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✦ Sam Botte L'étalon aiguille (Tome 2) XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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L'étalon aiguille (Tome 2) — Chapitre 10 · Tome 2 : La braguette magique

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Sam Botte
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L'étalon aiguille (Tome 2)

Chapitre 10 · Tome 2 : La braguette magique

"Fifty ways to leave your lover"
En me réveillant, je constatai que j'étais seule dans le lit. Je me dis que c'était sans doute le bruit qu'Eddy avait fait en quittant la pièce qui m'avait sortie du sommeil et regardai l'heure : le radio-réveil indiquait sept heures vingt-cinq.
Le salaud, il allait m'entendre à son retour. Certes, nous avions vraiment besoin de dormir tous les deux, mais ces quelques heures de sommeil n'avaient pas cassé le sortilège : puisque j'étais toujours femme, on pouvait raisonnablement supposer que, de son côté, "Lydie" était toujours "Eddy" !
Quelle histoire ! J'avais connu l'orgasme d'une femme… J'avais vécu cette expérience inouïe du changement de sexe, mais à la différence des transsexuels, mes organes génitaux féminins étaient bien innervés, Dieu sait que j'avais eu l'occasion d'en profiter !
Et Eddy, qu'en pensait-il maintenant, avec le recul? Peut-être avait-il décidé de jouer les galants hommes pour sa dernière scène masculine, peut-être était-il parti chercher le petit déjeuner au bar de l'hôtel. Je l'imaginais, frappant à la porte : j'allais lui ouvrir, alors il pénétrait dans la chambre, son plateau sur le bras en disant "Service d'étage" avant de m'embrasser en éclatant de rire et de me refaire l'amour une dernière fois, "avant de nous dire adieu" comme disait la chanson. C'était sympa comme final à cette histoire inimaginable, c'était un peu comme le bouquet final d'un feu d'artifice.
Je décidai alors d'être jusqu'au bout fidèle à mes fantasmes. Quitte à ce que la fin soit drôle, pourquoi ne pourrais-je pas redevenir homme en portant des bottes à talons et une jupe de cuir? Ça serait ce qui s'appelle "boucler la boucle" !
Je me levai et enfilai la petite culotte de satin rouge et les mi-bas noirs. En baissant les yeux, je me surpris à penser que, pour une fois, elle se plaquait sur mon pubis sans qu'une verge durcie ne la déforme et n'en dépasse outrageusement. Je chaussai ensuite les genouillères avant de passer la minirobe de cuir. En exagérant le roulement de mes hanches, je me dirigeai vers le fauteuil dans lequel Lydie avait jeté son sac quelques heures plus tôt avec l'intention bien arrêtée d'y trouver de quoi me maquiller.
C'est à cet instant que tout bascula brutalement : à côté du fauteuil, il y avait un petit bureau, et sur le bureau, bien en évidence, il y avait une feuille de papier.
C'était un mot d'Eddy :
"Sam, tu vas sans doute me maudire, mais je n'ai pas d'autre solution. Cela fait une demi-heure que je tourne et retourne le problème dans ma tête, et seul Eddy peut sortir Lydie du pétrin dans lequel elle est ! Ton pantalon et sa braguette magique sont LA solution à mon problème. C'est pourquoi je pars comme ça, comme un voleur. Je pourrais essayer de faire de l'humour et te dire que c'est finalement assez classique comme attitude pour un mec de se tirer au petit jour en cachette, mais je ne suis pas certain que ça te ferait rire…
J'ai pris ton numéro de portable, je te joins dès que je peux.
Désolé de t'embringuer là-dedans, j'espère que tu me pardonneras…
Eddy/Lydie
P.S. : Excuse-moi, mais je ne peux pas faire autrement que de te prendre tes affaires et te laisser les miennes. Je te laisse mon sac à main, j'ai mis tes papiers dedans…"
Complètement abasourdie, je me laissai tomber dans le fauteuil. Je restai ainsi plusieurs minutes, puis je décidai de prendre une douche en espérant que cela me remette les idées en place. Je fis longuement couler l'eau chaude sur mon visage, mes épaules et ma poitrine et décidai de prendre le taureau par les cornes. Après tout, il me restait encore quelques heures pour retrouver mon apparence masculine et pour que tout rentre dans l'ordre avant le Lundi matin.
