L'infidélité est elle une violence psychologique ?

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Almalikat Nora
12 octobre 2022 à 09:08
Alors voila mon sujet n'est pas forcément le plus "fun" (et le plus populaire) mais c'est une question qui m'intéresse bcp à titre personnel mais aussi dans le cadre de mes études : L'infidélité est elle une violence psychologique ?

L'infidélité dont je parle est celle qui peut exister dans un couple "stable" ! Je ne parle pas des relations éphémères (si votre partenaire vous trompe au bout de 15 jours de relation c'est quand meme pas pareil qu'après 5 ans de vie commune avec des projets d'enfants etc etc) ni même des couples libres qui pour moi ne son pas concernés de la même manière par le sujet !
On parle beaucoup de violence psychologique (ou moral) que ce soit au travail, dans le couple ou dans la vie au sens large. Elle a de multiples facettes (dénigrement, emprise sur l'autre, harcèlement, menaces, etc etc) mais l'infidélité n'est que rarement inclue dans la large définition des violence psychologique (ni juridiquement parlant, ni dans les articles ou études qui y sont consacrés).

Pourtant au même titre que la jalousie maladive est une violence psychologique dangereuse pour moi l'infidélité peut l'être tout autant. J'ai vu autour de moi des femmes et des hommes brisés par l'infidélité de leurs partenaires certains ayant tous les aspects d'un syndrome post-traumatique que l'ont retrouve chez les victimes "des autres violences psychologiques". Crises de panique, haine de soi, sentiment d'infériorité, peur, dépression, voir envies suicidaires !

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toutendouceur
13 octobre 2022 à 19:15
Désolé mais je trouve votre discours totalement bancal.

C'est une violence de dire au fautif qu'il comment une faute?

Je n'ai pas écrit ça

Non c'est simplement le mettez face à ses actions pour qu'il comprenne la portée de ce qu'il fait. La violence c'est bien lui qui l'a commet.

Tout le monde a une conscience. Tout adulte comprend ce qu'il a fait. La violence des reproches du cocu sont légitimes, les jugements des autres non.

Si je résume bien votre raisonnement il n'y a pas de violence tant que la personne trompée ne sait pas qu'elle est cocu ?

Je pense que j'aurais mieux résumé si mon propos était aussi simpliste.

Arrêtez deux secondes s'il vous plaît. On parle d'un couple qui doit se créer sur une base de confiance mutuelle, avec cette sécurité que l'on peut faire confiance à l'autre.

Le couple se crée pour l'exclusivité, pas sur une promesse de fidélité qui n'a pas de sens à ce stade. C'est comme une maison, on la construit pour l'habiter, pas pour se protéger.

En trompant son/sa partenaire c'est justement le fondement du couple qu'on détruit. C'est une façon de dire à l'autre " ce que tu ressent, ce que tu espère, la façon dont tu veux vivre ta vie je m'en tamponne je fais ce que je veux et tant pis pour toi. Par contre pour être sûre d'avoir ton consentement dans tous les autres aspects de notre couple, je te le dis pas et je t'enfiles pour que tu crois a ton joli conte de fées." Vous la voyez mieux la violence là ?

Vraiment pas. C'est peut-être un questionnement que vous avez dans votre couple, mais il est très caricatural.

Déjà parce que l'amour ne repose pas sur une promesse. Le couple est bien plus que ça, il peut se renforcer même si la passion amoureuse s'étiole, il se réinvente pour durer. Il n'a pas une forme homogène. La sexualité n'est qu'une de ses composantes.

Pour le consentement, j'en ai parlé, en tentant d'être moins réducteur que vous.
D'après les statistiques, au moins 1 couple sur deux est concerné par l'adultère, certains en ont parlé, d'autres non.

Et tout le reste est à l'avenant. " Pas ma faute c'est mes pulsions", " si je lui dis pas c'est pour son bien" etc etc. Vous nous faite tout le répertoire des excuses bidon qui n'existent au final que pour se donner bonne conscience et pouvoir se regarder dans la glace le matin.

C'est une nouvelle caricature.

Si l'adultère est aussi fréquent, il serait temps de ne plus le reduire à des emportements tout à fait injustifiables et impardonnables.

Vous pouvez considérer que la moitié de la planète est composée de personnes abjectes, moi je considère que la moitié de la planète a failli à une obligation contractuelle intenable.
Mais aussi que ceux qui tiennent ou refusent le marché de dupes, ne vivent pas nécessairement mieux.


Réellement, il peut être compréhensible que l'on cède une fois, nous ne sommes pas des machines et on peut faire des conneries c'est absolument indéniable, et il est même compréhensible qu'on le cache pour les mêmes raisons. Mais dire que ce n'est pas une violence parce que l'autre ne sait pas je suis désolé mais ce n'est qu'une façon de se voiler la face et d'agir comme un lâche.

