Certains poèmes ou récits publiés de ci, de là méritent une vitrine à leur juste valeur...
C'est le but de ce post !
Mesdemoiselles, Mesdames, Messieurs, laisser libre court à vos pensées, en prose, en vers (ou à l'endroit)... C'est ici que ça se passe :D
Nous avons émis plusieurs fois l'idée d'avoir une section pour des textes hors catégorie, des textes "normaux" (brrr, que je n'aime pas ce mot)... mais en attendant, car je ne désespère pas quand je lis les innombrables talents (Rata, Obsi, PM, etc), ce post est là pour les remercier et les encourager à continuer car j'aime ça et je suis sûre de ne pas être la seule...
Je vais tenter de retrouver tous les poèmes ou textes qui ont été postés sur les différents sujets, si j'en oublie, n'hésitez pas à les rajouter !
Bisous tout plein à ceux qui liront, à ceux qui écriront, à ceux qui apprécieront !
Les autres, tant pis pour vous !
[EDIT] Si un auteur que je vais citer souhaite ne pas voir son (ses) texte(s) sur ce fil, qu'il n'hésite pas à me demander de le retirer ;)
Petite chatte, sensuelle,
La peau douce, sans pareille,
Flatte mon regard, obsédé,
M'enivre, m'ébranle, ravivé,
Aussi désirable qu'adorable,
Cette âme forte et délicate,
Dont les mots, inoubliables,
Assistent la langue, adroite,
Point de sommeil, point de répit,
Sous cette tranquillité de la nuit,
Dans mes yeux, dans mon esprit,
Me maintiennent éveillé tes cris,
Vite, que cette torture se termine,
Que sur ton être mes paumes s'acheminent,
Réveille-toi, douce chatte,
De caresses, sans retenue aucune, je te gâte.
Modifié
8 décembre 2021 à 10:54
KikiLeHamster
13 décembre 2021 à 00:38
Dans l'obscurité :
Mon regard rivé sur la lune,
Enveloppé dans mes draps,
Me sort de cette brume,
Où subsistent les arias,
Sous cette clarté lunaire,
Guidé par la pluie d'étoiles,
Mon esprit s'affole, se dévoile,
Dans cette folie étrangère,
Tu es si loin, doux Morphée,
Eloigné dans cette pénombre,
Egoïste, me maintient éveillé,
Dans tes bras, je le souhaite, je sombre.
Donatien A.F. de Sade
13 décembre 2021 à 05:11
Dans l'obscurité :
Mon regard rivé sur la lune,
Enveloppé dans mes draps,
Me sort de cette brume,
Où subsistent les arias,
Sous cette clarté lunaire,
Guidé par la pluie d'étoiles,
Mon esprit s'affole, se dévoile,
Dans cette folie étrangère,
Tu es si loin, doux Morphée,
Eloigné dans cette pénombre,
Egoïste, me maintient éveillé,
Dans tes bras, je le souhaite, je sombre.
Un Kiki tout en douceur appelant de ces vœux, par de superbes tournures de vers, la douce étreinte de Morphée. Bravo Kiki, vous réalisez toujours de belles œuvres.
Blueberry89
13 décembre 2021 à 10:59
Opaque brume ravive ses fêlures
De givre la maquille
L'habille de douces morsures.
Son âme se fendille,
Les frissons deviennent murmures
Ankylosée elle vacille,
Le cristal se fracture.
Plus d'horizon ne perdure,
Envoûtée par Chionée,
Lentement le coeur se fissure,
Quand soudain vient un baiser.
Une éclaircie obscure,
Du rude hiver l'a délivrée
Guérissant les blessures,
De ses lèvres naît le brasier.
Utilisateur supprimé
13 décembre 2021 à 13:14
[J'ai envie de niquer]
J'crois que j'aime bien quand tu me déshabilles
Quand tu m'appelles ta petite fille
Faut bien que je brille comme mes habits
Que j'assure la fidelité de mes amis
Dans océan de plaisir besoin d'y voir clair
Donc je ravale mes glaires
Le souvenir de ma mère et le goût de mon père
Pour un peu plus aimer mes pairs
Un peu de vrai dans ma putain de vie
Mes bleus me rappelent des bons souvenirs
Que comme ça que je me sens en vie
En vie jusqu'à entendre mon reflet saoul venir
Si je t'aime c'est parce qu'on s'assemble
Si je t'aime pas c'est parce que tu me ressembles
C'est pas tant que je me crois unique
Mais croiser ce que je veux détruire ça pique
L'impression de faire ça dans le vent
La pression d'avoir ça dans le ventre
J'te croise, tu me souris, j'te mets un vent
J'te croise, je te souris, j'te smash dans le centre
Les hanches se lèvent, s'agitent et tombent
T'inquiète pas,
Je serai muette comme une tombe
T'inquiète pas,
Fais un grand écart sur moi cette nuit
Et je parlerai pas de tes petits écarts à tes amis
Je fais peu de gestes
Mais je fais que flex
Pour prendre ton cul, je suis un peu peste
Y a pas à me prendre la tête pour du sexe
Tu me dis que je te fais du mal
Tu me dis que je suis toxique
Hein ?
