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✦ yphos Tempête XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Tempête — Chapitre 2 · Le dîner

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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yphos
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Tempête

Chapitre 2 · Le dîner

La tempête- Chapitre 2
Alors que Mathilde se repose, et surtout se réchauffe dans le clic-clac après avoir bravé cette tempête glaciale, j'entreprends de réunir des vivres et du matériel nous permettant de résister au froid en nous isolant dans le salon où brûle le poêle à bois qui est l'unique source de chaleur de la maison.
Il me faut plusieurs voyages et plus de trois-quarts d'heure pour regrouper tout ce que j'avais prévu et même... un peu plus de choses!
Ce qui m'a demandé le plus de temps je crois, c'est de retrouver des chandelles. Mais, en fouillant j'ai trouvé au fond d'un carton des bougies parfumées ainsi que d'autres en forme de Père-Noël, tout ça que feue ma femme réservait pour les fêtes.
J'allume une bougie et la colle sur une soucoupe que je positionne sur la table de salon. Cette petite table que j'ai déplacée sur le côté quand j'ai déplié le canapé va nous servir pour le repas de ce soir.
De plus, j'ai retrouvé dans le fond du garage un petit réchaud de camping. Apparemment la cartouche de gaz est encore bonne malgré tout le temps que ce truc n'a pas servi. C'est inespéré!
Le salon commence vraiment à ressembler à un espace de survie. Il faut dire que le gradient de température dans cette pièce est important. Il suffit de s'éloigner de la source de chaleur de quelques mètres et très vite la température devient glaciale.
C'est vraiment ennuyeux de ne plus avoir d'électricité. Il n'y a pas que l'éclairage qui en dépende, il y a aussi la chaudière et autres accessoires, il faut que je trouve une astuce pour recharger nos téléphones même si pour le moment il n'y a pas de réseau.
Dans le frigo, il semble faire plus chaud que dans le reste de la cuisine. J'y prends des œufs, du beurre, du soda.... Dans le congélateur, je n'y vois pas grand-chose, on avisera demain à la lumière du jour. Je me contente d'y prendre un peu de persil surgelé. Dans le cellier, je prends un sac de pommes de terre et rapatrie tout ça dans notre abri de fortune.
Mathilde commence à ouvrir les yeux, aussi je lui propose un cola qu'elle accepte volontiers après s'être assise dans le lit. Elle dit avoir trop chaud maintenant et se débarrasse de son pull pour rester dans un tee-shirt rose à manches longues qui moule parfaitement un soutien-gorge gonflé par sa belle poitrine.
Wouah suis-je tenté de m'exclamer en voyant ces deux beaux obus, mais il serait malvenu de ma part d'être discourtois avec mon invitée.
Je me contente de dire sur le ton de la plaisanterie:
— Mathilde, ce soir je t'invite à dîner!
— Merci Paul ! Elle ne fait qu'esquisser un sourire timide.
— Bon, Mathilde, j'aimerais savoir pourquoi as-tu pris de tels risques pour venir ici?
— Il fallait que je vienne vous parler, mais sur le trajet j'ai été surprise par toute cette neige et ma voiture a dérapé et a fait une sortie de route.
— Où as-tu laissé ta voiture ?
— Juste après le bourg, elle est sur le bas côté. C'était impossible de repartir les pneus patinaient. J'ai dû continuer à pieds.
— Et tu as marché deux kilomètres dans la neige ! Surtout avec cette tempête glaciale ?
— Oui, je ne pensais pas que ce serait si difficile. J'ai cru mourir!
— Effectivement tu aurais pu mourir de froid, c'est vraiment par hasard que je t'ai vue alors que tu titubais avant de tomber devant le portail.
— J'étais tombée de nombreuses fois avant celle-là, c'est pour ça que j'étais trempée.
— Mais pourquoi tenais-tu tellement à venir ?
— J'avais peur de rester seule, dans le noir et le froid de notre appartement. J'ai essayé plusieurs fois de vous appeler, mais je n'avais plus de réseau.
— Oui les réseaux sont inopérants, je pense que toute la région est concernée par ces pannes.
— Et puis, surtout il fallait que je vous dise quelque chose d'important, mais plus tard si vous le voulez bien.
