Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
I - Liaisons dangereuses — Chapitre 60 · Le petit coup de pouce du destin
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
I - Liaisons dangereuses
Chapitre 60 · Le petit coup de pouce du destin
Voilà une chose à laquelle je ne m'attendais pas du tout ! Qu'elle refuse mes avances était une éventualité à laquelle je m'étais préparé, même si la confiance de Shama m'avait donné du baume au cœur, mais là, qu'elle me demande, me pousse même, à démissionner pour ne plus qu'on se voit, ça dépasse de loin tout ce que j'aurais pu imaginer.
Je suis effondré, malheureux que les choses aient évolué ainsi ; j'ai partagé et vécu tant de moments avec elle que la simple idée de la perdre me terrifie. Le dernier regard qu'elle m'a lancé était si assuré... je la connais et je sais deviner quand elle se force à quelque chose, mais là, elle était aussi sûre qu'elle pouvait l'être ; elle aurait pu être au bord des larmes, trembler, rougir ou transpirer, mais non, elle est restée de marbre, de bout en bout.
Je repense à toutes ces fois où je voulais lui parler et où j'ai préféré temporiser... temporiser... voilà où ça m'a mené de temporiser, j'ai laissé passer ma chance et elle m'a glissé entre les doigts. Sans doute a-t-elle dû se dire que si vraiment je voulais quelque chose de sérieux avec elle, ça fait longtemps que je me serais déclaré ; j'aurais dû le faire, le nombre incalculable de fois où je me suis retrouvé seul avec elle, où elle était dans mes bras, j'aurais pu le lui dire lors de tous ces moments-là, mais je ne l'ai pas fait, et voilà où ça m'a mené.
Je passe une nuit merdique et me prépare à en passer beaucoup d'autres, tout comme les jours d'ailleurs ; néanmoins, je me pousse à bouger pour me faire prendre l'air. J'attrape mon casque et enfourche ma moto pour aller rouler, j'alterne périodes de roulage calme où je désespère en repensant à toute cette histoire avec des périodes où je roule de manière bien plus agressive et dangereuse, en colère contre moi-même d'avoir tout gâché.
En passant près du salon de Denise, je décide de m'y arrêter pour aller la saluer ; même si de la voir me fera automatiquement penser à Jenny, je me dis que ça me fera du bien d'avoir une discussion plus cool, car je ne compte pas lui parler de ce qu'il s'est passé la veille. Je me gare à proximité du salon avant de rentrer dans ce dernier et à la place de Denise, c'est Marion qui se trouve derrière le comptoir ; en me voyant, elle me lance un grand sourire. Ça me fait du bien de la voir, car l'espace d'un instant, je me suis souvenu des bons moments que j'ai passés avec elle, mais ça n'a pas duré bien longtemps, car Jenny a bien vite envahi de nouveau mon esprit.
— Florian, ça alors, comment ça va ? me lance Marion en venant vers moi.
— Salut Marion, ça va très bien merci, et toi ? lui dis-je avant de lui faire la bise.
— Ça va super, merci ! Ça fait plaisir de te voir ici ; dit-elle tout en retournant derrière le comptoir.
— Oui, j'ai fait un tour de moto et je me suis dit que j'allais passer faire un petit coucou.
— C'est très gentil en tout cas.
— Denise n'est pas là ?
— Non, elle a pris son week-end, elle est allée voir de la famille, du coup elle m'a laissé le salon.
— Je vois que tu as pris du galon !
— Ahah, oui, t'as vu ! Elle me fait assez confiance pour me laisser seule maintenant, et vu qu'en plus, elle a embauché une nouvelle fille, ça lui permet de se libérer un peu de temps pour elle.
— D'accord, elle a bien raison !
— Oui. Alors, quoi de neuf ?
— Ben écoute, rien de bien folichon, toujours le boulot qui me prend pas mal de temps.
— D'accord, et comment ça se passe avec ta patronne ? C'est Jenny, c'est ça ?
— Euuuh, oui, c'est ça. Bah ça se passe... normalement quoi, pourquoi tu me demandes ça ?
— Vous n'êtes pas ensemble ?
— Salut Marion, ça va très bien merci, et toi ? lui dis-je avant de lui faire la bise.