C'est votre point de vue.
Personnellement, j'ai déjà dit à ma femme, notre couple avait au moins 15 ans, que si elle avait eu une petite incartade ou pire, je préférerais ne rien savoir, sauf si elle avait besoin d'en parler. Lui confiant aussi qu'au fond, je trouvais ça excitant de ne plus cloisonner sa sexualité dans la mienne, qu'elle n'avait donc aucun remord à avoir.


Dans un autre registre. Imaginez que votre travail vous permette à peine de joindre les deux bouts et que vous découvriez que votre patron a volontairement omis de vous verser une prime sur votre salaire sous prétexte que "ça peut pas te gêner tu n'étais pas au courant que tu devais la toucher". Vous ne trouveriez pas ça violent vous?

Inutile d'ajouter du misérabilisme, c'est un vol sans violence psychologique.
Modifié 13 octobre 2022 à 20:32
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Almalikat Nora
13 octobre 2022 à 22:12
- Il est nécessairement question de dissimulation pour préserver les intérêts du partenaire, d'épargner le couple de ses réactions.

Un peu comme un gosse qui fait une connerie ou se paie une mauvaise note qui le dit pas à ses parents pour préserver la famille des réactions des parents... Ou peut-être finalement juste se préserver lui en fait, sous couvert d'un pseudo geste de bravoure pour sa famille...

Et encore, on parle là seulement d'un enfant qui a cassé un verre ou ramené un C, pas d'un adulte qui fait bien pire...

Moi qui dit tout le temps à mes enfants de toujours dire quand ils font une bêtise ou ont une mauvaise note parce qu'on préfère le savoir, ça permet d'en discuter plus sereinement que quand on retrouve les bouts de verre dans la poubelle ou qu'on reçoit le bulletin,je vais devoir revoir mon jugement...

Du coup, je leur dirai qu'ils peuvent faire les conneries qu'ils veulent, le tout c'est que je ne le sache pas, même si je sais que c'est pour eux un secret tellement terrible à porter, les pauvres...

J'aurais pas dit mieux !
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Pokaline
14 octobre 2022 à 10:28
Bien sûr que c’est une violence. Ma femme m’a trompé plusieurs fois, dont une première fois sur une période de 3 ans.

Une fois la tromperie avouée ou découverte, ça ne change pas grand-chose en fait, la personne qui avoue libère sa conscience et charge l’autre d’une mission de pardon pas facile à avaler.

Tout s’écroule, les sentiments de sécurités et soutien dans le couple disparaissent. Rien n’est plus comme avant, on prend conscience de la fragilité de notre histoire, de celles des autres aussi d’ailleurs, car un libérant la parole, on s’aperçoit que c’est d’un commun pathétique.

Les femmes trompent souvent, car elles n’ont pas l’attention qu’elles attendent de la part de leurs partenaires, j’étais surement, en partie, responsable de la situation…

La confiance ne revient jamais complètement, toujours une hache au-dessus de la nuque et c’est surement ça le plus violent après la « digestion ». ne plus faire complètement confiance à l’autre. Vivre en faisant semblant que tout va bien alors qu’on ne pense qu’à ça tout le temps, mais qu’on se refuse de blâmer l’autre qui souffre tout autant et qu’on veut avancer.

10 ans après cette longue tromperie, elle a recommencé, je l’ai découvert et j’ai compris qu’elle ne serait jamais fidèle, et en même temps, après ses explications, je comprenais complètement que le cœur qui bat pour une nouvelle rencontre, les cochonneries entre deux portes, ces parenthèses lui faisaient du bien et qui suis-je pour la priver de ça…Son mari soit, mais aussi, la personne qui l’aime le plus et ne lui veut que du bien.

Bien sûr je ne voulais pas en souffrir et mon égo en prenait un coup, et ce n’est pas bon du tout, de faire du mal à son égo.

Après quelques mois et discussions, pas toujours faciles, nous avons décidé de découvrir le libertinage, un saut dans un autre monde pour notre plus grand bonheur à tous les deux.

In fine, je ne remercierais jamais assez ma femme de ses tromperies. Ça peut vous sembler dingue, mais grâce à elle, nous avons découvert le sexe débridé, le bdsm, notre côté bi. Bien il n’y a pas besoin de ça pour se découvrir, mais ça ouvre sacrément l’esprit, l’imagination et la tolérance.
Modifié 14 octobre 2022 à 11:33
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Duchesse
14 octobre 2022 à 10:42
Tu m'as beaucoup émue Poka <3
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Almalikat Nora
14 octobre 2022 à 11:07
Bien sûr que c’est une violence. Ma femme m’a trompé plusieurs fois, dont une première fois sur une période de 3 ans.

Une fois la tromperie avouée ou découverte, ça ne change pas grand-chose en fait, la personne qui avoue libère sa conscience et charge l’autre d’une mission de pardon pas facile à avaler.