Au fond de moi, je doutai fort que cela suffise, mais je ne voyais aucune autre alternative.
Première chose, chercher si parmi les affaires qu'Eddy m'avait laissées, je ne pouvais pas trouver une piste me permettant de le recontacter directement. Je ne m'attendais pas à trouver son numéro de portable ou son e-mail, mais j'espérais de tout cœur dénicher un indice ! Je ne connaissais de Lydie que son prénom et le fait qu'elle habitait à Cannes, ça faisait quand même un peu juste pour appeler les renseignements !
Je sortis de la salle de bains et me rhabillai avant de vider sur la table le contenu de "mon" sac à main : j'y trouvai un crayon, un tube de rouge à lèvres, un de mascara, de l'ombre à paupières, un paquet de kleenex, mon téléphone portable, mon porte-monnaie, mon portefeuille, mes clés et même l'étui de mes lentilles de contact, mais pas d'agenda ou quoi que ce soit qui fasse avancer mes recherches !
Je me maquillai rapidement avant d'enfiler par-dessus mon chemisier de soie le maxi-manteau en agneau plongé, puis je quittai la chambre pour me rendre au bar. D'une part j'avais impérativement besoin d'un double café bien serré, et d'autre part, je nourrissais encore l'espoir qu'Eddy soit passé par là avant de partir. Qui sait, peut-être même s'y trouvait-il encore… Après tout, cela faisait à peine vingt minutes que je m'étais réveillée.
Le bar était presque désert et un rapide regard circulaire me suffit pour constater que ni Eddy, ni Lydie, pas plus que Simon, Henri ou Juliette ne s'y trouvaient. Suivie du regard par deux garçons qui semblaient avoir encore plus que moi besoin de café, je m'assis au bar et passai ma commande.
— Et pour cette jolie Mademoiselle, ça sera quoi?
— Un express bien serré… Euh non, attendez, mettez-moi carrément un double, mais tout aussi serré !
En me faisant un clin d'œil, il me répondit.
— Vous avez raison, soyons fous ! La nuit a été rude?
— Vous ne croyez pas si bien dire !!!
— Alors, prenez un croissant, il ne faut pas démarrer la journée sans manger. Tenez, je vous l'offre !
— Merci…
Je commençai à manger et attendis qu'il m'apporte le café pour lui demander :
— Dites, je voudrais vous demander… Vous n'auriez pas vu un garçon, métis, environ un mètre quatre-vingt, avec un pantalon en cuir noir par hasard? Je veux dire depuis une demi-heure, une heure maxi.
— Vous savez quoi, Miss? Entre six et huit, on en voit chaque matin des dizaines, seuls, en couple ou bien carrément encore en bande, alors on ne fait pas vraiment attention ! Pourquoi? Il vous a salement largué au réveil, je parie ! C'est ça?
— On peut dire quelque chose comme ça…
— Excusez-moi, vous avez raison, ça ne me regarde pas…
— Non, non, c'est pas le problème. C'est juste que je sais plus très bien où j'en suis, ce matin !
— Attendez, laissez-moi réfléchir… Je voudrais pouvoir vous aider. Le problème, vous savez, c'est que sérieusement, on ne peut pas faire attention à tous les clients. … Un grand black vous dites?
— Oui, mais avec la peau assez claire. Et il porte un super pantalon en cuir !
— Vous savez Miss, à la rigueur, je remarquerai votre manteau à vous, mais les pantalons des mecs… Attendez… Ah si, c'est possible, je crois qu'un grand type a pris lui aussi un double, il a pas dit "bien serré" lui, il a dit "bien noir" en éclatant de rire. Oui, c'est ça, je me souviens, même que je me suis dit "tu as raison mon gars, la meilleure défense, c'est l'attaque !". Oui, un grand noir, il était à peu près sept heures et quart, sept heures et demie.