Tu crois tromper qui ? T'aimes ça avoir mal
Tu crois tromper qui ? Y a que ça qui t'excite
Repète moi qu'il faut plus que je t'appelle
Mais y a que toi qui m'apaise
Donc viens on baise
Et on voit si on se rappelle
Donc viens on se blesse
Et on voit si on s'en rappelle
Blueberry89
13 décembre 2021 à 17:16
Douce mélodie
Tu l'entends ce frémissement,
Celui qui précède l'affrontement ?
Un doux murmure, balayant le silence,
Ton souffle sur ma peau, délicate offense.
S'enchaînent alors les longs soupirs,
Gages d'un enivrant avenir.
Les hanches se heurtent infiniment,
Arrachant les premiers gémissements.
Tel un ruisseau, la rumeur gronde.
Loin de s'apaiser, enflent les ondes,
Augmentant le rythme de mes plaintes,
Jusqu'à ce que l'harmonie soit atteinte.
Les ultimes notes déferlent enfin,
Délivrent alors leur dernier refrain ,
S'abattent en cadence sur mes reins,
Et de cette clameur, tu deviens souverain.
KikiLeHamster
14 décembre 2021 à 00:09
Un Kiki tout en douceur appelant de ces vœux, par de superbes tournures de vers, la douce étreinte de Morphée. Bravo Kiki, vous réalisez toujours de belles œuvres.
Merci Daf, ces mots me touchent.
KikiLeHamster
14 décembre 2021 à 08:46
Image matinale :
Ta chevelure étincelante,
Reflets de la lumière artificielle,
Entraîne le soleil sur ma rétine impatiente,
Au sein de cette foule superficielle,
Peau laiteuse appelant la caresse,
Aussi fou que cela paraisse,
Me marque de ces marques,
Les images débarquent, se démarquent,
Un instant si court réunis,
M'emmène dans une accalmie,
Permets moi rien qu'une fois,
D'embrasser ton image, cette fois.
Utilisateur supprimé
14 décembre 2021 à 18:03
[Ca passait pas pour le concours]
Première soumission dans lit d'enfant
On fait ça en famille comme y a antan
J'avais goûté au gin et au bédo
Alors il a ôté mon jean et mon veto
Feule, couine, le lit cache ta voix aux sourds
Seule, gouine, le lit a un poids bien lourd
Le sang de mon coeur, je le sens entre mes cuisses
Le temps m'écoeure, le temps que tu jouisses
Seconde soumission dans truffe toute blanche
Des idées noires qui tâchent, le corps qui flanche
La soumission est chimique
Et j'sais pas qui m'nique
Faut bien un début à tout, même aux mâles
Mon vécu c'est mon atout, même si ça fait mal
Alors je bats les cartes et mon père me mélange
Alors mes ébats m'écartent un peu plus des anges
Soumise, l'écume aux lèvres, ta poigne en guise de bondage
Les pieds dans le vide, le corps balant comme à la mer
Une boule dans la gorge, y a comme un bond d'âge
De mes essais ados, au succès de ma vieille mère,
Parfois je rêve que mes souvenirs soit une balle
Mais quand j'essaye vraiment mon coeur s'emballe
La soumission gravée autour du cou,
Sans avoir les couilles d'aller jusqu'au bout
Des cicatrices du passé plein le corps
Mais tentatrice est passée en plein coeur
T'étais mon premier amour,
Toujours là dans le meilleur comme dans le pire
T'étais mon premier amour,
Mais ça j'ai toujours eu du mal à le dire
Parce que tu m'aimes, donc je te baise
Parce que dire je t'aime c'est trop guez
On m'a mis le nez dans la merde
Donc j'ai commencé à prendre cette merde
Tu m'as mis le nez dans la merde
Donc j'ai arrêté de prendre cette merde
Mais maintenant t'es plus là, tu vas faire quoi ?
Maintenant t'es plus là et j'oublie ce que je te dois
Mais cet oubli c'est comme la cess
Je voudrais que jamais ça ne cesse
Modifié
14 décembre 2021 à 18:04
Blueberry89
15 décembre 2021 à 20:00
Hume l'amertume qui lentement te consume
Elle parfume la brume, pesante comme l'enclume,
Te vêt d'un lourd costume et s'empare de ta plume,
Pour encrer de son écume, ce que d'aucun n'assume.