Depuis quelque temps, je remarque qu'il y a des soucis dans le couple qu'elle forme avec mon fils. Aussi je demande, mais peut-être un peu trop rapidement:
— Ça concerne Benjamin ? Votre couple peut-être?
— Oui c'est ça, mais pas maintenant, après... Ajoute-t-elle alors qu'un sanglot s'étrangle dans sa gorge.
— Comme tu veux, Mathilde, comme tu veux!
Ça doit être grave pour qu'elle décide de prendre des risques inconsidérés pour me parler de sa relation avec mon fils. Que s'est-il passé ? A-t-elle de la peine qu'il soit parti si loin et si longtemps?
Elle arbore un sourire et me tire de mes pensées en disant :
— Vous savez Paul, quand je suis avec vous, j'oublie tous mes soucis.
— C'est gentil de me dire ça, mais pour le moment tu dois reprendre des forces.
— Voulez-vous de l'aide pour le repas ?
— Bah, ce n'est pas de refus, mais tu vas avoir froid si tu sors du lit, tu es quasiment nue et tes habits sont encore loin d'être secs.
— Oui je vois ça. Dit-elle en regardant vers la chaise où j'ai disposé ses affaires pour qu'elles sèchent.
— Si tu veux je peux aller te chercher des vêtements là-haut. Tu pourras même te déguiser en femme si tu le souhaites! Dis-je en souriant.
— Comme vous êtes taquin de me dire ça!
— Oui, mais le fait de te taquiner t'a fait sourire ! Bon allez, je vais aller chercher ce dont tu as besoin...
— Dans le grenier, regardez à droite, dans la valise rouge vous trouverez ce qu'il me faut.
— De toute façon, il fait trop froid pour que je prenne le temps de fouiller, je vais carrément la descendre cette valise.
— Merci encore Paul, vous êtes vraiment un amour pour moi.
Mathilde sait mieux que moi où sont rangés les habits de ma femme. Grâce à ses indications, je trouve vite la valise rouge dans ce grenier glacé. Dehors, le vent violent soulève les tuiles qui claquent quand elles retombent, tac, tac, tac... Avec un peu d'imagination, on pourrait même penser à un concert de percussions.
Quelques minutes après l'avoir quittée, je reviens avec la valise que je pose près d'elle et que j'ouvre avec précaution. Mathilde, toujours dans le lit, se penche, semble tout d'abord hésiter, puis avec espèce de soudaine détermination, comme par défi, se saisit de quelques effets. Sans mot dire, elle me les montre pour que je donne mon assentiment quant à ses choix.
Pour la jupe, ça lui ira très bien, mais ce qui m'interroge c'est qu'elle ait pris également des sous-vêtements plutôt coquins, à savoir, une jolie paire de bas fantaisie et une culotte noire très sexy, transparente avec des motifs rouges brodés sur le devant. Ma femme venait de l'acheter et n'avait pas eu l'occasion de la porter.
Évidemment, je n'ai rien à redire car c'est très mignon ce qu'elle a choisi. Aussi j'acquiesce pour donner mon accord. Mais toutefois je reste étonné qu'elle puisse oser vêtir cette toilette. C'est bien au-dessus de mes espérances.
— Tu veux vraiment mettre ces dessous ?
— Vous n'aimez pas ? Moi je les trouve très mignons. J'ai très envie de porter ça ce soir.
— Bon... si tu veux... mais ...
Je ne poursuis pas ma phrase au risque de la vexer, ce qui serait vraiment idiot de ma part.
Je me souviens alors que lorsque nous avions procédé au rangement des affaires de ma femme, Mathilde contemplait, longuement et surtout avec un grand intérêt tous les dessous, avant de les plier soigneusement pour les ranger dans cette fameuse valise rouge. En particulier, elle avait été fascinée par les différents porte-jarretelles, mais ce soir elle n'en aura pas besoin car les bas qu'elle a choisis sont un modèle auto-fixant.
Je me dis que ce soir, elle aurait pu préférer une banale culotte en coton et une paire de collants, mais il est probable qu'elle veuille profiter de l'occasion de notre isolement forcé et de notre intimité pour oser essayer une nouvelle tenue. Bah pourquoi pas après tout. C'est bien moi qui l'ai provoquée tout à l'heure.
