Au fil des mots / maux...

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Utilisateur supprimé
4 novembre 2013 à 22:45
Certains poèmes ou récits publiés de ci, de là méritent une vitrine à leur juste valeur...

C'est le but de ce post !

Mesdemoiselles, Mesdames, Messieurs, laisser libre court à vos pensées, en prose, en vers (ou à l'endroit)... C'est ici que ça se passe :D

Nous avons émis plusieurs fois l'idée d'avoir une section pour des textes hors catégorie, des textes "normaux" (brrr, que je n'aime pas ce mot)... mais en attendant, car je ne désespère pas quand je lis les innombrables talents (Rata, Obsi, PM, etc), ce post est là pour les remercier et les encourager à continuer car j'aime ça et je suis sûre de ne pas être la seule...

Je vais tenter de retrouver tous les poèmes ou textes qui ont été postés sur les différents sujets, si j'en oublie, n'hésitez pas à les rajouter !

Bisous tout plein à ceux qui liront, à ceux qui écriront, à ceux qui apprécieront !

Les autres, tant pis pour vous !

[EDIT] Si un auteur que je vais citer souhaite ne pas voir son (ses) texte(s) sur ce fil, qu'il n'hésite pas à me demander de le retirer ;)
Modifié 4 novembre 2013 à 22:51
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pierheim
5 avril 2021 à 22:37
Peu importe le style, la poésie c'est un assemblage de mots qui nous parlent ou non, s’accordent en une douce chanson. Ce qui est beau, c'est ce qu’on y met dedans, ces émotions subtiles, ces tensions inutiles. Tout cela n’est rien qu’une danse des mots : on peut les faire swinguer ou valser, danser la gigue ou pogoter, peu importe, l’essentiel est de s’amuser.

Si tu lis beaucoup de poésies écrites de nos jours, tu constateras qu'on y trouve très souvent aucun objet, aucun mot moderne : pas de téléphone, pas d'ordinateur, pas de voiture, d'aéroport, de réseaux sociaux, etc. Je pense que c'est un biais regrettable. Pour paraphraser Rimbaud, la poésie doit pourtant "être absolument moderne", en avant du reste. A son époque Rimbaud parlait d'électricité, d'exploration spatiale, de médecine, de chimie. Le côté bucolique et passéiste de la poésie, il me semble que c'est la défaite de cette dernière. C'est un vieux bibelot posé sur une étagère : logique que ça n'intéresse pas grand-monde.

Vos réflexions sont très intéressantes, elles m'inspirent ce petit texte que j'écris en direct:

Chacun a sa propre vision des choses,
Le modernisme, un téléphone même rose,
Ne laisse pas place au rêve, ni à l'envie de s'évader,
Il le ramène bien trop vite à la réalité.
Ce sont les symboles de nouvelles addictions
Où Le travail doit être érigé en religion.

Pour certains leurs courts écrits,
Ne sont qu'une vue de l'esprit.
Il y en a qui comptent leurs pieds
Comme si c'était de précieux deniers.
D'autres à la recherche de la rime riche,
Verraient bien leur buste posé dans la niche.
Il y a aussi celui qui aligne les vers,
S'arrêtant parfois pour s'enfiler un verre.
Chacun joue, à sa façon, avec les mots,
En les prenant, au hasard, dans un chapeau.

Et un grand merci à

Tous ces jongleurs,
Parfois pêcheurs,
Qui viennent, ici, déposer quelques lignes avec des vers,
De lampe, de terre ou de mer.
La pêche sera bonne
Car la pleine lune donne...

=)

PM
Modifié 6 avril 2021 à 12:06
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Strangemax
6 avril 2021 à 13:43
Une traduction personnelle d'une partie de Howl de Ginsberg :

Transcription de musique d’orgue

La fleur dans le pot de cacahuètes autrefois dans la cuisine
s’est contorsionnée pour prendre place dans la lumière,

la porte du placard s’est ouverte, parce que je l’avais utilisée avant, elle demeurait gentiment
ouverte en m’attendant, moi, son propriétaire.

J’ai commencé à ressentir ma détresse dans la paillasse sur le sol*, en écoutant de la musique,
ma détresse, c’est elle qui me donne envie de chanter.

La pièce s’est refermée sur moi, j’attendais que vienne le
Créateur, je voyais mes murs et mon plafond peints en gris, ils contenait ma
pièce, ils me contenaient
comme le ciel contient mon jardin,
j’ai ouvert ma porte
La vigne vierge grimpait sur le montant de la maison, les feuilles dans la nuit demeurait à l’endroit même où le jour les avait laissées, les têtes animales des fleurs demeuraient à l’endroit où elles avaient écloses
pour penser au soleil

Puis-je remettre les mots à leur place ? La pensée de la transcription troublera-t-elle mon œil mental ouvert ?

