L'infidélité est elle une violence psychologique ?
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Almalikat Nora
12 octobre 2022 à 09:08
Alors voila mon sujet n'est pas forcément le plus "fun" (et le plus populaire) mais c'est une question qui m'intéresse bcp à titre personnel mais aussi dans le cadre de mes études : L'infidélité est elle une violence psychologique ?
L'infidélité dont je parle est celle qui peut exister dans un couple "stable" ! Je ne parle pas des relations éphémères (si votre partenaire vous trompe au bout de 15 jours de relation c'est quand meme pas pareil qu'après 5 ans de vie commune avec des projets d'enfants etc etc) ni même des couples libres qui pour moi ne son pas concernés de la même manière par le sujet !
On parle beaucoup de violence psychologique (ou moral) que ce soit au travail, dans le couple ou dans la vie au sens large. Elle a de multiples facettes (dénigrement, emprise sur l'autre, harcèlement, menaces, etc etc) mais l'infidélité n'est que rarement inclue dans la large définition des violence psychologique (ni juridiquement parlant, ni dans les articles ou études qui y sont consacrés).
Pourtant au même titre que la jalousie maladive est une violence psychologique dangereuse pour moi l'infidélité peut l'être tout autant. J'ai vu autour de moi des femmes et des hommes brisés par l'infidélité de leurs partenaires certains ayant tous les aspects d'un syndrome post-traumatique que l'ont retrouve chez les victimes "des autres violences psychologiques". Crises de panique, haine de soi, sentiment d'infériorité, peur, dépression, voir envies suicidaires !
Oui mais la dans ces cas là ce que je ne comprends pas c'est qu'elle reste avec et surtout qu'elle l'ai épousé....
Si la bonne réponse intègre que la raison relève des dérives d'un genre, toujours le même, c'est certain qu'il peut rester quelques incompréhensions.
Dans le couple, il y a une dimension de représentation. Avec le temps, les partenaires finissent par incarner chacun un personnage, à sa place. La maternité comme la paternité, le rôle social vont également peser sur notre personnalité, nous pousser à affirmer certains côtés.
Nous avons besoin de cohérence, nous devons trouver un compromis pour l'image que nous renvoyons aux enfants, aux réseaux et à sa moitié. Ou bien, il faudrait en permanence changer de casquette, d'humeur, de système d'écoute ou de valeurs, ... C'est usant, ça donne un sentiment d'instabilité. Nous avons besoin de constance, de sérénité.
Quand insidieusement je change, ma moitié ne voit plus de la même façon et répond à cette évolution en modifiant son comportement en retour.
Notre libido, notre façon de nous projeter sexuellement est nécessairement affectée par une façon d'être qui doit apparaître cohérente pour tout le monde et pour tout ce que nous devons faire. Bien sûr le sexe est plaisant, mais il est trop particulier, trop typé dans la façon que nous avons de nous respecter, de nous considérer.
Et puis notre libido n'en a jamais assez, elle nous pousse à faire ce qui n'est pas raisonnable : il faut fixer des limites, souvent recadrer.
Il vient un moment où on peut finalement espérer être bien plus qu'un très bon partenaire de jeu au lit. Un moment où on espère aussi que l'autre ne nous voit pas que comme ça, où on commence à cadrer son engament intime avec un enjeu d'exemplarité.
Duchesse
21 octobre 2022 à 08:55
Ce forum est d’une violence au réveil putain 🙀
Cherryy
21 octobre 2022 à 09:18
Oui mais la dans ces cas là ce que je ne comprends pas c'est qu'elle reste avec et surtout qu'elle l'ai épousé....
Peut être qu'il jouait au gars bien au début de la relation, j'en sais rien moi. Des centaines de femmes sont dans ce cas là, je suppose que c'est à elles qui faut le demander :)
L'infidélité dont je parle est celle qui peut exister dans un couple "stable" ! Je ne parle pas des relations éphémères (si votre partenaire vous trompe au bout de 15 jours de relation c'est quand meme pas pareil qu'après 5 ans de vie commune avec des projets d'enfants etc etc) ni même des couples libres qui pour moi ne son pas concernés de la même manière par le sujet !
On parle beaucoup de violence psychologique (ou moral) que ce soit au travail, dans le couple ou dans la vie au sens large. Elle a de multiples facettes (dénigrement, emprise sur l'autre, harcèlement, menaces, etc etc) mais l'infidélité n'est que rarement inclue dans la large définition des violence psychologique (ni juridiquement parlant, ni dans les articles ou études qui y sont consacrés).
Pourtant au même titre que la jalousie maladive est une violence psychologique dangereuse pour moi l'infidélité peut l'être tout autant. J'ai vu autour de moi des femmes et des hommes brisés par l'infidélité de leurs partenaires certains ayant tous les aspects d'un syndrome post-traumatique que l'ont retrouve chez les victimes "des autres violences psychologiques". Crises de panique, haine de soi, sentiment d'infériorité, peur, dépression, voir envies suicidaires !
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