Mélancolie doux poison, qui affaiblit la raison
Écoute son oraison, elle sera diapason.
Le coeur est une prison, qui se nourrit à foison,
De toutes ces illusions, ces incessantes trahisons.
Le corps, entre ses cloisons, appelle sa guérison
Mais au loin l'horizon, n'espère plus aucune saison.
Clothilde092
16 décembre 2021 à 22:33
L'albâtre Rose
Souvent, pour tapiner, les morues de bas-étage
engraissent des maquereaux, larges poissons pervers
qui surveillent, insolents aux habits de tapage
leur cheptel usinant sur les boulevards peu clairs.
A peine les ont-elles épongés entre leurs hanches,
que leurs michetons, désargentés et peureux,
remontent en voiture qu’ils nettoieront dimanche,
burnes vides, laissant bobonne s’astiquer sans eux.
Le julot, scélérat zélé, a vite fait voyager
le pognon des poches des pauvres gonzesses,
durement gagné à la sueur de leurs fesses,
vers les siennes sans fond, jamais rassasiées.
Le puceau aimerait bien lui aussi en fourrer,
balancer la purée dans une belle pépée,
mais voilà qu’hélas, n’ayant pas vidangé,
Ses boules de géant l’empêchent de marchander.
La Flore du Môle - R. Laidebau
Blueberry89
17 décembre 2021 à 21:19
Aurore s'éteint
Aujourd'hui sera demain,
Résolue, elle salue le matin.
Quand l'aube enfin s'éveille,
Aurore s'habille de soleil.
Plus qu'une décision, qui s'impose sans un bruit,
Une sage solution, dans sa peau doucement s'inscrit.
Profiter à déraison, de la nature et sa beauté,
Oublier la punition, juste pour une seule journée.
A chaque pas elle savoure, l'herbe moelleuse sous sa voûte,
Rêvant à l'indomptable Amour, et tout ce que cela lui en coûte.
Dans ce pré tendre, lascivement elle s'allonge,
Jusqu'à prétendre, que la vie n'est qu'un songe.
Avec la rosée, de ses doigts elle joue,
Vient y mêler, les perles sur ses joues,
Le ciel embué, prend une tout autre teinte,
L'Azur noyé, et sa lumière éteinte.
Une délicate brise, courant sur sa peau,
Exerce son emprise, empire ses maux.
La morsure de la bise, s'empare de son coeur,
En morceaux le brise, éparpille ses couleurs.
De tous ses sens, une dernière fois elle s'émerveille,
Ultime jouissance, avant d'atteindre le sommeil.
Plus d'offense, Il est grand temps que tout finisse,
Dans le silence, que ses paupières s'alourdissent.
Clothilde092
22 décembre 2021 à 18:16
D'un maître en la matière et de saison : Noël avant terme de Pierre Perret 😍
Noël Noël tu vas venir bientôt
Oh! bon Papa Noël n´oublie pas mes cadeaux
Et pour ce jour si merveilleux
Petit Papa Noël exauce tous mes vœux
Que ma petite maman s´arrête de tousser
Peut-être que notre voisin aura fini de gueuler
Fais que mon p´tit papa sorte enfin de prison
Qu´y me ramène voir les femmes comme au bon temps dans leur maison.
Donatien A.F. de Sade
27 décembre 2021 à 15:18
@ Blue : Que de beautés, de nuances, de doubles sens. L'aurore précédant au jour qui fini par s'éteindre et Aurore sous les traits d'une jeune femme, clin d'œil à l'histoire horrible, de la petite fille, qui a fait un grand scandale à l'époque. Bravo Blue.
@ Osyan : Belle poésie, très beaux tercets. Les vers sont finement ficelés, la subtilité des mots transmet un univers tout en douceur. Bravo !
Blueberry89
27 décembre 2021 à 17:00
Merci Marquis, ☺️
Duchesse
28 décembre 2021 à 08:27
C'est superbe Blueberry, presque une oraison, très émouvant <3
Blueberry89
28 décembre 2021 à 10:21
C'est superbe Blueberry, presque une oraison, très émouvant <3
Merci Duchesse 😘
pierheim
29 décembre 2021 à 20:16
Une histoire que j'ai vécue il y a plusieurs années ; nous étions séparés par la distance, et nos rencontres étaient épisodiques
Pour la compréhension de ce texte, je porte à votre connaissance un extrait d'un petit mot qu'elle m'avait fait parvenir quelques semaines plus tôt :
« Oui, ça me fait plaisir de t'entendre !
