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Un soir à la bibliothèque... — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
Un soir à la bibliothèque...
Chapitre 1
? _ Tout était silencieux dans l?immense bibliothèque où je travaillais comme chaque soir, depuis plusieurs jours, à un article universitaire sur l?oeuvre de Crébillon fils. Je devais soumettre prochainement le manuscrit au comité de lecture d?une revue scientifique et, pressée par l?échéance, j?y consacrais tous mes moments libres après mes cours de littérature à la faculté.
? En levant les yeux sur l?horloge murale en face de moi, je me félicitai que la bibliothèque ne fermât qu?à 11 heures : j?avais encore un peu de temps devant moi.
? Autour de moi, les tables de travail étaient désertées. J?avais en effet l?habitude de m?installer tout au fond de l?immense salle, derrière plusieurs travées de la section Littérature. Comme les autres professeurs, je préférais cet endroit calme, situé loin des tables investies par les étudiants.
? A cette heure, rares étaient encore ceux qui continuaient de travailler. Pourtant, c?était la première fois que je restais seule dans ce coin isolé de la bibliothèque. D?habitude, un jeune universitaire inconnu, que je supposais faire des recherches sur de la poèsie antique pour l?avoir vu feuilleter un dictionnaire de latin, me tenait compagnie.
? Distraite, je me pris à songer à lui. Je l?avais vu pour la première fois deux semaines auparavant, en m?installant à ma place favorite. Il était quant à lui assis à l?autre extrémité de la grande table de bois, me faisant face. Ses cheveux d?ébène portés mi-longs et ses yeux noirs, étonnamment expressifs, avaient attiré mon attention.
? Depuis, chaque jour, nous nous retrouvions le soir à la même table de travail, à quelques sièges de distance. Pourtant, jamais il ne m?avait adressé la parole. Et j?étais quant à moi beaucoup trop réservée pour prendre une telle initiative ! Nous nous étions bornés à quelques regards furtifs, tissant entre mous une sorte de complicité. Une fois même il m?avait souri.
? Peu à peu, je m?étais prise à attendre comme un rendez-vous secret le moment où, les autres lecteurs ayant quitté leur place, nous nous retrouvions seuls, silencieux, penchés sur nos livres jusqu?à la fermeture de la bibliothèque.
? Mais ce soir-là, concentrée sur mon travail, je ne l?avais même pas vu partir et, sans trop savoir pourquoi, j?éprouvai une vague déception.
? Le bruit d?une chaise repoussée un peu plus loin me tira de ma rêverie. Mécontente de m?être laissé distraire, je ne pensai plus à l?inconnu et retournai à mon article.
? Je ne sus au juste combien de temps s?écoula, avant qu?un léger bruit ne se fît entendre derrière moi. J?allais me retourner quand une voix grave murmura :
_ Non, ne bougez pas. Continuez de lire.
? Les inflexions à la fois sensuelles et autoritaires de la voix me paralysèrent et je ne pus qu?obéir. Quelques secondes plus tard, je sentis dans mon cou un souffle tiède et ma vue se brouilla. Je fus incapable de réagir. On eût dit que toute volonté m?avait fuie. Et quand des lèvres chaudes se posèrent sur ma nuque, je fermai les yeux, défaillante.
? Le silence qui régnait alentour me donnait l?impression d?avoir était emportée hors du temps, hors de la réalité. ?tait-ce pour cette raison que je me laissais ainsi faire, que je m?abandonnais à cette caresse scandaleuse prodiguée par un inconnu ?
? Un instant, je fis mine de tourner la tête, mais une main ferme m?en empêcha et la voix ensorcelante dit :
_ Continuez de lire. Profitez seulement de ce qui s?offre à vous.
? En même temps, des mains habiles ôtaient une à une les épingles de mon chignon, et bientôt, la masse de mes cheveux roux tomba en cascade sur mes épaules. Palpitante, je tâchais pourtant d?obéir aux ordres de la voix magique et de lire, comme elle me le commandait.
? Mais j?en fus incapable.