— Ça va super, merci ! Ça fait plaisir de te voir ici ; dit-elle tout en retournant derrière le comptoir.
— Oui, j'ai fait un tour de moto et je me suis dit que j'allais passer faire un petit coucou.
— C'est très gentil en tout cas.
— Denise n'est pas là ?
— Non, elle a pris son week-end, elle est allée voir de la famille, du coup elle m'a laissé le salon.
— Je vois que tu as pris du galon !
— Ahah, oui, t'as vu ! Elle me fait assez confiance pour me laisser seule maintenant, et vu qu'en plus, elle a embauché une nouvelle fille, ça lui permet de se libérer un peu de temps pour elle.
— D'accord, elle a bien raison !
— Oui. Alors, quoi de neuf ?
— Ben écoute, rien de bien folichon, toujours le boulot qui me prend pas mal de temps.
— D'accord, et comment ça se passe avec ta patronne ? C'est Jenny, c'est ça ?
— Euuuh, oui, c'est ça. Bah ça se passe... normalement quoi, pourquoi tu me demandes ça ?
— Vous n'êtes pas ensemble ?
La vache, elle aussi elle a le don de mettre les pieds dans le plat, tout comme Shama !
— Euuuuh, non, du tout.
— Ah bon ? C'est étonnant.
— Pourquoi ça ?
— J'étais persuadée que tu finirais rapidement avec elle vu la manière qu'elle a eue de me parler de toi quand elle était venue me voir.
— Ah, euh, d'accord. Ben non écoute, on n'est pas ensemble.
— Ça finira bien par arriver, non ?
— Je sais pas trop, c'est... un peu compliqué entre nous on va dire.
— À l'époque où on était ensemble, j'ai pas eu l'impression que tu étais quelqu'un de compliqué pourtant, ou alors ça vient d'elle.
— Ouais, je sais pas, on verra avec le temps ! Et de ton côté alors ? lui demandai-je, histoire de changer de sujet.
— Moi j'ai un mec !
— Ah cool, félicitations ! Ça se passe bien ?
— Oui, ça va pour l'instant.
— Ah bon ? C'est étonnant.
— Pourquoi ça ?
— J'étais persuadée que tu finirais rapidement avec elle vu la manière qu'elle a eue de me parler de toi quand elle était venue me voir.
— Ah, euh, d'accord. Ben non écoute, on n'est pas ensemble.
— Ça finira bien par arriver, non ?
— Je sais pas trop, c'est... un peu compliqué entre nous on va dire.
— À l'époque où on était ensemble, j'ai pas eu l'impression que tu étais quelqu'un de compliqué pourtant, ou alors ça vient d'elle.
— Ouais, je sais pas, on verra avec le temps ! Et de ton côté alors ? lui demandai-je, histoire de changer de sujet.
— Moi j'ai un mec !
— Ah cool, félicitations ! Ça se passe bien ?
— Oui, ça va pour l'instant.
Elle se met alors à rigoler.
— Pourquoi tu ris ?
— Parce qu'en étant avec lui, j'ai souvent l'impression de me retrouver dans le rôle que tu avais avec moi quand on était ensemble.
— Le rôle ? Quel rôle ?
— Et bien tu m'as, en quelque sorte, « formée » sexuellement parlant. J'avais pas des masses d'expérience avec les mecs et tu m'en as donné.
— Ah, euh, oui, si c'est comme ça que tu le vois.
— Ben carrément ! Et lui, il n'a pas trop d'expériences avec les nanas, tu vois, il est du genre geek, toujours sur son ordi.
— Tu l'as rencontré sur internet ?
— Non, c'est le cousin d'une bonne amie. Un jour où je suis allé chez elle, il y était et elle me l'a présenté, et comme j'aime bien aussi tout ce qui touche au high-tech, on a bien discuté. On a échangé nos numéros et vu que je l'ai trouvé mignon, je me suis dit que je pourrais tenter le coup avec lui.
— Et ça s'est fait rapidement ?
— Oulah non ! J'avais beau faire des sous-entendus et lui tendre des perches monumentales, il ne réagissait pas, du coup, j'ai décidé de pas lui laisser le choix en allant chez lui pour essayer de le chauffer gentiment. Je sentais qu'il était gêné et il m'a rapidement avoué qu'il n'avait aucune expérience avec les nanas.
