Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le secret de Judith — Chapitre 7
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Le secret de Judith
Chapitre 7
Chapitre 7. Révélation
17 heures. Voilà ma Solène qui remonte. Je crois qu'ils sont un peu fâchés avec Jeannot… Elle est rentrée à la maison tous les soirs depuis cette soirée avec cet idiot de Clément. Sans lui. Quel dommage ! J'espère que ça va s'arranger.
- Bonsoir ma chérie. Ca a été ta journée ?
- Ca va.
- Allez… viens. Viens boire un jus de fruit avec moi.
- D'accord… j'arrive...
- Ca va.
- Allez… viens. Viens boire un jus de fruit avec moi.
- D'accord… j'arrive...
Solène me rejoint sur le canapé de la terrasse. Elle a l'air triste, les yeux dans le vague. Depuis trois jours c'est la même chose. Soudain, une larme coule sur sa joue…
- Ma Solène….
- Mamie…
- Ma Solène….
- Mamie…
Elle s'allonge et pose sa tête sur mes genoux. Elle pleure. Je lui caresse les cheveux, le visage…
- Mamie… Je ne sais même pas pourquoi j'en veux à Jean… En fait, j'ai adoré ce qu'il m'a fait. Mais Clément s'est bien foutu de nous ! Et j'ai honte…. J'ai honte que tu nous aies vus… de m'être laissée faire… Et j'en veux à Jeannot d'avoir accepté de jouer à ça avec ce pervers…
- Solène… vous êtes jeunes… Jeannot a voulu essayer un truc nouveau… il s'est laissé embarquer, et vous aviez trop bu… Il t'en voulait sûrement d'avoir joué avec ses sentiments… Reconnais que tu n'étais pas très correcte avec ce Mike !
- Je sais…. Je m'en veux !!!
- Solène… vous êtes jeunes… Jeannot a voulu essayer un truc nouveau… il s'est laissé embarquer, et vous aviez trop bu… Il t'en voulait sûrement d'avoir joué avec ses sentiments… Reconnais que tu n'étais pas très correcte avec ce Mike !
- Je sais…. Je m'en veux !!!
Elle éclate en sanglots…
- Allez ma belle… Ca va passer. Il faut que vous vous parliez, c'est tout. Vous vous aimez, c'est évident. Lui aussi doit se morfondre, et il n'ose pas faire le premier pas… Il faut que tu lui pardonnes… et il te pardonnera aussi. Il n'attend que ça.
- Allez ma belle… Ca va passer. Il faut que vous vous parliez, c'est tout. Vous vous aimez, c'est évident. Lui aussi doit se morfondre, et il n'ose pas faire le premier pas… Il faut que tu lui pardonnes… et il te pardonnera aussi. Il n'attend que ça.
Elle continue de pleurer… doucement. Je la laisse, je continue à la caresser…
- On fait forcément des petites erreurs quand on est jeune… on apprend à se connaître…
Ne perds pas Jeannot à cause de ça ! Vous vous aimez… ce n'est rien cette histoire.
….
Moi… C'était bien autre chose.
Ne perds pas Jeannot à cause de ça ! Vous vous aimez… ce n'est rien cette histoire.
….
Moi… C'était bien autre chose.
Solène relève la tête, me regarde fixement, sèche ses larmes… Elle se rassoit près de moi, en tailleur, tournée vers moi. Mes yeux se perdent dans le vide devant moi.
