Fantasme
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Tes lèvres sous ma jupe — Chapitre 2 · Astrid
Auteur
Tes lèvres sous ma jupe
Chapitre 2 · Astrid
April se réveilla lorsque le soleil prit sa place dans la chambre. La jeune fille n'osait pas croire ce qu'il lui était arrivé la veille. En plus de ça, elle ignorait qui était cet homme. Mais elle comptait bien le découvrir dans la journée…
Elle descendit dans le salon où Raphaël, le propriétaire, avait déjà installé le petit déjeuner. Elle l'avait rencontré la veille, quand elle était arrivée avec son amie Mia. Raphaël était un beau blond charmant, et quelque chose dans la façon dont il anticipait les besoins de tout le monde — un verre rempli avant qu'on le demande, un sourire avant qu'on ait fini de parler — lui avait tapé dans l'œil dès le premier soir.
Noah était déjà en train de manger, à côté de sa sœur sur le canapé. Il leva les yeux vers April en faisant mine d'être surpris :
— La belle au bois dormant est parmi nous. Je commençais à penser qu'elle avait disparu dans la nuit.
Quelques rires. April secoua la tête en souriant malgré elle. Il avait ce genre d'humour nonchalant qui forçait la sympathie sans forcer l'effort. Sa sœur, Astrid, éclata de rire avec un enthousiasme qui semblait ne jamais s'épuiser — une blonde scintillante dont l'énergie débordait dans tous les sens.
Mia, la meilleure amie d'April, descendit à son tour. Elle aussi était pleine d'entrain, mais dans un autre sens. Elle aimait charmer les hommes, les taquiner. Sa peau bronzée, ses cheveux blonds, et son style de fille facile faisaient parfois oublier qu'elle était très riche et chic lorsqu'elle le voulait.
James aidait Raphaël dans la cuisine. Il avait raconté la veille que c'était la cuisinière de sa famille qui lui avait appris à cuisiner, et ça se voyait : les odeurs qui venaient de là-bas n'avaient rien d'ordinaire. C'était le plus classe et le plus attentionné du groupe.
Léo, lui, descendit en dernier, les cheveux encore froissés de sommeil. Il s'installa sur le bord du canapé et lança à la cantonade :
— Vous savez pourquoi les blondes sourient pendant un orage ? Elles pensent qu'on les prend en photo.
April ne releva pas. Il y avait des gens qui n'avaient pas besoin d'encouragements.
Après le petit-déjeuner, James proposa de partir randonner dans la petite forêt pas très loin de la villa. April se retrouva à marcher avec Mia, légèrement en retrait du groupe.
— Il faut que je te raconte un truc, dit-elle à voix basse.
Mia se tourna vers elle, déjà aux aguets.
— Cette nuit, sur la terrasse… il s'est passé quelque chose.
— Quoi ? Avec qui ?
— C'est ça le problème. Je ne sais pas qui c'était.
Mia s'arrêta une demi-seconde, le temps de la dévisager pour vérifier qu'elle ne plaisantait pas.
— Tu es sérieuse ? Un inconnu t'a… et tu ne sais même pas qui c'est ?
— Il faisait nuit. Je n'ai pas vu son visage.
— Et c'était bien ?
April la regarda.
— Évidemment que c'était bien.
Mia éclata de rire, puis se pencha vers elle comme si les arbres pouvaient entendre.
— En tout cas moi, mon plan est simple : Raphaël. Avant la fin du séjour. Et je ne laisserai rien ni personne se mettre en travers.
April sourit. Mia avait toujours eu cette façon de transformer le désir en mission.
Une fois rentrée, April fut la première à se jeter sur l'une des salles de bains. Elle prépara son pyjama en vitesse et fila dans celle du haut. Aussitôt dans la salle de bain, elle fit couler l'eau du bain. Puis elle se déshabilla en sous-vêtements, et prit quelques secondes pour mater son corps athlétique dans la glace. Elle ne jalousait personne pour leur physique, car malgré ses courbes naturelles, April avait travaillé sans relâche pour le rendre encore plus beau.
Une fois dans le bain, elle se décontracta après sa journée. Curieusement, ses pensées se concentrèrent sur James. Pourquoi ? Elle l'ignorait, elle n'avait pas particulièrement parlé avec lui, mais elle le trouvait beau et gentil. Il était charmant et ça lui plaisait.
— Je peux entrer ? demanda une voix féminine.
April entrouvrit la porte, et tomba face à Astrid, la sœur de Noah.
— Je peux entrer ?
— Pourquoi ? Tu cherches quelque chose ?
— Oui, c'est ça. J'ai oublié un truc dans la salle de bain.
— Entre alors.
Astrid pénétra dans la longue salle de bain. Elle attendit qu'April traverse la salle de bain jusqu'à la baignoire pour fermer derrière elle.
— Tu fais quoi ?
— Ne fais pas la choquée… Tu te doutais de rien quand tu m'as laissé entrer ?
— Non… Tu ne viens pas chercher un objet ?
— Non, je suis là pour toi, lui dit-elle, un doigt entre les dents.
Hein ! Elle était là pour elle ? Elle avait fermé la porte ! Que comptait-elle faire, un truc obscène ? Son comportement était bizarre, car elles ne s'étaient pas adressé la parole une seule fois depuis son arrivée à la villa. Elle la trouvait belle, mais jusque-là, elle n'avait jamais eu de sentiment pour une femme, alors...