— Donc tu t'es gentiment proposé de lui en donner.
— Exact ! C'est pour ça que je dis que je me suis un peu retrouvé dans le rôle que tu as eu avec moi.
— Je vois, mais bon, tu en avais quand même de l'expérience toi, tu partais pas de zéro non plus.
— Certes, mais quand même, tu m'as fait découvrir beaucoup de choses. Je trouve ça excitant, j'aime beaucoup quand je vois ses yeux briller quand je lui fais des choses qu'il n'a jamais faites et qu'il kiffe !
— Si tu y trouves ton compte alors c'est le principal !
— Oui, pour l'instant ça me convient en tout cas, il s'améliore vite et j'ai bon espoir qu'il devienne très vite un bon coup !
— Il a une bonne prof', ça devrait aller.
— Ahah, merci, faut dire que j'ai eu un bon formateur moi aussi ; dit-elle en me faisant un clin d'œil.
— Parce qu'en étant avec lui, j'ai souvent l'impression de me retrouver dans le rôle que tu avais avec moi quand on était ensemble.
— Le rôle ? Quel rôle ?
— Et bien tu m'as, en quelque sorte, « formée » sexuellement parlant. J'avais pas des masses d'expérience avec les mecs et tu m'en as donné.
— Ah, euh, oui, si c'est comme ça que tu le vois.
— Ben carrément ! Et lui, il n'a pas trop d'expériences avec les nanas, tu vois, il est du genre geek, toujours sur son ordi.
— Tu l'as rencontré sur internet ?
— Non, c'est le cousin d'une bonne amie. Un jour où je suis allé chez elle, il y était et elle me l'a présenté, et comme j'aime bien aussi tout ce qui touche au high-tech, on a bien discuté. On a échangé nos numéros et vu que je l'ai trouvé mignon, je me suis dit que je pourrais tenter le coup avec lui.
— Et ça s'est fait rapidement ?
— Oulah non ! J'avais beau faire des sous-entendus et lui tendre des perches monumentales, il ne réagissait pas, du coup, j'ai décidé de pas lui laisser le choix en allant chez lui pour essayer de le chauffer gentiment. Je sentais qu'il était gêné et il m'a rapidement avoué qu'il n'avait aucune expérience avec les nanas.
— Donc tu t'es gentiment proposé de lui en donner.
— Exact ! C'est pour ça que je dis que je me suis un peu retrouvé dans le rôle que tu as eu avec moi.
— Je vois, mais bon, tu en avais quand même de l'expérience toi, tu partais pas de zéro non plus.
— Certes, mais quand même, tu m'as fait découvrir beaucoup de choses. Je trouve ça excitant, j'aime beaucoup quand je vois ses yeux briller quand je lui fais des choses qu'il n'a jamais faites et qu'il kiffe !
— Si tu y trouves ton compte alors c'est le principal !
— Oui, pour l'instant ça me convient en tout cas, il s'améliore vite et j'ai bon espoir qu'il devienne très vite un bon coup !
— Il a une bonne prof', ça devrait aller.
— Ahah, merci, faut dire que j'ai eu un bon formateur moi aussi ; dit-elle en me faisant un clin d'œil.
Je lui souris, elle est toujours aussi pétillante et a l'air vraiment heureuse dans sa nouvelle histoire, je suis content pour elle.
— J'espère qu'il se débridera bien vite en tout cas, car nos baises sont loin d'égaler celles qu'on faisait ensemble et j'avoue que ça me manque ; me lance-t-elle avec un petit regard mutin.
— Ah, euh, je suis sûr qu'avec le temps, ça finira par le faire ; dis-je, un tantinet gêné.
— Ah, euh, je suis sûr qu'avec le temps, ça finira par le faire ; dis-je, un tantinet gêné.
Marion se met à rire en voyant mon embarras.
— T'inquiète pas Flo, je vais pas te faire le plan de l'ex qui vient t'implorer de la baiser en souvenir du bon vieux temps ! Et puis je me vois pas faire ça à mon mec non plus.
— C'est très gentil pour lui.
— Oui ! Maintenant, si un jour j'apprends qu'il me fait cocu, je dis pas que je ne changerais pas d'avis ; dit-elle en me tirant un peu la langue de manière coquine.