- C'était il y a plus de cinquante ans… J'étais jeune, presque une gamine, insouciante… et totalement inconsciente. Inconsciente des hommes, leurs regards, leur envie… Je me promenais dans la montagne, je courais… partout… comme une enfant. Les garçons du village s'intéressaient à moi, me regardaient de plus en plus, voulaient m'inviter aux bals, ça me faisait rigoler… je jouais… je m'en fichais, ma tête était ailleurs. J'adorais me baigner dans les lacs, les rivières, l'été… comme toi ici. J'avais déniché un coin, bien caché, dans la forêt. Un torrent avec un petit réservoir, une petite baignoire comme ici. C'est Joseph qui l'avait aménagé, pour pêcher, je ne le savais pas. Un jour, j'étais vraiment jeune, il m'a surprise… J'étais nue. Je ne l'ai pas vu tout de suite mais quand je l'ai vu je n'ai pas eu peur. Je le connaissais depuis toujours. C'était le frère de Marie, ma meilleure amie, il était gentil. Il avait 5 ans de plus que moi, c'était un homme, mais je m'en foutais presque qu'il me voie nue. Il m'avait sûrement déjà vue, une fois ou l'autre, petite. C'était trop tard de toute façon. Je suis sortie de l'eau et me suis rhabillée… Il s'est approché. Nous sommes restés l'un près de l'autre, sans rien dire, puis il m'a parlé. Il m'a dit que c'était dangereux… Que les hommes ne devaient pas voir ça, qu'ils étaient fous… Je ne comprenais pas bien mais il avait l'air grave… Je lui ai promis de ne jamais recommencer… Il m'a dit que si je voulais je pouvais revenir ici, que lui seul connaissait ce réservoir caché au milieu des arbres et des buissons. Alors j'ai continué… Ca a duré des années. Parfois Joseph revenait. Il me voyait. Je me rhabillais. Nous restions ensemble, je le regardais pêcher. Il était beau… gentil, attentionné. Evidemment… petit à petit…
Je grandissais, je devenais femme… Je savais maintenant que c'était fou… mais je voulais qu'il me voie nue. Je restais de plus en plus longtemps dans l'eau quand il arrivait. Je l'aimais… J'aimais sa gentillesse, son respect, son attitude protectrice. Avec lui, rien ne pouvait m'arriver. Et il était beau !! Grand, fort… Sûrement que lui aussi m'aimait.
Mais il y avait tant de garçons qui me regardaient… Il y avait Pierre, son frère... le jumeau de Marie. Depuis toujours nous jouions ensemble. Il disait qu'il m'aimait. Il m'avait demandé en mariage des dizaines de fois ! Mais moi, je continuais à jouer ! Je ne comprenais pas qu'en grandissant c'était devenu sérieux… Il faisait tout pour moi, il me défendait, se battait avec d'autres garçons, je ne savais pas toujours pourquoi, Marie me disait que c'était parce qu'ils parlaient mal de moi… Elle n'arrêtait pas de me dire de m'habiller autrement, de moins me montrer, de baisser les yeux, de ne plus courir la montagne… Mais moi, c'était toute ma vie !
Et puis un jour, il s'est passé ce qui devait arriver entre Joseph et moi. C'était l'été. Il faisait beau, chaud, nous nous sommes couchés dans l'herbe. Il m'a embrassée… je l'ai attiré à moi… je me suis offerte. Il m'a aimée. C'était beau… Doux, tendre, maladroit, profond… Nous sommes restés des heures dans notre nid… Nous l'avons refait sans cesse… abandonnés l'un à l'autre, seuls au monde, nus en pleine nature, en communion totale…
Je grandissais, je devenais femme… Je savais maintenant que c'était fou… mais je voulais qu'il me voie nue. Je restais de plus en plus longtemps dans l'eau quand il arrivait. Je l'aimais… J'aimais sa gentillesse, son respect, son attitude protectrice. Avec lui, rien ne pouvait m'arriver. Et il était beau !! Grand, fort… Sûrement que lui aussi m'aimait.
Mais il y avait tant de garçons qui me regardaient… Il y avait Pierre, son frère... le jumeau de Marie. Depuis toujours nous jouions ensemble. Il disait qu'il m'aimait. Il m'avait demandé en mariage des dizaines de fois ! Mais moi, je continuais à jouer ! Je ne comprenais pas qu'en grandissant c'était devenu sérieux… Il faisait tout pour moi, il me défendait, se battait avec d'autres garçons, je ne savais pas toujours pourquoi, Marie me disait que c'était parce qu'ils parlaient mal de moi… Elle n'arrêtait pas de me dire de m'habiller autrement, de moins me montrer, de baisser les yeux, de ne plus courir la montagne… Mais moi, c'était toute ma vie !