— Je suppose qu'il n'a pas payé son café avec un chèque ou une carte de crédit, ça serait trop beau !
— Ah non, vous savez, ça surprendrait !
— Oui, je m'en doute… Et il est resté longtemps? Il est parti quand?
— Je n'ai pas fait vraiment attention, mais je ne crois pas. Il me semble qu'il n'a même pas pris le temps d'aller le boire en salle et qu'il est resté là, au comptoir. Il a du rester cinq, dix minutes, pas plus.
— Et à part ça, vous n'avez rien remarqué, je veux dire un détail, quelque chose qui me permettrait…
— De le retrouver? Non, Miss, je suis désolé pour vous !
— Tant pis, c'est gentil d'avoir essayé, merci…
Je vidai ma tasse et sortis sur le parking. Dehors, le temps avait viré au gris, des nuages bas masquaient les montagnes alentour, et la température avait nettement fraîchi. Je remontai le col du manteau et me dirigeai vers ma voiture. J'étais tellement préoccupée par la situation que, pour une fois, je ne prêtais même pas attention au cliquetis de mes talons sur l'asphalte.
Je repris doucement la route de Grenoble. Je n'avais pas fait dix kilomètres que je vis quelques dizaines de mètres devant moi un gendarme me faire signe de me ranger sur le bas-coté. Tout en mettant mon clignotant et en ralentissant, je pensai "Alors là, c'est le bouquet ! Dans la série, je suis mal, on fait difficilement mieux. Je lui dis quoi, moi maintenant, 'Excusez-moi, je ne suis pas celle que vous croyez'? Mais merde, c'est pas possible, je ne suis même pas en excès de vitesse, pour une fois, alors quoi?".
Alors que je baissai ma vitre, il se présenta par le traditionnel "Bonjour Mademoiselle, Gendarmerie Nationale" en portant deux doigts à son képi. A ce moment, son collègue lui cria "Attends, c'est pas celle-là, c'est la bleue qui arrive là !" en se précipitant sur la chaussée. Ils arrivèrent juste à temps pour faire stopper derrière moi une voiture identique à la mienne, mais bleue clair et non grise. Le gendarme qui m'avait arrêtée revint alors vers mon véhicule.
— Excusez-nous, Mademoiselle, ce n'était pas pour vous ! Vous pouvez repartir. Mais que cela ne vous empêche pas d'être prudente et respectueuse du code de la route !
— De… de rien ! Merci. Au revoir…
Sans demander mon reste, je repris la route en me disant qu'effectivement, j'avais sans doute plus qu'intérêt à éviter tout contrôle de ce type !
Heureusement pour moi, je parvins sans autre mésaventure à mon domicile. Arrivée à la boulangerie, je me dis que là au moins, mon identité n'était pas un problème !
En raison de l'affluence dominicale, sa patronne aidait Céline à la boutique en tenant la caisse. Quand ce fut mon tour d'être servie, la jeune femme me fixa un instant dans les yeux, hésitante, cherchant une confirmation.
— Bonjour Céline. Si, si, tu as raison, c'est bien moi…
— Bonjour Sam. Joli manteau, je croyais que tu n'avais rien à te mettre ! Tu as emprunté ça à qui?
— C'est une longue histoire, Céline, je te raconterai ça un de ces jours… Peut-être !
Je payai et sortis en repensant au double sens de ce "peut-être". Pourrais-je revivre un moment d'intimité avec Céline, ou bien aurais-je même seulement l'occasion (et l'envie) de lui raconter cette nuit de folie?
En descendant de ma voiture pour ouvrir mon garage, je mis machinalement ma main dans la poche du manteau pour y chercher les clés. Je ne sentis sous mes doigts que la douceur d'une paire de gants en chevreau. Je me rappelai alors que les clés étaient dans mon sac à main et rouvris la portière pour m'en saisir.
Une fois dans la maison, je me dirigeai vers la cafetière sans même me défaire de mon manteau. Je me laissai ensuite tomber dans le canapé du salon et portai le mug à mes lèvres. C'était presque un rituel, et tout en buvant à petites gorgées le café chaud (quelle belle invention que les cafetières thermos !), je revécus par flash successifs tout ce qui m'était arrivé durant ces dernières vingt quatre heures.