De toute façon, je ne suis pas contre qu'elle fasse enfin ressortir sa féminité car j'ai toujours estimé qu'elle se cachait derrière des vêtements trop larges qui ont la fâcheuse tendance à masquer ses formes.
Mathilde n'a pas pris le joli soutien-gorge assorti à la culotte car mon épouse avait des petits seins tout mignons, mais petits quand même. Alors qu'elle, a une poitrine bien plus généreuse. J'ai pu m'en rendre compte à la dérobée plusieurs fois! Je ne suis pas un expert, mais je dirais qu'il lui faut au moins des bonnets C ou plutôt D peut-être?
Je lui demande quand même :
— Si tu préfères, je sais qu'il y a aussi des robes et des pantalons quelque part...
— Les pantalons sont dans une autre valise! Mais pour tout vous dire je préfère porter cette tenue parce que je veux changer mon apparence habituelle. Je suis rarement en robe et encore moins en jupe. De plus je n'ai jamais porté de bas ni une si jolie culotte, c'est pour moi une occasion d'essayer n'est-ce pas? Ça devrait m'aller!
Et puis, d'autre part, je suis invitée à dîner ce soir et me dois d'être élégante pour mon hôte, il est si charmant!
— C'est gentil de me dire ça! Mais, tu n'as pas peur d'avoir froid ?
— Si je reste près du poêle, je devrais être bien et puis, ça commence à bien chauffer la pièce.
— Soit ! Les femmes ont toujours réponse à tout !
— Eh oui, Paul, je vous l'accorde ! Dit-elle en arborant un large sourire.
Je suis heureux de la voir enfin souriante et pleine de vie. J'avoue que j'étais inquiet jusqu'alors qu'elle ait pu avoir des engelures ou autres séquelles peu sympathiques, mais aussi compte tenu de la grise mine qu'elle faisait, il y a peu de temps, en évoquant son couple.
D'une moue coquine et complice, elle m'invite à ne pas la regarder se changer. Aussi afin de détourner pudiquement les yeux de cette jolie jeune femme, je prends prétexte d'avoir à m'occuper de la cuisson des pommes de terre et pour cela, de profiter des braises du poêle.
Je ne peux m'empêcher de penser que Mathilde a soudainement bien changée. Elle est comme beaucoup plus à l'aise que d'habitude et semble plus que ravie d'être en ma compagnie, d'après les regards qu'elle m'a lancés.
Un doute me prend soudainement, chercherait-elle à me charmer?
Je chasse vite cette idée malsaine de mon esprit. Je dois me rendre à l'évidence, j'ai le double de son âge ! Alors pourquoi s'intéresserait-elle à moi? De plus, elle est en couple, et de surcroit c'est avec mon propre fils!
Est-ce cette promiscuité forcée qui me fait fantasmer? Est-ce de savoir qu'elle a en main cette jolie petite culotte qui perturbe mes sens ? Ou bien, tout simplement, que cette présence féminine me réconforte et me sort de ma solitude de tous les jours.
Je réalise tout à coup qu'il manque des couverts et en me retournant pour aller vers la cuisine, je vois Mathilde qui est de dos, en train de lisser ses bas afin de les mettre correctement en place. Sa culotte noire diaphane, bordée d'un liseré de dentelle rouge, contraste avec la blancheur laiteuse de sa peau et surtout, laisse transparaitre la raie de ses belles fesses. Je reste figé une ou deux secondes devant ce spectacle de rêve avant de réaliser mon inconvenance.
Trop tard ! Mathilde se tourne vers moi et me dit:
— Tsst, vilain tricheur, il ne faut pas regarder!
— Je... je suis désolé, je ne voulais pas ... Dis-je en bredouillant. Je sens que le rouge de la honte me monte aux joues. Je cherche à m'excuser alors qu'elle s'amuse de ma confusion. À nouveau son regard un peu coquin me trouble.
Je me sens honteux et me détourne pour m'affairer à tisonner les braises tout en espérant qu'elle ne m'en voudra pas de l'avoir observée avec tant d'insistance.
