Est-ce bien nécessaire de vouloir donner un nom à tout ?
62
2.3k
hélène75
26 septembre 2022 à 18:04
Dans un article paru dans Le Parisien Dimanche et intitulé "Et vous, êtes-vous fluide ?" relatif à un essai de Mathilde Ramadier (Vivre fluide : quand les femmes s'émancipent de l'hétérosexualité), on nous donne la définition de bisexuel(le), pansexuel, omnisexuel, asexuel, demi-sexuel, graysexuel, trisexuel et sapiosexuel.
Est-ce vraiment nécessaire de vouloir ainsi catégoriser toutes les orientations sexuelles ?
Wow, je plussoie toutes vos interventions !
Comment se fait-ce qu'on soit tous d'accord sur un sujet pareil ?
Comme quoi il faut avoir foi dans la nature humaine, des fois ^^
C'est pas que je veuille mettre le bazar, mais il ne me semble pas que tout le monde soit d'accord 🙃
Animal_75013
27 septembre 2022 à 10:14
Symptomatique de notre monde. Mettre les gens dans des petites cases... Et attendre bien gentiment qu'ils se tapent dessus.
Steffy92
27 septembre 2022 à 12:43
J'aime les étiquettes "non-binaire" et "pansexuelle" parce qu'elles sont assez claires je trouve et couvrent un large spectre de cas différents. Je les utilise pour ne pas à avoir à m'étendre trop longuement sur mon identité et mon orientation sexuelle, chose qui est encore plus compliqués quand tout cela reste en perpétuelle évolution...
Steffy92
27 septembre 2022 à 12:56
J'aime les étiquettes "non-binaire" et "pansexuelle" parce qu'elles sont assez claires je trouve
C'est un gag? :lol:
Tu demandes à 100 personnes dans la rue ce que ça veut dire, il y en a 3 ou 4 max qui seront capables de répondre.
Les définitions sont claires. Bien sûr qu'en dehors des cercles LGBT, les gens ne connaissent pas forcément mais ça reste simple de leur expliquer, de leur faire comprendre et surtout de s'en souvenir (sauf s'ils sont demeurés mais dans ce cas là, je vois pas pourquoi je parlerais de ma vie sexuelle avec eux xD). Après c'est des mots récents qui commencent à rentrer dans la tête des gens, les médias en parlent sans cesse.
Alice.H
29 septembre 2022 à 22:35
Hello, il y a tellement de nom pour tout qu'on s'y perd. Mais nous vivons dans une époque où chacun cherche une sorte de reconnaissance (j'ai un peu de mal à m'expliquer je pense) ce qui rend nécessaire le fait de définir tous types de relations.
Sans vouloir faire ma vieille quadragénaire, je trouve qu'on s'embêtait moins avant et que ça ne faisait pas de débat, ce n'est que mon avis.
Sunstone
29 septembre 2022 à 22:56
Sans vouloir faire ma vieille quadragénaire, je trouve qu'on s'embêtait moins avant et que ça ne faisait pas de débat, ce n'est que mon avis.
Le "on s'embêtait moins avant" c'est rarement un bon argument ^^ Oui on "s'embêtait moins avant" mais du coup on laissait plein de gens sur le carreau.
C'est sûr que quand on refusait de reconnaître l'existence et/ou la légitimité des LGBTQ+, c'était plus simple, il n'y avait pas besoin de s'embêter à les nommer, mais du coup la vie était plus dure pour elleux, puisqu'en ne les nommant pas, on ne les acceptait pas non plus dans la société, on ne leur faisait pas de place parmi nous.
Alors oui on s'embête un peu plus maintenant, il y a plus de mots à connaître, mais il faut se dire que c'est pour une bonne raison :)
(Je ne cherche pas à jouer les donneurs de leçon, ou à faire des reproches, même si ça y ressemble. Juste à expliquer ce que j'en pense ^^)
Docsevere
29 septembre 2022 à 23:30
Ce qui est marrant c'est que ce sont souvent les mêmes qui gueulent comme des putois parce qu'on veut les mettre dans des cases et qui se revendiquent x, y, z, trucmuchesexuel par besoin de se distinguer des autres, par besoin d'exister.