? Avec la même autorité sensuelle qui m?avait paralysée tout à l?heure, l?inconnu me fît alors me lever et poussa ma chaise. A présent, je sentais contre mon dos son corps ferme et viril, tendu de désir, qui épousait le mien. Une bouffée de chaleur me monta à la tête et mes jambes se dérobèrent. De nouveau, je fermai les yeux, incapable de penser. Puis, je sentis deux mains audacieuses se glisser dans l?encolure de mon chemisier. Doucement, en traçant sur ma peau des arabesques sensuelles, les mains descendirent jusqu?à épouser la forme de mes seins. Tiraillée entre la honte et le plaisir, je tentais de me dégager. En vain, L?inconnu me tenait prisonnière, et je cédai.
? Sous ses doigts mouvants, les pointes de mes seins se durcirent, tandis qu?un désir inexorable montait en moi. Quand l?inconnu m?obligea à me pencher en avant, je n?eus même pas l?idée de résister. Ni quand il remonta lentement ma jupe sur mes cuisses. J?avais comme perdu la tête, et la culpabilité qui eût dû me ramener à la raison s?envola en fumée quand une main experte remonta le long de ma jambe, puis, avec lenteur, s?insinua plus haut, au plus secret de moi.
? Palpitante, je m?ouvris malgré moi. Dans mon dos, le souffle de l?homme s?était précipité, faisant écho au mien. Tandis qu?il me caressait, je sentis bientôt perler la jouissance. Puis des vagues de plaisirs se succédèrent en moi, à intervalles de plus en plus rapprochés, jusqu?à irradier tout mon corps. L?explosion de mes sens fut si violente que, pendant quelques secondes, je perdis conscience de tout.
? En levant les yeux sur l?horloge murale en face de moi, je me félicitai que la bibliothèque ne fermât qu?à 11 heures : j?avais encore un peu de temps devant moi.
? Autour de moi, les tables de travail étaient désertées. J?avais en effet l?habitude de m?installer tout au fond de l?immense salle, derrière plusieurs travées de la section Littérature. Comme les autres professeurs, je préférais cet endroit calme, situé loin des tables investies par les étudiants.
? A cette heure, rares étaient encore ceux qui continuaient de travailler. Pourtant, c?était la première fois que je restais seule dans ce coin isolé de la bibliothèque. D?habitude, un jeune universitaire inconnu, que je supposais faire des recherches sur de la poèsie antique pour l?avoir vu feuilleter un dictionnaire de latin, me tenait compagnie.
? Distraite, je me pris à songer à lui. Je l?avais vu pour la première fois deux semaines auparavant, en m?installant à ma place favorite. Il était quant à lui assis à l?autre extrémité de la grande table de bois, me faisant face. Ses cheveux d?ébène portés mi-longs et ses yeux noirs, étonnamment expressifs, avaient attiré mon attention.
? Depuis, chaque jour, nous nous retrouvions le soir à la même table de travail, à quelques sièges de distance. Pourtant, jamais il ne m?avait adressé la parole. Et j?étais quant à moi beaucoup trop réservée pour prendre une telle initiative ! Nous nous étions bornés à quelques regards furtifs, tissant entre mous une sorte de complicité. Une fois même il m?avait souri.
? Peu à peu, je m?étais prise à attendre comme un rendez-vous secret le moment où, les autres lecteurs ayant quitté leur place, nous nous retrouvions seuls, silencieux, penchés sur nos livres jusqu?à la fermeture de la bibliothèque.
? Mais ce soir-là, concentrée sur mon travail, je ne l?avais même pas vu partir et, sans trop savoir pourquoi, j?éprouvai une vague déception.
? Le bruit d?une chaise repoussée un peu plus loin me tira de ma rêverie. Mécontente de m?être laissé distraire, je ne pensai plus à l?inconnu et retournai à mon article.
? Je ne sus au juste combien de temps s?écoula, avant qu?un léger bruit ne se fît entendre derrière moi. J?allais me retourner quand une voix grave murmura :
_ Non, ne bougez pas. Continuez de lire.
? Les inflexions à la fois sensuelles et autoritaires de la voix me paralysèrent et je ne pus qu?obéir. Quelques secondes plus tard, je sentis dans mon cou un souffle tiède et ma vue se brouilla. Je fus incapable de réagir. On eût dit que toute volonté m?avait fuie. Et quand des lèvres chaudes se posèrent sur ma nuque, je fermai les yeux, défaillante.
