Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Pauline, douchée de sperme — Chapitre unique
Auteur
Pauline, douchée de sperme
Chapitre unique
Pauline
Une nouvelle
C’était son fantasme.
Pas une lubie. Quelque chose qui avait mûri en elle pendant des mois. Pauline, sa femme, trente-deux ans, une vie rangée, un travail qui la valorisait. Et pourtant cette image obsessionnelle : à genoux, exposée, plusieurs hommes autour d’elle, leur sperme sur le visage, sur ses jolis pieds, sur la poitrine, partout. Elle voulait être souillée. Et elle voulait se voir.
Marc l’avait écoutée. Il avait compris que ce n’était pas seulement un jeu. C’était une faille qu’elle choisissait d’ouvrir. Et lui découvrait un plaisir précis : celui de la regarder être utilisée. De la voir traverser exactement ce qu’elle avait demandé, sous ses yeux.
Ils fréquentaient le même club depuis plus d’un an. Marc y avait choisi quatre hommes qu’il connaissait, capables de rester dans le cadre. Quand elle avait dit oui, il avait tout organisé. Par désir.
Le samedi soir, ils arrivèrent vers vingt-trois heures.
Pauline portait la mini Saint Laurent noire en soie, très courte. Rien en dessous. Des bas très fins dix deniers Agent Provocateur, des jarretelles noires, et à chaque cheville, par-dessus les bas, une chaîne dorée assez large, au maillage délicat et légèrement texturé. Aux pieds, les Louboutin. Dans le vestiaire, elle s’était regardée longtemps. Son ventre se serrait déjà. Pas seulement de nervosité. D’excitation. Elle sentait l’humidité entre ses cuisses rien qu’à l’idée de ce qui allait suivre.
Le salon privé était le leur. Canapé bas, lumière basse, immense miroir mural. Quand les quatre hommes entrèrent, Pauline était à genoux face à la glace, les poignets liés dans le dos, les cuisses légèrement écartées. Marc se plaça derrière elle. Il était déjà tendu. Elle le savait.
Il parla calmement :
— Vous savez pourquoi on est là. C’est son fantasme. Elle veut être utilisée, puis douchée. Elle peut arrêter à tout moment. Rouge et on s’arrête net.
Puis, plus bas, pour elle :
— Dernière fois. Tu es sûre ?
Elle regarda son reflet, puis les hommes. Sa voix était un peu rauque.
— Oui. Je veux ça. Je veux qu’ils me souillent. Et je veux me voir.
Marc passa une main dans ses cheveux.
— Alors on commence.
Ils prirent sa bouche. Lentement. Un après l’autre, parfois deux. Pauline sentit immédiatement la chaleur lui monter. Ce n’était pas seulement l’acte. C’était de se voir le faire dans le miroir : à genoux, la robe Saint Laurent remontée, les bas dix deniers tendus, les chaînes dorées bien visibles par-dessus, les lèvres écartées autour d’une queue. Chaque va-et-vient lui envoyait une vague basse dans le bas-ventre. Elle était déjà trempée. Quand un des hommes appuyait un peu plus loin, un gémissement lui échappait malgré elle. Marc restait derrière, une main sur sa nuque, les yeux rivés sur la glace. Elle le sentait dur contre sa joue quand il se penchait.
— Toujours bon ? demandait-il.
— Oui… Continue.
— Oui… Continue.
Sa propre voix la surprenait. Plus sourde. Plus ouverte.
Ensuite ils la penchèrent sur le canapé. Marc se plaça sur le côté, pour tout voir. Le premier qui la pénétra la fit gémir plus fort. Elle était prête, glissante, et la sensation de s’être remplie d’un coup lui arracha un cri court. Dans le miroir, elle se voyait : les hanches tenues, les jarretelles, les bas, les chaînes dorées qui bougeaient à chaque poussée, le visage déjà défait. Le plaisir montait vite, trop vite. Quand le deuxième la prit à son tour, plus profond, elle jouit une première fois, les cuisses tremblantes, un long gémissement contre le canapé. Marc ne la touchait pas. Il la regardait seulement. Et cette idée, qu’il la regardait jouir en étant utilisée, la fit jouir encore plus fort.