Alors je suis d'accord avec Alice : vivez votre sexualité, jouissez sans entrave (comme disaient les gens en 68), et arrêtez de vous prendre la tête.
Pygmalion
29 septembre 2022 à 23:57
J'aime les étiquettes "non-binaire" et "pansexuelle" parce qu'elles sont assez claires je trouve
C'est un gag? :lol:
Tu demandes à 100 personnes dans la rue ce que ça veut dire, il y en a 3 ou 4 max qui seront capables de répondre.
Les définitions sont claires. Bien sûr qu'en dehors des cercles LGBT, les gens ne connaissent pas forcément mais ça reste simple de leur expliquer, de leur faire comprendre et surtout de s'en souvenir (sauf s'ils sont demeurés mais dans ce cas là, je vois pas pourquoi je parlerais de ma vie sexuelle avec eux xD). Après c'est des mots récents qui commencent à rentrer dans la tête des gens, les médias en parlent sans cesse.
Pas aussi simple que tu le penses. Beaucoup de gens ont du mal avec ce genre de choses parce qu'ils ne comprennent pas, moi compris. Je suis incapable d'imaginer comment on peut se poser comme non binaire, parce que très prosaïquement, je comprend le monde en fonction de ce système qui est celui avec lequel notre espèce fonctionne. Il y a des individus mâles, des individus femelles (je parle en termes de biologie bien sûr) et c'est tout pour l'homo sapiens.
Que l'on veuille se définir culturellement en dehors des schémas traditionnels en ce qui concerne les caractéristiques culturelles des hommes et des femmes, je peux très bien le comprendre. Perso, je rejette aussi ces clichés comme "Les filles ça porte des robes et ça joue à la poupée" et "les garçons ça joue au foot et ça pleure pas", mais je ne pense pas qu'il soit nécessaire d'aller jusqu'à créer une nouvelle catégorie pour montrer qu'on ne rentre pas dans ces moules. J'accepte aussi très bien la transexualité et le fait de modifier son apparence pour ressembler à l'image que l'on se fait de soi mais je considère qu'il ne faut pas non plus oublier la réalité biologique qui est que malgré tout ça, on reste un homme ou une femme. C'est pour ça que je n'utiliserai jamais d'autres pronoms que 'il' ou 'elle".
Lioubov
30 septembre 2022 à 09:27
Ce qui est marrant c'est que ce sont souvent les mêmes qui gueulent comme des putois parce qu'on veut les mettre dans des cases et qui se revendiquent x, y, z, trucmuchesexuel par besoin de se distinguer des autres, par besoin d'exister.
Ils n'en sont pas à un paradoxe près...
Lioubov
30 septembre 2022 à 09:30
[...] je considère qu'il ne faut pas non plus oublier la réalité biologique qui est que malgré tout ça, on reste un homme ou une femme. C'est pour ça que je n'utiliserai jamais d'autres pronoms que 'il' ou 'elle".
Tu résumes bien mon point de vue.
Cherryy
30 septembre 2022 à 10:12
Ce qui est marrant c'est que ce sont souvent les mêmes qui gueulent comme des putois parce qu'on veut les mettre dans des cases et qui se revendiquent x, y, z, trucmuchesexuel par besoin de se distinguer des autres, par besoin d'exister.
On nous demande de respecter les anciens, mais ceux-là n'en font pas souvent de même... 😄
Sunstone
30 septembre 2022 à 10:31
Ce qui est marrant c'est que ce sont souvent les mêmes qui gueulent comme des putois parce qu'on veut les mettre dans des cases et qui se revendiquent x, y, z, trucmuchesexuel par besoin de se distinguer des autres, par besoin d'exister.