Et puis un jour, il s'est passé ce qui devait arriver entre Joseph et moi. C'était l'été. Il faisait beau, chaud, nous nous sommes couchés dans l'herbe. Il m'a embrassée… je l'ai attiré à moi… je me suis offerte. Il m'a aimée. C'était beau… Doux, tendre, maladroit, profond… Nous sommes restés des heures dans notre nid… Nous l'avons refait sans cesse… abandonnés l'un à l'autre, seuls au monde, nus en pleine nature, en communion totale…
**********
Judith pleure doucement. Je la regarde. Suspendue à son récit… Son histoire…
- Que s'est-il passé ensuite ? …. Pourquoi n'êtes-vous pas restés ensemble ?
- Pierre… je ne sais pas comment, mais il l'a su… ou il l'a deviné… Il est devenu fou… Fou de jalousie. Un soir, quelques jours après, il y a eu un bal. Le 14 juillet. Il avait trop bu. Il m'a entraînée à l'écart, dans une grange, il voulait me parler. Mais ce n'était plus mon gentil Pierre. C'était la colère… la violence. Il a déchiré ma robe… J'ai crié mais il m'a bâillonnée de sa main…
- Pierre… je ne sais pas comment, mais il l'a su… ou il l'a deviné… Il est devenu fou… Fou de jalousie. Un soir, quelques jours après, il y a eu un bal. Le 14 juillet. Il avait trop bu. Il m'a entraînée à l'écart, dans une grange, il voulait me parler. Mais ce n'était plus mon gentil Pierre. C'était la colère… la violence. Il a déchiré ma robe… J'ai crié mais il m'a bâillonnée de sa main…
Les larmes coulent sans cesse sur ses joues. Elle parle la gorge nouée, étouffant des sanglots...
- Mamie… Ma petite mamie…
- Il m'a forcée. Il m'a violée ! J'étais terrifiée. Il était fou. Il me pénétrait de force, j'avais mal. Ca n'a sans doute duré que quelques instants, mais ce furent les minutes les plus longues et les plus violentes de mon existence. Quand il a fini, il s'est enfui, et il m'a laissée là. J'étais en état de choc. Recroquevillée. Paralysée.
C'est Marie qui m'a trouvée… Joseph l'a aidée à me chercher. Il est resté près de moi pendant que Marie allait me chercher une nouvelle robe… Je ne voulais pas lui dire qui m'avait fait ça… Il était terrifié, fou de rage, mais il se contenait… tant qu'il était près de moi… Mais il a compris que c'était Pierre… Lui aussi avait disparu. Il l'a cherché. Et il l'a trouvé. Je ne sais pas exactement ce qu'il s'est passé… Mais Pierre a pris une raclée monumentale d'après ce que m'a dit Marie. Pendant des jours on ne l'a plus vu. Et puis il est parti… Il a quitté le village et est parti à Toulouse. On y embauchait à tour de bras à l'époque… Il est devenu manœuvre dans le bâtiment je crois. Marie m'en a voulu à mort…
- Quelle salope ! C'est quand même son gros connard de frangin qui t'a violée !!! Ce sale enculé, il mériterait que je lui éclate les couilles ! Il est toujours vivant ?! Comment il a pu se barrer ?! Tu n'as pas porté plainte !?
- Ma Solène…. Essaie de comprendre… C'était une autre époque. Même aujourd'hui c'est difficile de porter plainte. Je n'y ai même pas vraiment pensé… Tout le monde m'en a détourné, m'a culpabilisée en quelque sorte… Mes parents, mon frère, qui l'a su aussi, Marie bien-sûr… Même Joseph pensait que ça ne servirait qu'à me blesser davantage. En gros, il fallait s'y attendre, je n'avais qu'à faire attention, être moins impudique… Alors imagine les gendarmes… La petite allumeuse qui se fait violer…
- Mamie…
- Il m'a forcée. Il m'a violée ! J'étais terrifiée. Il était fou. Il me pénétrait de force, j'avais mal. Ca n'a sans doute duré que quelques instants, mais ce furent les minutes les plus longues et les plus violentes de mon existence. Quand il a fini, il s'est enfui, et il m'a laissée là. J'étais en état de choc. Recroquevillée. Paralysée.