— C'est bon Paul, maintenant, j'ai fini, vous pouvez vous retourner !
— Waaaah ! Ne puis-je m'empêcher de m'exclamer en la regardant. Elle est ravissante ainsi vêtue. Jusqu'alors, je ne l'avais vue qu'avec son éternel accoutrement, à savoir : jeans, basket, et un pull trop large qui masque ses formes. Et là je vois une femme élégante et surtout... extrêmement charmante!
Curieusement ça ne la gêne pas du tout de porter les vêtements d'une autre, quant à moi, je dirais qu' il en est de même. Ce n'est plus à mon épouse que je pense à cet instant, mais plutôt à cette belle jeune femme que j'admire. Mathilde sourit de me voir la contempler, elle me sort de mes songes et me demande :
— Ça vous plaît ?
— Tu es superbe, absolument superbe! Si je peux te suggérer une chose, ce serait de libérer tes cheveux.
— Comme ça ?
Avec une extrême langueur, elle défait sa tresse sans me quitter des yeux. Pour ma part, je reste fasciné par cette nymphe absolument sublime. Une vraie déesse!
— Tu es ab... absolument ado... adorable ! Dis-je en bégayant un peu, tant je suis ému par sa beauté.
— Merci Paul pour tous vos compliments! Je peux vous aider à faire quelque chose ?
— Eh bien, si tu veux surveiller la cuisson des pommes de terre le temps que j'aille chercher les couverts dans la cuisine.
— Bien sûr ! Pas de problème. Me dit-elle avec une voix suave.
Malgré le froid qui règne dans la cuisine, j'ai encore chaud aux joues après une telle vision de la perfection féminine. Décidément, je vois Mathilde tout autrement aujourd'hui! Inutile de préciser qu'avoir vu son fessier et ses belles jambes gainées de ses jolis bas, ça m'a sacrément émoustillé!
Je me mettrais des claques de fantasmer ainsi sur ma future bru. Quelle honte !
Je reviens vite au salon et là-encore je reste ébahi de la voir si sexy. Sa jupe lui arrive à mi-cuisses et alors qu'elle est penchée vers le foyer pour le tisonner, j'entr'aperçois la dentelle qui orne lisière de ses bas. Bon sang, quelles belles jambes ça lui fait de porter ces atours!
Ce qui détonne un peu, c'est qu'aux pieds, elle a mis mes grosses chaussettes de laine qu'elle a roulées jusqu'aux chevilles. Toutefois, vu de loin, ça pourrait passer pour des bottillons.
Je lui proposerais bien de se trouver des souliers dans les affaires de mon épouse. Je sais qu'il y a de jolies chaussures qu'elle n'a pratiquement jamais portées.
Remarquant mon regard vers ses pieds, elle pouffe de rire et dit :
— Ils sont beaux mes brodequins, n'est-ce pas?
— Très beaux en effet ! J'étais en train de penser qu'il y a quelque part des souliers qui pourraient probablement te convenir.
— Oui je sais, il y a surtout les escarpins, c'est dans le bac bleu à gauche de l'entrée au grenier. Et, pour information, dans le bac vert qui est à côté, ce ne sont que les sandales d'été et les chaussures de randonnée. Chaque paire est soigneusement rangée dans une boîte.
— Tu m'épates Mathilde ! Comment te souviens-tu de la position de chaque chose?
— Eh bien, c'est moi qui aie rangées et qui aie mis les étiquettes sur chaque carton, valise ou bac, donc je m'en souviens bien et qu'en plus, ça ne fait pas bien longtemps que j'ai fait ça.
— Euh oui, bien sûr! Évidemment! Veux-tu que j'aille chercher ce fameux bac bleu ?
— Si vous voulez. me répond-elle avec un regard malicieux qui veut dire "je n'attends que ça, gros nigaud!"
Nouvelle expédition dans les étages. J'en profite pour passer dans une chambre pour prendre deux plaids et une couverture supplémentaire.
...
— Lesquelles préférez-vous?
Me demande-t-elle en me présentant un modèle de soulier dans chaque main. À savoir, d'une part un stiletto avec des talons d'au moins dix centimètres, et d'autre part un escarpin avec des talons de taille plus raisonnable.