Alors je suis d'accord avec Alice : vivez votre sexualité, jouissez sans entrave (comme disaient les gens en 68), et arrêtez de vous prendre la tête.
Merci de ne pas présumer de ce que pensent ou désirent, ou ce dont ont besoin les gens différents de vous et que vous ne comprenez pas, a fortiori si c'est pour émettre un jugement. Iels ne veulent pas se nommer "par besoin d'exister", iels veulent juste en avoir le droit, et ça passe par le langage.
(Attention au "jouissez sans entrave", on sait ce que ça veut dire dans la tête de certains.)
Il y a des individus mâles, des individus femelles (je parle en termes de biologie bien sûr) et c'est tout pour l'homo sapiens.
Sauf que c'est absolument faux. Désolé.
Un nouveau-né sur 4000 environ (chiffres à verifier, j'ai trouvé "1 à 4%" aussi, mais peu importe, ça reste une réalité) naît intersexué, pas strictement différencié sexuellement. L'argument ne tient pas, je suis désolé. Et donc le refus de les nommer correctement est une discrimination pure et simple envers elleux.
Modifié
30 septembre 2022 à 10:39
Tilia TV
30 septembre 2022 à 10:39
, je comprend le monde en fonction de ce système qui est celui avec lequel notre espèce fonctionne. Il y a des individus mâles, des individus femelles (je parle en termes de biologie bien sûr) et c'est tout pour l'homo sapiens.
[...]
Que l'on veuille se définir culturellement en dehors des schémas traditionnels en ce qui concerne les caractéristiques culturelles des hommes et des femmes
[...]
la réalité biologique qui est que malgré tout ça, on reste un homme ou une femme.
Tu confonds sexe (biologique) et genre (sociologique). Concernant le sexe, déjà c'est pas aussi simple. L'expression des gènes n'est pas aussi binaire et simple que l'on pensait. D'ailleurs on les considérer comme des anomalies gènetiques, mais on se rend compte que ben non en fait, la normalité n'existe pas dans la nature. Concernant le genre, et la tu le dis assez bien, il se définit d’après un schéma culturel. La définition d’être une femme et d’être un homme varie énormément d'une culture à l'autre. Il n'y a donc pas de tronc commun, et chaque individus peut vivre son genre comme il l'entend a partir du moment qu'il se libère des carcans de sa société.
C'est pour ça que je n'utiliserai jamais d'autres pronoms que 'il' ou 'elle".
Ah, vraiment ? Dans ce cas on fait quoi du "on", car on l'utilise souvent, et le "on" est ni masculin ni féminin, on est neutre ^^
Tilia TV
30 septembre 2022 à 10:45
Ce qui est marrant c'est que ce sont souvent les mêmes qui gueulent comme des putois parce qu'on veut les mettre dans des cases et qui se revendiquent x, y, z, trucmuchesexuel par besoin de se distinguer des autres, par besoin d'exister.
Il y a un différence entre être catégoriser par une tierce personne et se catégoriser soit même. J'imagine que si l'on s'accorde à te catégoriser comme un "vieux grincheux de boomer" cela ne te plait pas trop, tu préfères toi même te catégoriser comme "un bel homme d'age mûr débordant de savoir".
Sunstone
30 septembre 2022 à 10:57
[...] je considère qu'il ne faut pas non plus oublier la réalité biologique qui est que malgré tout ça, on reste un homme ou une femme. C'est pour ça que je n'utiliserai jamais d'autres pronoms que 'il' ou 'elle".
Tu résumes bien mon point de vue.
Et on n'est pas tellement surprises...
Steffy92
30 septembre 2022 à 12:23
C'est un gag? :lol:
Tu demandes à 100 personnes dans la rue ce que ça veut dire, il y en a 3 ou 4 max qui seront capables de répondre.
