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✦ Sam Botte L'étalon aiguille (Tome 3) XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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L'étalon aiguille (Tome 3) — Chapitre 6

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Sam Botte
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L'étalon aiguille (Tome 3)

Chapitre 6

"Every  breath  you  take"
Le retour sur Valbonne se fit en silence. Devant le visage fermé de son épouse, Phil avait pris le parti de somnoler (ou tout au moins de faire semblant) pendant que je conduisais.
Une fois rentrés dans la maison, il s'arrêta à l'entrée du salon.
— Eh les filles, on s'en jette un petit dernier?
— Fais ce que tu veux. De toute façon, tu fais toujours ce que tu veux, alors !
— Eh, oh ! Fais pas la gueule, quoi ! Attends… Tiens, j'ai une idée, je fais le top-model pour vous deux avec mes nouvelles bottes. Un petit défilé de lingerie, ça vous dit?
— Fais ce que tu veux, mais lâche-moi. Je monte me coucher. Au fait, Sam, je voudrais dormir avec toi cette nuit, tu veux bien?
— Je… Euh, oui, bien sûr ! Mais…
— Alors à tout de suite.
— OK, j'arrive dans cinq minutes…
— Je t'attends… Bonne nuit, Phil.
— Tiff', je peux savoir ce que tu as?
— Tu le sais très bien.
— Merde ! C'est pas juste ton truc. Je n'ai rien fait de plus que toi…
— J'ai pas envie d'en parler. Bonne nuit, Phil…
Elle tourna les talons et s'éloigna vers la chambre. Je posai ma main sur l'épaule de Philippe.
— Laisse, c'est pas dramatique. Allez, tiens, puisque tu l'as proposé, sers-moi un verre.
Il s'exécuta tout en continuant sur sa lancée.
— Non, quoi ! C'est vrai, ce que j'ai dit. OK, j'ai fait l'amour avec Chantal, mais si je me souviens bien, lors de ton premier séjour chez nous, je n'ai pas fait un fromage quand elle a fait l'amour avec toi.
— Elle ne te fait pas "un fromage"…
— Ah non? Et comment t'appelles ça alors? Depuis qu'on est repartis de Grasse, elle n'ouvre la bouche que pour me dire que je vais dormir à l'hôtel du "cul tourné" ! Elle, elle a le droit d'être jalouse, mais moi pas, c'est ça?
— Disons que moi, je prendrais sa réaction pour une preuve d'amour…
- "Euh oui mais non", là, tu vois ! Déjà avant, tu avais tendance à toujours prendre son parti, mais depuis que tu es devenue une nana, je ne t'en parle même pas !
— Je crois que ce qui lui a fait quelque chose, c'est d'une part que tu n'aies pas voulu t'arrêter quand elle te l'a demandé, et d'autre part que Chantal prenne son pied aussi fort.
Nous discutâmes encore quelques minutes, puis je me levai et repris mon long manteau de cuir que j'avais déposé sur l'accoudoir du canapé.
— Qu'est ce que tu fais? Tu vas te coucher maintenant?
— Oui, j'y vais. Et toi?
— Non, non, dans une minute… Je finis mon verre, peut-être que je m'en reprends un deuxième, je sais pas et j'y vais après…
— OK, alors bonne nuit, Phil.
— Bonne nuit! Sam… Dis, tu voudrais me bien me laisser ton manteau? Histoire que je me sente un peu moins seul cette nuit.
— Si tu veux…
— Merci…
— De rien, Phil, de rien…
— Dors bien, Sam. A demain.
Je m'approchai pour lui faire la bise, mais il prit mon visage entre ses mains et m'embrassa sur la bouche.
Je rejoignis Tiff' dans la chambre, dans "ma" chambre. Elle était allongée sur le lit, uniquement vêtue de mon caraco rouge.
— J'ai fouillé dans tes affaires, en fait, je voulais… Ça ne te dérange pas, j'espère?
— Bien sûr que non, je dirais presque "au contraire" ! Tu sais, j'ai tellement souvent porté les tiennes que ce n'est qu'un juste retour des choses, comme on dit !
— Tu as sommeil?
— Un peu, mais pas trop, pourquoi?
— Parce que j'ai besoin de tendresse. Je lui en veux, tu sais… Je LEUR en veux !