Oui, tu es en train de prendre de la place dans ma vie !
Et oui, ça me déstabilise ;
Voilà, mon général, t'es content !
Mais je te ferais dire que c'est bien agréable, et toc...
Tu m'as séduite en fait, c'est pas plus compliqué que ça !
Tombeur, le garçon... »
Une Saint Valentin bien particulière
Depuis plusieurs jours, aucune nouvelle.
Que se passe-t-il ? J'ai besoin d'elle.
Impossible de la joindre : toujours ce répondeur ;
J'ai pourtant essayé pendant de longues heures.
Craignant une brutale rupture, je m'angoisse ;
Qu'ai-je bien pu lui faire pour qu'elle se froisse ?
Qu'elle puisse ainsi m'effacer de sa mémoire
D'une simple chiquenaude, je ne peux le croire.
La gorge serrée, je pars finalement travailler.
Au bureau, je ne peux me détacher du calendrier ;
Pourtant, c'est aujourd'hui la Saint Valentin,
Et ce soir, je serai seul, sans le moindre câlin.
Tout me paraît sans aucun sens, bien vide ;
Les conversations des collègues insipides.
Je fais des efforts de concentration,
Mais rien n'arrive à retenir mon attention.
C'est terrible ! Je finis par décider d'interroger
Ma boîte vocale afin de pouvoir écouter
Les messages déposés durant la nuit.
Et, surprise : un seul est là depuis minuit.
Cette voix rauque de femme amoureuse que j'entends,
Associée à un fond sonore que je comprends
Qui me disait, avec des trémolos dans la voix :
« Pierre, je t'aime ; j'ai envie, j'ai besoin de toi,
Et je voulais à être la première à te souhaiter
Une bonne Saint Valentin, toi qui sais m'aimer.
Je voulais ainsi à jamais marquer ton cœur,
Et de cette manière te montrer mon bonheur. »
La connaissant, je devine qu'une main s'active
Sur son corps, que peu à peu elle part à la dérive ;
Sa respiration s'accélère jusqu'à devenir haletante,
Puis parvient à s'apaiser, restant là pantelante.
Cette musique, associée à sa voix pleine de désir,
Me troublait au plus haut point, ravivant mes souvenirs :
Combien de fois, dans cette ambiance musicale,
Nous sommes-nous aimés d'une manière animale ?
Plus rien n'existe autour de moi ; je suis transporté.
Me sentant tout près d'elle, le temps s'est arrêté.
Nos esprits communiquent de manière virtuelle
Dans cette relation complètement fusionnelle.
Plusieurs fois j'ai réécouté son message
Avec toujours ce même trouble au passage
Où elle se donnait et m'offrait sa jouissance,
D'une manière aussi forte, en toute indécence.
Elle avait vraiment bien réussi son présent
En me laissant mariner dans le doute si longtemps !
Je la savais coquine, enjouée, mais pas si rusée
Au point que j'en sois complètement estomaqué…
Après un si merveilleux et inattendu cadeau,
Il fallait bien que j'aille jusqu'à son bureau ;
Alors, prétextant un urgent dépannage,
Je pris la route, emportant un léger bagage :
C'était à mon tour de l'étonner, et d'organiser
Une très intime soirée, qui ne peut s'oublier.
Jamais mon cœur n'a battu aussi fort que ce jour-là !
Pour les amateurs, le thème musical était « I am a woman in love ».
Une histoire ancienne, qui remonte à la surface, pour rappeler aux auteurs qu'ils peuvent encore s'inscrire et participer au concours :
C'est le but de ce post !
Mesdemoiselles, Mesdames, Messieurs, laisser libre court à vos pensées, en prose, en vers (ou à l'endroit)... C'est ici que ça se passe :D
Nous avons émis plusieurs fois l'idée d'avoir une section pour des textes hors catégorie, des textes "normaux" (brrr, que je n'aime pas ce mot)... mais en attendant, car je ne désespère pas quand je lis les innombrables talents (Rata, Obsi, PM, etc), ce post est là pour les remercier et les encourager à continuer car j'aime ça et je suis sûre de ne pas être la seule...
Je vais tenter de retrouver tous les poèmes ou textes qui ont été postés sur les différents sujets, si j'en oublie, n'hésitez pas à les rajouter !
Bisous tout plein à ceux qui liront, à ceux qui écriront, à ceux qui apprécieront !
Les autres, tant pis pour vous !
[EDIT] Si un auteur que je vais citer souhaite ne pas voir son (ses) texte(s) sur ce fil, qu'il n'hésite pas à me demander de le retirer ;)