C'est Marie qui m'a trouvée… Joseph l'a aidée à me chercher. Il est resté près de moi pendant que Marie allait me chercher une nouvelle robe… Je ne voulais pas lui dire qui m'avait fait ça… Il était terrifié, fou de rage, mais il se contenait… tant qu'il était près de moi… Mais il a compris que c'était Pierre… Lui aussi avait disparu. Il l'a cherché. Et il l'a trouvé. Je ne sais pas exactement ce qu'il s'est passé… Mais Pierre a pris une raclée monumentale d'après ce que m'a dit Marie. Pendant des jours on ne l'a plus vu. Et puis il est parti… Il a quitté le village et est parti à Toulouse. On y embauchait à tour de bras à l'époque… Il est devenu manœuvre dans le bâtiment je crois. Marie m'en a voulu à mort…
- Quelle salope ! C'est quand même son gros connard de frangin qui t'a violée !!! Ce sale enculé, il mériterait que je lui éclate les couilles ! Il est toujours vivant ?! Comment il a pu se barrer ?! Tu n'as pas porté plainte !?
- Ma Solène…. Essaie de comprendre… C'était une autre époque. Même aujourd'hui c'est difficile de porter plainte. Je n'y ai même pas vraiment pensé… Tout le monde m'en a détourné, m'a culpabilisée en quelque sorte… Mes parents, mon frère, qui l'a su aussi, Marie bien-sûr… Même Joseph pensait que ça ne servirait qu'à me blesser davantage. En gros, il fallait s'y attendre, je n'avais qu'à faire attention, être moins impudique… Alors imagine les gendarmes… La petite allumeuse qui se fait violer…
- Mamie…
Maintenant nous pleurons toutes les deux… Je me serre contre elle. Je pose ma tête sur son épaule, lui caresse la tête…
- Il y avait autre chose aussi…
- …
- Je suis tombée enceinte…
- Non… non… Tu… C'était Pierre ?
- Je ne savais pas… C'était impossible de savoir… Pierre, Joseph… Je l'ai dit à Joseph… Lui, il voulait qu'on se marie, au plus vite, pour tout arranger ! Mais j'étais détruite… Je devenais folle… Je ne pouvais pas ! C'était impossible ! Un monstre en moi ! Qui grandissait, me dévorerait ! Il fallait que j'arrache ce monstre de mon ventre ! Alors… Même si c'était contre ses principes – il était très croyant - il m'a aidée. Il voyait bien que je n'y arrivais pas. Il m'a aidé avec Marie. Elle a trouvé quelqu'un. Il m'a emmenée. A Toulouse. Dans la voiture de la ferme. Ce n'était pas légal à l'époque, c'était vraiment courageux de sa part de m'accompagner... Il m'aimait…
Mes parents n'ont jamais rien su. Heureusement, ça s'est bien passé… enfin, médicalement… Moi, j'étais anéantie. Et entre Joseph et moi, malgré sa patience et son amour, tout a été détruit.
J'ai quitté le village dès que j'ai pu, après mon bac. Mes parents n'ont rien fait pour m'en empêcher. Je suis partie à Bordeaux pour mes études. Puis à Paris. Je ne suis pratiquement plus revenue ici pendant des années. De toute façon mes parents avaient honte de moi… en tout cas c'est ce que je croyais. En fait, j'ai compris plus tard qu'ils souffraient aussi…
- Il y avait autre chose aussi…
- …
- Je suis tombée enceinte…
- Non… non… Tu… C'était Pierre ?
