Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
L'effet papillon 1 — Chapitre 1 · Quand la colère des dieux se mêle à celle des hommes
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
L'effet papillon 1
Chapitre 1 · Quand la colère des dieux se mêle à celle des hommes
L'orage gronde, violent, puissant accompagné d'une pluie lourde et drue. Les éclairs sont éblouissants donnant l'impression de photos se succédant les unes aux autres.
Je fonce au volant de mon Audi TT, les yeux aussi noyés que mon pare-brise.
La nature se déchaîne, l'apocalypse tel que l'a prédit Nostradamus.
Je roule comme un damné sur cette route sinueuse, noyée sous la pluie, mon portable posé sur le siège passager et qui n'arrête pas de sonner. Je ne veux pas répondre, écrasé par ma douleur, mon chagrin et ma colère.
La foudre frappe un arbre juste à côté de la route dans un fracas de fin de monde, l'éclair m'éblouit puis c'est le noir. En une fraction de seconde, dans un pur réflexe de protection, je braque de l'autre côté de la route m'éloignant de l'impact.
La voiture dérape, part en toupie, je tente de redresser de coups de volant furieux.
Je perds le contrôle, définitivement, tout tourne.
Les yeux écarquillés, je sens la voiture s'envoler, les phares éclairent le ciel zébré de pluie.
Le choc est violent et je comprends que je suis revenu sur terre.
La vitre côté passager vole en éclats répandant des morceaux de verre dans l'habitacle, me blessant au visage et aux mains qui veulent le protéger, en vain.
La portière côté conducteur est arrachée, quelque chose me frappe la jambe gauche, la cisaille, la tord.
La tête rencontre le montant tordu de la portière, je sens un choc terrible sur le crâne, mon torse est écrasé par le volant.
Ma dernière vision, furtive, est ce rail de sécurité qui s'approche à nouveau et sur lequel l'auto termine sa course folle provoquant un bruit de tôle déchirée, fracassée, dans un boucan accentué par le grondement de l'orage.
Je vois Mathilde dans une dernière vision, souriante, solaire et je me dis que je l'aime.
Je fonce au volant de mon Audi TT, les yeux aussi noyés que mon pare-brise.
La nature se déchaîne, l'apocalypse tel que l'a prédit Nostradamus.
Je roule comme un damné sur cette route sinueuse, noyée sous la pluie, mon portable posé sur le siège passager et qui n'arrête pas de sonner. Je ne veux pas répondre, écrasé par ma douleur, mon chagrin et ma colère.
La foudre frappe un arbre juste à côté de la route dans un fracas de fin de monde, l'éclair m'éblouit puis c'est le noir. En une fraction de seconde, dans un pur réflexe de protection, je braque de l'autre côté de la route m'éloignant de l'impact.
La voiture dérape, part en toupie, je tente de redresser de coups de volant furieux.
Je perds le contrôle, définitivement, tout tourne.
Les yeux écarquillés, je sens la voiture s'envoler, les phares éclairent le ciel zébré de pluie.
Le choc est violent et je comprends que je suis revenu sur terre.
La vitre côté passager vole en éclats répandant des morceaux de verre dans l'habitacle, me blessant au visage et aux mains qui veulent le protéger, en vain.
La portière côté conducteur est arrachée, quelque chose me frappe la jambe gauche, la cisaille, la tord.
La tête rencontre le montant tordu de la portière, je sens un choc terrible sur le crâne, mon torse est écrasé par le volant.
Ma dernière vision, furtive, est ce rail de sécurité qui s'approche à nouveau et sur lequel l'auto termine sa course folle provoquant un bruit de tôle déchirée, fracassée, dans un boucan accentué par le grondement de l'orage.
Je vois Mathilde dans une dernière vision, souriante, solaire et je me dis que je l'aime.
---ooo--
Pardon, chère lectrice, cher lecteur, je vais trop vite. Laissez-moi vous expliquer comment j'en suis arrivé à cette situation dramatique.
---ooo---
Mathilde, mon épouse depuis huit années, est une jeune quadragénaire magnifique (40 ans) au port altier qui peut être pris pour de l'arrogance voire du dédain par certain, alors qu'elle est en réalité très chaleureuse et accueillante pour autant qu'elle ne soit pas abordée pour sa plastique.
Déterminée, elle n'accorde que peu d'intérêt aux choses matérielles. Elle aime les relations saines, lucide sur l'essentiel et sans recherche de séduction.
Pourtant, elle soigne son apparence car en vrai, elle est magnifique : grande (1m72), cheveux mi-longs souvent repris en un chignon élégant, yeux mordorés qui peuvent être rieurs et chaleureux ou froids et glaçants selon la personne qui l'aborde et ce qu'elle perçoit qu'elle espère d'elle.
Taille fine et jambes interminables galbées par la pratique régulière de la salle de fitness, elle a dans son soutien-gorge de quoi satisfaire n'importe quel homme (ou femme) sur cette terre, et moi particulièrement.
Moi, je suis Alexandre, 1m84, 41 ans, un petit air de Delon, athlétique grâce au sport en salle pratiqué en même temps que mon épouse, on me dit jovial et beau.
Doté d'une bonté naturelle, ma convivialité m'attire beaucoup d'amis. Ma femme me dit souvent que je ne dois pas accorder ma confiance à n'importe qui, cela finira par m'attirer des problèmes.
Je la crois un tantinet jalouse, mes yeux d'un bleu intense enveloppent mon interlocuteur d'une chaleur rassurante et, s'il s'agit d'une femme, attirante.
Un atout pour draguer les jolies femmes…
Habituellement, nous préparons ensemble nos vacances plutôt sportives. C'est ainsi que nous avons marché sur le chemin de Compostelle, que nous avons randonné autour du Mont Blanc (quelle déception de voir ces touristes si peu respectueux !) ou parcouru le sentier de Grande randonnée en Corse.
Cette année, pour nous rapprocher de nos lieux de travail, nous avons déménagé depuis Lyon vers Grenoble où nous travaillons.
Il nous a pris beaucoup de temps et d'énergie, entre les recherches (plusieurs visites ont été nécessaires), notre travail à assurer (elle est secrétaire médicale dans un centre privé de soins, et moi ingénieur électromécanicien bossant dans un gros bureau d'études) si bien que nous n'avons pas pu préparer nos vacances.
Au cours d'un dîner en ce début de juin avec nos amis Hélène et Paul, la quarantaine tous les deux (45 pour lui et 44 pour elle) le sujet des vacances a bien entendu été abordé, celles-ci étant très proches.
- Pour nous, pas de problème dit Paul, nous allons dans notre maison (héritée de ma grand-mère) près de Eze-Village, un endroit superbe avec vue sur le Cap Ferrat et la mer bleue.
- Magnifique région je pense dit Mathilde.
- Oui, en effet. Nous y passons l'essentiel de nos vacances, loin de la foule, au bord de la piscine et les promenades ne manquent pas. Nager se balader, lire et quelques parties coquines forment notre quotidien.
- Cool ! Cela doit être super. En ce qui nous concerne, rien n'est encore prévu dit Mathilde. Le déménagement a été très chronophage, et j'ai dû m'occuper de maman qui a dû subir une intervention chirurgicale.
- Grave ? demande Hélène.
- Oui et non. Non, car c'est une intervention relativement fréquente chez les personnes âgées et oui, parce qu'elle demande un suivi de revalidation long. En fait, les médecins lui ont implanté une prothèse de genou, ce qui demande pas mal de kiné et de gymnastique adaptée. Bien entendu, impossible pour elle de se déplacer seule et j'ai même dû loger chez elle. Alex a dû se débrouiller pendant quelques semaines, le pauvre, un sourire navré aux lèvres.
- Bah, j'en ai profité pour participer à ces séminaires professionnels imposés par ma boîte et récupérer mon retard dit Alex.