— C'est très gentil pour lui.
— Oui ! Maintenant, si un jour j'apprends qu'il me fait cocu, je dis pas que je ne changerais pas d'avis ; dit-elle en me tirant un peu la langue de manière coquine.
Sur ces mots, une jeune femme arrive du couloir.
— Excuse-moi Marion, tu peux venir s'il te plaît, j'ai besoin de toi ; dit cette dernière.
— J'arrive de suite Nellia ! Désolée Florian, mais je dois y aller.
— Pas de soucis.
— Ça m'a fait vraiment très plaisir de te revoir en tout cas, j'espère qu'il ne se passera pas un délai aussi long avant que ce ne soit de nouveau le cas.
— Ça m'a fait plaisir aussi Marion, et je te promets que je vais faire en sorte de passer plus souvent.
— J'ai pas changé de numéro donc tu peux m'appeler ou m'envoyer un message quand tu veux, mon mec n'est pas du genre jaloux.
— C'est noté, je t'appellerais à l'occasion, histoire qu'on aille se boire un verre tous les trois, tu me le présenteras comme ça !
— Avec plaisir, c'est quand tu veux !
— J'arrive de suite Nellia ! Désolée Florian, mais je dois y aller.
— Pas de soucis.
— Ça m'a fait vraiment très plaisir de te revoir en tout cas, j'espère qu'il ne se passera pas un délai aussi long avant que ce ne soit de nouveau le cas.
— Ça m'a fait plaisir aussi Marion, et je te promets que je vais faire en sorte de passer plus souvent.
— J'ai pas changé de numéro donc tu peux m'appeler ou m'envoyer un message quand tu veux, mon mec n'est pas du genre jaloux.
— C'est noté, je t'appellerais à l'occasion, histoire qu'on aille se boire un verre tous les trois, tu me le présenteras comme ça !
— Avec plaisir, c'est quand tu veux !
Marion prend la direction du couloir.
— Euh, Marion, j'ai une petite question à te poser ; lui demandai-je avant qu'elle ne disparaisse.
— Oui ?
— Oui ?
Je repense à ce que m'a dit Typhaine concernant Marion.
— À l'époque où on venait de se séparer, si j'étais revenu vers toi rapidement en insistant gentiment pour qu'on se remette ensemble, tu aurais accepté ?
— Il y a de très fortes chances oui ; dit-elle en me souriant après avoir rapidement réfléchi. À bientôt Florian.
— Il y a de très fortes chances oui ; dit-elle en me souriant après avoir rapidement réfléchi. À bientôt Florian.
Elle disparaît alors dans le couloir.
Typhaine avait – encore – raison sur ce coup, j'aurais pu récupérer Marion si vraiment je l'avais voulu, si je lui avais parlé au bon moment ; mais je n'ai pas su le faire, tout comme je n'ai pas su parler à Jenny.
Je rentre chez moi et Jenny truste toujours toutes mes pensées, même si je suis content d'avoir revu Marion, mais mon échec avec elle me ramène immédiatement à celui avec Jenny même si ce sont deux situations différentes ; différentes mais avec la même cause, je n'ai pas su parler quand il le fallait. Je me couche assez tôt, mais n'arrive pas à fermer l'œil tant je tourne et retourne toute cette histoire dans ma tête, repensant à tous les moments passés avec Jenny ; mais lentement, je finis par sombrer.
Typhaine avait – encore – raison sur ce coup, j'aurais pu récupérer Marion si vraiment je l'avais voulu, si je lui avais parlé au bon moment ; mais je n'ai pas su le faire, tout comme je n'ai pas su parler à Jenny.
Je rentre chez moi et Jenny truste toujours toutes mes pensées, même si je suis content d'avoir revu Marion, mais mon échec avec elle me ramène immédiatement à celui avec Jenny même si ce sont deux situations différentes ; différentes mais avec la même cause, je n'ai pas su parler quand il le fallait. Je me couche assez tôt, mais n'arrive pas à fermer l'œil tant je tourne et retourne toute cette histoire dans ma tête, repensant à tous les moments passés avec Jenny ; mais lentement, je finis par sombrer.
