Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le secret de Judith — Chapitre 5
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Le secret de Judith
Chapitre 5
Chapitre 5. Confiance.
Je me réveille. Solène est déjà partie. Elle commençait encore à 7 heures. Moi, ce sera à 10 heures. Il y a marché aujourd'hui et le coup de feu ce sera la fin de matinée et le déjeuner, le patron veut que je sois là. Je ne bosse pas ce soir, je finirai vers 17h, on se retrouvera chez Judith.
Pourquoi a-t-elle pleuré hier soir ? On n'a même pas eu le temps d'en parler… J'espère que ce n'est rien de grave. En tout cas, on a fait l'amour comme jamais… Et elle m'aime ! Moi aussi, je suis fou d'elle !
Mais… Cécile ? Oh la la, je ne sais plus, je ne sais pas… Après tout, c'est elle qui l'a voulu…
Pourquoi a-t-elle pleuré hier soir ? On n'a même pas eu le temps d'en parler… J'espère que ce n'est rien de grave. En tout cas, on a fait l'amour comme jamais… Et elle m'aime ! Moi aussi, je suis fou d'elle !
Mais… Cécile ? Oh la la, je ne sais plus, je ne sais pas… Après tout, c'est elle qui l'a voulu…
********
- Ecoute Boris, j'ai du boulot là. Le foot, je m'en fous, je n'ai jamais compris l'intérêt. Et les bagnoles non plus. J'en ai rien à foutre de ta caisse de gros kéké ! Moi je kiffe le métro ! Quand je serai grande je serai conductrice de métro !
- OK je vois. Madame la parisienne est trop bien pour les bouseux de la montagne ! N'empêche que le bouseux, il te baiserait sûrement mieux que ton gamin ! Mais en fait, non, j'aime pas planches à pain. Et encore moins les pisseuses snob. Tant pis pour toi ! Allez, ciao, moi aussi j'ai mieux à faire.
- OK je vois. Madame la parisienne est trop bien pour les bouseux de la montagne ! N'empêche que le bouseux, il te baiserait sûrement mieux que ton gamin ! Mais en fait, non, j'aime pas planches à pain. Et encore moins les pisseuses snob. Tant pis pour toi ! Allez, ciao, moi aussi j'ai mieux à faire.
Bon, cette fois-ci je pense que le message est passé ! Planche à pain ! Non mais j'hallucine ! Un petit 85B… OK c'est pas très gros, mais quand même ! Connard !
Allez, voilà Juliette. Je me casse. Jeannot finit à 17h. Si on montait ensemble chez Judith ? Je retournerais bien faire un tour dans le pré d'hier. Ce Joseph ne m'a pas tout dit, s'il est là je peux peut-être lui tirer encore les vers du nez.
Déverrouiller > Nouveau message > Jean > « Mon amour, finalement je passe te prendre à 17h, on montera ensemble. »
Message reçu de Jean « Cool. Je t'aime ! J'espère que ça va mieux qu'hier ».
Répondre > « Oui, t'inquiète. Juste un coup de blues. Pas grave. T'aime aussi. »
Message reçu de Jean « Cool. Je t'aime ! J'espère que ça va mieux qu'hier ».
Répondre > « Oui, t'inquiète. Juste un coup de blues. Pas grave. T'aime aussi. »
Je prends mon vélo et file vers le pré.
*********
Ah ! Saloperie de jambe droite. Toujours à me faire souffrir. Quand je pense qu'avant je grimpais comme un bouquetin ! J'aimerais bien quand même remonter au moins une fois aux estives, avant de mourir. C'est vraiment pas beau la vieillesse… Enfin, heureusement il me reste la pêche.