- Oh ! Cela n'a pas été rose tous les jours alors intervient Hélène. Mais j'y pense. Pourquoi ne pas venir nous rejoindre ? La maison est grande, le site exceptionnel et nous pourrons agrémenter le séjour par des activités diverses. Qu'en dites-vous ?
- Merci de cette invitation mais nous ne voulons en aucun cas vous importuner dans votre intimité. En outre, en général, nos vacances sont plutôt marche ou randonnée, bref des activités sportives dis-je.
- Ecoutez, vous ne dérangez pas sinon, je n'aurais pas formuler cette proposition. Tu es d'accord chéri ?
- Absolument confirme Paul. Ce serait génial de se retrouver et passer de bons moments ensemble. Nous avons déjà si peu l'occasion de nous voir.
- Et puis, dans ce coin des Alpes-Maritimes, il y a de quoi vous satisfaire. Vous pourrez mêler marche un jour, piscine et repos un autre. Il y a des randonnées superbes !
- Qu'en penses-tu Alex ? me lance ma chérie. Cela pourrait être chouette non ? Passer deux semaines avec Paul et Hélène me semble un bon plan. Qu'en penses-tu ?
- Heu, oui…
- Tu es sceptique ?
- Non, mais cela me gêne quelque peu de débarquer comme cela chez les gens.
- Ecoute dit Paul. Nous sommes amis et pas des inconnus. Et sois rassuré, Hélène et moi sommes absolument ravis de vous retrouver. Alors ?
- Et bien d'accord, et merci de cette invitation.
- Alors, marché conclu dit Hélène, ravie de cette perspective.
- Magnifique région je pense dit Mathilde.
- Oui, en effet. Nous y passons l'essentiel de nos vacances, loin de la foule, au bord de la piscine et les promenades ne manquent pas. Nager se balader, lire et quelques parties coquines forment notre quotidien.
- Cool ! Cela doit être super. En ce qui nous concerne, rien n'est encore prévu dit Mathilde. Le déménagement a été très chronophage, et j'ai dû m'occuper de maman qui a dû subir une intervention chirurgicale.
- Grave ? demande Hélène.
- Oui et non. Non, car c'est une intervention relativement fréquente chez les personnes âgées et oui, parce qu'elle demande un suivi de revalidation long. En fait, les médecins lui ont implanté une prothèse de genou, ce qui demande pas mal de kiné et de gymnastique adaptée. Bien entendu, impossible pour elle de se déplacer seule et j'ai même dû loger chez elle. Alex a dû se débrouiller pendant quelques semaines, le pauvre, un sourire navré aux lèvres.
- Bah, j'en ai profité pour participer à ces séminaires professionnels imposés par ma boîte et récupérer mon retard dit Alex.
- Oh ! Cela n'a pas été rose tous les jours alors intervient Hélène. Mais j'y pense. Pourquoi ne pas venir nous rejoindre ? La maison est grande, le site exceptionnel et nous pourrons agrémenter le séjour par des activités diverses. Qu'en dites-vous ?
- Merci de cette invitation mais nous ne voulons en aucun cas vous importuner dans votre intimité. En outre, en général, nos vacances sont plutôt marche ou randonnée, bref des activités sportives dis-je.
- Ecoutez, vous ne dérangez pas sinon, je n'aurais pas formuler cette proposition. Tu es d'accord chéri ?
- Absolument confirme Paul. Ce serait génial de se retrouver et passer de bons moments ensemble. Nous avons déjà si peu l'occasion de nous voir.
- Et puis, dans ce coin des Alpes-Maritimes, il y a de quoi vous satisfaire. Vous pourrez mêler marche un jour, piscine et repos un autre. Il y a des randonnées superbes !
- Qu'en penses-tu Alex ? me lance ma chérie. Cela pourrait être chouette non ? Passer deux semaines avec Paul et Hélène me semble un bon plan. Qu'en penses-tu ?
- Heu, oui…
- Tu es sceptique ?
- Non, mais cela me gêne quelque peu de débarquer comme cela chez les gens.
- Ecoute dit Paul. Nous sommes amis et pas des inconnus. Et sois rassuré, Hélène et moi sommes absolument ravis de vous retrouver. Alors ?
- Et bien d'accord, et merci de cette invitation.
- Alors, marché conclu dit Hélène, ravie de cette perspective.
En retournant chez nous, Mathilde m'interpelle.
- Je te trouve bien réticent ? C'est quoi le problème ?
- Tu sais, nous ne les connaissons qu'au travers de nos sorties. J'ai peur que leur mode de vie au quotidien soit très différent du nôtre. Cela peut créer des tensions.
- Allons chéri, sois confiant. Je suis certaine que tout se passera merveilleusement.
- Si tu les dis…
- Tu sais, nous ne les connaissons qu'au travers de nos sorties. J'ai peur que leur mode de vie au quotidien soit très différent du nôtre. Cela peut créer des tensions.
- Allons chéri, sois confiant. Je suis certaine que tout se passera merveilleusement.
- Si tu les dis…
---ooo---
20 juillet. Nous partons rejoindre nos amis, le cœur joyeux et pressés de les retrouver. Les vacances, enfin !
7 heures de route et la magnifique villa sur les hauteurs est en vue.
Hélène et Paul nous accueillent chaleureusement, lui en bermuda, torse nu, elle enveloppée d'un paréo superbe cachant un maillot deux pièces noir.
Une bise de bienvenue, une poignée de main virile entre hommes et je dépose les six rosés, petite contribution aux futures agapes.
7 heures de route et la magnifique villa sur les hauteurs est en vue.
Hélène et Paul nous accueillent chaleureusement, lui en bermuda, torse nu, elle enveloppée d'un paréo superbe cachant un maillot deux pièces noir.
Une bise de bienvenue, une poignée de main virile entre hommes et je dépose les six rosés, petite contribution aux futures agapes.
- Entrez dit Hélène, enthousiaste. Vous avez fait bon voyage ? je vais vous montrer votre chambre. Installez-vous, prenez une bonne douche. Nous vous attendons sur la terrasse pour l'apéro et le repas.
- Merci de votre accueil dis-je. Une douche n'est pas de refus.
- Au menu, grillades, salades, fromage et dessert. Cela vous convient ? dit Hélène.
- Ce sera parfait dit Mathilde, touchée par cet accueil et éblouie d'un tel environnement.
- Merci de votre accueil dis-je. Une douche n'est pas de refus.
- Au menu, grillades, salades, fromage et dessert. Cela vous convient ? dit Hélène.
- Ce sera parfait dit Mathilde, touchée par cet accueil et éblouie d'un tel environnement.
La chambre, située au premier étage, est spacieuse, claire, et surplombe la terrasse et, un peu plus bas, la piscine. Au loin, on aperçoit la Cap Ferrat et la mer.
Magnifique, une maison de rêve !
Pendant que Mathilde défait les valises et range ses affaires dans l'armoire, je file sous la douche en chantant « O sole mio ».
La salle de bain est privative, pas très grande mais confortable et équipée d'une douche italienne spacieuse pour deux (ce qui me donne des idées…). Superbe ! Quel luxe !
Je retrouve Mathilde qui, son rangement terminé, s'est déshabillée et file se doucher gratifiant son chanteur de mari humide d'un baiser.
Je la retiens, le baiser se prolonge, et profite de cette naïade pour lui caresser un sein.
Magnifique, une maison de rêve !
Pendant que Mathilde défait les valises et range ses affaires dans l'armoire, je file sous la douche en chantant « O sole mio ».
La salle de bain est privative, pas très grande mais confortable et équipée d'une douche italienne spacieuse pour deux (ce qui me donne des idées…). Superbe ! Quel luxe !
Je retrouve Mathilde qui, son rangement terminé, s'est déshabillée et file se doucher gratifiant son chanteur de mari humide d'un baiser.