Les définitions sont claires. Bien sûr qu'en dehors des cercles LGBT, les gens ne connaissent pas forcément mais ça reste simple de leur expliquer, de leur faire comprendre et surtout de s'en souvenir (sauf s'ils sont demeurés mais dans ce cas là, je vois pas pourquoi je parlerais de ma vie sexuelle avec eux xD). Après c'est des mots récents qui commencent à rentrer dans la tête des gens, les médias en parlent sans cesse.
Pas aussi simple que tu le penses. Beaucoup de gens ont du mal avec ce genre de choses parce qu'ils ne comprennent pas, moi compris. Je suis incapable d'imaginer comment on peut se poser comme non binaire, parce que très prosaïquement, je comprend le monde en fonction de ce système qui est celui avec lequel notre espèce fonctionne. Il y a des individus mâles, des individus femelles (je parle en termes de biologie bien sûr) et c'est tout pour l'homo sapiens.
Que l'on veuille se définir culturellement en dehors des schémas traditionnels en ce qui concerne les caractéristiques culturelles des hommes et des femmes, je peux très bien le comprendre. Perso, je rejette aussi ces clichés comme "Les filles ça porte des robes et ça joue à la poupée" et "les garçons ça joue au foot et ça pleure pas", mais je ne pense pas qu'il soit nécessaire d'aller jusqu'à créer une nouvelle catégorie pour montrer qu'on ne rentre pas dans ces moules. J'accepte aussi très bien la transexualité et le fait de modifier son apparence pour ressembler à l'image que l'on se fait de soi mais je considère qu'il ne faut pas non plus oublier la réalité biologique qui est que malgré tout ça, on reste un homme ou une femme. C'est pour ça que je n'utiliserai jamais d'autres pronoms que 'il' ou 'elle".
Les gens qui ne comprennent pas, j'en m'en fous pas mal en fait. Je ne discute pas de mon identité ou de mon orientation sexuelle avec eux. C'est des termes clairs pour ceux qui comprennent et acceptent et donc pour ceux avec qui je vais devenir assez intimes pour en parler. Les autres peuvent rester dans leur incompréhension, c'est pas vraiment mon problème.
Biologiquement il y a les bites et les chattes (et quelques autres particularités), on est d'accord. Personne ne le nie en fait.. Par contre les genres "masculins", "féminins" sont une série de codes créés et imposés par notre société, je suis actuellement dans une position où je ne peux/veux pas choisir un côté ou l'autre.
Pygmalion
30 septembre 2022 à 16:49
Bon, je vais pas citer tout le monde parce que ça va faire un post d'un kilomètre donc je vais juste faire une réponse collective pour ce qu'ont dit Tilia et Steffy.
Bon, tout le monde est d'accord sur la biologie c'est très bien, on se comprend. Maintenant, ce que je pige pas, c'est la notion de genre comme "construction sociale" (je crois que c'est le terme consacré, vous me corrigerez si c'est pas le cas). Je suis très au fait que toutes nos sociétés possèdent une vision propres des attributs (vêtements, comportements etc.) et du rôle de l'homme et de la femme au seins de celles-ci et que depuis les différents mouvements de libérations féministes ces visions tendent à devenir obsolètes, ce qui est une bonne chose. J'imagine que ça doit être ça dont on parle non ? Dans ce cas là, ce qui m'interroge, c'est l'idée que l'on se choisisse une identité tierce. En quoi est-ce différent d'affirmer que l'on ne correspond pas à une norme sociale religieuse, culturelle (ou les deux) et de dire "Oui je suis un homme et j'assume de porter des vêtements et du maquillage qui sont qualifiés de "féminin" par la société" ? Ce n'est pas une question rhétorique méprisante pour dire "y a qu'à faire ça et c'est bon', c'est une vraie question que je pose pour essayer de comprendre un minimum, parce que moi, c'est comme ça que je comprend le monde qui m'entoure et ce ne sont pas des questions que je me pose. Homme et femme, pour moi, ce ne sont pas des étiquettes, ce sont des réalités biologiques, comme noir ou blanc. Toutes les étiquettes qu'on y attache, j'essaie le plus possible de les ignorer, c'est pas possible à 100% bien sûr parce comme dit le Joker We live in a society et donc on est toujours soumis à des biais culturels ou religieux.
