascule. Je décidai donc de profiter de mon avantage, d’autres diraient de sa faiblesse, et recommençai à tripoter son œillet. Tant pis pour le karma, d’une façon ou d’une autre, j’avais dit.
Cette petite pression déclencha l’effet espéré : Emilie se mit à geindre, puis sa tête s’effondra à nouveau sur mon cou, remuant ses fesses sur mon bassin.
— Salaud ! Tu en profites… gémit-elle difficilement entre deux soupirs.
— Tu veux que j’arrête ? lui répondis-je, bien que je connusse déjà la réponse.
— Oui, faut pas, mais… HA ! Non, continue, c’est… trop bon…
Cette petite pression déclencha l’effet espéré : Emilie se mit à geindre, puis sa tête s’effondra à nouveau sur mon cou, remuant ses fesses sur mon bassin.
— Salaud ! Tu en profites… gémit-elle difficilement entre deux soupirs.
— Tu veux que j’arrête ? lui répondis-je, bien que je connusse déjà la réponse.
— Oui, faut pas, mais… HA ! Non, continue, c’est… trop bon…
Elle était vaincue, abandonnant toute résistance, s’agitant ainsi que moi au rythme de ma caresse.
Sans désormais aucune retenue, elle défit les bretelles de sa robe, me laissant ainsi accès à ses deux magnifiques seins, sur lesquels, à défaut de pouvoir les pétrir, se précipita ma bouche, pour sucer, aspirer, absorber les pointes. Elle redoubla ainsi ses gémissements, preuve de la sensibilité de cette partie de son anatomie.
Ma langue tournait autour des tétons, les bruits de succion couverts par les cris de plaisir qui émanaient d’Emilie, tandis que mon doigt s’attardait entre ses autres globes.
Cependant, autant de stimulation commençait à me faire mal dans le bas du ventre, mon sexe engoncé dans mon jean. Il était temps de le sortir si je ne voulais pas risquer l’explosion.
Je soulevai donc Emilie qui, l’esprit embrumé par la dopamine, ne se rendit compte de rien, ouvrit difficilement mon pantalon, abaissa mon boxer et fit sortir mon pénis, tendu comme vous l’imaginez aisément.
Ce qui fut, par contre, moins aisé : retirer la culotte de ma partenaire, qui, totalement trempée, lui collait à la peau.
Une fois cette cage de tissu retirée, c’est sans autre forme de procès, ni aucune déclaration, qu’elle reprit sa position initiale sur mes genoux, mais cette fois en s’empalant sur ma queue.
Sans désormais aucune retenue, elle défit les bretelles de sa robe, me laissant ainsi accès à ses deux magnifiques seins, sur lesquels, à défaut de pouvoir les pétrir, se précipita ma bouche, pour sucer, aspirer, absorber les pointes. Elle redoubla ainsi ses gémissements, preuve de la sensibilité de cette partie de son anatomie.
Ma langue tournait autour des tétons, les bruits de succion couverts par les cris de plaisir qui émanaient d’Emilie, tandis que mon doigt s’attardait entre ses autres globes.
Cependant, autant de stimulation commençait à me faire mal dans le bas du ventre, mon sexe engoncé dans mon jean. Il était temps de le sortir si je ne voulais pas risquer l’explosion.
Je soulevai donc Emilie qui, l’esprit embrumé par la dopamine, ne se rendit compte de rien, ouvrit difficilement mon pantalon, abaissa mon boxer et fit sortir mon pénis, tendu comme vous l’imaginez aisément.
Ce qui fut, par contre, moins aisé : retirer la culotte de ma partenaire, qui, totalement trempée, lui collait à la peau.
Une fois cette cage de tissu retirée, c’est sans autre forme de procès, ni aucune déclaration, qu’elle reprit sa position initiale sur mes genoux, mais cette fois en s’empalant sur ma queue.
J’avais échoué : je n’avais pas réussi à me faire inviter dans son appartement, mais bon, je supposais que j’arriverais à vivre avec cet échec, tout en me félicitant de l’heure très tardive, nous épargnant la présence d’un quelconque témoin gênant.
— HAAA ! Oui ! C’est bon, vas-y !