Je la retiens, le baiser se prolonge, et profite de cette naïade pour lui caresser un sein.
- Du calme, un peu de patience mon coquin. Un peu de patience !
- J'ai très envie de toi mon amour.
- Tu en auras encore plus après le repas, lorsque nous reviendrons nous coucher.
- Je ne vais jamais tenir jusque-là ! Tu es si belle et je t'aime tellement.
- Il le faudra pourtant. Nous sommes attendus et inutile et impoli de faire poireauter nos hôtes. Pendant que je me douche, range tes affaires, elles sont sur le lit. Cela te calmera.
- Bien chef ! Un baiser alors ?
- Que tu es impatient !
- J'ai très envie de toi mon amour.
- Tu en auras encore plus après le repas, lorsque nous reviendrons nous coucher.
- Je ne vais jamais tenir jusque-là ! Tu es si belle et je t'aime tellement.
- Il le faudra pourtant. Nous sommes attendus et inutile et impoli de faire poireauter nos hôtes. Pendant que je me douche, range tes affaires, elles sont sur le lit. Cela te calmera.
- Bien chef ! Un baiser alors ?
- Que tu es impatient !
Et de m'embrasser à nouveau, fougueusement cette fois, au point que j'en ai le sexe qui se met au garde à vous.
- Cochon ! Mais j'aime…
Et armée de sa serviette, elle file se doucher.
Vingt minutes après, nous retrouvons Paul et Hélène.
Vingt minutes après, nous retrouvons Paul et Hélène.
- Vous voilà ! Prenez place, installez-vous et profitez de votre première soirée dans notre maison.
- Elle est superbe dis-je.
- A propos, notre fils Gilles est venu nous rejoindre. J'espère que cela ne vous dérange pas ? Ce n'était pas prévu, mais nous ne le voyons pas souvent, il est en fac de médecine à Paris, hors secteur donc. Il vient de terminer brillamment sa troisième année. Son père et moi sommes donc très heureux de l'accueillir.
- Pas de problème dit Mathilde. C'est bien normal. Nous sommes ravis de faire sa connaissance.
- Parfait dit Paul. Pour l'instant, un bon verre de rosé s'impose.
- Elle est superbe dis-je.
- A propos, notre fils Gilles est venu nous rejoindre. J'espère que cela ne vous dérange pas ? Ce n'était pas prévu, mais nous ne le voyons pas souvent, il est en fac de médecine à Paris, hors secteur donc. Il vient de terminer brillamment sa troisième année. Son père et moi sommes donc très heureux de l'accueillir.
- Pas de problème dit Mathilde. C'est bien normal. Nous sommes ravis de faire sa connaissance.
- Parfait dit Paul. Pour l'instant, un bon verre de rosé s'impose.
Nous trinquons. Alors que nous en sommes au deuxième verre, Gilles apparaît. Un beau jeune homme aux yeux clairs, sûr de lui et de son charme juvénile.
- Bonjour Madame, Monsieur.
- Mon fils Gilles présente Paul. Voici Mathilde et Alexandre nos amis.
- Mon fils Gilles présente Paul. Voici Mathilde et Alexandre nos amis.
Il me tend la main et d'une poigne de fer me salue.
- Bonjour Madame.
Il salue Mathilde qui reste bouche bée, un peu hypnotisée par la prestance de ce garçon.
- Appelle nous Alex et Mathilde, ce sera plus simple dit-elle.
- Avec plaisir dit Gilles accompagné d'un grand sourire à l'adresse de ma chérie.
- Avec plaisir dit Gilles accompagné d'un grand sourire à l'adresse de ma chérie.
Il a du charme ce gamin me dis-je, et il est très beau et quelle poigne ! Je suis surpris de cette maturité qu'il dégage et, si en plus, il est intelligent (ce qui semble le cas compte tenu des études), le filles vont lui tomber dans les bras. J'en suis presque jaloux !
La conversation reprend et nous en sommes au troisième verre (et donc la deuxième bouteille) lorsque Paul lance les grillades et Hélène s'empresse de préparer les salades.
- Tu veux devenir médecin Gilles si j'ai bien compris.
- Oui, je viens de terminer ma troisième année. A partir de la quatrième, je commencerai des stages et donc plus de vacances comme auparavant.
- Comment cela ? dis-je un peu étonné.
- Les stages ne se limitent pas aux années scolaires. On devient interne et donc un peu taillable et corvéable à merci. Et puis, à nous de nous débrouiller pour trouver des maîtres de stage, des lieux et des périodes possibles, ce qui n'est pas toujours aisé. Mais vu mes bons résultats, j'ai reçu des offres à divers endroits et j'ai donc pu choisir.
- Bravo dit Mathilde, éblouie par ce jeune homme.
- Oui, je viens de terminer ma troisième année. A partir de la quatrième, je commencerai des stages et donc plus de vacances comme auparavant.
- Comment cela ? dis-je un peu étonné.
- Les stages ne se limitent pas aux années scolaires. On devient interne et donc un peu taillable et corvéable à merci. Et puis, à nous de nous débrouiller pour trouver des maîtres de stage, des lieux et des périodes possibles, ce qui n'est pas toujours aisé. Mais vu mes bons résultats, j'ai reçu des offres à divers endroits et j'ai donc pu choisir.
- Bravo dit Mathilde, éblouie par ce jeune homme.
Personnellement, je le trouve bien sûr de lui, et j'avoue que son arrogance ternit son image à mes yeux, ce qui ne semble pas être le cas de ma chérie.
Je rejoins Paul, le verre à la main, voir si un petit coup de main accompagné d'un coup de rosé l'intéressent.
- Avec grand plaisir me dit-il. La barbecue, c'est chaud !
Je lui sers un nouveau verre de rosé (et par la même occasion je fais le plein du mien) que nous dégustons en bavardant devant le grill (électrique parce que dans ces coins, il n'est pas autorisé de jouer avec le feu !).
De loin, j'aperçois Mathilde et Gilles. Ils semblent bien s'entendre tous les deux. Elle se lâche et rit de bon cœur à son discours que je n'entends pas, sans doute l'alcool. Elle devient même très tactile (l'alcool vraiment !) en lui prenant souvent le bras ou en portant la tête contre l'épaule de ce séducteur.
Car j'ai bien compris que ce petit branleur n'hésite pas une seconde à jouer au Casanova. Il la drague, le voyou.
Enfin, nous passons à table.
Le repas est succulent, Paul cuit les viandes à la perfection. La salade est divine et le rosé qui accompagne commence à me tourner un peu la tête.
Tout en discutant et en riant, nous dégustons les fromages pour terminer pas le dessert, une glace arrosée de chocolat chaud.
Mathilde, assise entre Paul et Gilles, boit littéralement les paroles de ce dernier, elle le dévore du regard.
De loin, j'aperçois Mathilde et Gilles. Ils semblent bien s'entendre tous les deux. Elle se lâche et rit de bon cœur à son discours que je n'entends pas, sans doute l'alcool. Elle devient même très tactile (l'alcool vraiment !) en lui prenant souvent le bras ou en portant la tête contre l'épaule de ce séducteur.
Car j'ai bien compris que ce petit branleur n'hésite pas une seconde à jouer au Casanova. Il la drague, le voyou.
Enfin, nous passons à table.
Le repas est succulent, Paul cuit les viandes à la perfection. La salade est divine et le rosé qui accompagne commence à me tourner un peu la tête.
Tout en discutant et en riant, nous dégustons les fromages pour terminer pas le dessert, une glace arrosée de chocolat chaud.
Mathilde, assise entre Paul et Gilles, boit littéralement les paroles de ce dernier, elle le dévore du regard.