Soudain, la sonnerie de la porte retentit. Je me redresse brusquement dans mon lit et allume la lumière, la sonnerie retentit encore au moment où je regarde l'heure pour constater qu'il est une heure du matin passée. Je me lève et me dirige vers l'entrée, puis je regarde à l'œilleton ; je reconnais immédiatement Shama qui semble soutenir quelque chose, ou plutôt quelqu'un, mais je n'arrive pas à en voir plus. J'ouvre alors la porte.
— Shama ? Mais qu'est-ce que...
— Tiens, aide-moi s'il te plaît, elle est lourde cette conne !
— Tiens, aide-moi s'il te plaît, elle est lourde cette conne !
La conne dont parle Shama n'est autre que Jenny qui peine à tenir debout. Je l'attrape par le bras et passe le mien autour de sa taille pour soulager Shama, et on rentre ensuite dans l'appartement.
— Qu'est-ce qu'elle a ?
— Elle a qu'elle est complètement torchée !
— Elle a qu'elle est complètement torchée !
Une forte odeur d'alcool embaume l'haleine de Jenny qui est complètement dans les vapes, poussant de temps à autre des grognements.
— Vous êtes sorties ensemble ?
— Pas du tout ! J'étais chez moi avec mon mec et elle a débarqué dans cet état en beuglant comme une furie ! Elle a dit qu'elle t'avait viré, c'est vrai ?
— Euuuuuh, c'est... un peu compliqué.
— Sans blague !
— Pas du tout ! J'étais chez moi avec mon mec et elle a débarqué dans cet état en beuglant comme une furie ! Elle a dit qu'elle t'avait viré, c'est vrai ?
— Euuuuuh, c'est... un peu compliqué.
— Sans blague !
On finit par la coucher – ou plutôt la jeter – sur le canapé sur lequel elle s'étale lourdement sur le ventre.
— Mais pourquoi tu l'as amenée ici ?
— David était en pétard, il voulait appeler les flics, je l'en ai dissuadé, mais tu te doutes bien que c'était hors de question qu'elle reste chez moi, tout comme j'allais pas la laisser seule chez elle dans cet état, donc j'ai décidé de te l'amener parce que quelque chose me dit que tu n'es pas étranger à ce qui lui arrive ! Bordel, mais qu'est-ce qui s'est passé encore ? Me demande Shama tout en reprenant sa respiration.
— David était en pétard, il voulait appeler les flics, je l'en ai dissuadé, mais tu te doutes bien que c'était hors de question qu'elle reste chez moi, tout comme j'allais pas la laisser seule chez elle dans cet état, donc j'ai décidé de te l'amener parce que quelque chose me dit que tu n'es pas étranger à ce qui lui arrive ! Bordel, mais qu'est-ce qui s'est passé encore ? Me demande Shama tout en reprenant sa respiration.
Je soupire.
— Putain Flo, je comprends pas, vous vous entendez bien professionnellement, amicalement et sexuellement, qu'est-ce que vous attendez pour vous mettre ensemble ?
— C'est...
— Compliqué, oui, je sais, ben va falloir faire en sorte de simplifier les choses parce que là, ça commence à devenir dangereux ! C'est un miracle qu'elle soit arrivée chez moi avec sa voiture en un seul morceau vu à quel point elle est bourrée !
— Ouais, je sais.
— C'est...
— Compliqué, oui, je sais, ben va falloir faire en sorte de simplifier les choses parce que là, ça commence à devenir dangereux ! C'est un miracle qu'elle soit arrivée chez moi avec sa voiture en un seul morceau vu à quel point elle est bourrée !
— Ouais, je sais.
Je me tourne vers Shama.
— En tout cas merci à toi de l'avoir aidée.
— Bah torchée comme elle l'est, j'allais pas la foutre dehors, c'est limite si je la condamnais pas à mort en faisant ça.
— Elle vous a réveillés ?
— Oh non, on était debout, mais disons qu'elle est mal tombée, c'est pour ça que David était énervé en fait.
— Ah bon ?
— Bah torchée comme elle l'est, j'allais pas la foutre dehors, c'est limite si je la condamnais pas à mort en faisant ça.
— Elle vous a réveillés ?
— Oh non, on était debout, mais disons qu'elle est mal tombée, c'est pour ça que David était énervé en fait.
— Ah bon ?