En fait, il m'arrivait régulièrement, au lendemain d'une soirée qui s'était bien terminée, de me remémorer les causes ou les événements d'une nuit gris clair, voire parfois carrément blanche. Le fait de repenser avec quelques heures de recul à mes aventures érotiques de la veille provoquait alors assez souvent un regain d'excitation se soldant par une séance d'onanisme qui me permettait de replonger ensuite à nouveau dans un sommeil réparateur. Que voulez-vous, on trouve les moyens que l'on peut pour récupérer !!!
Néanmoins, en ce Dimanche matin de début Octobre, ce n'était pas "comme d'habitude" et ma réflexion provoquait plus de lassitude et de désarroi que d'excitation. Abandonnant ma tasse encore à moitié pleine, je montai dans ma chambre et sortis de la commode le caraco rouge que j'avais acheté la veille. Je me glissai sous la couette, habitée par une envie de sensualité et de volupté autant que de calme et de repos.
Finalement, après m'être retournée plusieurs fois dans les draps, je réussis à trouver le sommeil. Une heure et demie plus tard, je me réveillai, avec en tête un souvenir très précis du rêve que je venais de faire.
Il se déroulait dans un futur intemporel où l'espèce humaine était en voie d'extinction. Par une bizarrerie de la nature, les femmes ne mettaient plus au monde que des filles ou presque. Du coup, les quelques rares garçons qui voyaient le jour étaient enlevés dès la puberté à leurs parents et traités comme des étalons reproducteurs. Ils avaient pour tâche de féconder autant de femmes qu'ils le pouvaient, afin de faire naître leurs futurs descendants ! Mais comme toute médaille a son revers, non seulement cette procréation forcée ne donnait pas lieu à des séances de jambes en l'air à répétition, mais l'espérance de vie de la gent masculine se retrouvait très largement inférieure à celle des filles.
La situation n'était donc pas aussi idyllique qu'elle pouvait le paraître à première vue, et certaines mères tentèrent de mettre fin à cette exploitation de l'homme par l'homme, si j'ose dire. Certaines lancèrent de véritables commandos contre les centres dans lesquels étaient retenus leurs fils, mais ces expéditions furent réprimées dans le sang. Une poignée d'entre elles cherchèrent à berner le pouvoir en cachant les enfants mâles. Ma mère fut, avant son décès prématuré, l'une de ces femmes, et dès ma plus tendre enfance, elle fit de moi un véritable androgyne. Elle ne chercha pas à faire de moi une vraie fille, non, mais dès que je fus en âge de comprendre, elle me fit prendre conscience de ma masculinité tout en m'en expliquant les dangers.
Son plan était presque parfait, mais elle avait toutefois négligé un léger détail qui se révéla fort embarrassant pour moi le jour où je dus passer l'épreuve de natation de ce qui remplaçait le baccalauréat du vingtième siècle. J'avais 17 ans, je marchais le plus naturellement du monde avec des talons hauts, j'étais autant à l'aise en jupe qu'en pantalon, mais la nature m'avait doté, qu'on le veuille ou non, d'un appendice pénien qui se serait révélé en ce jour fatidique par trop … remarquable sous mon deux pièces rose et gris !
Je ne dus mon salut qu'à la présence d'esprit de Jennifer, ma meilleure amie. Venant de découvrir la vérité sur mon identité sexuelle, elle alla expliquer aux examinateurs avec un naturel et un calme qui forcèrent mon admiration que je venais d'avoir mes règles et qu'il m'était impossible de passer l'épreuve.
Elle revint m'annoncer que le jury se donnait le temps de l'épreuve pour délibérer et décida, tout en dégrafant mon soutien-gorge, que nous allions faire l'amour, là, "toutes les deux", dans ces vestiaires, pendant que nos camarades luttaient contre le chrono.
C'est au moment où elle collait contre mon phallus gonflé de désir son corps d'adolescente que je m'éveillai.