- Mathilde, demande Hélène, tu m'aides à porter la vaisselle en cuisine ? Le temps de placer le tout dans le lave-vaisselle et nous préparerons en même temps le café.
- Bien sût dit ma chérie.
- Bien sût dit ma chérie.
Arrivées dans la cuisine chargées des résidus du repas, Hélène l'interpelle.
- Il te plaît mon fils ?
- Oh, c'est un beau jeune homme avec une conversation intéressante.
- Oui bien sûr. Il est brillant et Paul et moi nous en sommes très fiers.
- Franchement, vous pouvez l'être. Nous n'avons pas pu avoir d'enfant et j'aurais aimé en avoir un comme le vôtre.
- Oui je te comprends. Mais c'est un tombeur, il a un succès fou. Il profite des filles puis, quand le défi est réalisé, il passe à une autre. J'aime moins mais il faut bien que jeunesse se passe.
- Ah bon ?
- J'en ai un peu parlé avec lui et il m'a expliqué qu'il ne voulait pas s'attacher pour l'instant. Les études d'abord !
- Il sait ce qu'il veut dis donc !
- En effet. Allons-y, le café est prêt, ces messieurs vont nous attendre.
- Oh, c'est un beau jeune homme avec une conversation intéressante.
- Oui bien sûr. Il est brillant et Paul et moi nous en sommes très fiers.
- Franchement, vous pouvez l'être. Nous n'avons pas pu avoir d'enfant et j'aurais aimé en avoir un comme le vôtre.
- Oui je te comprends. Mais c'est un tombeur, il a un succès fou. Il profite des filles puis, quand le défi est réalisé, il passe à une autre. J'aime moins mais il faut bien que jeunesse se passe.
- Ah bon ?
- J'en ai un peu parlé avec lui et il m'a expliqué qu'il ne voulait pas s'attacher pour l'instant. Les études d'abord !
- Il sait ce qu'il veut dis donc !
- En effet. Allons-y, le café est prêt, ces messieurs vont nous attendre.
De notre côté, nous terminons la quatrième bouteille de rosé. Petit à petit, je perds pied, ma locution devient un tantinet pâteuse, l'alcool et la fatigue de la journée ne font pas bon ménage.
La tiédeur de la nuit, le bruit des grillons et le sentiment de bien-être font que mes yeux se ferment. Je m'assoupis, luttant contre l'endormissement qui finit par l'emporter.
---ooo---
Je me réveille en sursaut.
Bon sang, quelle heure est-t-il ?
Hélène et Paul ne sont plus là, sans doute partis se coucher. Des voix étouffées se font entendre à l'intérieur du bâtiment.
Sur le sofa, Mathilde est très proche de Gilles. Vraiment très proche.
Ils sont collés l'un à l'autre, un bras de Gilles sur l'épaule de Mathilde. Il lui chuchote je ne sais quoi à l'oreille, elle glousse de plaisir comme une collégienne.
Elle frotte son visage d'un geste très affectueux alors que l'une des mains du séducteur descend vers une contrée que j'imagine très vallonée.
Je m'approche.
Ils sont presqu'enlacés.
- Je vous dérange ?
Mathilde sursaute, se détache de Gilles qui retire aussi vite son bras.
Elle me décoche un sourire un peu crispé, me semble-t-il.
Elle me décoche un sourire un peu crispé, me semble-t-il.
- Ah, chéri, tu es réveillé ? Tu t'étais endormi. La route, l'alcool, la douce température t'ont emportés au pays des rêves.
- Nous n'avons pas voulu vous réveiller, vous aviez l'air si tranquille.
- Oui, surenchérit Mathilde, nous t'avons laissé te reposer.
- Tu aurais dû me secouer et nous serions allés nous coucher. Je me sens un peu gêné pour nos hôtes.
- Désolée, j'ai pensé à ton bien-être.
- Ah oui ? dis-je, un sarcasme dans la voix. Mon bien-être ?
- Nous n'avons pas voulu vous réveiller, vous aviez l'air si tranquille.
- Oui, surenchérit Mathilde, nous t'avons laissé te reposer.
- Tu aurais dû me secouer et nous serions allés nous coucher. Je me sens un peu gêné pour nos hôtes.
- Désolée, j'ai pensé à ton bien-être.
- Ah oui ? dis-je, un sarcasme dans la voix. Mon bien-être ?
Elle me regarde, interloquée, comprend le double sens, lève les épaules sans rien dire.
- Bon, et bien allons-y chéri. Bonne nuit Gilles.
- Bonne nuit à vous deux.
- Bonne nuit à vous deux.
Dans la chambre, l'atmosphère est lourde, mon allusion la trouble. Nous nous déshabillons chacun dans notre coin, pas de câlinerie. Je la sens très hésitante et elle a les yeux fuyants.
Elle se couche, nue comme à son habitude, me regarde m'installer, nu moi aussi. Un silence un pesant emplit l'espace.
J'aime les situations claires, alors j'interrompt ce face à face muet et décide de crever l'abcès avant qu'il ne devienne purulent.
- Dis donc, tu as l'air de l'apprécier ce Gilles. Non ?
- Si, mais pas comme tu le penses.
- Et qu'est-ce que je pense ?
- Que je fais plus que l'apprécier. Tu as tort, ce n'est qu'un gamin, brillant certes, mais il pourrait presque être mon fils.
- Cela n'empêche rien, tu le sais. Vous étiez bien proche, son bras sur ton épaule et toi gloussant de ses propos chuchotés à l'oreille. Je t'ai observée toute la soirée. Vous ne vous êtes pas gênés pour vous toucher, oh, subrepticement bien sûr. Un jeu de séduction dangereux.
- Tu exagères et vois le mal partout. Il ne s'est rien passé et il ne se passera rien. Je t'aime et je ne veux pas te faire de mal.
- Cela ne m'a pas sauté aux yeux ce soir. Et puis, ne me prend pas pour un con. J'ai aussi été jeune et je me souviens encore comment séduire une femme.
- Mais non. Je ne peux évidemment l'empêcher de me draguer mais il en sera pour ses frais. Je t'aime, je te le répète. Je tiens à toi et je sais que tu m'aimes aussi. Ne gâchons pas nos vacances par une suspicion ridicule et qui n'a pas lieu d'être.
- Tu aurais pu et dû le tenir à distance, ce qui est loin d'avoir été le cas. J'ai des yeux pour voir et j'ai vu. Dis-moi, que ce serait-il passé si je ne m'étais pas réveillé ?
- Mais rien bon sang ! Rien du tout ! Ce garçon est charmant, drôle et a une conversation intéressante. C'est toi en plus jeune !
- Comment dois-je comprendre cela ? Tu vas coucher avec lui parce que tu me reconnais en lui ?
- Bien sûr que non, enfin ! Tu divagues complètement ! Je t'explique seulement qu'il me fait penser à toi en plus jeune. C'est tout ! dit-elle excédée et, c'est la raison pour laquelle il peut y avoir une certaine complicité entre lui et moi. Rien de plus, point barre !
- Une certaine complicité ? Mmwouais…
- Oh, et puis zut. Ta jalousie me blesse. Tu pourrais me faire confiance, tu me connais tout de même !
- Il n'y a jalousie que parce qu'il y a des raisons d'être jaloux. Et si ton seul argument est la confiance, comprend que cela ne me tranquillise pas.
- Et bien tant pis pour toi. Là-dessus, bonne nuit dit-elle vexée. Tu peux dormir sur la béquille et ravaler tes soupçons ridicules et insultants.
- Je ne doute pas que tu feras de beaux rêves lui dis-je sarcastique.
- Pffff…
- Si, mais pas comme tu le penses.
- Et qu'est-ce que je pense ?
- Que je fais plus que l'apprécier. Tu as tort, ce n'est qu'un gamin, brillant certes, mais il pourrait presque être mon fils.