J'hésite un peu entre les deux et finis par désigner l'escarpin. Si ma préférence allait vers le stiletto, je me souviens que la marche avec ce style de souliers demande une certaine habitude que ne doit pas avoir Mathilde.
Après avoir chaussé ces beaux souliers, elle se lève fièrement et me sourit découvrant ses belles dents blanches.
— Alors ? Qu'en pensez-vous ? C'est la première fois, encore, que je porte des talons aussi hauts.
— Magnifique ! Tu es magnifique ! Superbe! Adorable ! Je n'ai pas de mots suffisants pour te décrire!
— Merci Paul. Vous savez, je veux vous dire...
— Quoi ?
— Vous êtes la seule personne à toujours me dire des choses agréables.
— Pardon ? Que me dis-tu là ? Et Benjamin alors? Ne te dit-il pas des mots gentils ?
Son regard s'assombrit à l'évocation de son compagnon.
— Ah Benjamin... Parlons-en ! Ou plutôt non, je vous propose d'en parler plus tard, après le repas. Là, on passe un bon moment tous les deux. Inutile de casser l'ambiance!
— Comme tu veux! Les pommes de terre sont pratiquement prêtes. Maintenant cuisons les œufs, la poêle que j'ai mise sur le petit réchaud est chaude comme il faut!
Une fois les pommes de terre sorties de la braise, je rajoute une grosse bûche pour réactiver le poêle à bois.
Je la regarde se déplacer et elle arrive à le faire avec grâce. Sa démarche est (presque) assurée. Elle s'en sort plutôt bien malgré qu'elle n'ait pas l'habitude d'être perchée sur des talons.
Je reste stupéfait de la métamorphose de Mathilde, j'ai devant les yeux une femme au charme incroyable. J'ai l'impression qu'elle sort de sa chrysalide tel un papillon prêt à s'envoler.
Mais bon il faut que je cesse de rêvasser, il faut préparer la table pour le dîner.
On se débrouille comme on peut pour installer les couverts sur la table de salon. Mathilde s'assied au bord du lit, au plus près de la source de chaleur, quant à moi je me mets en face d'elle, et prends place sur le fauteuil.
Autour de nous, c'est un chantier incroyable avec des seaux d'eau, des bouteilles, des habits dans des valises et sur les chaises. Peu nous importe, car Mathilde et moi allons faire un repas aux chandelles digne d'un festin de roi. Pour profiter de ce repas d'exception, j'ai débouché une bouteille de champagne. Ces verres à vin ne sont pas des plus adaptés pour consommer du champagne, mais j'ai pris ce que j'ai trouvé au plus près dans l'armoire du séjour. D'ailleurs je ne sais même plus où sont rangées les flûtes.
Nous trinquons en nous souriant et même si consommer de l'alcool ne fait pas partie de nos habitudes, l'un comme l'autre trouvons ce breuvage bien agréable en cet instant.
Sur le ton de la plaisanterie et d'un geste de la main des plus cérémonieux, façon maître d'hôtel, j'annonce:
— Ma chère, Je vous convie à déguster ce met délicieux. Nous avons au menu ce soir : Œufs sur le plat accompagnés de leurs pommes braisées et leur liseré de persil.
— Bien volontiers mon bon monsieur! La faim me tenaille depuis un bon moment!
Très vite nous pouffons de rire avant de nous jeter sur nos assiettes. Les protéines et sucres lents de ce repas nous sont d'un grand bénéfice pour nous requinquer.
Lors du repas, je ne peux m'empêcher de la regarder, surtout que, pour une fois, elle a une posture différente. Elle se tient bien droite ce qui met très avantageusement sa poitrine en valeur. De plus elle est assise de trois-quarts, les jambes croisées bien haut. Je suis émoustillé par ses belles cuisses gainées de bas dont je vois à nouveau la lisière de la jarretière. Le moment est voluptueux à souhait.
Je me dis alors "Elle est vraiment adorablement sexy cette fille!"
Le poêle rayonne pleinement maintenant. Nos joues s'empourprent, mais est-ce lié à la chaleur, les vapeurs de champagne ou peut-être à notre gêne mutuelle de nous observer du coin de l'oeil?