— Je sais, je comprends. J'en ai parlé un peu avec Phil, là, mais toi aussi, il faut que tu le comprennes. Il n'a pas tort sur toute la ligne…
— Tu as peut-être raison, mais… Je sais pas… Et puis, comment te dire… Ce soir, c'est comme si je n'avais pas existé ! Il n'y en avait que pour Chantal et pour toi !
— Mais non ! C'est juste un concours de circonstances, l'attrait de la nouveauté, la passion de la première fois. Laisse tomber cette histoire, c'est fini, c'est bon ! Allez, viens…
Tout en parlant, j'avais ôté le bustier, la minijupe et la petite culotte que Chantal m'avait prêtés quelques heures plus tôt. Je m'assis au bord du lit afin de finir de me dévêtir mais rencontrai une difficulté imprévue.
— Oups ! Tu voudrais bien m'aider à enlever mes cuissardes, je suis nu pieds dedans et là, ça colle !
— J'arrive.
Elle se releva et tira l'une après l'autre sur les fameuses bottes "shar-pei" pour m'aider à me déchausser. Je me laissai tomber sur le dos et écartai grand mes bras.
— Viens…
— Attends, tu ne veux pas de chemise de nuit?
— Si, je veux bien.
— Ne bouge pas. Je vais te chercher la mienne…
Je l'entendis ouvrir la porte de la salle de bains et la vis revenir tout de suite après. Elle me tendait une longue chemise de nuit bordeaux. Je me redressai et l'enfilai : elle me tombait sur les chevilles, tandis que la fente latérale dévoilait ma jambe gauche jusqu'en haut de la cuisse. Un motif de dentelle séparait et soulignait mes seins.
Tiffanny vint se coller tout contre moi et m'embrassa dans le cou pendant que ses mains couraient sur le satin. Je serrai mon pubis encore plus fort contre le sien et m'empressai de répondre à ses caresses.
Une nouvelle fois, je me rendis alors compte que, contrairement à ce qui se passait quand j'étais un homme, je pouvais contrôler beaucoup mieux mon excitation. Nous nous glissâmes sous les draps et reprîmes notre étreinte. Nos langues et nos mains se mêlaient sans cesse, générant chez chacune de nous des soupirs de bien-être. Une douce chaleur envahissait mon vagin et nous finîmes par sombrer dans le sommeil.
En ouvrant un oeil, je jetai un regard au radio-réveil : il indiquait huit heures. Dans un demi-sommeil, Tiffanny se retourna et tendit ses lèvres vers moi en marmonnant. Je posai ma bouche contre la sienne et lui murmurai de se rendormir.
J'avais décidé de me lever, car je savais que c'était l'heure aux alentours de laquelle Philippe avait l'habitude de partir, et je ne voulais pas que sa journée commence comme s'était terminée la précédente. Je chaussai les mules de Tiff' et sortis sur la pointe des pieds. Il quittait la salle de bains au moment précis où je tirai la porte de la chambre. Je lui fis signe de me suivre en silence jusqu'à la cuisine.
— Tiff dort encore, mais je ne voulais pas que tu partes comme ça… Tu y vas, là?
— C'est gentil. Oui, j'allais partir. Juste le temps de prendre mon blouson et les clefs de la bagnole.
Tout en parlant, il regardait la chemise de nuit et les mules à talons que je portais.
— Décidément, mec ou nana, tu ne peux pas t'empêcher de mettre ses vêtements, hein? Enfin, bon… Tiens, j'ai fait du café, tu en veux un?
— Bonne idée, merci. Tu as dormi comment?
— Joker !!!
— Te prends pas la tête, allez, c'est fini tout ça… Tiens tu sais quoi? On va venir manger avec toi toutes les deux à midi, tu veux?
— Si vous voulez.
— Ah ben, je te remercie ! Ton enthousiasme fait plaisir à voir. Je croyais que tu adorais déjeuner avec des jolies filles et les exhiber juste ce qu'il faut pour rendre tes collègues jaloux? Ou alors, c'est que tu ne trouves pas qu'on est des jolies filles…
— Excuse-moi, Sam… J'ai un peu la tête dans le seau, ce matin ! Mais OK, appelez-moi et on se mettra d'accord tous les trois. Ça te va?
— Ça me va. A tout à l'heure… ma poule !
Il s'apprêtait à m'embrasser mais ce rappel à notre connivence masculine le stoppa net dans son élan. Il éclata de rire, prit son blouson de cuir noir dans l'armoire et se dirigea vers la porte. Puis il se ravisa brutalement, vint me voler un baiser sur la bouche et partit, pour de bon cette fois, en riant à nouveau.