- Cela n'empêche rien, tu le sais. Vous étiez bien proche, son bras sur ton épaule et toi gloussant de ses propos chuchotés à l'oreille. Je t'ai observée toute la soirée. Vous ne vous êtes pas gênés pour vous toucher, oh, subrepticement bien sûr. Un jeu de séduction dangereux.
- Tu exagères et vois le mal partout. Il ne s'est rien passé et il ne se passera rien. Je t'aime et je ne veux pas te faire de mal.
- Cela ne m'a pas sauté aux yeux ce soir. Et puis, ne me prend pas pour un con. J'ai aussi été jeune et je me souviens encore comment séduire une femme.
- Mais non. Je ne peux évidemment l'empêcher de me draguer mais il en sera pour ses frais. Je t'aime, je te le répète. Je tiens à toi et je sais que tu m'aimes aussi. Ne gâchons pas nos vacances par une suspicion ridicule et qui n'a pas lieu d'être.
- Tu aurais pu et dû le tenir à distance, ce qui est loin d'avoir été le cas. J'ai des yeux pour voir et j'ai vu. Dis-moi, que ce serait-il passé si je ne m'étais pas réveillé ?
- Mais rien bon sang ! Rien du tout ! Ce garçon est charmant, drôle et a une conversation intéressante. C'est toi en plus jeune !
- Comment dois-je comprendre cela ? Tu vas coucher avec lui parce que tu me reconnais en lui ?
- Bien sûr que non, enfin ! Tu divagues complètement ! Je t'explique seulement qu'il me fait penser à toi en plus jeune. C'est tout ! dit-elle excédée et, c'est la raison pour laquelle il peut y avoir une certaine complicité entre lui et moi. Rien de plus, point barre !
- Une certaine complicité ? Mmwouais…
- Oh, et puis zut. Ta jalousie me blesse. Tu pourrais me faire confiance, tu me connais tout de même !
- Il n'y a jalousie que parce qu'il y a des raisons d'être jaloux. Et si ton seul argument est la confiance, comprend que cela ne me tranquillise pas.
- Et bien tant pis pour toi. Là-dessus, bonne nuit dit-elle vexée. Tu peux dormir sur la béquille et ravaler tes soupçons ridicules et insultants.
- Je ne doute pas que tu feras de beaux rêves lui dis-je sarcastique.
- Pffff…
Le sommeil me fuit. Je me tourne et retourne.
A côté, Mathilde fait semblant de dormir, j'en suis certain. Si elle est moins agitée que moi, je la sens nerveuse après cette conversation tendue. Je m'en veux un peu. Il me faut admettre que rien ne s'est passé et que rire et apprécier un autre ne fait pas d'elle une proie facile ou une infidèle.
Elle a toujours été à mes côtés, fidèle et attentionnée, et je n'ai aucune raison de douter d'elle.
- Chérie, excuse-moi lui dis-je tout bas. Je t'aime tellement que j'ai peur de te perdre en me collant à son dos.
- Tu me blesses vraiment avec tes soupçons. Moi aussi je t'aime.
- S'il te plaît, dis-moi que tu me pardonnes et embrasse-moi.
- Tu me blesses vraiment avec tes soupçons. Moi aussi je t'aime.
- S'il te plaît, dis-moi que tu me pardonnes et embrasse-moi.
Une brève hésitation, elle se retourne vers moi.
- Je ne suis pas certaine que tu le mérites.
Dans la pénombre, je vois ces yeux emplis d'amour qui me font fondre et je l'embrasse amoureusement.
Malgré ma fatigue, la nuit a été écourtée par les jeux de l'amour.
Je l'ai possédée avec ferveur, elle s'est donnée sans retenue, et nous nous sommes endormis dans les bras l'un de l'autre en savourant cette volupté née de cette complicité partagée.
Une question m'a traversé l'esprit : a-t-elle joui en pensant à Gilles ?
Malgré ma fatigue, la nuit a été écourtée par les jeux de l'amour.
Je l'ai possédée avec ferveur, elle s'est donnée sans retenue, et nous nous sommes endormis dans les bras l'un de l'autre en savourant cette volupté née de cette complicité partagée.
Une question m'a traversé l'esprit : a-t-elle joui en pensant à Gilles ?
---ooo---
Le lendemain, tout se passe normalement, détendus, heureux d'être en vacances, même si je perçois de Gilles des tentatives de retenir l'attention de ma chérie, ce qui, je l'avoue m'agace un peu.
Mais, mal lui en prends, ma chérie ne lui accorde pas le moindre coup d'œil, pas le moindre sourire si ce n'est lors de la bise du matin en guise de bonjour. Je suis rassuré.
Nous allons nous balader dans le village qui est magnifique et très romantique. Main dans la main, nous parcourons les belles ruelles aux façades pittoresques, dégustons un café dans l'un des bistrots si accueillants.
De retour à la villa, nous retrouvons les trois autres occupants pour déjeuner tranquillement à l'ombre. Il fait chaud et Mathilde me propose une plongée dans cette piscine si attirante.
Elle fend l'eau avec grâce et l'on voit son corps de rêve et son bikini si sexy en transparence. C'est là que je me dis que, comme pour le poulet, ce sont les parties blanches les meilleures.
Je la rejoins ainsi qu'Hélène et Paul. Nous batifolons ainsi gentiment, riant, heureux et insouciants.
Et puis, Gilles nous rejoint.
L'atmosphère change.
Le bougre n'est pas sans argument et j'ai un pincement au cœur en l'observant. Il n'hésite pas à faire le beau devant ma belle Elle se moque gentiment de ce bellâtre si sûr de lui, mais je décèle tout de même quelques attitudes, certes fugaces, de connivence.
J'enrage mais inutile de faire un esclandre. Il ne se passe rien réellement et j'aurais l'air de quoi ?
Je propose à Mathilde d'aller faire une petite sieste tant la chaleur suffocante nous assomme.
- D'accord, avec plaisir. Cela nous fera du bien.
A l'oreille, elle me glisse tout bas
- Pas une sieste crapuleuse, j'ai envie de me reposer vraiment !
- OK mais tu ne perds rien pour attendre.
- OK mais tu ne perds rien pour attendre.
Et elle m'entraîne à l'étage vers notre chambre en riant aux éclats.
- Coquin ! souffle-t-elle.
Nus, nous nous câlinons un peu mais la chaleur a vite fait de nous séparer, nous corps collants de sueur. Et le sommeil nous emporte.
Je regarde ma montre et m'aperçois qu'il est 17H30. J'ai dormi près de deux heures. A côté de moi, le lit est vide, Mathilde n'est plus là. Où est-elle ? Peut-être aux toilettes ?
Elle ne revient pas. Elle a sans doute rejoint nos hôtes sur la terrasse.
Je me lève et regarde par la fenêtre. Dans le sofa du jardin, je ne vois que la tête et les épaules de Mathilde. Elle est assise à côté de Gilles qui, à nouveau, la tient par les épaules. Je perçois une conversation à voix basse. Je tends l'oreille et parviens à comprendre ce qu'ils disent.
- Tu la vois ma queue ? Elle est belle non ?
- Allons Gilles, sois raisonnable. Je suis mariée et j'aime mon mari.
- Oui, j'entends. Mais elle est plus belle que celle de ton homme, non ?
- Cela n'a aucune importance Gilles. Et d'ailleurs, ce n'est pas ton problème.
- Voyons, tu m'as bien dit que tu aimais les beaux engins ?
- Oui, oui. Rassure-toi, elle est très belle et je sais que tu fais des ravages auprès des filles de ton âge.
- Tu sais, j'aime aussi les femmes un peu plus mûres, elles ont des atouts et des savoirs que ne possèdent pas les filles que je côtoie. Regarde et prends là en main.
- Non Gilles, je ne veux pas. Tes parents ou mon mari pourraient nous surprendre.