La douce volonté de croissance, l’élégant désir d’exister des fleurs, ma quasi extase à exister parmi elles
Le privilège d’être le témoin de mon existence – vous aussi, vous devez ambitionner le soleil…

Mes livres s’empilaient devant moi à mon service
Attendant à l’endroit où je les avais placés, ils n’avaient pas disparus, le temps a laissé ses vestiges et quelques qualités pour que je m’en serve – mes mots empilés, mes textes, mes manuscrits, mes amours.

J’ai eu un moment de clarté, j’ai vu le sentiment dans le cœur des choses, je suis sorti dans le jardin en pleurant.

Ai vu les floraisons rouges dans la lumière nocturne, le soleil parti, elles s’étaient toutes développées, en un instant, et elles avaient attendu figées dans le temps que le soleil du jour vienne et leur donne…
Fleurs que comme dans un rêve au coucher du soleil j’arrosais fidèlement sans savoir à quel point je les aimais.
Je suis si seul dans ma gloire – exceptées elles là dehors – j’ai levé les yeux – ces rouges floraisons sauvages pointant du doigt et épiant à travers la fenêtre attendant dans l’amour aveugle, leurs feuilles aussi espèrent et se sont tournée à plat vers le ciel pour recevoir – toute création ouverte pour recevoir – la terre plate elle-même.

La musique décline, comme déclinent les hautes tiges flexibles des lourdes floraisons, parce qu’il le faut, pour continuer jusqu’à la dernière goutte de plaisir.
Le monde sait tout l’amour qu’il y a dans sa poitrine comme dans la fleur, le monde solitaire et souffrant.
Le Père est miséricordieux.

La douille est bêtement accrochée au plafond, depuis la construction de la maison, pour recevoir une prise qui s’enfonce bien dedans, et alimente désormais mon phonographe…

La porte de l’armoire est ouverte pour moi, là où je l’ai laissée, depuis que je l’ai laissée ouverte, elle est élégamment restée ouverte.
La cuisine n’a pas de porte, le trou là-bas me laisserait passer si je voulais entrer dans la cuisine.
Je me souviens de la première fois où je me suis fait baiser, H.P. m’a défloré avec élégance, j’étais assis sur les quais de Provincetown, j’avais 23 ans, heureux, élevé dans l’espérance avec le Père, la porte vers l’utérus m’était ouverte si je souhaitais entrer.
Il y a des prises électriques non utilisées tout autour de ma maison si j’en ai un jour l’utilité.
La fenêtre de la cuisine est ouverte, pour laisser entrer l’air…
Le téléphone – c’est triste à dire – repose par terre – je n’ai pas assez d’argent pour ouvrir la ligne –
Je veux que les gens s’inclinent quand ils me voient et disent il est doué de poésie, il a vu la présence du Créateur.
Et le Créateur m’a donné un aperçu de sa présence pour satisfaire mon vœux, afin que mon ardent désir pour lui ne reste pas vain.

* : Pallet on the floor est un standard du jazz américain.
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Lioubov
6 avril 2021 à 14:25
C'est chouette, ces visions hallucinées qui ne sont cependant pas dues au LSD : ce poème a été écrit deux ans avant que Ginsberg en expérimente les effets avec Timothy Leary.
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Donatien A.F. de Sade
7 avril 2021 à 06:29
Que de plaisir de lire les visions classiques ou modernes des auteurs qui nous dévoilent leurs talents et leurs perspectives des sujets qui les touchent de prêt ou de loin.

Je comprend la vision de la touche moderne de Strangemax et ce qu'il a voulu signaler. Pour reprendre les paroles d'Alphonse de Lamartine, un grand auteur français et un brillant poète, (l'écrivain n'écrit pas pour plaire aux lecteurs mais pour lui seul d'abord, ensuite il décide s'il veut faire profiter de sa création et la partager avec d'autres). L'innovation est une chose essentielle et la poésie ne peut y échapper mais l'écriture de textes poétiques suit la vision d'un instant bien précis, d'une époque définit et décrite en détail ou en partie, où l'auteur souhaite nous emporter.

Les différentes visions des auteurs du passé sont certes appréciables et elles peuvent nous inspirer. Grâce à elles, nous pouvons forger notre point de vue sur cet art et nous en inspirer ou bien les améliorer et pondre une vision plus à même de nous représenter ou de dépeindre un milieu défini à un temps défini car l'universalité n'a pas de sens et tout est appelé au changement en s'inspirant de ce que nous connaissons en partie.
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Strangemax
8 avril 2021 à 14:15
Hors Cortex

Je cherche les embrouilles
la vie au corps à corps
on entend sous ses bras
mes cervicales qui craquent
comme un vieux pain rassis
dans un élan sinistre
ramassez tous vos muscles
pour malaxer mes glandes

Je me sens tellement mal à l’aise

Des stylos qui suintent
dans un sommeil qui tarde
une voie semble s’extraire
d’une paire de fesses dodues
tant que ça tient tout seul
c’est bien, c’est même très bien
j’en bande tout droit et dur
sous un mur à repeindre

Quelle frasque inélégante !