Je secouai la tête et finis ma tasse de café, puis je retournai dans la chambre. En me sentant me glisser dans les draps, Tiffanny vint se lover contre moi et c'est étroitement enlacées que nous replongeâmes toutes les deux dans les bras de Morphée.
Il était neuf heures lorsque je fus réveillée par le frottement sensuel du satin sur ma vulve. Appuyée sur un coude, ma belle anglaise promenait sa main sur mon bas-ventre tout en me regardant amoureusement.
Nous passâmes la demi-heure qui suivit à utiliser au mieux nos mains et nos langues pour nous caresser sous toutes les coutures. Après que nous ayons joui ensemble, nous restâmes allongées cote à cote en silence un long moment.
Mon esprit se mit à battre la campagne et je réalisai alors que je serai toujours "sur le fil" tant que je n'aurais pas retrouvé Lydie/Eddy.
— Tu sais, Tiff', cette histoire de fou, là, mon changement de sexe, et bien, j'aurais voulu que ce soit avec toi et non avec Lydie que ça se produise !
— Ça n'aurait pas changé grand' chose je crois…
— Si, quand même… Déjà, je ne crois pas que toi, tu te serais barrée en me laissant comme ça, sans te soucier des conséquences ! Et puis, ça aurait été encore plus beau : depuis le temps que je rêvais de devenir toi ! Si tu savais…
— J'en sais pas mal là-dessus, tu sais… On s'est toujours tout dit.
— C'est vrai. Mais c'est quand même dingue, dès que je suis avec toi, je voudrais qu'on ne fasse plus qu'une, toi et moi. Je voudrais pouvoir vivre tout ce que tu vis, respirer l'air que tu respires, ressentir ce que tu ressens au moment où tu le ressens ! Je suis grave, hein?
— Ou peut-être juste… amoureuse?
— Oui, peut-être juste… amoureuse ! En attendant, je sais ce qu'on va faire : on va s'acheter un gode double et on rentre s'envoyer en l'air toutes les deux avec, comme ça, on sentira la même chose au même moment ! Tu veux?
— Alors là, oui, tu es grave ! Mais moi aussi, je le suis, je vais te le prouver… On va le faire. Oui ! Mais d'abord, vas prendre ta douche et rejoins-moi pour t'habiller.
Vingt minutes plus tard, coiffée, maquillée et parfumée, je revins dans la chambre : Tiffanny avait posé sur le lit son pantalon taille basse couleur havane, un top à fines bretelles en lycra marron plus foncé, un string et une paire de mi-bas noirs.
— Il te rappelle des souvenirs, ce pantalon?
— Et comment ! C'est celui que tu portais le jour où on a échangé pour la première fois l'intégralité de nos vêtements avant de quitter le bureau.
— Vingt sur vingt ! Personnellement; quand je le porte, je mets toujours un string, histoire de profiter pleinement de la caresse de la doublure.
— Je me souviens même que tu le portais avec tes bottes à talons lames…
— Lesquelles?
— Tu sais bien, celles que j'ai mises la première fois que je suis venue ici. Je t'avais dit que c'était ma pointure et tu m'avais répondu que tu aimerais bien me voir avec, en pensant que je ne serais pas capable de les porter. Même que tu as le même modèle en boots.
— Ah oui, je vois ! C'est marrant en fait de repenser que c'est ce soir là que tout a commencé !
— Tu sais, la vérité, et bien, c'est que ça a commencé le matin où j'ai débarqué à l'agence et qu'on m'a présenté la responsable de projet avec qui j'allais devoir travailler deux mois !
Tout en parlant, j'avais commencé à m'habiller. En agrafant la chaînette dorée qui ceinturait le pantalon, je me remémorai (en le vivant à nouveau) le plaisir que j'avais pris ce soir là à sentir mes cuisses moulées comme une seconde peau par le cuir. Je ne pus m'empêcher de le frôler de mes mains en me regardant dans le miroir.
— A propos de bottes, il faudrait voir si les tiennes ont eu le temps de finir de sécher. Je suis certaine qu'elles iraient super bien avec !
— J'espère surtout qu'elles ne seront pas abîmées.
— Non, ne t'en fais pas ! Phil avait voulu qu'on fasse l'expérience une fois : on a profité d'une nuit de clair de lune pour aller patauger tous les deux dans une petite rivière avec chacun nos cuissardes aux pieds. Quand elles ont été bien sèches, on les a graissées puis soigneusement cirées, et elles sont restées bien souples, nickel ! D'ailleurs, tu les as déjà portées, tu sais mes cuissardes noires toutes simples, en cuir mat?