- Ah, tu ne dis pas non ! Je comprends que tu en as envie. Alors, ce soir tu me rejoindras sur le canapé quand tout le monde sera endormi, tu pourras en profiter.
- Non Gilou, n'y compte pas !
- Allons Gilles, sois raisonnable. Je suis mariée et j'aime mon mari.
- Oui, j'entends. Mais elle est plus belle que celle de ton homme, non ?
- Cela n'a aucune importance Gilles. Et d'ailleurs, ce n'est pas ton problème.
- Voyons, tu m'as bien dit que tu aimais les beaux engins ?
- Oui, oui. Rassure-toi, elle est très belle et je sais que tu fais des ravages auprès des filles de ton âge.
- Tu sais, j'aime aussi les femmes un peu plus mûres, elles ont des atouts et des savoirs que ne possèdent pas les filles que je côtoie. Regarde et prends là en main.
- Non Gilles, je ne veux pas. Tes parents ou mon mari pourraient nous surprendre.
- Ah, tu ne dis pas non ! Je comprends que tu en as envie. Alors, ce soir tu me rejoindras sur le canapé quand tout le monde sera endormi, tu pourras en profiter.
- Non Gilou, n'y compte pas !
Hélène arrive alors interrompant cette discussion qui me glace les sangs.
Gilou ???!! Elle en est déjà là ?
Et maintenant, que dois-je faire ? Que dois-je dire ? Si je lui dis avoir entendu leurs propos, elle me rétorquera qu'elle ne lui a pas cédé, ce qui est vrai. D'un autre côté, elle n'a pas non plus dit non et m'affirmera qu'elle n'a aucune intention de le rejoindre.
Que puis-je faire d'autre que de lui faire confiance et d'attendre ?
---ooo---
La soirée est étouffante, un orage menace et ne tardera pas à nous arroser. Aussi, par mesure de précaution, le dîner est pris dans la salle à manger aérée par deux ventilateurs puissants. Repas joyeux au cours duquel Paul nous propose de partir demain faire une belle randonnée dans la montagne avoisinante. Prendre un pique-nique et de quoi nous sustenter et boire pour la journée.
- Excellente idée dis Mathilde.
- Parfait dis-je, il est temps de se dérouiller les guibolles !
- Bonne idée dit Hélène, un peu de sport ne nous fera pas de tort. Et après l'orage qui va nous arroser, les terres seront plus fraîches. Idéal pour marcher et se bouger.
- En tout cas, merci pour ce repas succulent Hélène, Tu es un cordon bleu. Et je sais que Mathilde apprécie également. Pas vrai ma chérie. Si vous êtes d'accord, demain nous préparerons le dîner Mathilde et moi.
- Oui excellente initiative chéri. Maintenant, je vais aider la maîtresse de maison.
- Laisse maman, je m'en occupe avec Mathilde. Je prépare en même temps le café.
- Parfait dis-je, il est temps de se dérouiller les guibolles !
- Bonne idée dit Hélène, un peu de sport ne nous fera pas de tort. Et après l'orage qui va nous arroser, les terres seront plus fraîches. Idéal pour marcher et se bouger.
- En tout cas, merci pour ce repas succulent Hélène, Tu es un cordon bleu. Et je sais que Mathilde apprécie également. Pas vrai ma chérie. Si vous êtes d'accord, demain nous préparerons le dîner Mathilde et moi.
- Oui excellente initiative chéri. Maintenant, je vais aider la maîtresse de maison.
- Laisse maman, je m'en occupe avec Mathilde. Je prépare en même temps le café.
Je tique mais ne fais aucun commentaire et les regarde partir en riant.
Dans la cuisine, Gilles se plaque directement contre Mathilde en lui caressant les seins.
- Gilou, s'il te plaît ! Arrête tes bêtises. Je te l'ai dit, je suis mariée et amoureuse de mon mari.
- Sans doute, mais je comprends qu'une petite diversion ne te fait pas peur. Dis-moi que tu n'en n'as pas envie toi aussi et j'arrêterai.
- Gilou…
- Tu vois ! dit-il triomphant.
- Sans doute, mais je comprends qu'une petite diversion ne te fait pas peur. Dis-moi que tu n'en n'as pas envie toi aussi et j'arrêterai.
- Gilou…
- Tu vois ! dit-il triomphant.
Mathilde se dégage et reviens nous retrouver un peu agitée (ce que je perçois immédiatement) et très en sueur. Elle demande à Hélène où se trouvent les tasses et les dispose sur la table.
Revenue à sa place, je lui souffle
- Pas de problème chérie ?
- Non, non, tout va bien.
- Tu sembles un peu bouleversée pourtant. Que s'est-il passé ?
- Rien, ne t'inquiète pas. Dans la cuisine, il fait une chaleur étouffante alors qu'ici la pièce est bien aérée.
- Tu es sûre ?
- Oui, oui, pas d'inquiétude.
- J'espère que je ne dois pas m'inquiéter…
- Non, non, tout va bien.
- Tu sembles un peu bouleversée pourtant. Que s'est-il passé ?
- Rien, ne t'inquiète pas. Dans la cuisine, il fait une chaleur étouffante alors qu'ici la pièce est bien aérée.
- Tu es sûre ?
- Oui, oui, pas d'inquiétude.
- J'espère que je ne dois pas m'inquiéter…
Elle comprend mon allusion et rougit, ne dit rien et fuit mon regard. Elle me ment, je le sais, je le sens. Je pousse un énorme soupir signifiant mon amertume.
Elle comprend que je ne crois pas un mot de ce qu'elle m'exprime.
Paul nous montre sur une carte la randonnée du lendemain avec les points d'intérêts : une vieille chapelle datant de 1678, les ruines d'un château peu connu déserté par le public compte tenu de son accessibilité, quelques points de vue aussi.
Mathilde et moi nous régalons d'avance.
Café consommé, nous participons au rangement et remplissons le lave-vaisselle.
Ensuite, en vue de notre randonnée, nous partons tous dans nos chambres respectives afin d'être frais et dispos pour le lendemain, d'autant que le départ est prévu à 8H00.
Je passe le premier à la salle de bain, une douche rapide pendant que Mathilde prépare nos vêtement prévus pour la randonnée.
Elle comprend que je ne crois pas un mot de ce qu'elle m'exprime.
Paul nous montre sur une carte la randonnée du lendemain avec les points d'intérêts : une vieille chapelle datant de 1678, les ruines d'un château peu connu déserté par le public compte tenu de son accessibilité, quelques points de vue aussi.
Mathilde et moi nous régalons d'avance.
Café consommé, nous participons au rangement et remplissons le lave-vaisselle.
Ensuite, en vue de notre randonnée, nous partons tous dans nos chambres respectives afin d'être frais et dispos pour le lendemain, d'autant que le départ est prévu à 8H00.
Je passe le premier à la salle de bain, une douche rapide pendant que Mathilde prépare nos vêtement prévus pour la randonnée.
- Un bermuda ou un pantalon pour toi me demande-t-elle ?
- Un bermuda sera parfait lui crie-je depuis la salle de bain, couvrant le bruit de l'eau.
- Un bermuda sera parfait lui crie-je depuis la salle de bain, couvrant le bruit de l'eau.
Je sors rapidement en me séchant les cheveux, nu.
- Je me douche rapidement et te rejoins. Dors, cela te fera du bien.
Je m'allonge sur le lit, toujours dans une chaleur accablante. L'orage n'a pas encore éclaté.
Au bout d'un quart d'heure, Mathilde sort de la salle de bains, le corps enveloppé d'une serviette et une autre avec laquelle elle se frotte vigoureusement les cheveux.
Je me suis assoupi, écrasé par la chaleur.
Nue, elle me rejoint, et me donne un baiser sur l'épaule.