Shama ouvre sa veste longue sous laquelle elle porte un ensemble sexy à souhait en cuir avec un soutien-gorge fendu laissant ses tétons apparents ainsi qu'un porte-jarretelles et un string, lui aussi fendu et qui laisse apparaître sa chatte ; des bas noirs et transparents habillent ses jambes. Un collier, en cuir lui aussi, entoure son cou et de petites chaînettes le relient aux piercings de ses tétons.
— Ah oui d'accord, je vois ! Dis-je en admirant sa tenue. Tu m'as dit que tu devais lui parler, on dirait que ça a porté ses fruits !
— Comme tu dis ! Tu devrais essayer avec Jenny ; me dit-elle en refermant sa veste.
— Ouais. Enfin, là, dans l'état dans lequel elle est, je pense pas pouvoir en tirer grand-chose.
— Attends qu'elle décuve, ça sera plus simple.
— Oui.
— Bon, je vais y aller parce que sinon, David va me tuer !
— Tu t'excuseras de ma part pour Jenny.
— T'inquiète pas pour ça, j'aime quand il est en colère ; me dit-elle tout en me faisant un clin d'œil.
— Grosse coquine va ! Bon courage alors, et amuse-toi bien !
— Comme tu dis ! Tu devrais essayer avec Jenny ; me dit-elle en refermant sa veste.
— Ouais. Enfin, là, dans l'état dans lequel elle est, je pense pas pouvoir en tirer grand-chose.
— Attends qu'elle décuve, ça sera plus simple.
— Oui.
— Bon, je vais y aller parce que sinon, David va me tuer !
— Tu t'excuseras de ma part pour Jenny.
— T'inquiète pas pour ça, j'aime quand il est en colère ; me dit-elle tout en me faisant un clin d'œil.
— Grosse coquine va ! Bon courage alors, et amuse-toi bien !
Au même moment, Jenny se met à vomir par terre, la tête penchée au-dessus du canapé.
— Eh ben... dis-je en soupirant.
— Au moins là, on sait que c'est pas parce qu'elle est enceinte qu'elle gerbe ! Allez, amuse-toi bien toi aussi, Flo !
— Au moins là, on sait que c'est pas parce qu'elle est enceinte qu'elle gerbe ! Allez, amuse-toi bien toi aussi, Flo !
Shama prend la direction de la porte et l'ouvre ; je l'interpelle avant qu'elle ne parte.
— Shama ?
— Oui ?
— Encore merci pour elle, et pour moi aussi.
— Oui ?
— Encore merci pour elle, et pour moi aussi.
Elle me sourit.
— De rien Flo. Parle-lui, d'accord ?
— Promis, cette fois, je ne la lâche pas !
— T'as intérêt, et t'as aussi intérêt de ramener tes fesses au boulot lundi, OK ?
— Je serais là.
— Promis, cette fois, je ne la lâche pas !
— T'as intérêt, et t'as aussi intérêt de ramener tes fesses au boulot lundi, OK ?
— Je serais là.
Jenny vomit de nouveau.
— Miam miam ! Lance Shama avant de ricaner et de partir en fermant la porte.
Je soupire en admirant Jenny se laisser aller sur mon carrelage.
Je ne veux plus attendre pour lui parler, mais vu son état, il est clair que l'attente n'est pas une option. Même si ça ne saute pas aux yeux sur le moment, qu'elle soit ici sonne comme un petit coup de pouce du destin, la dernière chance qui m'est donnée d'enfin lui dire tout ce que je veux lui dire depuis si longtemps, et je compte bien ne pas la laisser passer !
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Commentaires ()
Quand tu auras fini ce tome, n'oublie pas que la suite t'attend ;)
Elle a même failli réussir à faire en sorte que Jenny se fasse virer de sa propre entreprise en manipulant encore une fois Julien pour qu'il lui les photos compromettantes de Jenny qu'il avait à disposition et cette dernière les a remis en main propre au frère de Jenny Fred qui n'est d'autre que son mari.
Shama chemin est le contraire de Tiphaine ce n'est pas une manipulatrice et ne cherche pas forcément à faire du mal on a la preuve à plusieurs moments surtout quand elle a fait ouvrir les yeux à Florian.
Tu sais maintenant pourquoi Tiphaine est une garce du moins pour moi après les autres ont sûrement leur propre raison.