— Ah oui ! N'empêche que Patrice, il m'a bien foutu les boules sur ce coup là !
— N'y pense plus ! Je te laisse vérifier si elles sont sèches pendant que je file sous la douche. Et si elles ne le sont pas, tu n'auras qu'à prendre les miennes, OK?
— OK ! Merci…
La chance était de mon coté : mes bottes étaient juste " fraîches" à l'intérieur, mais parfaitement "mettables". Cela tombait plus que bien, car j'avais très envie de les porter. Je revins dans la chambre et admirai le résultat dans le miroir : le top en lycra moulait ma poitrine, le pantalon de cuir moulait mon ventre plat et les Versace moulaient mes chevilles, le tout dans un camaïeu de couleurs marron, havane et doré !
— Tu te plais, ma chérie?
La voix de Tiffanny dans mon dos me fit sursauter.
— Euh… Au risque de paraître prétentieuse, je dirais "oui" !
— Tu n'es pas prétentieuse, tu es vraiment très bien foutue ! Ça te va super bien ! Si, si, je te jure !
— Merci…
— Dis-moi, tu as amené ta jupe à toi?
— Laquelle?
— Celle en cuir noir qui t'arrive au dessus du genou.
— Oui, pourquoi? Tu la veux?
— Oui, avec tes bottes aussi, enfin, si tu veux bien…
— Aucun problème, tu sais bien que tout ce qui est à moi est à toi. Par contre, je n'ai plus de sous-vêtements propres, ni de haut, d'ailleurs !
— D'accord. Bon, et bien, on va en prendre ici… et on va refaire tourner une machine !
Elle enfila un ensemble tanga/porte-jarretelles/soutien-gorge noir et une paire de bas brillants de la même couleur, puis nous retournâmes ensemble dans ma chambre. Pendant qu'elle remontait la fermeture éclair sur ses reins, je lui tendis les genouillères.
— Ah non ! Je pensais à tes bottes à toi, les noires et bleues !
— Ah bon ! OK… Tiens.
— Je te remercie Sam.
— Et en haut, tu fais quoi? Tu comptes sortir comme ça?
— Presque ! Non… Je vais mettre juste mon blouson comme une chemise, et un manteau par-dessus.
— Quel blouson?
— Mon blouson en cuir noir, court et sans col.
Elle acheva de s'habiller et nous prîmes ensemble un petit déjeuner.
— Bon, maintenant, on va où?
— Ben, comme on a dit, faire notre petit achat…
— Ça, d'accord, Sam, mais tu connais un sex-shop?
— Je n'en connais pas un en particulier, mais je sais qu'il y en a plusieurs sur Cannes, on n'a qu'à y aller… Oh tiens, tant qu'on sera là-bas, on pourra même aller retrouver Phil pour manger, ça te dit?
— Mmmmouais…Bon, d'accord, mais c'est bien pour te faire plaisir.
— Tu n'auras qu'à lui raconter l'expédition qu'on va faire là pour le rendre fou !
— Bonne idée ! Ah, ah, ah ! Tu veux bien conduire alors?
— C'est pas que je ne veux pas, mais je n'ai pas de papiers… Je veux dire, si on se fait contrôler, je ne peux rien leur présenter, aux flics !
— No problemo, prends MON sac à main et passe-moi le tien.
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galwenne
20 juin 2018 à 22:10
toujours une pure merveille. vivement la suite.
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julien66000
19 juin 2018 à 10:13
Merci Sam pour ce nouveau chapitre, par contre il y a de l'eau dans gaz entre Tiffany et Philippe,j'espère que Sam va réussir à réconcilier le couple, car ce serait dommage qu'il se sépare pour une bêtise pareil,surtout que Tiffany n'est pas toute blanche non plus,elle à bien coucher avec Sam quand il était sous ses trais masculin et Philippe n'a pas fait tout une scène comme la fait Tiffany.

A moins que Tiffany n'ai plus de sentiments amoureux pour Philippe vu qu'on le voit clairement quel est amoureuse de Sam, j'espère clairement que c'est pas le cas,car franchement il forme un couple vraiment formidable que j'aime beaucoup dans cette histoire.

Bref vivement la suite pour voir comment va se décanter cette situation.
Soyez respectueux
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