Les rêves ont ceci de particulier qu'ils ne répondent pas forcément d'une logique "réaliste". C'est pourquoi je ne cherchai même pas à comprendre comment j'avais pu apprendre à nager sans que mon secret ne soit percé à jour, ni même pourquoi Jennifer portait soudain, en plus de son maillot de bain brésilien, des cuissardes à talons aiguille de dix centimètres et de longs gants en cuir rouge assortis…
J'avais les jambes serrées, et ma main coincée entre mes cuisses par-dessus la nuisette cherchait à forcer le barrage et à exciter mon clitoris.
Je poussai un long soupir et m'étirai doucement pour essayer de me détendre.
Mais mon rêve inachevé continuait à me travailler, preuve en était la chaleur qui enflammait mon bas-ventre. Je me "souvenais" tellement fort des mains de Jen' sur mon corps qu'il fallait que je retrouve cette sensation. Je rejetai brutalement la couette et pris dans la poche du manteau les gants en chevreau.
Je fis courir mes mains gantées sur tout mon corps, la droite insistant sur le haut du caraco et la gauche sur mes jambes glabres. Sentir la caresse du satin à travers le cuir du gant maintenait mon désir au plus haut. Tout en me tordant de plaisir, je me mis à gémir doucement. Ma main gauche remonta caresser mes seins aux tétons raidis, tandis que de la droite, je commençais à agacer mon clitoris à travers la nuisette, m'arrachant de véritables cris de jouissance. La différence par rapport à l'époque où j'étais un homme, c'est que les moments où j'appuyais mon majeur tellement fort que mon doigt commençait à me pénétrer étaient suivis par des caresses beaucoup plus douces, plus sensuelles et moins sauvages.
Alors que neuf fois sur dix, l'homme que j'étais auparavant éjaculait au terme d'une masturbation frénétique, du moins à partir du moment où un certain seuil d'excitation était atteint, là, je découvrais ces accalmies qui n'avaient d'autre but que de me permettre d'aller encore plus haut dans ce ciel que l'on dit être le septième…
Le reste de la journée passa doucement, mais plus l'heure avançait, plus je me demandais comment j'allais me sortir de ce "pétrin" dans lequel Lydie m'avait mise afin de s'en sortir, elle.
Je me voyais en effet assez mal me pointer au boulot et expliquer que durant le week-end, j'avais troqué mon nécessaire trois pièces contre un 90B ! Je pris mon portable et rédigeai à l'intention de mon responsable d'agence le SMS suivant : "Cause gros pb persos impossible venir travailler. Mets-moi en congés toute la semaine. Je te recontacte asap. Sam".
Je décidai ensuite de fouiller une nouvelle fois, et sans rien laisser au hasard, toutes les affaires que Lydie m'avait laissées. La minirobe en cuir n'avait pas de poche, par contre, le chemisier en possédait une plaquée sur la poitrine. Je retournai complètement le satin, mais sans rien trouver. Je fis de même sur le long manteau d'agneau, là encore, en vain. Je vidai complètement le sac à main sur la table basse de mon salon, répandant dessus le nécessaire à maquillage et mes affaires personnelles, mais rien de plus.
Alors que je désespérais, j'eus l'idée de glisser mes mains à l'intérieur en me disant "On a dit fouiller à fond". Je hurlai brutalement "Yes !" en sentant sous mes doigts un bout de papier que je ressortis aussitôt. Il s'agissait d'un Post-It qui s'était manifestement décollé du support sur lequel il avait été plaqué avant de se glisser tout au fond, juste sous la séparation des deux compartiments du sac à mains. Dessus était inscrit juste un numéro de téléphone. En le lisant, j'eus un choc : ce numéro ne m'était pas inconnu, j'en étais sûre. Evidemment, on fait de moins en moins d'efforts pour mémoriser des numéros d'appel maintenant que tous les téléphones disposent de mémoires, mais il ne me fallut néanmoins pas longtemps pour vérifier qu'il s'agissait là… du portable de Philippe !
Je l'appelai aussitôt. Il décrocha par le traditionnel "Salut ma poule !" avant de continuer.