Merci à toi, content que tu te sois inscrit pour me laisser un commentaire et surtout, content que mon histoire te plaise :)
Pour la (quasi) absence de fautes, je vise le perfect mais c'est compliqué car quand on lit et relit des dizaines de fois la même histoire, certaines erreurs passent au travers. Mais je vais faire des efforts, promis !! :P
PS Forza Ducati !! :D
@AquarElle
Merci pour ton compliment ainsi que pour ton analyse à laquelle je vais essayer de répondre (même si tu ne poses pas explicitement de question ^^).
Par rapport au personnage de Florian, je comprends que tu ressentes une forme de naïveté chez lui dans sa manière de gérer sa relation avec Jenny. Il semble perdu et ne pas savoir sur quel pied danser, ce qui peut être agaçant d'un point de vue extérieur car c'est le genre de personnage qu'on a envie de choper par le col pour lui filer des gifles et lui dire d'ouvrir les yeux et de se bouger le derche ! Je pense que beaucoup de lecteurs partagent cet avis au vu des différents commentaires des précédents chapitres qui ragent de son immobilisme. Cependant, il ne faut pas croire qu'il est totalement handicapé à ce niveau-là et j'en veux pour preuve sa relation avec Marion avec laquelle il n'a vraiment pas mis longtemps à se découvrir. Dans une relation de couple, on est deux et la manière dont ça va se passer dès le départ est conditionnée par le caractère des deux personnes.
Concernant son absence de réaction à l'annonce de la grossesse de Jenny ainsi que son licenciement "déguisé", pour la première chose, il l'a appris après l'avortement et Jenny lui a dit qu'il n'était pas de lui, que pouvait-il faire d'autre ? Il n'allait pas lui faire une leçon pour quelque chose qui, au premier abord, ne le concernait pas. Si Jenny lui avait annoncé qu'il était de lui, oui, mais elle ne l'a pas fait. Et puis Florian est un peu comme Jenny, avoir un enfant n'est pas forcément quelque chose qu'il attend avec impatience donc ça aide à faire passer la pilule. Pour le licenciement, quand elle lui a annoncé ça, sur le coup, il n'a pas pensé une seule seconde à l'aspect professionnel mais seulement qu'en lui demandant ça, Jenny signait l'arrêt de leur relation. Même après coup, à froid, il n'évoque pas cet aspect-là. Maintenant, peut-être que s'il n'avait pas eu l'occasion de parler à Jenny comme il s'apprête à le faire, l'aspect "légal" aurait pris le pas sur le reste.
On en arrive maintenant à Jenny. Je te rejoins sur l'ambiguïté de son caractère ainsi que le fait qu'elle soit quelque peu manipulatrice. Je n'évoque pas ses qualités de manager et son entreprise se porte bien. Pour l'instant, elle arrive à séparer la sphère pro de la sphère privée si on met de côté sa relation compliquée avec Florian. Ce choix de ma part est peut-être un peu utopique car il est clair que sexe et travail font rarement bon ménage (No zob in job, comme on dit !) mais j'ai choisi de laisser l'aspect professionnel de côté pour me concentrer sur leur relation.
Par contre, je ne suis pas d'accord du tout avec le fait que Florian soit son larbin, ce terme est trop excessif à mon goût. Il est clair que Florian subit ses sautes d'humeur et en est souvent la première victime mais ça n'en fait pas son larbin pour autant. Il reste parce qu'il le veut bien, pas parce qu'il n'a pas le choix. Comme tu le dis si bien, il est amoureux et quand on est amoureux, on ne voit pas forcément les choses comme on les verrait si on ne l'était pas. Un juge extérieur qui ne connaitrait pas Jenny et qui n'aurait aucun sentiment pour elle dira sans doute que c'est une chieuse monumentale et qu'il ne faut pas s'emmerder avec elle. Mais voilà, Florian la connait bien et s'il est tombé amoureux d'elle, c'est qu'elle a aussi des qualités et une manière d'être auxquelles il est sensible. Jenny a un sale caractère et est assez compliquée à apprivoiser et à comprendre mais Florian sait que malgré ça, elle vaut le coup.
