Fiction
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Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
L'étalon aiguille (Tome 3) — Chapitre 8 · Les pleurs du mâle
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
L'étalon aiguille (Tome 3)
Chapitre 8 · Les pleurs du mâle
"Unchained melody"
Nous étions aussi fébrile l'une que l'autre en arrivant à la maison. Nous posâmes toutes deux nos sacs à mains sur le chevet qui trônait dans l'entrée et pénétrâmes dans le salon. Avant qu'elle n'ait eu le temps d'enlever ses gants et son manteau de fourrure, je me précipitai vers Tiffanny et la poussai dans le canapé. Je m'agenouillai et posai avec avidité ma bouche sur sa jupe, juste au niveau de son pubis.
— Tu veux vérifier que je n'ai pas tâché ta jupe, c'est ça?
— Non, je m'en fiche. En fait, je ne sais pas… C'est juste que… J'ai presque honte de moi, mais je…
— Quoi? … Sam… Enfin, tu sais bien qu'entre nous, il n'y jamais eu et il n'y aura jamais de tabou ! Alors? Dis…
— Et bien, voilà. J'avais envie… Je me disais qu'à défaut de pouvoir lécher le sperme de Phil directement sur le cuir, il était possible que quelques gouttes aient coulé sur ton entrejambe, alors cette idée m'excitait. Et…
— Alors, viens, mon amour…
Elle écarta les jambes et je retroussai délicatement le cuir sur ses cuisses avant d'incruster ma langue dans sa toison dorée. En levant les yeux vers elle, je fis glisser lentement ma bouche sur le haut de sa cuisse. Elle me laissa agir à ma guise une minute ou deux avant de poser ses mains sur mon crâne et de repositionner ma bouche sur son "pussy". Elle m'encourageait de la voix, et la langue de Shakespeare remplaça vite celle de Molière ! Par moments, elle serrait si fort les jambes que je manquais d'étouffer. Heureusement, je la connaissais si bien que j'arrivais la plupart du temps à anticiper et à prendre une grande bouffée d'air !
Quand elle s'abandonna complètement au plaisir qui la submergeait, je me redressai sur les genoux et collai mes lèvres sur les siennes. A son tour elle les lécha, comme pour y goûter les saveurs un peu acides de sa jouissance avant de me remercier.
— Oh Sam ! Tu fais ça tellement bien…
— J'adore te faire ça, et j'adore te voir jouir, alors…
— Mais tu m'as eue par surprise, c'est pas juste ! Parce que moi aussi, j'avais prévu quelque chose pour toi… Quelque chose que j'avais vécu un jour grâce à un certain Sam…
Alors elle se releva, fit lentement glisser au sol son maxi-manteau et, sans ôter ses gants en chevreau, remit sa jupe en place en se tortillant lascivement. Ensuite, elle m'aida à m'installer confortablement dans le canapé et s'agenouilla devant moi. Elle souleva mon pied gauche et embrassa d'abord le cuir couleur havane de mon pantalon avant de descendre ses lèvres jusqu'à la pointe cerclée de métal doré de ma botte. Tout en faisant remonter sa bouche sur mon mollet, elle se mit à me caresser l'intérieur de la cuisse en s'arrangeant pour que j'écarte peu à peu mes jambes.
Quand son front se posa sur mon pubis, je les remontai et les posai sur ses épaules. Elle porta alors ses bras derrière son dos pour faire descendre le zip qui fermait sa jupe. Elle la fit descendre jusqu'à ses genoux et réussit à l'enlever complètement sans cesser un instant de lécher mon entrejambe.
Satisfaite de l'état d'excitation dans lequel elle m'avait mise, elle se redressa complètement face à moi. Elle défit la fermeture éclair du blouson qu'elle portait comme une chemise et me laissa admirer sa plastique parfaite, soulignée par les deux pièces (Phil ayant gardé le tanga) de lingerie noire qui étaient désormais le seul rempart à sa nudité.
— Oh Tiff' ! Comme tu es belle…
— Tu l'as déjà dit !
— Je sais, mais je ne m'en lasse pas ! Tu es belle, Tiff'. Tu es belle et je suis amoureuse de toi !
— Moi aussi, je suis amoureuse de toi, Sam. Et question beauté, tu n'es pas en reste non plus !