Ils se relayèrent. Elle en prit plus, à des rythmes différents. Chaque fois que l’un d’eux s’enfonçait, elle sentait le plaisir grimper à nouveau, mêlé à cette humiliation choisie qui l’excitait autant que les coups de reins. Elle se voyait dans la glace, ouverte, prise, les seins qui bougeaient, les chaînes qui scintillaient. Elle jouit une deuxième fois, puis une troisième, presque surprise de la facilité avec laquelle son corps répondait.
Quand Marc les arrêta, elle était de nouveau à genoux face au miroir, le souffle court, les cuisses brillantes, la robe froissée, les bas un peu tordus, les chaînes dorées toujours là. Son sexe battait encore.
Il s’accroupit à côté d’elle. Elle vit qu’il était durement excité. Sa voix restait calme.
— Ils vont finir sur toi. Sur ton visage. Sur ta poitrine. Comme tu l’as demandé. Tu peux encore dire rouge.
Elle fixa son reflet. Son visage était déjà rouge, ses lèvres gonflées. Le plaisir n’était pas retombé. Il avait juste changé de forme.
— Je ne dis pas rouge. Je veux leur sperme. Je veux être douchée. Je veux me voir comme ça.
Marc se releva. Un signe.
Les hommes formèrent un demi-cercle. Pauline ne détourna pas les yeux du miroir. Marc non plus. Il tenait sa nuque.
Le premier jet la frappa sur la joue. Elle le sentit, chaud, épais, et le vit en même temps dans la glace. Une secousse lui parcourut le ventre. Puis le front. Le cou. La bouche. Les seins. La soie noire qui se tachait. Certains jets coulèrent plus bas, le long de son ventre, jusqu’à atteindre le haut de ses cuisses et glisser sur les bas noirs. Le sperme contrastait avec le tissu fin, formant des traces brillantes qui descendaient lentement vers les chaînes dorées. Chaque jet lui arrachait une réaction : un frisson, un gémissement bas, les cuisses qui se serraient. Ce n’était plus seulement le fantasme. C’était le fantasme en train d’arriver sur sa peau et sur ses bas, et elle jouissait encore, différemment, en le recevant. Marc la gardait droite, face à la glace. Elle se voyait se faire couvrir, goutte après goutte, le visage, la poitrine, et maintenant les bas noirs tachés, et le plaisir restait là, lourd, inattendu, au creux de son ventre.
Un dernier jet lui traversa les lèvres. Elle avala, un long frisson lui parcourant l’échine.
Le silence revint. Les hommes s’essuyèrent et quittèrent le salon un par un. Marc détacha ses poignets. Il lui passa une serviette chaude sur les épaules, puis s’assit à côté d’elle, face au miroir. Il était encore durement tendu.
Elle regardait son reflet. Lui aussi.
Son visage luisant. Sa poitrine couverte. Les gouttes qui continuaient de glisser sur la soie. Sur ses cuisses, le sperme avait laissé des traces brillantes sur les bas noirs. Entre ses cuisses, elle était encore sensible, encore ouverte.
Marc posa une main sur sa nuque, un sourire en coin.
— Alors… tu t’es vue ?
Pauline éclata d’un petit rire rauque, encore un peu essoufflée.
— Oui. Et franchement… c’est encore mieux que ce que j’imaginais.
Il rit doucement à son tour.
— Je confirme. T’étais magnifique. Surtout quand tu jouissais en les regardant te couvrir.
Elle se pencha vers lui, les yeux encore brillants, un sourire coquin au coin des lèvres.
— Ne m’essuie pas tout de suite, hein. Laisse le sperme sur moi encore un moment. Je veux profiter de la vue.
Marc secoua la tête en souriant, clairement amusé et toujours excité.
— Comme tu veux, madame. Je suis bien placé pour apprécier le tableau, de toute façon.
Ils restèrent là, côte à côte face au miroir, dans une complicité légère et chaude. Elle, à savourer encore les sensations et l’image d’elle-même. Lui, à regarder sa femme couverte de sperme — visage, poitrine, bas noirs tachés — exactement comme elle l’avait voulu, avec un plaisir évident et presque joyeux.
Pauline posa sa tête contre son épaule un instant, toujours en souriant.
— On refera ça, un jour.
Marc embrassa ses cheveux.
— Quand tu voudras. Je m’occupe de tout.
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