Tiens ! Le vélo de la petite à Judith… Elle est revenue… Quelle drôle de fille. Le portrait craché de sa grand-mère, c'est fou. Même caractère. Insouciante. Elle devrait quand même se méfier, même si aujourd'hui les temps ont changé, il y a toujours des tordus… Je vais descendre au gave et la laisser tranquille. Hier elle m'a tourneboulé… j'en ai pas dormi de la nuit. La voir comme ça, presque nue… repenser à toute cette histoire… Judith… nue…
*********
Le soleil enveloppe ma peau… Je suis allongée dans l'herbe, sur la serviette empruntée à l'hôtel. Je ne porte que ma petite culotte blanche, légèrement ajourée de dentelles sur le devant, plus échancrée et sexy que celle d'hier, elle dévoile largement le bas de mes fesses. J'aimerais tant l'enlever… sentir le soleil entre mes jambes, sur mes fesses… Mais je n'ose pas… pas ici…
Est-ce que Joseph est revenu ? Il n'était pas là quand je suis arrivée. Je me rassois pour jeter un oeil. Oui ! Je l'aperçois en bas, il pêche. Je me lève entièrement et lui fais signe. Ca y est, il m'a vue !
Est-ce que Joseph est revenu ? Il n'était pas là quand je suis arrivée. Je me rassois pour jeter un oeil. Oui ! Je l'aperçois en bas, il pêche. Je me lève entièrement et lui fais signe. Ca y est, il m'a vue !
*********
Oh la la, c'est pas possible ! J'ai l'impression que la petite est encore moins couverte qu'hier ! C'est fou ! Allez, laisse-moi tranquille et reste bronzer. Mais merde ! La voilà qui descend, nue ! Ah non, elle a une culotte, enfin si on peut appeler ça une culotte… Qu'est-ce qu'on fait pas de nos jours.
- Bonjour Joseph.
- Bonjour ma petite.
- Ca mord ?
- Bof, je viens d'arriver.
- Je peux rester vous regarder ? Je ne sais pas pêcher, j'aimerais bien apprendre…
- Ah…
- Ca ne vous dérange pas ?
- Euh… non… enfin, tu vas avoir froid ici sous les arbres, non ?
- Je sais pas… si j'ai froid je me couvrirai…
- Ah oui…
- Alors ?
- Ben, je vais pas te chasser. Tout le monde peut regarder, hein… Mais je sais pas si tu vas apprendre grand-chose… faut pratiquer.
- Oh ben si vous voulez me faire pratiquer, pourquoi pas…
- Oui ben, pas dans cette tenue en tout cas…
- Eh ! Je crois que vous avez une touche là, ça bouge !
- Ah oui ! Ah, c'est une belle truite, ça ! Viens par ici ma belle ! Tiens petite ! Aide-moi ! Prends l'épuisette.
- Bonjour ma petite.
- Ca mord ?
- Bof, je viens d'arriver.
- Je peux rester vous regarder ? Je ne sais pas pêcher, j'aimerais bien apprendre…
- Ah…
- Ca ne vous dérange pas ?
- Euh… non… enfin, tu vas avoir froid ici sous les arbres, non ?
- Je sais pas… si j'ai froid je me couvrirai…
- Ah oui…
- Alors ?
- Ben, je vais pas te chasser. Tout le monde peut regarder, hein… Mais je sais pas si tu vas apprendre grand-chose… faut pratiquer.
- Oh ben si vous voulez me faire pratiquer, pourquoi pas…
- Oui ben, pas dans cette tenue en tout cas…
- Eh ! Je crois que vous avez une touche là, ça bouge !
- Ah oui ! Ah, c'est une belle truite, ça ! Viens par ici ma belle ! Tiens petite ! Aide-moi ! Prends l'épuisette.
La petite saisit l'épuisette et essaie d'attraper la truite au bout de la ligne. Ça y est ! Elle se débat mais c'est bon. Je l'assomme et la glisse dans mon seau. La petite s'est accroupie dans l'herbe, elle la regarde. Sa petite poitrine nue pend au-dessus du seau…. son dos, ses hanches, ses fesses… si fine… si belle… Elle s'agenouille, me regarde… Et cette culotte qui ne cache même pas toutes ses fesses et son bas-ventre….
**********
Je suis à genoux dans l'herbe, je relève la tête vers Joseph et lui souris.