Pour sa sexualité, son passé en la matière, elle l'évoque elle-même dans le chapitre 4. Elle a été longtemps bridé par sa mère et a découvert le sexe sur le tard, ce qui a sans doute joué à construire sa sexualité actuelle, il est vrai, assez débridée. Faire des plans à 3 (ou plus), baiser dans la nature, avoir de multiples partenaires, homme ou femme, c'est une manière comme une autre de vivre sa sexualité. Au niveau de ses "vrais" excès, je parle là du GB filmé (chapitre 11) et de l’abatage qu'elle a subit dernièrement faisant suite à son avortement (chapitre 58), ce sont deux choses qu'elle ne ferait jamais en temps normal mais c'est sa manière d'exprimer son mal-être dû à un évènement marquant et traumatisant (la mise à pied de son frère pour le GB et l'avortement pour l'abatage). Là où d'autres personnes se bourreraient la gueule, se drogueraient, se gaveraient de bouffe ou je ne sais quoi d'autre, elle, elle se laisse aller à ce genre d'excès sexuel qu'elle regrette toujours après coup.
Voilà, j'espère avoir éclairci ton point de vue. Je ne cherche pas à te convertir, je te donne juste le point de vue que j'ai sur mes personnage. Le dernier chapitre arrive mardi, peut-être qu'avec ce que tu y apprendras, tu feras évoluer ton point de vue sur les personnages.
J'ai, en tout cas, hâte d'avoir ton avis, ainsi que celui de toutes les autres personnes qui me suivent et qui liront ce dernier chapitre :)
-Bravo à l’auteur.
-L’absence de réaction de Florian concernant la grossesse de Jenny laisse perplexe; c’est à la limite de l’indifférence, alors qu’il aurait pu s’agir de son enfant...
-Pourquoi n’a-t-il pas exigé de Jenny des explications au lieu de se contenter de vaines paroles?
Pourquoi cette passivité...?
-Même attitude lorsque celle-ci l’incite à remettre sa démission, s’évitant ainsi de se salir les mains en le licenciant elle-même, en l’absence de motifs (professionnellement parlant).
-Pourtant, il est en droit de refuser, à fortiori après sa récente nomination au poste de bras droit de Jenny, décision prise conjointement par Jenny et Fred, le gratifiant ainsi pour ses compétences et son engagement envers l’entreprise.
-Florian est victime de lui-même, parce qu’il est faible de caractère; donc naïf et facilement manipulable. Ce que Jenny a compris depuis longtemps.
-Impression confirmée lorsque l’incontournable Shama doit systématiquement lui servir d’yeux et de cerveau, puisqu’apparemment, l’amour l’a rendu aveugle à tel point qu’il semble incapable de s’assumer vis-à-vis de Jenny.
-Quant à Jenny, son attitude dénote l’ambiguïté de son personnage; tantôt attirable, tantôt détestable. Et comme toute manipulatrice qui se respecte, elle excelle dans l’art de la séduction afin de mieux exercer son emprise sur Florian, devenu son larbin.
-Partisane du « faites comme je dis, mais pas comme je fais », Jenny n’est pas digne d’occuper son siège de directrice. Les enjeux et les intérêts d’une entreprise étant élevés, travaille et sexe font mauvais ménage. On peut logiquement supposer que la gestion repose entièrement sur Fred.
-Je passe outre sur sa sexualité débridée qui dénote un déséquilibre et un mal-être certain, ayant probablement pour origine son passé, et qu’elle extériorise à travers ses excès en tous genres.
J'ai attendu tous tes chapitres avec impatience... ai eu des réactions en tout genre comme pour un roman... "mais quel con ce Flo, pourquoi il ne lui dit rien !?" "Ouaaah elle est quand-même dure, la Jenny, salope va !" et j'en passe ! :-)
De plus, c'est agréable de te lire non seulement pour le style mais la (quasi) absence de fautes d'orthographe...
Vivement la suite !
PS les rouges sont les plus rapides ! ;-)
Hâte de voir la suite dans le prochain et dernier chapitre, dans celui ci en retrouvera la famille de Jenny dans cette GARCE de Typhaine, j'aimerais qu'elle à un accident et qu'elle meure pour tout le mal qu'elle à fait.
Mais je ne voudrais pas influencé Flyx et le laisse terminé son œuvre non son best-seller et attend la suite.