Tout s’écroule, les sentiments de sécurités et soutien dans le couple disparaissent. Rien n’est plus comme avant, on prend conscience de la fragilité de notre histoire, de celles des autres aussi d’ailleurs, car un libérant la parole, on s’aperçoit que c’est d’un commun pathétique.

Que les femmes trompent souvent, car elles n’ont pas l’attention qu’elles attendent de la part de leurs partenaires, j’étais surement, en partie, responsable de la situation…

La confiance ne revient jamais complètement, toujours une hache au-dessus de la nuque et c’est surement ça le plus violent après la « digestion ». ne plus faire complètement confiance à l’autre. Vivre en faisant semblant que tout va bien alors qu’on ne pense qu’à ça tout le temps, mais qu’on se refuse de blâmer l’autre qui souffre tout autant et qu’on veut avancer.

10 ans après cette longue tromperie, elle a recommencé, je l’ai découvert et j’ai compris qu’elle ne serait jamais fidèle, et en même temps, après ses explications, je comprenais complètement que le cœur qui bat pour une nouvelle rencontre, les cochonneries entre deux portes, ces parenthèses lui faisaient du bien et qui suis-je pour la priver de ça…Son mari soit, mais aussi, la personne qui l’aime le plus et ne lui veut que du bien.

Bien sûr je ne voulais pas en souffrir et mon égo en prenait un coup, et ce n’est pas bon du tout, de faire du mal à son égo.

Après quelques mois et discussions, pas toujours faciles, nous avons décidé de découvrir le libertinage, un saut le un autre monde pour notre plus grand bonheur à tous les deux.

In fine, je ne remercierais jamais assez ma femme de ses tromperies. Ça peut vous sembler dingue, mais grâce à elle, nous avons découvert le sexe débridé, le bdsm, notre côté bi. Bien il n’y a pas besoin de ça pour se découvrir, mais ça ouvre sacrément l’esprit, l’imagination et la tolérance.

Ton histoire est touchante et ta réaction m'impressionne sincèrement. En toute honnête je ne suis pas sure d'être capable de gérer la situation comme tu l'as géré surtout à plusieurs reprises. Comme tu l'as dit les tromperies ne sont pas aussi simple que "le gentil et le méchant" et les responsabilités sont multiples mais ça reste tout de même une trahison une blessure profonde.

Dans ma (jeune) vision du sujet je ferais une comparaison osée avec une maladie : le cancer. C'est une image évidement mais l'infidélité est a mes yeux un peu comme le cancer pour un couple. Il ronge le couple de l'intérieur de manière insidieuse sans bruit. Elle casse ce qui l'uni et ce qui en fait sa force c'est a dire la confiance. Même si il est en rémission après avoir été découvert l'inquiétude reste présente la peur qu'il revienne aussi. Et la vie n'est plus la même après.

Autant pour la maladie on a pas d'autre choix que de l'accepter. Autant pour le couple on a ce choix et je ne suis pas sure d'être assez "forte" pour l'accepter pour accepter d'en souffrir et accepter de vivre avec cette peur permanente. Et puis concernant le libertinage peut être que je serais attirée par la chose dans quelques années mais aujourd'hui j'avoue que ça ne m'intéresse pas. J'ai donc du mal à le voir comme une solution même si je comprends votre raisonnement.

Merci en tous cas pour ton témoignage plus qu'intéressant. :)
Modifié 14 octobre 2022 à 11:09
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Jinnzo7
14 octobre 2022 à 11:39
Oui, témoignage touchant... Sans vouloir trop m'épancher dessus ici, j'ai vécu des choses similaires à Pokaline... Ça n'a pas abouti au libertinage mais il y a également eu discussions et pardons et pour le moment, nous sommes toujours ensemble et ça se passe bien, même si la blessure ne se refermera jamais totalement...
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Almalikat Nora
14 octobre 2022 à 11:48
Merci pour tout vos témoignages (le sujet est pas clos hein ! vous pouvez continuer à partager/débattre).
Je trouve intéressant le fait de voir que nous avons tous des perceptions différentes (qu'on soit trompé/trompeur/au aucun des deux) qu'on réagit tous différemment (et comme on peut) mais que le point commun qui ressort de la majorité des commentaires c'est que c'est globalement perçu comme une violence psychologique importante. Pas au sens juridique du terme mais au sens humain de la chose. Je m'attendais objectivement à plus de réponse expliquant le coté "normal" et anodin de la chose ! :D
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Pokaline
14 octobre 2022 à 11:52
Le libertinage s'est imposé à moi au départ, je voulais bien accepter que ma femme ait des relations extra-conjugales, mais pas être "cocu". Je voulais avoir le beau rôle du mari qui laisse sa femme jouer à sa guise. C'était quand même mieux pour mon égo de mec. :lol:

Et puis nous avons découvert un monde insoupçonné, beaucoup plus riche et moins glauque que l'image que l'on peut en avoir quand on ne le connait pas.