- Bravo Joseph ! Vous êtes un sacré pêcheur !
- Je fais ça depuis tout petit… et ici c'est un sacré bon coin, c'est pour ça que je viens presque tous les jours et que j'interdis aux autres de venir ! J'ai plus les jambes pour courir ailleurs, alors faut bien que je me défende !
- Vous faites ça depuis toujours ?
- Oui. Quand j'étais jeune j'allais pêcher partout dans la montagne. C'est pour ça que je croisais souvent Judith. Elle, c'était souvent pour se baigner… pas toujours très couverte, elle non plus…
- Non ?!!! Vous déconnez ! Vous voulez dire qu'elle se baignait nue dans la montagne ? Vous l'avez vue nue !!?
- Oh la ! Je crois que j'ai encore trop parlé, moi !
- Non non ! Allez ! Dites-moi !
- Je fais ça depuis tout petit… et ici c'est un sacré bon coin, c'est pour ça que je viens presque tous les jours et que j'interdis aux autres de venir ! J'ai plus les jambes pour courir ailleurs, alors faut bien que je me défende !
- Vous faites ça depuis toujours ?
- Oui. Quand j'étais jeune j'allais pêcher partout dans la montagne. C'est pour ça que je croisais souvent Judith. Elle, c'était souvent pour se baigner… pas toujours très couverte, elle non plus…
- Non ?!!! Vous déconnez ! Vous voulez dire qu'elle se baignait nue dans la montagne ? Vous l'avez vue nue !!?
- Oh la ! Je crois que j'ai encore trop parlé, moi !
- Non non ! Allez ! Dites-moi !
Je le torture à nouveau du regard…
- Oh ! C'est pas possible à la fin…. Oui ! Une fois je l'ai surprise, c'était déjà une jeune fille… Elle était nue dans un petit torrent, où j'avais fait un barrage pour créer un petit réservoir pour pêcher... J'ai failli m'évanouir tellement elle était belle, dans l'eau, dans un rayon de soleil… Elle ne me voyait pas, elle se baignait… Je suis resté la regarder, caché dans les buissons, pétrifié. Et puis elle m'a vu. Elle n'a même pas paniqué. On se connaissait bien. Elle m'a souri, est sortie de l'eau et s'est rhabillée calmement. Je me suis approché. Je lui ai dit qu'elle ne devrait pas faire ça, que c'était dangereux, mais elle a haussé les épaules, elle s'en fichait. Elle ne se rendait pas compte. Elle m'a dit qu'elle adorait se baigner, sentir l'eau et le soleil sur sa peau, son torse, ses jambes… Finalement je lui ai fait promettre d'au moins ne jamais faire ça ailleurs. Le coin était bien caché derrière les arbres, le torrent encaissé, pas vraiment de chemin, il n'y avait que moi qui y venait, à ma connaissance. Mais elle, elle l'avait trouvé… Alors, c'est devenu notre secret. De temps en temps je la croisais à nouveau. Chaque année elle grandissait, devenait une vraie femme…
- Et… il ne s'est jamais rien passé entre vous ? Elle devait avoir sacrément confiance… ou être amoureuse…
- ….
- Et… il ne s'est jamais rien passé entre vous ? Elle devait avoir sacrément confiance… ou être amoureuse…
- ….
Il se tait. Ses yeux sont humides, une larme coule sur sa joue. Il tourne vivement la tête, je le vois de dos se passer une manche sur le visage. J'ai compris. Je me tais. Mais, et son frère Pierre ? et Marie ?
Je me lève et lui passe la main dans le dos, doucement, tendrement. Pauvre Joseph. Il se retourne vers moi, me regarde avec de grands yeux, je vois bien qu'il retient ses larmes. Je lui souris le plus gentiment possible… Sa main monte vers mon visage… je sens sa paume ridée, craquelée, sur ma joue… une caresse tendre, aimante, enveloppante, celle que pourrait faire un grand-père à sa petite-fille… Dans un élan de tendresse, un besoin d'affection, je me blottis contre son torse. Il hésite, ne sait pas quoi faire de ses grands bras… enfin il les croise sur mon dos et lâche un long soupir. Je sens ses épaules qui se relâchent.