Pétales en porte à faux
piétinés d’un vent vain
ta bouche qui sent l’aumône
s’oppose en systémique
pour détruire sans créer
moi, loin de tout réseau
blanc, libre et désabusé
comme un ouragan nain

Et mes yeux tombent d’eux mêmes

Je ne veux plus rien faire
de ton regard sévère
je sens l’aigreur monter
en une aurore fatale
de mouche en moche et lasse
ma main bave et s’efface
à court du moindre mot
lèche-cul des lits déserts

La fureur s’est perdue en chemin.
Modifié 8 avril 2021 à 19:03
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Blueberry89
8 avril 2021 à 21:34
J’avoue ne pas tout comprendre mais j’apprécie quand même cette poésie. Joli travail Strangemax.

@PM de belles sonorités, j’aime beaucoup aussi.
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pierheim
19 avril 2021 à 19:39
Petit proverbe russe:

Si votre coeur est une rose, votre bouche dira des mots parfumés.

=)

PM
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Lioubov
20 avril 2021 à 06:00
Petit proverbe russe :
Si votre coeur est une rose, votre bouche dira des mots parfumés.

Если ваше сердце - роза, ваш рот будет произносить ароматные слова.
Soyez respectueux
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Photo de profil de Donatien A.F. de Sade
Donatien A.F. de Sade
23 avril 2021 à 08:20
Petit proverbe russe :
Si votre coeur est une rose, votre bouche dira des mots parfumés.

Если ваше сердце - роза, ваш рот будет произносить ароматные слова.

Oh, que vois-je ? Vous faites part de vos capacités de traductions en russe ? Le loup est à l'affût.
Продолжайте так, товарищ с другого континента.
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Lioubov
23 avril 2021 à 08:22
Oh, que vois-je ? Vous faites part de vos capacités de traductions en russe ? Le loup est à l'affût.
Продолжайте так, товарищ с другого континента.

Хорошо. Итак, я продолжаю, кузен.
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Utilisateur supprimé
23 avril 2021 à 18:20
Шлюха
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Lioubov
23 avril 2021 à 19:46
Шлюха

Сука !
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megalosex
23 avril 2021 à 19:53
Ah ! Le cercle des russophones du site serait-il plus grand qu'on ne le suppose ?
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Photo de profil de Donatien A.F. de Sade
Donatien A.F. de Sade
23 avril 2021 à 21:31
Ah ! Le cercle des russophones du site serait-il plus grand qu'on ne le suppose ?

Да. Я люблю говорить и писать на самых разных языках.
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Utilisateur supprimé
23 avril 2021 à 21:33
Ah ! Le cercle des russophones du site serait-il plus grand qu'on ne le suppose ?

Да. Я люблю сосать пенисы.
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Photo de profil de pierheim
pierheim
23 avril 2021 à 21:56
Bon z"avez pas fini de polluer ce topic avec avec votre bouillie Francorusse.

Il y a déjà eu, une époque, où deux garnements étaient venus piétiner les pelouses

Alors ça suffit usurpateurs de tout poils

=)

PM
Modifié 24 avril 2021 à 19:47
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Photo de profil de pierheim
pierheim
24 avril 2021 à 19:50
Votre Père

Qui est un vieux vicieux,
Que son nom soit oublié,
Que sa déchéance arrive,
Sur terre, dans les airs et sur la mer.
Il voulait, en niquant le voisin,
Changer, pour une fois, son quotidien,
Marie n'a pas pris sa défense;
Et n'a pas pardonné cette offense,
Afin qu'il ne succombe à la tentation,
L'encagea, pour le délivrer du mâle,


Amène tes clous....Schlomo !

=)

PM
Modifié 24 avril 2021 à 23:30
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Lioubov
24 avril 2021 à 22:19
Toi, tu finiras en enfer, Pierre !
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pierheim
24 avril 2021 à 23:24
Toi, tu finiras en enfer, Pierre !

Quand tu es en prison,
Que ce soit, pour un an
Ou bien pour vingt ans,
Tu es toujours en prison.

Avec tout ce que j'ai fait qui mérite l'enfer, cela en plus, ne changera pas vraiment mon destin.

Je serai mouette ou goéland,
Survolant les mers et océans,
Ce sera bien là mon destin,
Je deviendrais une âme de marin.

C'est juste une petite caricature,
Avec mon habituelle signature,
Et peut être que là-haut,
Ils diront : Ce n'est pas faux.

Une pensée pour Mac Abbé qui va devoir traduire ça en anglais, pour l'apprendre aux enfants,
il pourra offrir deux "Carambar" aux plus méritants.

=)

PM
Modifié 26 avril 2021 à 23:00
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Utilisateur supprimé
26 avril 2021 à 15:06
When you are in jail
Whether, for a year
Or for twenty years,
You are still in prison, heil !

With everything I've done that deserves the hell, that plus, won't really change my fate.

I will be a seagull or a seagull,
Flying over both, oceans and sea
This will be my destiny,
I would become a sailor's soul.

It's just a little caricature,
With my usual signature,
And maybe up there
They will say: This is not wrong, dear
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Gras
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