Les cris d’Emilie me ramenèrent à la réalité. Et quelle réalité ! Je pénétrais la sœur de mon ex, dans ma voiture, la tête engoncée dans sa poitrine, mes mains sur ses fesses. Je savais que je n’allais plus tenir très longtemps à ce rythme…
Nous étions donc là, elle qui me chevauchait avec une intensité sans pareille, oubliant toutes ses réticences préalables, toute culpabilité, elle avait lâché les chevaux et les cheveux : je sentais, au gré des mouvements de son bassin, ses chairs qui enserraient mon sexe. Tout en elle vibrait : son corps, sa peau, son souffle irrégulier, ses halètements chaotiques. Nos peaux restaient collées, soudées par la sueur, adhésion renforcée par nos mains qui s’agrippaient l’une à l’autre.
— Oui ! Bourre-moi ! Continue ! Fais-moi jouir Luke ! J’en ai trop envie !
Nous étions donc là, elle qui me chevauchait avec une intensité sans pareille, oubliant toutes ses réticences préalables, toute culpabilité, elle avait lâché les chevaux et les cheveux : je sentais, au gré des mouvements de son bassin, ses chairs qui enserraient mon sexe. Tout en elle vibrait : son corps, sa peau, son souffle irrégulier, ses halètements chaotiques. Nos peaux restaient collées, soudées par la sueur, adhésion renforcée par nos mains qui s’agrippaient l’une à l’autre.
— Oui ! Bourre-moi ! Continue ! Fais-moi jouir Luke ! J’en ai trop envie !
Ce fut le coup de pistolet qui déclencha le sprint final : galvanisé par ses injonctions, j’accélérai le rythme, de plus en plus, pris d’une incommensurable frénésie. Je lâchai même ses fesses pour les poser sur ses épaules, afin de renforcer la cadence et la force de mes va-et-vient.
C’est ainsi que, quelques secondes plus tard, nous jouîmes bruyamment, presque en même temps.
C’est ainsi que, quelques secondes plus tard, nous jouîmes bruyamment, presque en même temps.
Nous étions là, collés l’un contre l’autre, ma tête entre ses seins, et la sienne contre mon épaule.
Nous étions là, l’un dans l’autre. Nos souffles se taisaient progressivement, les battements de nos cœurs ralentissaient au même rythme, le silence reprenait petit à petit ses droits dans ce parking glacial.
Nous étions là, l’un dans l’autre. Nos souffles se taisaient progressivement, les battements de nos cœurs ralentissaient au même rythme, le silence reprenait petit à petit ses droits dans ce parking glacial.
Puis plus rien.
Jusqu’à ce qu’Emilie se redresse, les yeux embués de larmes et d’horreur fixés dans les miens.
— Désolé, j’aurais pas… c’est de ta faute… je t’avais dit… je suis horrible… pourquoi j’ai ? Non, Salaud, et moi qui…
Elle ne finit pas sa phrase, ouvrit la portière, attrapa ses affaires, se rhabilla, puis disparut à la fois dans l’obscurité et de ma vie, avant que j’aie eu le temps de dire quoi que ce soit…
Elle ne finit pas sa phrase, ouvrit la portière, attrapa ses affaires, se rhabilla, puis disparut à la fois dans l’obscurité et de ma vie, avant que j’aie eu le temps de dire quoi que ce soit…
Je suis resté seul un long moment, sans rien faire.
Un peu coupable.
Un peu.
J’étais un salaud. C’est vrai.
Un peu.
Je suis resté seul un long moment, la tête sur le volant.
Si vous aviez été là, vous m’auriez sans doute vu ainsi, courbé, immobile.
Puis, le corps secoué de légers spasmes, de plus en plus forts, accompagnés de gémissements caractéristiques de mon état.
Vous m’auriez vu taper du poing sur le volant.
Ma tête se redressant soudain, les yeux humides. Et ce cri à gorge déployée :
Puis, le corps secoué de légers spasmes, de plus en plus forts, accompagnés de gémissements caractéristiques de mon état.
Vous m’auriez vu taper du poing sur le volant.
Ma tête se redressant soudain, les yeux humides. Et ce cri à gorge déployée :
« HA HA HA HA HA HA : Alain Juppé ! HA HA HA HA ! »
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Commentaires ()
En revanche, je crois que je suis passée à côté du côté "sœur de l'ex". J'ai bien senti que c'était censé apporter une dimension un peu taboue ou piquante à l'histoire, mais personnellement ce ressort ne m'a pas particulièrement touchée.
Pour le reste, c'est parce que je crois que tu n'as aucun tabou. Bisous.
Je te retourne le compliment 😉😋