Je me lève et lui passe la main dans le dos, doucement, tendrement. Pauvre Joseph. Il se retourne vers moi, me regarde avec de grands yeux, je vois bien qu'il retient ses larmes. Je lui souris le plus gentiment possible… Sa main monte vers mon visage… je sens sa paume ridée, craquelée, sur ma joue… une caresse tendre, aimante, enveloppante, celle que pourrait faire un grand-père à sa petite-fille… Dans un élan de tendresse, un besoin d'affection, je me blottis contre son torse. Il hésite, ne sait pas quoi faire de ses grands bras… enfin il les croise sur mon dos et lâche un long soupir. Je sens ses épaules qui se relâchent.
- Petite… Tu lui ressembles tellement…
- … Vous êtes un type formidable Joseph… J'aurais aimé que ce soit vous mon grand-père, pas cet imbécile qui a laissé tomber Judith.
- … Vous êtes un type formidable Joseph… J'aurais aimé que ce soit vous mon grand-père, pas cet imbécile qui a laissé tomber Judith.
Nous restons debout, enlacés sans rien dire.
- Petite… Je sais que tu es comme elle… libre et insouciante. Mais promets-moi de faire attention… vraiment. Il y a encore des hommes sauvages… et pas qu'ici.
- Je sais. Ne t'inquiète pas Joseph… je fais attention… à Paris c'est une vraie jungle pour les femmes, on apprend à se défendre.
- Je suis content que tu me tutoies…
- Je sais. Ne t'inquiète pas Joseph… je fais attention… à Paris c'est une vraie jungle pour les femmes, on apprend à se défendre.
- Je suis content que tu me tutoies…
Joseph recommence à pêcher. Je m'assois près de lui, au soleil. Je le regarde. Il est beau. Ses gestes sont sûrs, précis, élégants, il est concentré… Il est grand, large, il a dû être sacrément fort, et un très bel homme. Même la vieillesse ne l'enlaidit pas. On dirait un sage de la montagne, il a cet air de bonté naturelle, et en même temps une préoccupation qui traverse parfois son visage… Je suis quasi nue près de lui mais je n'éprouve aucune gêne, aucune peur. Il inspire un tel sentiment de confiance, de sécurité. Judith devait ressentir la même chose.
Je commence à comprendre un peu ce qui a pu se passer. Il ne m'a pas encore tout dit mais je n'ose plus l'interroger… C'est à Judith qu'il faudrait que je parle, maintenant. De toute façon il est bientôt 17 heures. Il faut que j'aille retrouver Jean. Je quitte Joseph en l'embrassant sur la joue. Cette fois, il m'embrasse aussi. Je lui prends la main, nous nous regardons longuement, avec confiance, tendresse. Je remonte vers ma cachette au milieu des herbes hautes et me rhabille.
********
Voilà Solène ! Elle arrive à vélo… mais par la route qui remonte la vallée… C'est bizarre… Elle n'est pas allée au camping ?
- Salut mon amour !
- Salut mon amour !
Je la prends dans mes bras, nous nous embrassons longuement. Heureusement mes deux collègues relous sont occupés et il y a des clients !
- T'es allée où ?
- Un peu plus haut, près de la rivière. J'ai trouvé un super endroit pour faire la sieste au soleil, bien planquée, sans être dérangée. C'est mieux que la tente surchauffée au camping.
- Ah… oui, c'est sûr qu'en plein après-midi, la tente… Mais tu ne refais pas du naturisme quand même ?
- Non non…
- Ah bon, je préfère, on ne sait jamais.
- Bon, on remonte chez ma grand-mère ? T'as les mollets pour ?
- T'inquiète, je vais te mettre la pâtée.
- T'es allée où ?
- Un peu plus haut, près de la rivière. J'ai trouvé un super endroit pour faire la sieste au soleil, bien planquée, sans être dérangée. C'est mieux que la tente surchauffée au camping.