Cela fait bientôt 40 ans qu'on est ensemble, j'aime toujours autant ma femme, et je referais tout pareil, avec quelques nuances, si je devais recommencer.

Donc chaque tromperie a été, en partie, une souffrance, mais aussi un électrochoc salvateur dans notre couple. En puis quand ce n'est que sexuel, ce n'est pas très grave...Quand les sentiments ne sont plus là, c'est autre chose.

Quand ma femme en parle à ces copines non libertines, je crois qu'elles sont très nombreuses a envier une relation libre et épanouie comme la nôtre.

Mais c'est un autre sujet.
Modifié 14 octobre 2022 à 11:54
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Jinnzo7
14 octobre 2022 à 12:01
Le "pire", ou le plus étonnant, c'est que maintenant, c'est plutôt moi qui serait partant pour eventuellement se lancer dans le libertinage / couple libre, avec un cadre défini, et elle qui en aurait peur...
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darkfoufou
14 octobre 2022 à 12:58
Bonjour j'aimerais juste te faire un petit point sur ce que tu as dit et l'absence d'inclusion par le droit, de l'infidélité dans le cadre plus large des violences psychologiques. C'est un raccourcis malheureux. Attention, je ne me prononce pas sur les considérations psychologiques du problème.

I Infidélité et droit pénal :

L'infidélité a effectivement été dépénalisée en 1975 , qu'est ce que ça signifie ? Cela veut dire que le législateur estime que l'infidélité n'est plus un comportement portant atteinte à la société, donc logiquement ne nécessite plus l'intervention du ministère public et donc le déclenchement de l'action publique. l'Etat ne se mêle plus de ça ( n'oublions pas que la justice est rendue au nom du peuple français). Autrement dit , l'atteinte au couple , n'est plus considéré comme violant/troublant l'ordre public.
En droit pénal les violences peuvent prendre de multiples formes : psychologiques (on emploiera le terme moral qui est plus large) , physiques, verbales etc. .pour simplifier on les range dans la catégorie des atteintes aux personnes. Pour qu'une violence puisse être sanctionnée pénalement , il faut réunir plusieurs éléments : un comportement matériel (l'acte en question) , un élément moral (l'intention) , un préjudice (la peine d'avoir été trompé) , et un lien de causalité entre le comportement matériel et le préjudice. Notons que pour que l'imputabilité soit complète il faut avoir conscience de son acte : l'épouse trop alcoolisée et qui ne reconnait pas son mari pendant l'acte , est elle infidèle ? Au sens du droit non , mais c'est un autre sujet qui demanderait d'autres développements.

La difficulté de lier pénalement infidélité et violence psychologique réside dans le fait que le couple n'est pas une personne, mais un concept. L'atteinte au couple est une conception purement conceptuelle, il n'y a pas d'atteinte à une personne (il faut distinguer ici le couple de la personne physique du mari) .
Le législateur fait donc une construction sociale en faisant de l'atteinte au couple une atteinte à la société et donc condamnable. C'est une question de mœurs. Si on enlève le couple (qui perdure en tant que facteur d'aggravation : la violence physique entre conjoints, ou pour ne citer qu'elle, entre membre de famille (autre concept) est une circonstance aggravante : elle est punie plus sévèrement que la violence entre inconnus) il ne reste que le mari, personne physique.

Or pour rappel afin de prouver la violence, il faut une intention et un lien de causalité : Est ce que la femme a voulu blesser son mari en le trompant ? C'est pas évident à prouver , puisqu'il n'existe plus le dol général (autre mot pour l'intention, la volonté de) de "trahison" du couple qu'on vient d'exclure : pour simplifier tu ne peux simplement invoquer la simple "l'extraconjugualité" de l'acte pour prouver que ta femme a cherché volontairement à te blesser. Mettons que ta femme t'envoie une vidéo en train de te faire sauter par son amant, en insistant sur le fait qu'il est meilleur et que c'est la fin de votre relation, là t'a un début de preuve. Et il faut prendre ça avec des pincettes , si c'est juste une vidéo sans "violence verbale" qui ne montre pas expressément la volonté de blesser , et que les époux sont engagés dans une relation candauliste ... La femme (ou l'homme désolé de mon manque de neutralité depuis tout à l'heure) peut dire que c'était juste un jeu en fait, mais qu'il n'y a pas la volonté de faire souffrir.

Donc le droit pénal en pratique , n'est pas le meilleur vecteur pour appréhender la notion d'infidélité , sachant que derrière , il y a la liberté sexuelle qui influence logiquement fortement à un niveau sociétal la façon dont est considérée l'infidélité. Qu'en dit le droit civil ?