- Je t'aime mon amour.
Elle se retourne pour tenter de s'endormir.
Mathilde.
Je me couche auprès d'Alex. Son corps est aussi chaud que l'atmosphère, aussi je ne l'enlace pas mais lui donne un baiser sur l'épaule.
Je me retourne pour dormir mais j'ai la tête en bouillie. Il a compris qu'un incident s'est produit dans la cuisine, mon mari n'est ni stupide, ni aveugle. Il me connait si bien.
Je suis fidèle à mon mari que j'aime mais Gilles est tellement craquant. Il me fait vraiment envie. Alex m'a toujours satisfait et l'amour avec lui est un voyage à chaque fois renouvelé malgré nos années de mariage. Mais la tentation de l'interdit est forte, le désir charnel d'un autre corps, l'envie d'une étreinte sans doute différente me taraude le ventre.
Malgré tout ce que je peux penser et grâce à tout ce en quoi je crois, je résiste. De toute mon âme, de toutes mes forces, de tout mon cœur, je résiste.
Je ne peux pas le tromper, ce serait une trahison et il ne l'accepterait pas.
Je me tourne, me retourne, le combat est terrible.
Finalement, je me tourne vers Alex qui dort paisiblement, je l'embrasse sur la joue. Et très doucement, je lui susurre
Mathilde.
Je me couche auprès d'Alex. Son corps est aussi chaud que l'atmosphère, aussi je ne l'enlace pas mais lui donne un baiser sur l'épaule.
Je me retourne pour dormir mais j'ai la tête en bouillie. Il a compris qu'un incident s'est produit dans la cuisine, mon mari n'est ni stupide, ni aveugle. Il me connait si bien.
Je suis fidèle à mon mari que j'aime mais Gilles est tellement craquant. Il me fait vraiment envie. Alex m'a toujours satisfait et l'amour avec lui est un voyage à chaque fois renouvelé malgré nos années de mariage. Mais la tentation de l'interdit est forte, le désir charnel d'un autre corps, l'envie d'une étreinte sans doute différente me taraude le ventre.
Malgré tout ce que je peux penser et grâce à tout ce en quoi je crois, je résiste. De toute mon âme, de toutes mes forces, de tout mon cœur, je résiste.
Je ne peux pas le tromper, ce serait une trahison et il ne l'accepterait pas.
Je me tourne, me retourne, le combat est terrible.
Finalement, je me tourne vers Alex qui dort paisiblement, je l'embrasse sur la joue. Et très doucement, je lui susurre
- Je t'aime Alex, je t'aime de tout mon cœur, donc il faut aller lui dire de me laisser une fois pour toute en paix. Je suis ta femme et veux le rester. Nous avons encore beaucoup à réaliser toi et moi. Je t'aime.
Et je me lève très doucement, passe dans le couloir.
La maison est silencieuse, pas un bruit.
Dans le salon, la tête de Gilles émerge du canapé.
- Te voilà enfin. Je t'attendais.
- Gilou, écoute…
- Non, tu m'écoutes. Si tu es venue, c'est que tu veux de moi, de mon corps de mon sexe qui t'a tant plu lorsque je te l'ai montré. J'ai vu ton regard gourmand. Profitons.
- Je suis mariée Gilou, il ne faut pas, ce serait trahir mon mari. Tu es jeune, plein de jolies filles t'attendent, je n'ai rien à t'apporter.
- Personne ne sera au courant et tu en as envie autant que moi. Ce sont les vacances, saute sur cette occasion qui t'est offerte.
- Non Gilou, cesse, je t'en prie.
- Gilou, écoute…
- Non, tu m'écoutes. Si tu es venue, c'est que tu veux de moi, de mon corps de mon sexe qui t'a tant plu lorsque je te l'ai montré. J'ai vu ton regard gourmand. Profitons.
- Je suis mariée Gilou, il ne faut pas, ce serait trahir mon mari. Tu es jeune, plein de jolies filles t'attendent, je n'ai rien à t'apporter.
- Personne ne sera au courant et tu en as envie autant que moi. Ce sont les vacances, saute sur cette occasion qui t'est offerte.
- Non Gilou, cesse, je t'en prie.
Tout à coup, il me prend pas les épaules et m'embrasse à pleine bouche.
Je résiste. Je veux encore me refuser à lui. Je tente de le repousser mais il me maintient solidement mais ce que je lui dis n'est qu'un borborygme incompréhensible.
A force, ce baiser enfonce mes défenses, ma volonté vacille.
Je réponds à son baiser, je le lui rends. Nos langues se trouvent, s'enlacent, jouent en une folle sarabande.
Puisque la tête accepte, le corps répond. Je me plaque contre lui, sens ce corps brûlant de désir. Ses mains parcourent mon dos, mon ventre, mes seins. J'aime, je m'abandonne.
Il retire son short, est à présent complètement nu, le sexe déjà au garde à vous. Et quel sexe ! Une pensée pour Alex qui n'a rien à lui envier. mais ce n'est pas celui de mon mari, il est plus jeune et sans doute sera-t-il plus vigoureux.
Cette fois, aucune résistance de ma part et je prends ce joujou en main, commence un va et vient lent. Je regarde Gilles dans les yeux.
Il est arrogant, sûr de lui et à ce moment, je comprends que je ne suis qu'une conquête parmi d'autres.
Un éclair de lucidité me dit d'arrêter cette folie, mais je ne peux plus m'arrêter, le désir est de plus en plus prégnant, me commande, mon sexe se liquéfie.
Nue, il me triture doucement les seins d'une main, de l'autre caresse mon ventre et vient jouer dans ma toison fournie mais entretenue.
Je résiste. Je veux encore me refuser à lui. Je tente de le repousser mais il me maintient solidement mais ce que je lui dis n'est qu'un borborygme incompréhensible.
A force, ce baiser enfonce mes défenses, ma volonté vacille.
Je réponds à son baiser, je le lui rends. Nos langues se trouvent, s'enlacent, jouent en une folle sarabande.
Puisque la tête accepte, le corps répond. Je me plaque contre lui, sens ce corps brûlant de désir. Ses mains parcourent mon dos, mon ventre, mes seins. J'aime, je m'abandonne.
Il retire son short, est à présent complètement nu, le sexe déjà au garde à vous. Et quel sexe ! Une pensée pour Alex qui n'a rien à lui envier. mais ce n'est pas celui de mon mari, il est plus jeune et sans doute sera-t-il plus vigoureux.
Cette fois, aucune résistance de ma part et je prends ce joujou en main, commence un va et vient lent. Je regarde Gilles dans les yeux.
Il est arrogant, sûr de lui et à ce moment, je comprends que je ne suis qu'une conquête parmi d'autres.
Un éclair de lucidité me dit d'arrêter cette folie, mais je ne peux plus m'arrêter, le désir est de plus en plus prégnant, me commande, mon sexe se liquéfie.
Nue, il me triture doucement les seins d'une main, de l'autre caresse mon ventre et vient jouer dans ma toison fournie mais entretenue.
- Je n'aime pas cette forêt. Il va falloir s'en débarrasser.
- Mon mari ne veut pas d'une chatte rasée car « je veux faire l'amour à une femme, pas une petite fille » me dit-il. Baise-moi telle que je suis.
- Mon mari ne veut pas d'une chatte rasée car « je veux faire l'amour à une femme, pas une petite fille » me dit-il. Baise-moi telle que je suis.
Il frotte ma fente trempée, joue avec mon désir, introduit un doigt.
Le souffle saccadé, je gémis.
Nous nous regardons et je lis du triomphe dans ses yeux, les miens lui montrant ma soumission.
Il a gagné et il le sait.
Mon amant me pousse la tête vers son bas-ventre.
Je comprends ce qu'il veut.