- Ah… oui, c'est sûr qu'en plein après-midi, la tente… Mais tu ne refais pas du naturisme quand même ?
- Non non…
- Ah bon, je préfère, on ne sait jamais.
- Bon, on remonte chez ma grand-mère ? T'as les mollets pour ?
- T'inquiète, je vais te mettre la pâtée.
Je prends mon vélo, et nous voilà partis pour une demi-heure de grimpette.
********
Voilà mes deux beaux enfants ! Je les attendais… Jean est arrivé le premier, il attend son amoureuse, l'embrasse, ils se chamaillent gentiment…
- Bonjour les enfants. Venez, venez sur la terrasse, vous devez être assoiffés après cette montée sous le soleil. Je vous ai préparé des jus…
- Mamie ! Tu es vraiment extraordinaire. Mais… j'espère que ce n'est pas ton cocktail de l'autre jour…. J'ai comme un petit doute sur ses effets…
- Ah bon ? Et il a eu des effets…. indésirables ?
- Pas totalement indésirables, c'est vrai ! Tu es une coquine Mamie !
- En tout cas, cette fois-ci c'est simplement des jus de fruits rouge des montagnes.
- Vos fruits ?
- Oui, oui… Mais ne recommence pas à me vouvoyer, Jean ! Tu es incorrigible.
- Ah, oui, pardon, chassez le naturel…
- Bon, moi je suis en nage. J'irais bien prendre une douche.
- Tu ne préfères pas descendre à la rivière ma chérie ? A cette heure-ci il y a encore du soleil pour une bonne demi-heure et c'est un délice….
- Pourquoi pas… Tu viendrais avec moi Jean ?
- Si tu veux… Et toi Judith ?
- Je ne veux pas vous embêter.
- Tu ne nous dérangeras pas, on n'en est plus là ! N'est-ce pas Solène ?
- Si c'est Jean qui le dit…
- Mamie ! Tu es vraiment extraordinaire. Mais… j'espère que ce n'est pas ton cocktail de l'autre jour…. J'ai comme un petit doute sur ses effets…
- Ah bon ? Et il a eu des effets…. indésirables ?
- Pas totalement indésirables, c'est vrai ! Tu es une coquine Mamie !
- En tout cas, cette fois-ci c'est simplement des jus de fruits rouge des montagnes.
- Vos fruits ?
- Oui, oui… Mais ne recommence pas à me vouvoyer, Jean ! Tu es incorrigible.
- Ah, oui, pardon, chassez le naturel…
- Bon, moi je suis en nage. J'irais bien prendre une douche.
- Tu ne préfères pas descendre à la rivière ma chérie ? A cette heure-ci il y a encore du soleil pour une bonne demi-heure et c'est un délice….
- Pourquoi pas… Tu viendrais avec moi Jean ?
- Si tu veux… Et toi Judith ?
- Je ne veux pas vous embêter.
- Tu ne nous dérangeras pas, on n'en est plus là ! N'est-ce pas Solène ?
- Si c'est Jean qui le dit…
Nous voilà à nouveau nus, tous les trois dans la rivière. Solène et Jean s'aspergent mutuellement, ils crient, jouent, s'attrapent, s'échappent, s'embrassent… Je les regarde, un peu à l'écart, assise sur un rocher, les pieds dans l'eau. Quelle beauté ! Quelle vitalité ! Quelle jeunesse ! Ils sont de plus en plus complices, confiants, amoureux…
************
Judith est près de nous. Elle nous regarde. Nue, assise sur un rocher. Je viens d'attraper Solène, je la tiens dans mes bras, par derrière, tout contre moi. Elle dépose quelques baisers sur mes bras, croisés sur sa poitrine… Nous restons face à Judith, nous nous sourions, calmement.
Il commence à faire frais, le soleil a disparu. Nous décidons de remonter et de préparer le repas. Cette fois, nous nous rhabillons. La soirée se passe calmement, sur la terrasse. Nous ne parlons pas beaucoup. Chacun est un peu perdu dans ses pensées, profite du calme de ce vallon paradisiaque.