II Infidélité et droit civil

Je vais essayer d'être plus rapide: Le droit civil ne trouve pas son fondement direct dans une atteinte à la société , mais dans le consentement libre et éclairé entre individus. Et là dans ce cas , si les individus sont liés par le mariage, il y a rupture d'un contrat au terme de l'article 242 du code civil (je te renvoie au texte). Dans ce cas le juge prend en compte le préjudice moral et l'indemnise. Donc il existe un lien juridique entre infidélité et violence psychologique, complètement prise compte dans le procès civil.

l'argument logique qui saute aux yeux : mais donc il faut nécessairement passer par une union civile pour que l'infidélité soit considérée par le droit comme une violence psychologique ? Cela semble réducteur. Oui mais c'est normal, l'Etat n'a pas à s'immiscer dans les relations les plus intimes entre les individus , il ne le fait que s'il scelle lui même l'engagement (union civile) puisque dans ce cas les époux cherchent à être protégés par la justice.

Réduit à son expression la plus simple, tout est une question de consentement à la base d'une relation (qui peut se réactualiser) et de liberté sexuelle. C'est l'exemple typique du candaulisme ou du cuckoldisme : Mettons qu'un mari apprécie la situation pendant des années et que finalement il cherche à se débarrasser de sa femme pour une autre raison (parce qu'elle a grossi par exemple ou autre) : ce serait injuste qu'il puisse simplement invoquer la "tromperie" de sa femme , on voit bien ici l'importance de la preuve de l'intention et donc des volontés des parties en présence.

Pour rappel , l'idée ici n'est pas de prouver que l'infidélité est une violence psychologique au sens psychologique du terme , mais d'aborder le sujet au sens juridique du terme (et donc en parties sous un angle sociétal).
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Almalikat Nora
14 octobre 2022 à 13:15
Bonjour j'aimerais juste te faire un petit point sur ce que tu as dit et l'absence d'inclusion par le droit, de l'infidélité dans le cadre plus large des violences psychologiques. C'est un raccourcis malheureux. Attention, je ne me prononce pas sur les considérations psychologiques du problème.

I Infidélité et droit pénal :

L'infidélité a effectivement été dépénalisée en 1975 , qu'est ce que ça signifie ? Cela veut dire que le législateur estime que l'infidélité n'est plus un comportement portant atteinte à la société, donc logiquement ne nécessite plus l'intervention du ministère public et donc le déclenchement de l'action publique. l'Etat ne se mêle plus de ça ( n'oublions pas que la justice est rendue au nom du peuple français). Autrement dit , l'atteinte au couple , n'est plus considéré comme violant/troublant l'ordre public.
En droit pénal les violences peuvent prendre de multiples formes : psychologiques (on emploiera le terme moral qui est plus large) , physiques, verbales etc. .pour simplifier on les range dans la catégorie des atteintes aux personnes. Pour qu'une violence puisse être sanctionnée pénalement , il faut réunir plusieurs éléments : un comportement matériel (l'acte en question) , un élément moral (l'intention) , un préjudice (la peine d'avoir été trompé) , et un lien de causalité entre le comportement matériel et le préjudice. Notons que pour que l'imputabilité soit complète il faut avoir conscience de son acte : l'épouse trop alcoolisée et qui ne reconnait pas son mari pendant l'acte , est elle infidèle ? Au sens du droit non , mais c'est un autre sujet qui demanderait d'autres développements.

La difficulté de lier pénalement infidélité et violence psychologique réside dans le fait que le couple n'est pas une personne, mais un concept. L'atteinte au couple est une conception purement conceptuelle, il n'y a pas d'atteinte à une personne (il faut distinguer ici le couple de la personne physique du mari) .
Le législateur fait donc une construction sociale en faisant de l'atteinte au couple une atteinte à la société et donc condamnable. C'est une question de mœurs. Si on enlève le couple (qui perdure en tant que facteur d'aggravation : la violence physique entre conjoints, ou pour ne citer qu'elle, entre membre de famille (autre concept) est une circonstance aggravante : elle est punie plus sévèrement que la violence entre inconnus) il ne reste que le mari, personne physique.

Or pour rappel afin de prouver la violence, il faut une intention et un lien de causalité : Est ce que la femme a voulu blesser son mari en le trompant ? C'est pas évident à prouver , puisqu'il n'existe plus le dol général (autre mot pour l'intention, la volonté de) de "trahison" du couple qu'on vient d'exclure : pour simplifier tu ne peux simplement invoquer la simple "l'extraconjugualité" de l'acte pour prouver que ta femme a cherché volontairement à te blesser. Mettons que ta femme t'envoie une vidéo en train de te faire sauter par son amant, en insistant sur le fait qu'il est meilleur et que c'est la fin de votre relation, là t'a un début de preuve. Et il faut prendre ça avec des pincettes , si c'est juste une vidéo sans "violence verbale" qui ne montre pas expressément la volonté de blesser , et que les époux sont engagés dans une relation candauliste ... La femme (ou l'homme désolé de mon manque de neutralité depuis tout à l'heure) peut dire que c'était juste un jeu en fait, mais qu'il n'y a pas la volonté de faire souffrir.