Pour le coup des pronoms. Oui, j'utilise aussi le "on" mais seulement dans les deux utilisations que je luis connais, à savoir l'impersonnel qui désigne une personne ou une chose non identifiée (on a forcé la serrure de ma voiture) ou comme une alternative informelle du "nous" qui est passée dans le langage courant. Techniquement, le "je", "tu", "nous" et "vous" aussi sont neutres, ils s'emploient sans distinction de genre, mais comme la langue française fonctionne avec seulement deux, j'emploie uniquement ces deux là. Maintenant, dans le cas d'une personne trans, ça me va très bien de dire "il" ou "elle" si la personne préfère, mais je n'irai pas au-delà parce que comme je l'ai dit, ça ne correspond pas à la façon dont j'appréhende le monde. Mais ce n'est pas pour autant que je vais automatiquement dévaloriser celles des autres. Il y a une marge entre "ne pas adhérer" et "ne pas tolérer".
Steffy92
30 septembre 2022 à 17:55
En fait ce que vous ne comprenez pas c'est le côté "fluid" et le distingo entre sexe et genre. Mais je comprends que pour un cisgenre, qui rentre parfaitement dans le moule de la société, ça ne soit pas évident de voir où est le problème... Ce qui me dérange vraiment c'est les cisgenres qui essayent d'expliquer aux transgenres qu'ils sont dans l'erreur alors qu'ils ne peuvent même pas avoir la moindre idée de ce que l'on ressent. Dans un monde parfait, il n'y aurait même pas de notion de genre (ou un système non-binaire). La plupart du temps, je me sens plus moi-même dans un rôle jugé "féminin", donc je préfère qu'on parle de moi en tant que "femme", c'est une marque d'acceptation de ma féminité. C'est une bataille psychologique de tous les jours pour nous à essayer de se comprendre soi-même et se dépêtrer de tout ça, de notre propre interrogations, de notre propre esprit formaté par la société et des interrogations des autres (les "mais je comprends pas, vas-y explique").... Si seulement c'était si simple ! Je suis né homme biologiquement et si je l'accepte (et suis aussi à l'aise dans un rôle masculin), j'aurais quand même préférer naître de l'autre sexe. Quand je suis "femme", j'ai pas tellement envie qu'on me voit comme un "homme en robe" mais bien comme une "femme" (avec un pénis). Femme et pénis ne fonctionnent pas ensemble d'un point de vue "sexe/biologie" mais d'un point de vue "genre", ça n'est pas incompatible. Ce qu'il y a entre tes jambes te catégorise anatomiquement (dans une des deux catégories) mais la question du genre (aux multiples catégories) dépasse de loin une simple étude du sexe formé à la naissance. Si je dois me positionner dans un système binaire homme/femme (question de genre) alors je me positionne en tant que femme, le fait que j'ai une bite c'est presque hors sujet en fait. Mais j'arrêterais là le débat, c'est très difficile pour moi d'en parler.
Duchesse
30 septembre 2022 à 18:01
Ce qui me dérange vraiment c'est les cisgenres qui essayent d'expliquer[…]
Comme quoi t’es bien une femme. 😌
A un moment donné quand on est pas concerné, on se tait, on s’assoit, on écoute, on apprend et on répond « d’accord je comprends mieux ».
Mais j'arrêterais là le débat, c'est très difficile pour moi d'en parler.
Est-ce vraiment nécessaire de vouloir ainsi catégoriser toutes les orientations sexuelles ?