Finalement, Judith nous dit qu'elle va faire un dernier petit tour, elle fait souvent une petite balade dans le vallon au crépuscule avant d'aller se coucher.
Nous la regardons partir, mais au bout de 5 minutes Solène me dit qu'elle veut aller parler un peu avec sa grand-mère. Je la laisse.
Il commence à faire frais, le soleil a disparu. Nous décidons de remonter et de préparer le repas. Cette fois, nous nous rhabillons. La soirée se passe calmement, sur la terrasse. Nous ne parlons pas beaucoup. Chacun est un peu perdu dans ses pensées, profite du calme de ce vallon paradisiaque.
Finalement, Judith nous dit qu'elle va faire un dernier petit tour, elle fait souvent une petite balade dans le vallon au crépuscule avant d'aller se coucher.
Nous la regardons partir, mais au bout de 5 minutes Solène me dit qu'elle veut aller parler un peu avec sa grand-mère. Je la laisse.
**********
Judith est dans le vallon, elle longe le torrent vers l'amont. Je la rejoins.
- Je peux venir avec toi Mamie ?
- Bien sûr ma chérie…. Tu as passé une bonne journée ? C'est pas trop dur ton boulot ?
- Un peu, mais c'est pas grave, il y a bien pire. Et c'est quand même super de passer l'été ici plutôt que de rester à Paris.
- Au fait… j'ai trouvé ton petit mot avant-hier matin… C'est vraiment très gentil. J'étais très émue. Tu es la petite-fille idéale…
- Toi aussi tu es formidable comme mamie…
- Et… tu ne m'en veux pas… pour l'autre soir ?
- Non… c'était un peu étrange, inattendu… mais tu as bien vu que Jeannot comme moi t'avons laissé faire…
- Oui… moi aussi j'ai aimé vous voir tous les deux, si amoureux, unis… Il est super ton Jeannot. Essaie de le garder longtemps… il te fera du bien.
- On verra bien… on est jeunes… tu sais comme moi que c'est toujours compliqué les histoires d'amour.
- Oui oui… mais certaines méritent plus que d'autres qu'on fasse des efforts.
- Au fait, j'ai croisé quelqu'un qui te connaît bien apparemment. Il m'a demandé de t'embrasser. Alors voilà !
Je lui fais un énorme baiser sur la joue.
- Et c'est qui ce quelqu'un ?
- Il s'appelle Joseph, il a l'air d'être plus âgé que toi.
- Ah… Joseph…
- Bien sûr ma chérie…. Tu as passé une bonne journée ? C'est pas trop dur ton boulot ?
- Un peu, mais c'est pas grave, il y a bien pire. Et c'est quand même super de passer l'été ici plutôt que de rester à Paris.
- Au fait… j'ai trouvé ton petit mot avant-hier matin… C'est vraiment très gentil. J'étais très émue. Tu es la petite-fille idéale…
- Toi aussi tu es formidable comme mamie…
- Et… tu ne m'en veux pas… pour l'autre soir ?
- Non… c'était un peu étrange, inattendu… mais tu as bien vu que Jeannot comme moi t'avons laissé faire…
- Oui… moi aussi j'ai aimé vous voir tous les deux, si amoureux, unis… Il est super ton Jeannot. Essaie de le garder longtemps… il te fera du bien.
- On verra bien… on est jeunes… tu sais comme moi que c'est toujours compliqué les histoires d'amour.
- Oui oui… mais certaines méritent plus que d'autres qu'on fasse des efforts.
- Au fait, j'ai croisé quelqu'un qui te connaît bien apparemment. Il m'a demandé de t'embrasser. Alors voilà !
Je lui fais un énorme baiser sur la joue.
- Et c'est qui ce quelqu'un ?
- Il s'appelle Joseph, il a l'air d'être plus âgé que toi.