- Je ne savais pas… C'était impossible de savoir… Pierre, Joseph… Je l'ai dit à Joseph… Lui, il voulait qu'on se marie, au plus vite, pour tout arranger ! Mais j'étais détruite… Je devenais folle… Je ne pouvais pas ! C'était impossible ! Un monstre en moi ! Qui grandissait, me dévorerait ! Il fallait que j'arrache ce monstre de mon ventre ! Alors… Même si c'était contre ses principes – il était très croyant - il m'a aidée. Il voyait bien que je n'y arrivais pas. Il m'a aidé avec Marie. Elle a trouvé quelqu'un. Il m'a emmenée. A Toulouse. Dans la voiture de la ferme. Ce n'était pas légal à l'époque, c'était vraiment courageux de sa part de m'accompagner... Il m'aimait…
Mes parents n'ont jamais rien su. Heureusement, ça s'est bien passé… enfin, médicalement… Moi, j'étais anéantie. Et entre Joseph et moi, malgré sa patience et son amour, tout a été détruit.
J'ai quitté le village dès que j'ai pu, après mon bac. Mes parents n'ont rien fait pour m'en empêcher. Je suis partie à Bordeaux pour mes études. Puis à Paris. Je ne suis pratiquement plus revenue ici pendant des années. De toute façon mes parents avaient honte de moi… en tout cas c'est ce que je croyais. En fait, j'ai compris plus tard qu'ils souffraient aussi…
Elle se tait. Nous restons en silence. Je l'embrasse, la caresse.
- Mais comment as-tu fait… pour surmonter ça ? Pour devenir la Judith que je connais ? Rayonnante, aimante, apaisée, apaisante...
- … Ce fut long… un très long chemin… J'ai d'abord plongé très profond… Après 68 il y a eu toutes sortes d'expériences… Pas toujours très heureuses. Des substances. Des gens un peu pervers. Tout explosait, tout le monde se libérait… Pour certains ça a été une fête… Mais pour moi, avec ce fardeau… J'ai fait beaucoup de conneries. J'aurais pu ne jamais m'en remettre. Heureusement, j'ai fini par rencontrer de bonnes personnes. Une femme surtout, qui m'a comprise, aidée, aimée, soignée…
- Tu veux dire…
- Oui. Elle m'a aimée et je l'ai aimée. Nous avons voyagé. Quitté la France. Comme beaucoup à cette époque nous sommes allées en Inde. C'est là-bas que j'ai trouvé la guérison. Ils savent guérir les âmes… Pas nous. Les psys… Ca ne vaut pas grand-chose face à 4 000 ans de sagesse. J'y suis restée cinq ans.
- Et cette femme… qu'est-elle devenue ?
- Ça a duré cinq ans aussi… Elle était bien plus âgée que moi… Là-bas, j'ai rencontré un homme… Un Français, photographe, artiste… il a été patient, il m'a apprivoisée, rassurée… J'avais 28 ans. Je suis tombée à nouveau enceinte. Je le voulais, je voulais être mère. Nous sommes rentrés en France juste avant la naissance. De ta mère.
- … Ce fut long… un très long chemin… J'ai d'abord plongé très profond… Après 68 il y a eu toutes sortes d'expériences… Pas toujours très heureuses. Des substances. Des gens un peu pervers. Tout explosait, tout le monde se libérait… Pour certains ça a été une fête… Mais pour moi, avec ce fardeau… J'ai fait beaucoup de conneries. J'aurais pu ne jamais m'en remettre. Heureusement, j'ai fini par rencontrer de bonnes personnes. Une femme surtout, qui m'a comprise, aidée, aimée, soignée…
- Tu veux dire…
- Oui. Elle m'a aimée et je l'ai aimée. Nous avons voyagé. Quitté la France. Comme beaucoup à cette époque nous sommes allées en Inde. C'est là-bas que j'ai trouvé la guérison. Ils savent guérir les âmes… Pas nous. Les psys… Ca ne vaut pas grand-chose face à 4 000 ans de sagesse. J'y suis restée cinq ans.
- Et cette femme… qu'est-elle devenue ?