Donc le droit pénal en pratique , n'est pas le meilleur vecteur pour appréhender la notion d'infidélité , sachant que derrière , il y a la liberté sexuelle qui influence logiquement fortement à un niveau sociétal la façon dont est considérée l'infidélité. Qu'en dit le droit civil ?

II Infidélité et droit civil

Je vais essayer d'être plus rapide: Le droit civil ne trouve pas son fondement direct dans une atteinte à la société , mais dans le consentement libre et éclairé entre individus. Et là dans ce cas , si les individus sont liés par le mariage, il y a rupture d'un contrat au terme de l'article 242 du code civil (je te renvoie au texte). Dans ce cas le juge prend en compte le préjudice moral et l'indemnise. Donc il existe un lien juridique entre infidélité et violence psychologique, complètement prise compte dans le procès civil.

l'argument logique qui saute aux yeux : mais donc il faut nécessairement passer par une union civile pour que l'infidélité soit considérée par le droit comme une violence psychologique ? Cela semble réducteur. Oui mais c'est normal, l'Etat n'a pas à s'immiscer dans les relations les plus intimes entre les individus , il ne le fait que s'il scelle lui même l'engagement (union civile) puisque dans ce cas les époux cherchent à être protégés par la justice.

Réduit à son expression la plus simple, tout est une question de consentement à la base d'une relation (qui peut se réactualiser) et de liberté sexuelle. C'est l'exemple typique du candaulisme ou du cuckoldisme : Mettons qu'un mari apprécie la situation pendant des années et que finalement il cherche à se débarrasser de sa femme pour une autre raison (parce qu'elle a grossi par exemple ou autre) : ce serait injuste qu'il puisse simplement invoquer la "tromperie" de sa femme , on voit bien ici l'importance de la preuve de l'intention et donc des volontés des parties en présence.

Pour rappel , l'idée ici n'est pas de prouver que l'infidélité est une violence psychologique au sens psychologique du terme , mais d'aborder le sujet au sens juridique du terme (et donc en parties sous un angle sociétal).

Pour moi il n'y a aucun débat sur l'aspect pénal de la chose. C'est sur l'aspect civil que je ne vous rejoins pas dans le cadre d'un divorce notamment. Dans l'usage l'infidélité n'est plus considérée dans de nombreux cas comme une faute. Les juges privilégiant majoritairement les torts partagés dans leurs décisions.

Mais surtout dans la notion actuelle et juridique des violences psychologique on intègre bien d'autres choses que la simple notion d'harcèlement/menace etc etc. Une personne qui délaisse son/sa partenaire peut se voir accuser de violence psychologique parce qu'il aura volontairement ignoré la souffrance provoquée par son comportement vis a vis de l'autre (absence d'affection par exemple conduisant à la dépression). Et dans le cas présent la violence engendrée me semble au moins comparable à celle d'un adultère. Et dans ce cas là la personne accusée de violence psychologique peut très bien évoquer le fait qu'il n'y avait aucune intentionnalité juste une absence de conscience de la souffrance de l'autre. Je ne sais pas si je suis très claire mais cet écart de traitement m'interpelle !
Soyez respectueux
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darkfoufou
14 octobre 2022 à 13:40
Oui oui c'est très clair, alors justement je ne suis pas un spécialiste en droit civil je me base que sur les grands concepts tirés du code et je ne connais pas les usages de ce côté là ... même chose pour ce qui est de la négligence : je vous invite à vous renseignée sur l'affaire passionnante de la séquestrée de Poitiers , si aujourd'hui quelques correctifs existent, la solution de principe ne change pas. Mais une fois de plus il s'agit d'une affaire de droit pénal , au civil les choses sont toujours un peu différentes (notamment s'il n'existe pas de procès pénal en cours) donc je ne peux honnêtement pas vous contredire, je ne sais pas.

Si je veux bien vous croire sur l'atténuation de cette logique en pratique ,il n'empêche que la base juridique en civil existe , le juge déduisant de l'article 266 du code civil une possibilité d'indemnisation pour le préjudice moral, ce qui l'oblige donc à caractériser une forme de violence psychologique.
L'idée pour moi n'était pas de rentrer dans les détails pratiques mais juste de démontrer l'existence d'un lien juridique
Soyez respectueux
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Almalikat Nora
14 octobre 2022 à 13:46
Oui oui c'est très clair, alors justement je ne suis pas un spécialiste en droit civil je me base que sur les grands concepts tirés du code et je ne connais pas les usages de ce côté là ... même chose pour ce qui est de la négligence : je vous invite à vous renseignée sur l'affaire passionnante de la séquestrée de Poitiers , si aujourd'hui quelques correctifs existent, la solution de principe ne change pas. Mais une fois de plus il s'agit d'une affaire de droit pénal , au civil les choses sont toujours un peu différentes (notamment s'il n'existe pas de procès pénal en cours) donc je ne peux honnêtement pas vous contredire, je ne sais pas.