- Ah… Joseph…
Elle s'arrête de parler, son regard semble soudain se perdre dans le vide, des pensées l'inonder…
- Apparemment, vous vous connaissez depuis l'enfance…
- Oui… c'est ça… depuis l'enfance…. C'est un gentil gars…
- Oui, il a l'air très doux, très calme… et à mon avis ça devait être un sacré beau gosse !
- Il était très beau, oui. Et très gentil.
- Apparemment, vous vous connaissez depuis l'enfance…
- Oui… c'est ça… depuis l'enfance…. C'est un gentil gars…
- Oui, il a l'air très doux, très calme… et à mon avis ça devait être un sacré beau gosse !
- Il était très beau, oui. Et très gentil.
Un silence passe. Judith est toujours songeuse… elle a le front plissé, un léger voile a recouvert son visage.
- Où l'as-tu rencontré ?
- J'étais partie me promener près du gave hier après-midi, il pêchait.
- Ah… son fameux coin de pêche. Tu as de la chance qu'il t'ait laissé approcher !
- Il a été adorable. On a parlé un peu. Il m'a dit que je te ressemble beaucoup au même âge.
- C'est sans doute vrai… C'est peut-être pas un compliment.
- Ca en avait l'air pourtant. Pourquoi ça ne le serait pas ?
- Je ne sais pas… Disons… Il n'a peut-être pas gardé un très bon souvenir de cette époque.
- Ah bon ? Pourquoi ? Que s'est-il passé entre vous ?
- …Hmm… Comme vous dites les jeunes, « c'est compliqué ».
- Tu ne veux pas en parler ?
- Je ne sais pas… … disons… C'est pas un très bon souvenir pour moi non plus.
- Où l'as-tu rencontré ?
- J'étais partie me promener près du gave hier après-midi, il pêchait.
- Ah… son fameux coin de pêche. Tu as de la chance qu'il t'ait laissé approcher !
- Il a été adorable. On a parlé un peu. Il m'a dit que je te ressemble beaucoup au même âge.
- C'est sans doute vrai… C'est peut-être pas un compliment.
- Ca en avait l'air pourtant. Pourquoi ça ne le serait pas ?
- Je ne sais pas… Disons… Il n'a peut-être pas gardé un très bon souvenir de cette époque.
- Ah bon ? Pourquoi ? Que s'est-il passé entre vous ?
- …Hmm… Comme vous dites les jeunes, « c'est compliqué ».
- Tu ne veux pas en parler ?
- Je ne sais pas… … disons… C'est pas un très bon souvenir pour moi non plus.
Elle a les larmes au bord des yeux, elle s'efforce de les retenir, essaie tant bien que mal de ne pas me montrer son trouble, de sourire. Je m'approche d'elle, lui caresse la joue, la prends par les épaules…
- Ma petite Mamie Judith… Je ne veux pas te faire de peine, ni raviver des blessures… C'était il y a longtemps… Ca a dû être quelque chose de vraiment douloureux pour que ça vous touche tous les deux encore à ce point aujourd'hui…
- …
- Ma petite Mamie Judith… Je ne veux pas te faire de peine, ni raviver des blessures… C'était il y a longtemps… Ca a dû être quelque chose de vraiment douloureux pour que ça vous touche tous les deux encore à ce point aujourd'hui…
- …
Cette fois, des larmes coulent sur ses joues. Je les essuie… Moi aussi les larmes me montent aux yeux.
- Mamie… Que s'est-il passé ? Pourquoi as-tu dit à Jean qu'il fallait me préserver de choses qui te sont arrivées à toi ? Est-ce que ça a à voir avec Joseph ?
- Solène… ma Solène…
- Mamie… Que s'est-il passé ? Pourquoi as-tu dit à Jean qu'il fallait me préserver de choses qui te sont arrivées à toi ? Est-ce que ça a à voir avec Joseph ?
- Solène… ma Solène…
Elle respire profondément, essaie de sécher ses larmes…
- C'était une autre époque… Peut-être qu'aujourd'hui ce serait différent. Je n'en suis pas sûre. … Joseph… il n'y est pour rien… il m'a aidée. Sans lui…
- Sans lui quoi ??