— On a eu ton message d'hier, mais là, on vient juste de rentrer. Ça va, toi?
— Salut Phil. Ben justement, ça va moyen…
— Ah ça, je l'entends ! Tu as une voix vraiment bizarre !
J'avais eu beau essayer de parler doucement et avec une voix grave, les hormones qui avaient envahi mon métabolisme depuis cette nuit m'empêchaient de donner complètement le change.
— Je t'expliquerai plus tard… Dis-moi, c'est super important. Est-ce que tu connais une black qui s'appelle Lydie?
— Un mètre soixante dix huit, des jambes de gazelle, le genre de canon qu'on apprécie toi et moi?
— Oui, c'est ça, c'est elle !
— Pourquoi, tu veux que je te la présente?
— C'est pas la peine, j'ai déjà fait sa connaissance ! Dis-moi, c'est qui cette nana, tu connais un moyen de la joindre?
— Ben oui, c'est une fille qui bosse au marketing chez nous, en fait c'est la numéro deux du service.
— Tu as son téléphone perso?
— Euh… Non. Mais pourquoi? Je comprends rien, là ! Si tu as déjà fait sa connaissance, pourquoi tu veux son bigophone? Qu'est-ce qu'il se passe, Sam, dis-moi? Et puis, dis, c'est quoi cette voix que t'as ce soir, elle t'a châtré ou quoi?
— Tu ne crois pas si bien dire, mais je préfère vous expliquer tout face à face, pas par téléphone. Il faut juste que je retrouve très vite cette fille. Je peux débarquer demain chez vous? Dis-moi oui, que je me commande par le Net un billet d'avion pour le vol qui atterrit à Nice à midi.
— Tu sais bien que tu peux venir quand tu veux ! Mais ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi tu m'appelles à son sujet, elle t'a parlé de moi?
— J'ai trouvé ton numéro de portable dans son sac à main…
— Parce que tu fouilles dans les sacs des dames, toi maintenant?
— Je vous explique tout demain, promis. Tu peux venir me prendre à l'aéroport?
— Ouh là, je crois pas ! Demain, je vais avoir la tête dans le guidon toute la journée. Bouge pas, je demande à Tiff'… Tiff', tu peux aller chercher Sam demain midi à l'aéroport? …OK, c'est bon, Sam, elle passera te prendre.
— Merci, c'est bon de vous avoir tous les deux ! Tu peux pas savoir à quel point…
— Eh… Sam ! Ça va, t'es sûr?
— Je suis sûre, Phil… A demain…
— A demain !
— Eh Phil… Merci, vraiment !
— De rien, ma poule, de rien…
(A suivre)
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OlivX
2 juin 2018 à 16:18
Serais tu en train de nous dire que Sam va devoir être un long moment en Samantha ? Si c'est le cas, j'imagine tous les problèmes que ça va engendrer pour sa vie de tous les jours !
Soyez respectueux
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Photo de profil de julien66000
julien66000
1 juin 2018 à 13:30
Et bien qu'elle rebondissement,je n'est jamais penser que Lydie/Eddy puise s'enfuir comme elle la fait,elle a peut être effectivement des problème personnelle qu'elle veut réglais sous les trais de Eddy.

Pour le moment sam va devoir continuer de vivre sous les trais féminin ce qui risque de luis poser des problème pour son travaille ou si il se fait contrôler par la police, ce qui a failli lui arriver dans ce chapitre bien sur, a moint qu'il arrive a la retrouver pour récupérer sont corps.

bref avoir la suite.
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Sam Botte
Sam Botte
1 juin 2018 à 12:06
Tu auras la réponse "officielle" à la fin du tome 3, mais je peux déjà te xdire que tu aurais pu faire détective comme métier !!!
:-))
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de OlivX
OlivX
1 juin 2018 à 10:45
Ah ça c'est du rebondissement, je ne suis pas sur d'avoir compris pourquoi Lydie/Eddy s'est enfui sans reprendre son corps d'origine.
Lydie aurait des problèmes personnels dans sa vie et elle espère que dans le corps d'Eddy elle pourra les résoudre?
Soyez respectueux
Répondre

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