? Le silence qui régnait alentour me donnait l?impression d?avoir était emportée hors du temps, hors de la réalité. ?tait-ce pour cette raison que je me laissais ainsi faire, que je m?abandonnais à cette caresse scandaleuse prodiguée par un inconnu ?
? Un instant, je fis mine de tourner la tête, mais une main ferme m?en empêcha et la voix ensorcelante dit :
_ Continuez de lire. Profitez seulement de ce qui s?offre à vous.
? En même temps, des mains habiles ôtaient une à une les épingles de mon chignon, et bientôt, la masse de mes cheveux roux tomba en cascade sur mes épaules. Palpitante, je tâchais pourtant d?obéir aux ordres de la voix magique et de lire, comme elle me le commandait.
? Mais j?en fus incapable.
? Avec la même autorité sensuelle qui m?avait paralysée tout à l?heure, l?inconnu me fît alors me lever et poussa ma chaise. A présent, je sentais contre mon dos son corps ferme et viril, tendu de désir, qui épousait le mien. Une bouffée de chaleur me monta à la tête et mes jambes se dérobèrent. De nouveau, je fermai les yeux, incapable de penser. Puis, je sentis deux mains audacieuses se glisser dans l?encolure de mon chemisier. Doucement, en traçant sur ma peau des arabesques sensuelles, les mains descendirent jusqu?à épouser la forme de mes seins. Tiraillée entre la honte et le plaisir, je tentais de me dégager. En vain, L?inconnu me tenait prisonnière, et je cédai.
? Sous ses doigts mouvants, les pointes de mes seins se durcirent, tandis qu?un désir inexorable montait en moi. Quand l?inconnu m?obligea à me pencher en avant, je n?eus même pas l?idée de résister. Ni quand il remonta lentement ma jupe sur mes cuisses. J?avais comme perdu la tête, et la culpabilité qui eût dû me ramener à la raison s?envola en fumée quand une main experte remonta le long de ma jambe, puis, avec lenteur, s?insinua plus haut, au plus secret de moi.
? Palpitante, je m?ouvris malgré moi. Dans mon dos, le souffle de l?homme s?était précipité, faisant écho au mien. Tandis qu?il me caressait, je sentis bientôt perler la jouissance. Puis des vagues de plaisirs se succédèrent en moi, à intervalles de plus en plus rapprochés, jusqu?à irradier tout mon corps. L?explosion de mes sens fut si violente que, pendant quelques secondes, je perdis conscience de tout.
? Quand je revins à moi, l?inconnu avait disparu. Seul le désordre de ma tenue, les épingles tombées à terre et le souvenir que conservait mon corps du plaisir pris me convainquirent que je n?avais pas rêvé.
? Au comble de la gêne, je me rajustai et ramassai mes affaires à la hâte. Comment allais-je pouvoir me regarder dans une glace sans mourir de honte, à présent ? Les mains tremblantes, comme une criminelle, je m?enfuis de la bibliothèque en prenant la résolution de ne plus jamais y mettre les pieds.
? Pourtant, j?y retournai le lendemain, comme attirée par un aimant. Là où se trouvait le jeune homme la veille, était ouvert un volume des métamorphoses d?Ovide ainsi qu?un paquet de notes. Je me rapprochai. Un petit objet était posé en évidence sur la page.
? C?était mon épingle à chignon. ?
? Au comble de la gêne, je me rajustai et ramassai mes affaires à la hâte. Comment allais-je pouvoir me regarder dans une glace sans mourir de honte, à présent ? Les mains tremblantes, comme une criminelle, je m?enfuis de la bibliothèque en prenant la résolution de ne plus jamais y mettre les pieds.
? Pourtant, j?y retournai le lendemain, comme attirée par un aimant. Là où se trouvait le jeune homme la veille, était ouvert un volume des métamorphoses d?Ovide ainsi qu?un paquet de notes. Je me rapprochai. Un petit objet était posé en évidence sur la page.
? C?était mon épingle à chignon. ?
ZOULOU
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