Elle retira son pull, puis son t-shirt, avant d'enlever son short. La jeune blonde avait un magnifique corps, avec une peau laiteuse et de longs cheveux blond doré. Une fois en sous-vêtements, elle s'approcha d'April, jusqu'à poser ses lèvres contre les siennes. April ne bougeait plus. Elle ferma ses yeux et oublia tout le reste. Ses lèvres étaient si agréables ! La langue d'Astrid glissa dans sa bouche et toucha la sienne.
Puis, lorsqu'elle s'écarta et que ses yeux rencontrèrent les siens, la jeune fille se rendit compte qu'elle perdait le contrôle : pour une fois, cela lui plaisait de tout lâcher et de se laisser faire. Astrid caressa ses joues, puis son corps. Que se passa-t-il ? Pourquoi faisait-elle ça si soudainement, en se comportant comme si elle pensait de la même façon ?
Elle n'en savait rien, mais ses lèvres étaient trop agréables pour qu'elle les refuse. Astrid poussa April sur le rebord de la baignoire, puis s'agenouilla entre ses jambes.
— Laisse-toi faire…
Astrid écarta doucement ses jambes, puis posa sa bouche sur la culotte noire d'April et y laissa un baiser. Elle caressa ses deux jambes, et tira sur les deux côtés pour la faire tomber sur le sol. Avant qu'elle ne comprenne ce qu'il se passait, elle bascula dans la baignoire déjà remplie. Astrid sauta dedans et se retrouva contre son corps, poitrine contre poitrine.
Astrid fit couler un mousseux dans la baignoire, puis décrocha le soutien-gorge de sa partenaire. April se laissait faire, sans essayer de comprendre. C'était sa première expérience avec une fille, mais contrairement à ce qu'elle aurait pensé, elle voulait aller plus loin et découvrir cette expérience.
April, piégée sous les bulles du bain et du corps de cette fille, passa ses mains derrière le dos d'Astrid et décrocha son soutien-gorge. Lorsqu'il tomba dans l'eau, elle se retrouva nez à nez avec la poitrine volumineuse de cette fille dont elle ne connaissait pas l'histoire. Astrid colla sa poitrine au visage de sa partenaire. À moitié étouffée, April se mit à les lécher, à profiter de leurs textures moelleuses. Elle comprit pourquoi les hommes prenaient tant de plaisir à la peloter, car rien que de toucher la poitrine de sa partenaire, elle éprouvait un plaisir certain.
La main droite d'April fendit les bulles et descendit sous l'eau jusqu'à l'entrejambe de la jeune fille. Sa main passa sous l'élastique de sa culotte, et elle sentit contre elle la chatte d'Astrid. Il y avait sur cette chatte un liquide plus épais que l'eau : sa mouille. La jeune fille était donc aussi excitée qu'elle, et l'idée lui plut.
Les deux femelles se roulèrent pelle sur pelle. Ce n'était pas vraiment de l'amour, mais ce n'était pas du sexe, c'était de l'extase. Quel plaisir inespéré ! April se rendit compte qu'elle éprouvait du désir sexuel à voir les seins découverts d'Astrid. Ce qui rendait la scène encore plus unique à ses yeux, c'était la vitesse à laquelle elle s'était retrouvée dans cette situation contre son gré.
— Il y a quelqu'un là-dedans ? Il y en a qui attendent ! cria quelqu'un à l'extérieur.
— On a tout notre temps… déclara Astrid.
Celle-ci continua en stimulant sous l'eau la chatte d'April. La langue d'Astrid, les doigts d'Astrid — tout conspirait à lui retirer le peu de résistance qui lui restait. Elle posa une main de part et d'autre de la baignoire, cherchant une prise, quelque chose de solide à quoi s'accrocher pendant que son corps lui échappait. Deux doigts glissés dans son vagin et un qui stimulait son bouton de plaisir : elle retenait son souffle sans même s'en rendre compte. Le visage d'Astrid au-dessus d'elle — ce sourire tranquille, cette façon de la regarder se défaire — agissait sur elle comme un fantasme. Elle pensa, sans vraiment formuler la pensée : « On ne se branle que devant quelque chose. » Et cette chose, c'était elle.
L'orgasme la prit d'un coup, long et serré, qui lui arqua le dos hors de l'eau. Elle retomba lentement, les yeux au plafond, les poumons vides. Astrid était déjà contente de ce spectacle, à en juger son regard. Lorsque le plaisir s'estompa, sa bienfaitrice était déjà hors du bain.
— Merci ! Mais et toi…
— Ne t'en fais pas pour moi, tu me rendras la pareille plus tard.
Elle attrapa la clé de la salle de bain, débloqua la porte par le verrou, et la verrouilla de l'extérieur quand elle en sortit. Le bruit du mécanisme résonna dans la pièce vide. April resta immobile dans l'eau tiède, les bras posés sur les bords de la baignoire, à regarder les bulles qui s'évaporaient lentement autour d'elle. Il n'y avait plus rien — plus de corps contre le sien, plus de chaleur étrangère. Juste elle, et le désir, étrangement intact, de rendre ce qu'on lui avait donné.
April termina de se laver dans la baignoire qui lui paraissait désormais bien vide, puis elle enfila son pyjama et quitta la salle de bain pour laisser James qui attendait son tour. Elle monta dans sa chambre pour déposer ses affaires, puis descendit dans le salon prendre l'apéro avec les autres.
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()