- Ça a duré cinq ans aussi… Elle était bien plus âgée que moi… Là-bas, j'ai rencontré un homme… Un Français, photographe, artiste… il a été patient, il m'a apprivoisée, rassurée… J'avais 28 ans. Je suis tombée à nouveau enceinte. Je le voulais, je voulais être mère. Nous sommes rentrés en France juste avant la naissance. De ta mère.
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21h30. Je suis remontée dans ma chambre. Après le récit de Judith, nous avons préparé le repas et mangé assez vite, puis chacune s'est isolée. Nous avions, je crois, chacune besoin de digérer cet aveu… Judith… Quelle histoire terrible ! Je n'en avais absolument jamais entendu parler… Jamais je ne me serais doutée qu'à l'origine de son cheminement spirituel il y avait un tel drame… Quelle souffrance… Ma Judith, ma petite mamie… Si je retrouve ce sale fils de pute de Pierre je lui éclate les couilles ! Quel sale connard ! Quand je pense que cet enculé a pu vivre tranquillement après son crime !
Jeannot… comme j'aimerais qu'il me prenne dans ses bras… Il faut que je lui pardonne… Cette soirée, c'était juste une connerie, de nous deux. Je prends mon téléphone…
Nouveau message > Jean > « Mon amour, tu me manques… ».
**********
Je pédale. Je pédale de toutes mes forces.
Elle m'aime encore !
Je grimpe. Je suis crevé, après mon service, mais j'ai des ailes ! Je vole vers mon amour. Solène !!! Ca y est j'aperçois la maison de Judith, là-bas dans le vallon, encore 1 km ! Je pense que je viens de battre tous les records d'Armstrong ! Dopé à l'amour !
J'arrive dans la cour à toute vitesse, je jette mon vélo contre le mur.
Je me précipite à l'intérieur de la maison. Solène est dans le salon, face à la porte. Elle m'attendait ! Elle me saute au cou. Nous nous embrassons comme des fous, je dévore sa bouche, son visage, son cou… Elle en fait autant… Elle me serre, me griffe… Mes mains passent sur son dos, ses seins, ses fesses… Elle est en t-shirt de nuit, culotte de coton, mes mains se glissent sous le tissu, caressent ses petites fesses adorées.... Elle soupire, j'ai le souffle court, je la mordille, ma verge est tendue à mort dans mon pantalon… sa main se glisse entre mes jambes, s'efforce de la libérer… elle finit par défaire ma ceinture, déboutonne mon jean qui tombe à mes pieds, je l'enlève, mon boxer le rejoint immédiatement… Solène m'arrache littéralement mon t-shirt, sa bouche me couvre de baisers, elle suce mes tétons, descend vers mon ventre… elle me mange… ses mains empoignent mes fesses… je la caresse… je gémis… je sens son souffle sur mon sexe… sa langue… ses lèvres… oohh…
Elle m'aime encore !
Je grimpe. Je suis crevé, après mon service, mais j'ai des ailes ! Je vole vers mon amour. Solène !!! Ca y est j'aperçois la maison de Judith, là-bas dans le vallon, encore 1 km ! Je pense que je viens de battre tous les records d'Armstrong ! Dopé à l'amour !
J'arrive dans la cour à toute vitesse, je jette mon vélo contre le mur.