- … Ecoute ma Solène… Je ne m'attendais pas à devoir affronter ces souvenirs aujourd'hui. Mais je me rends compte qu'il vaudrait peut-être mieux que j'en parle… à toi. Ta mère n'a jamais rien su. Ton grand-père non plus. Toi… je crois qu'il faut que je te le dise. Mais pas maintenant. Il faut que je me prépare… c'est difficile.
- Ca me fait peur Mamie… je ne veux pas te faire souffrir… et j'ai peur d'apprendre des choses qui me concernent…
- Non… tu n'es pas vraiment concernée, c'est mon histoire…. Mais je l'ai sans doute gardée trop longtemps en moi… ça me fera peut-être du bien de m'en libérer… Mais il faut que je me prépare, pour ne pas la laisser me submerger… J'ai mis longtemps à la vaincre…
- Ma petite mamie chérie… je ne sais pas ce que tu as vécu, mais ça doit être vraiment douloureux…
- … le secret… c'est douloureux, aussi.
- Alors oui… dis-le moi… quand tu voudras. Je n'en parlerai à personne, s'il ne faut pas…
- Je ne sais pas… ce n'est pas à toi de porter mon secret. Si je te le dis, il faut aussi que j'accepte que ce ne soit pas un secret absolu pour toi… et c'est difficile.
- Je t'aime Mamie.
- Moi aussi ma Solène. Plus que tout.
- C'était une autre époque… Peut-être qu'aujourd'hui ce serait différent. Je n'en suis pas sûre. … Joseph… il n'y est pour rien… il m'a aidée. Sans lui…
- Sans lui quoi ??
- … Ecoute ma Solène… Je ne m'attendais pas à devoir affronter ces souvenirs aujourd'hui. Mais je me rends compte qu'il vaudrait peut-être mieux que j'en parle… à toi. Ta mère n'a jamais rien su. Ton grand-père non plus. Toi… je crois qu'il faut que je te le dise. Mais pas maintenant. Il faut que je me prépare… c'est difficile.
- Ca me fait peur Mamie… je ne veux pas te faire souffrir… et j'ai peur d'apprendre des choses qui me concernent…
- Non… tu n'es pas vraiment concernée, c'est mon histoire…. Mais je l'ai sans doute gardée trop longtemps en moi… ça me fera peut-être du bien de m'en libérer… Mais il faut que je me prépare, pour ne pas la laisser me submerger… J'ai mis longtemps à la vaincre…
- Ma petite mamie chérie… je ne sais pas ce que tu as vécu, mais ça doit être vraiment douloureux…
- … le secret… c'est douloureux, aussi.
- Alors oui… dis-le moi… quand tu voudras. Je n'en parlerai à personne, s'il ne faut pas…
- Je ne sais pas… ce n'est pas à toi de porter mon secret. Si je te le dis, il faut aussi que j'accepte que ce ne soit pas un secret absolu pour toi… et c'est difficile.
- Je t'aime Mamie.
- Moi aussi ma Solène. Plus que tout.
Nous restons longtemps face au torrent, en silence. L'eau qui coule. Le vent dans les arbres, les oiseaux qui petit à petit se calment, se taisent…
Il est tard quand nous remontons vers la maison. Jeannot n'est plus en bas. Nous montons vers les chambres. Je découvre mon amoureux endormi. Je le regarde. Je l'aime. Je me déshabille et me couche nue à ses côtés. Il s'éveille à peine, se colle à moi, passe son bras autour de ma taille.
- Je t'aime…
- Moi aussi Jeannot… Serre-moi fort…
- Moi aussi Jeannot… Serre-moi fort…
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Commentaires ()
Jolie chapitre et très intéressant ou on apprend que un lourd secret et gardé de puis trop longtemps et qui fait souffrir des personnes.
J'ai hâte de lire la suite pour en savoir plus sur ce lourd secret.
Cordialement
Julien66000
Vivement le prochain épisode qu'on en sache un peu plus