Mes lèvres accrochent ce pieu tendu vers le ciel et l'embouche goulument. Je le pompe, d'abord doucement, en le mettant au chaud, puis en le léchant de bas en haut et de haut en bas.
Il me caresse les seins dont les pointes sont durcies.
Rapidement, j'accélère la pompe, allant de plus en plus vite, jouant avec le gland et saisissant ses burnes que je compte bien vider.
De toute évidence, il aime puisque quelques gémissements sortent de la bouche de ce beau mâle qui s'offre à moi.
Il m'arrête et sans un mot, m'allonge sur le canapé, écartant mes cuisses pour atteindre mon antre chaud et humide.
Il lèche mes grandes lèvres, minutieusement, lentement. Puis, les écartant, enfoui sa langue dans mon vagin pour jouer avec les petites lèvres. Il remonte maintenant vers le clitoris qui est sorti de sa boîte et le titille puis le suce comme une crème glacés.
Je gémis mon plaisir, balance le bassin à la rencontre de cette langue volontaire, totalement impudique. Il sait y faire ce mec, il est presque aussi bon que mon mari, les sentiments en moins. Mais la peur, l'excitation de l'interdit, le plaisir de la découverte me font monter dans les tours.
Je ne réfléchis plus, me laisse complètement manipuler, profite de l'instant.
Tout à coup, il se plaque sur mon ventre et, malgré la sueur, se positionne pour s'introduire en moi.
- Vas-y lui dis-je. Maintenant, il le faut, baise-moi.
- Tu es ma chienne. Demande, que veux-tu ?
- Baise-moi te dis-je, tout de suite !
- Tu es ma chienne. Demande, que veux-tu ?
- Baise-moi te dis-je, tout de suite !
Alors, d'un seul coup, il entre, m'envahit. C'est bon, c'est doux mais viril, c'est fort. Je feule comme une louve satisfaite, laisse éclater un cri.
Et il entre, sort, entre à nouveau dans un jeu aphrodisiaque et terriblement sensuel. Je me tortille sous la douce torture, vocalise de plus en plus fort alors il me plaque la main sur la bouche pour que je ne crie pas mon plaisir. Surtout, ne pas réveiller la maisonnée.
Cette fois, l'orage éclate, le coup de tonnerre est précédé d'un éclair éblouissant. Pendant un court instant, nous sommes en pleine lumière, comme le flash du photographe.
C'est l'apocalypse, les éclairs se succèdent suivis du tonnerre qui fait trembler la maison, Zeus s'en donne à cœur joie.
La violence de la nature semble doper mon amant, ses coups de boutoir étant à la mesure de l'environnement apocalyptique.
Tout à coup, un hurlement humain s'élève dans ce chaos, suivi d'un coup de tonnerre particulièrement puissant.
- Enfoirés ! Vous n'êtes que deux enfoirés !
Gilles se relève, et à la lueur de l'éclair, je vois son étonnement.
Je lève la tête et reste statufiée.
Alex !
Horreur, mon mari, nu, hurle sa fureur pendant que l'orage éclate la sienne. Ses yeux font concurrence aux éclairs, lancent sa haine et sa douleur.
Je lève la tête et reste statufiée.
Alex !
Horreur, mon mari, nu, hurle sa fureur pendant que l'orage éclate la sienne. Ses yeux font concurrence aux éclairs, lancent sa haine et sa douleur.
- Tu n'es qu'une catin, une sale menteuse. Tu t'avilis dans le stupre ! Et, toi, mon salaud, tu n'es qu'un merdeux sans foi, ni loi. Espèce de crevure ! Soyez maudits tous les deux !
Paul et Hélène, réveillés par l'orage, nous rejoignent dans le salon, attirés par les cris. Ils découvrent une scène hallucinante où leur fils, nu, chevauche Mathilde, nue.
Alex, également nu, au milieu du salon, gesticule face à ce couple inattendu, en proie à une colère inextinguible soulignée d'une logorrhée impressionnante de virulence.
- Soyez fiers de votre fils. Vous avez dû oublier de lui apprendre la moralité et le respect. Je ne resterai pas une minute de plus dans cette maison peuplée de fourbes et d'hypocrites.
Nous restons tous bouche bée, figés par la stupeur, et en ce qui me concerne, la honte.
Cinq minutes se passent avant que Paul ne réagisse.
- Je crois qu'Alex est très remonté dit-il placidement. Gilles, je te suggère de retourner dans ta chambre, ce que nous allons faire également. Mathilde, je n'ai aucun conseil à te donner mais tu as intérêt à calmer ton mari.
Tous se retirent me laissant seule. J'éclate en sanglots.
- Qu'ai-je fait ? Quelle conne de se laisser avoir comme cela ! Il faut que je lui parle, lui explique, lui dire combien je regrette.
Les jambes tremblantes, je monte vers la chambre pour y affronter celui que je viens d'anéantir. Le ciel gronde et lance toujours ses éclairs donnant un aspect surréaliste à la situation.
Alex sort de la chambre, une valise à la main.
- Non Alex, ne t'en vas pas. Attends, je vais t'expliquer en tentant de l'agripper.
- Je ne veux pas t'écouter, ce sera encore des mensonges ! Dit-il en criant.
- Tu es en colère, je comprends.
- Reste avec ton amant, à rire du cocu, et bonnes vacances !
- Non s'il te plaît mon chéri.
- Adieu, je ne veux plus te voir. Va au diable !
- Je ne veux pas t'écouter, ce sera encore des mensonges ! Dit-il en criant.
- Tu es en colère, je comprends.
- Reste avec ton amant, à rire du cocu, et bonnes vacances !
- Non s'il te plaît mon chéri.
- Adieu, je ne veux plus te voir. Va au diable !
Et il dévale les escaliers, sort sous les trombes d'eau, les éclairs et les grondements de l'enfer.
Je reste hébétée au-dessus de cette volée d'escalier, les sanglots secouent mon corps alors que la nature se déchaîne.
Il part parce que je l'ai trompé.
Quelle folie !
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Commentaires ()
Gilou a bien raison, Mathilde est sa chienne et à tout les sens du mot, une chienne en chaleur pas de tête!
Alexandre dans son désarroi a un gros accident d’automobile qui pourrait le conduire vers un amnésie partielle ou totale.
J’espère que l’auteur a prévu une petite anecdote pour le pauvre Gilou qui aurait bien besoin que quelqu’un lui revisse la tête sur ses épaules.
À suivre….
Alex comprendra-t-il que Mathilde a joué avec le feu et s'est malgré elle brulé les ailes.
Merci @Mibou pour cette histoire
Tout avoir dans la vie, mais les désirs parfois nous submergent.
Le processus est bien décrit dans un cadre idyllique par une chaleur étouffante. J'ai beaucoup apprécié les pensées du mari qui comprend, prévient, met en garde. La femme veut le jeune étudiant en médecine tout en croyant garder des ressources suffisantes pour apprécier l'hommage. Elle a joué avec le feu avec ses désirs et le processus de résistance est anéanti par l'habitude qu'a le jeune homme d'être irrésistible.
Reste que Mathilde n'a pas donné son consentement. Il est passionnant de voir qu'on se trouve à la frontière du harcèlement et d'une forme de viol par emprise.
Le futur médecin agit comme dans l'ancien monde, on est dans une description hyper réaliste d'une séduction des années 50 à 80. Pas d'une séduction des années 2000.
Le résultat est si terrible que mes interrogations ne me semblent pas superflues ni hors sujet sur ce site.
La réaction du mari est malheureusement logique, car un monde s'écroule dans l'instant pour lui. Le mensonge éhonté ressenti ( il ne peut se mettre dans la tête de celle qu'il a prévenue plusieurs fois) génère cette réaction un peu folle que l'orage explique aussi.
ENGRENAGE
Une suite aussi charpentée est très attendue.