Je me précipite à l'intérieur de la maison. Solène est dans le salon, face à la porte. Elle m'attendait ! Elle me saute au cou. Nous nous embrassons comme des fous, je dévore sa bouche, son visage, son cou… Elle en fait autant… Elle me serre, me griffe… Mes mains passent sur son dos, ses seins, ses fesses… Elle est en t-shirt de nuit, culotte de coton, mes mains se glissent sous le tissu, caressent ses petites fesses adorées.... Elle soupire, j'ai le souffle court, je la mordille, ma verge est tendue à mort dans mon pantalon… sa main se glisse entre mes jambes, s'efforce de la libérer… elle finit par défaire ma ceinture, déboutonne mon jean qui tombe à mes pieds, je l'enlève, mon boxer le rejoint immédiatement… Solène m'arrache littéralement mon t-shirt, sa bouche me couvre de baisers, elle suce mes tétons, descend vers mon ventre… elle me mange… ses mains empoignent mes fesses… je la caresse… je gémis… je sens son souffle sur mon sexe… sa langue… ses lèvres… oohh…
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Je suce… je suce… je suce mon amour… mon Jeannot… sa bite… en moi… Je l'aime ! Je le mange… je sens son plaisir… ses tremblements… ses soupirs, ses gémissements… je l'avale, tout au fond, tout au fond… je remonte, je reviens, je repars… ma langue sur son gland… ma main sur ses couilles, ses fesses… son petit trou… je m'enfonce doucement… je le travaille… il gémit de plus en plus vite, de plus en plus fort… je m'active sur son membre, ma bouche va et vient à toute vitesse… il crie… son sperme m'envahit… il me remplit… je le bois… oui, mon amour, oui, donne-moi, oui… je le lèche, j'avale tout, jusqu'à la dernière goutte…. ses jambes flagellent, il s'affale dans le fauteuil… Je le regarde. Il me sourit, extatique. Puis il me fait signe.
Je retire mon t-shirt, ma culotte… Je suis nue face à mon amour. Je m'approche lentement de lui… je l'enjambe… Je suis sur ses genoux, dans le fauteuil, sa tête contre ma poitrine… je le caresse, lui baise la tête, le visage… Je sens ses mains sur mon dos… il reprend vie… me caresse… il embrasse mes seins, les lèche, oooh, mes tétons sont plus durs que jamais, pointés vers sa bouche, il les mange… sa langue… oui… mon Jeannot, mon amour. Son sexe se réveille … je le sens entre mes jambes, il se lève, se dresse vers moi… Viens !!! Mes lèvres sont totalement ouvertes, je dégouline…. Je glisse une main entre mes cuisses, saisis doucement son membre et l'accompagne vers mon orifice… Ca y est, je le sens, il est en moi… Je bouge doucement… il est là, je veux juste le sentir, sa bite, dans mon ventre, partout, elle s'enfonce, durcit, grandit… je me meus sur son sexe, doucement, très lentement, je le serre, je l'engloutis, le guide en moi… mon vagin se répand… le plaisir monte… Jean ne cesse de dévorer mes seins, mon cou, mes épaules… il me lèche, je suis couverte de sa salive, je transpire, je glisse contre son torse, la cyprine coule sur ses cuisses… nos corps sont unis, mélangés, fluides… la jouissance prend tout mon ventre, mon cœur, monte vers ma tête… Je gémis, je l'aime, je n'arrête pas de le lui dire, je l'embrasse, il me mange, il m'adore, je veux être avec lui, je crie, je tremble, il jouit, son sperme gicle en moi, il me secoue, l'orgasme nous prend tous les deux, nous sommes serrés comme jamais, je l'écrase, mes bras entourent son torse… je sens sa jouissance en moi… il m'aime… c'est inouï… mon cerveau explose… je m'effondre sur mon homme… je perds conscience… je le garde en moi… là…
**********
Solène…. Ma Solène…. Mon amour…. Elle est là, contre moi, nous sommes un… Je ne veux plus quitter ce fauteuil. Je la veux pour toujours dans mes bras, mon sexe en elle… elle en moi…
**********
Ils se sont retrouvés… ils sont beaux… je les regarde… Ma Solène ! Ma petite-fille.
(à suivre)
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Commentaires ()
C'est donc sa le secret de judith, elle ses fait violé par un gros fumier qui mériterait qu'on lui arrache les couilles et qu'on lui fasse bouffer, quelle tristesse, quelle sombre histoire, elle a bien fait d'en parler à Solène pour extérioriser.
J'avais aussi raison Solène et Jean c'était fâchée à cause de Clément, heureusement qu'ils se sont réconciliés, car sinon ça l'est encore plus assombrir ce chapitre qui est déjà assez avec la révélation de Judith.
Merci beaucoup et j'ai hâte de lire le prochain chapitre avec joie.
Cordialement.
Julien66000