Mathilde me jette de brefs regards et semble s'amuser de ma confusion. Elle pose sa fourchette dans son assiette, puis d'un geste très féminin, lisse son bas au niveau du mollet. Puis recommence à manger, sans pour autant chercher à tirer sur sa jupe pour masquer la cuisse qu'elle offre à mon regard concupiscent.
Je me mets à rêver que si elle agit ainsi, c'est pour allumer mon désir. Et pour le coup, elle y réussit car je mets à bander encore une fois!
Elle repose son assiette vide, se saisit de son verre et le lève afin que nous trinquions à nouveau.
Cette fois nos regards s'accrochent plus longuement et le fin sourire charmant, et charmeur, qu'elle esquisse me trouble, car je me sens comme lors d'un premier rendez-vous. Je suis séduit par cette belle jeune femme bien qu'elle ait la moitié de mon âge.
Le dessert composé d'un excellent yaourt et de quelques carrés de chocolat, ravit nos papilles au plus haut point.
— Alors, très chère, vous êtes-vous régalée avec ce repas des plus copieux? Dis-je pour dissiper mon trouble, mais toutefois en m'exprimant d'un ton mal assuré.
— Ce fut un délice! Me sourit-elle. Elle, par contre parle d'un ton convaincu.
Un silence gêné s'installe entre nous. Puis nos regards se lient une nouvelle fois.
Les traits de son visage se transforment et très sérieusement cette fois, Mathilde me dit:
— Paul, Je préfèrerais que vous veniez près de moi afin que je vous parle de ce qu'il m'arrive.
— Ben oui, si tu veux...
Je lève, m'approche et m'assieds à ses côtés.
— Merci Paul, j'ai besoin de vous tenir la main pour avoir le courage nécessaire.
— Pas de soucis, Mathilde. Tiens! As-tu remarqué que le vent s'est calmé d'un seul coup?
— Oui et ça tombe bien car je n'ai pas envie de hausser la voix pour ce que j'ai à dire.
Je prends sa jolie menotte entre mes mains alors qu'elle se tourne légèrement vers moi sans oser me regarder. Ce sont nos mains liées qu'elle fixe d'un regard un peu absent.
Nos genoux se touchent et ce contact me plaît autant qu'à elle car elle appuie légèrement son mollet contre le mien. Ses bas crissent en frottant doucettement sur mon pantalon.
...
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yphos
29 avril 2023 à 21:31
Dès le prochain chapitre, les choses vont évoluer. Mais il est trop tôt pour divulguer la suite.
:-)
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JP81.
29 avril 2023 à 20:46
Et elle va dire Quoi....! du savoir faire ! Comme les écrivains du XIX quant ils publient les romans par épisodes ds les journaux ,un suspense à la fin de chaque épisode.
Soyez respectueux
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Photo de profil de yphos
yphos
29 avril 2023 à 15:59
Merci trétralogie .
C'est gentil
Soyez respectueux
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trétralogie
29 avril 2023 à 15:30
Enfin une vraie histoire. C ' est bien écrit, pas vulgaire. Nous sommes loin de ces descriptions grossières trop habituelles.
Soyez respectueux
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yphos
29 avril 2023 à 13:45
Bientôt, Bientôt...
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bonlecteur
29 avril 2023 à 11:30
intéressant accrocheur bon à quand le prochain épisode
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yphos
29 avril 2023 à 08:48
Rassurez-vous, la suite arrive le 2 mai.
Ça va remonter cette température glaciale qui règne dans le salon...
Amicalement
Yphos
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Photo de profil de Franz-38-2
Franz-38-2
29 avril 2023 à 08:20
D'accord avec Olive-x c'est intolérable de stopper ou moment où la tension semble au zénith....rah. plus qu'à patienter. Merci quand même pour ce texte prenant.
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de OlivX
OlivX
29 avril 2023 à 00:18
Stopper le récit juste au moment où elle allait parler de ses problèmes de couple... C'est du sadisme ;)
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Emil
Emil
29 avril 2023 à 00:17
Ah, les jolies belles filles qui nourrissent nos fantasmes ! Je sens que je vais aimer la suite...
Soyez respectueux
Répondre

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