Si je veux bien vous croire sur l'atténuation de cette logique en pratique ,il n'empêche que la base juridique en civil existe , le juge déduisant de l'article 266 du code civil une possibilité d'indemnisation pour le préjudice moral, ce qui l'oblige donc à caractériser une forme de violence psychologique.
L'idée pour moi n'était pas de rentrer dans les détails pratiques mais juste de démontrer l'existence d'un lien juridique

Oui c'est très clair et je vous rejoins sur le cadre juridique au-delà de son application.
Merci a vous pour cet échange intéressant ! :D
Soyez respectueux
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darkfoufou
14 octobre 2022 à 14:01
Juste parce que ça me revient , c'est un autre sujet , mais sur cette notion d'abandon : côté droit des animaux c'est infâme. Il y a une grosse différence de traitement entre l'abandon (omission) et les violences/tortures (commission) exercées sur les animaux , bien sûr ici aussi il y a des correctifs mais les solutions divergent vraiment en fonction de qui poursuit l'infraction, et parfois c'est écœurant . Mais c'est hors sujet
Tout ça pour dire que vous avez soulevé un point très intéressant concernant ce cas précis de délaissement et ses conséquences , et si il y a un vide juridique ou une position trop en retrait de la justice sur ce point c'est interpelant, vous avez tout à fait raison !
Merci d'avoir répondu :)
Soyez respectueux
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toutendouceur
14 octobre 2022 à 15:15
- Il est nécessairement question de dissimulation pour préserver les intérêts du partenaire, d'épargner le couple de ses réactions.

Un peu comme un gosse qui fait une connerie ou se paie une mauvaise note qui le dit pas à ses parents pour préserver la famille des réactions des parents... Ou peut-être finalement juste se préserver lui en fait, sous couvert d'un pseudo geste de bravoure pour sa famille...

Et encore, on parle là seulement d'un enfant qui a cassé un verre ou ramené un C, pas d'un adulte qui fait bien pire...

Moi qui dit tout le temps à mes enfants de toujours dire quand ils font une bêtise ou ont une mauvaise note parce qu'on préfère le savoir, ça permet d'en discuter plus sereinement que quand on retrouve les bouts de verre dans la poubelle ou qu'on reçoit le bulletin,je vais devoir revoir mon jugement...

Du coup, je leur dirai qu'ils peuvent faire les conneries qu'ils veulent, le tout c'est que je ne le sache pas, même si je sais que c'est pour eux un secret tellement terrible à porter, les pauvres...

J'aurais pas dit mieux !

Personne n'a dit qu'il fallait faire cette connerie. Mais la question étant sur l'adultère, la réponse ne peut que l'intégrer.

Un adulte est un enfant qui n'a plus ses parents pour se lamenter sur ses erreurs.
Je trouve assez biaisé d'extrapoler le rapport à l'autorité parentale pour ces événements qui bouleverse le couple.

Mais quand vos enfants seront très grands, vous aimerez à penser qu'ils se débrouillent très bien tout seul avec leurs problèmes, comme tout le monde.
Soyez respectueux
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Pokaline
14 octobre 2022 à 16:46
Le "pire", ou le plus étonnant, c'est que maintenant, c'est plutôt moi qui serait partant pour eventuellement se lancer dans le libertinage / couple libre, avec un cadre défini, et elle qui en aurait peur...

C'est assez logique en fait, quand tu n'y a pas gouté, tu idéalises le truc et tout parait merveilleux. Ta femme a déjà eu une idée de la dangerosité de cette pratique.
Et ce n'est pas parce qu'elle t'a trompé, qu'elle accepte de te voir avec une autre, ça ne fonctionne pas comme ça...

Attention, de par mon expérience, certaines (très nombreuses), sont parfois un peu timides et réservées au départ, puis une fois les barrières tombées, on peut être surpris de leurs capacités à devenir très très dévergondées, à pratiquer des choses qu'elles refusent à leurs hommes, d'être de vraies merveilleuses jouisseuses. Certains ont du mal avec ça.
Modifié 14 octobre 2022 à 16:56
Soyez respectueux
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Almalikat Nora
14 octobre 2022 à 22:29
Le "pire", ou le plus étonnant, c'est que maintenant, c'est plutôt moi qui serait partant pour eventuellement se lancer dans le libertinage / couple libre, avec un cadre défini, et elle qui en aurait peur...

C'est assez logique en fait, quand tu n'y a pas gouté, tu idéalises le truc et tout parait merveilleux. Ta femme a déjà eu une idée de la dangerosité de cette pratique.
Et ce n'est pas parce qu'elle t'a trompé, qu'elle accepte de te voir avec une autre, ça ne fonctionne pas comme ça...

Attention, de par mon expérience, certaines (très nombreuses), sont parfois un peu timides et réservées au départ, puis une fois les barrières tombées, on peut être surpris de leurs capacités à devenir très très dévergondées, à pratiquer des choses qu'elles refusent à leurs hommes, d'être de vraies merveilleuses jouisseuses. Certains ont du mal avec ça.

Alors ça c'est un fonctionnement que je ne comprends pas ! Pourquoi être plus devergondée avec d'autres mais pas avec son homme avec qui on est sensée etre en confiance ? Certaines ne sucent pas leur mari par exemple mais le font avec leur amant (et c'est un exemple super soft) ? Moi qui suis une femme ce fonctionnement dont j'ai deja entendu parler m'est incompréhensible... Si tu as une explication je suis preneuse !

Et je comprends que leur homme vive mal le truc ! Si j'inversais les rôles je le vivrais mal aussi !
Modifié 14 octobre 2022 à 22:31
Soyez respectueux
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Gascon
15 octobre 2022 à 08:28
Le "pire", ou le plus étonnant, c'est que maintenant, c'est plutôt moi qui serait partant pour eventuellement se lancer dans le libertinage / couple libre, avec un cadre défini, et elle qui en aurait peur...

C'est assez logique en fait, quand tu n'y a pas gouté, tu idéalises le truc et tout parait merveilleux. Ta femme a déjà eu une idée de la dangerosité de cette pratique.
Et ce n'est pas parce qu'elle t'a trompé, qu'elle accepte de te voir avec une autre, ça ne fonctionne pas comme ça...

Attention, de par mon expérience, certaines (très nombreuses), sont parfois un peu timides et réservées au départ, puis une fois les barrières tombées, on peut être surpris de leurs capacités à devenir très très dévergondées, à pratiquer des choses qu'elles refusent à leurs hommes, d'être de vraies merveilleuses jouisseuses. Certains ont du mal avec ça.

Alors ça c'est un fonctionnement que je ne comprends pas ! Pourquoi être plus devergondée avec d'autres mais pas avec son homme avec qui on est sensée etre en confiance ? Certaines ne sucent pas leur mari par exemple mais le font avec leur amant (et c'est un exemple super soft) ? Moi qui suis une femme ce fonctionnement dont j'ai deja entendu parler m'est incompréhensible... Si tu as une explication je suis preneuse !

Et je comprends que leur homme vive mal le truc ! Si j'inversais les rôles je le vivrais mal aussi !

Je pense que c’est simplement parce qu’elles ont peur du regard de leur mec qui porte sur elle.
Vous avez des hommes qui parfois change de regard à partir du moment où leur copine va se dévergonde. Donc forcément avoir un amant prend tout sont sens pour éviter les jugements.
Soyez respectueux
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Cherryy
15 octobre 2022 à 09:22
Alors ça c'est un fonctionnement que je ne comprends pas ! Pourquoi être plus devergondée avec d'autres mais pas avec son homme avec qui on est sensée etre en confiance ? Certaines ne sucent pas leur mari par exemple mais le font avec leur amant (et c'est un exemple super soft) ? Moi qui suis une femme ce fonctionnement dont j'ai deja entendu parler m'est incompréhensible... Si tu as une explication je suis preneuse !

Et je comprends que leur homme vive mal le truc ! Si j'inversais les rôles je le vivrais mal aussi !

Peur du regard de leur mari, ou alors elles n'ont tout simplement pas envie de leur accorder ces faveurs 🙂
Quand ton mec fait rien à la maison, que c'est toi qui te coltine tout le ménage, les enfants, etc. Je peux comprendre que tu sois fatiguée et que tu estimes que ton mari qui jouit en 2min après t'avoir mis 2 doigts à sec ne mérite pas sa gorge profonde 😄
Modifié 15 octobre 2022 à 09:22
Soyez respectueux
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arctarus56
15 octobre 2022 à 13:42
Bonjour,
Imaginons un couple entrain de faire l'amour, l'homme fidèle se rend compte que l'anus intouchable par lui, est différent de ce qu'il connaissait, plus boutsoufflé, semblant irrité de nombreux coit. L'époux tente alors d'investir ce lieu jusqu'à alors inconnu sous les refus de sa femme. La dame affirmant toujours non je ne veux pas alors que son époux y finit sa petite affaire. La dame se lève donc, fonce à l'hôpital et fait faire les constatations de viol (et oui selon la loi française c'est un viol). La femme infidèle se retrouve donc avec un dossier en béton pour gagner son divorce au détriment du mari fidèle.
Au final qui est la vraie victime ?
Modifié 15 octobre 2022 à 13:44
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Gras
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