Elle s'allongea sur moi et colla son corps contre le mien. Aussitôt, j'enroulai mes jambes autour de ses hanches. Négligeant l'étau de mes cuisses, elle se mit à bouger en se frottant contre moi tandis que je plantai mes ongles dans son dos. Quand elle sentit que sa propre excitation risquait de l'entraîner trop vite plus loin qu'elle ne l'avait prévu, elle s'arrêta, et après avoir une nouvelle fois enfoncé sa langue dans ma bouche, me fit me relever. Debout face à moi, elle saisit la chaînette dorée qui ceinturait mon pantalon et la fit jouer entre mes jambes tout en continuant ses baisers langoureux. Après m'avoir infligé quelques minutes ce doux supplice, elle fit passer par-dessus mes épaules le top en lycra marron qui moulait ma poitrine, se colla dans mon dos et serra mes fesses entre ses cuisses écartées. Tandis que sa main droite jouait avec la pointe durcie de mon sein, elle me masturba carrément de la gauche à travers le cuir de mon pantalon.
— Tu te souviens que tu m'as fait ça un jour?
— Oui, je m'en souviens…
— Et ça te plaît?
— Oui… Oh Ouiiiiiii…
— Dis-moi, qu'est-ce qui te plaît le plus? Que je te fasse ça ou de savoir que ce que je te fais, tu me l'as déjà fait?
— Oh Tiff'… Je sais pas… Je m'en fous ! Mais continue, par pitié, continue… Oh oui, je vais venir !
Elle m'avait tellement chauffée depuis que nous étions rentrées que je jouis en moins de deux minutes. Juste avant d'atteindre l'orgasme, je rejetai ma tête en arrière en me cambrant. Elle accompagna mon mouvement et maintint son bassin plaqué contre mes fesses. Je sentis distinctement mon plaisir couler entre mes jambes et venir mouiller la doublure de mon string noir. Tout en caressant mon cou et mes cheveux, Tiffanny me souffla à l'oreille.
— Rassieds-toi et ferme les yeux. Je te laisse une minute pour récupérer.
— C'est peu…
— C'est fait exprès ! Je ne veux pas que ton excitation ait le temps de retomber comme un soufflé raté. Ne bouge pas, je reviens !
Docile, je me laissai retomber sur la banquette et repris mon souffle. Sa voix me sortit de la torpeur qui me gagnait déjà.
— Ça y est mon amour. Je suis là…
Ma respiration se bloqua quand mes yeux se rouvrirent. A l'exception des bottes noires et bleues, elle était complètement nue devant moi et me dévisageait, semblant guetter ma réaction.
Il faut préciser qu'elle avait -si j'ose dire- initiée la phase active d'essayage de notre achat du matin : une moitié du gode double était enfoncée dans son vagin et l'autre saillait fièrement de son pubis.
Au moment où elle me demanda d'un air presque un peu inquiet "Alors?", je me jetai à ses genoux.
— Waôw !
— Mais encore? Qu'est-ce que tu en dis?
— Une seule chose : prends-moi, "right now", comme tu dis…
— Pas si vite, darling, pas si vite !
Elle me tendit la main, me fit me relever, puis, se collant à nouveau dans mon dos, glissa le phallus de latex entre mes cuisses gainées de cuir. Elle appuyait fermement sur mes hanches et me forçait à maintenir mes jambes légèrement écartées. Du coup, cela rabaissait un tout petit peu mon bassin, suffisamment pour amplifier passablement le frottement du gode. Tandis que ma respiration s'accélérait, je sentais sur ma nuque son souffle devenir aussi court que le mien.
— Oh Sam… Je n'ai pas du assez serrer les lanières, il bouge un peu…
— Tu veux qu'on arrête?
— Surtout pas ! En plus, c'est vrai, ce qu'il nous a dit : son "petit bidule", comme il disait, je te raconte pas comment je le sens !
Est-ce à cause de ce fameux "petit bidule" ou simplement parce qu'elle se retenait depuis trop longtemps, toujours est-il que je la sentis soudain s'accrocher encore plus fort à moi en poussant un long cri de plaisir.
Elle s'accorda un peu de temps pour récupérer, puis elle revint se placer face à moi. Après avoir dégrafé successivement la chaînette dorée et le bouton qui fermaient mon pantalon, elle en fit descendre le zip. Je sentis la soie de la doublure caresser délicieusement ma peau lorsqu'elle le fit descendre sur mes cuisses. Puis mon string suivit le même chemin avant qu'elle ne dépose à nouveau un baiser sur ma toison et se redresse.
— Waôw ! Il est complètement trempé !
— Je sais… J'ai besoin de te sentir en moi, je voudrais que tu me fasses l'amour !
— J'en ai bien l'intention…
Je sentis sa main gantée de gris se poser sur mon sexe, et presque aussitôt après, le gland de notre nouvelle acquisition commença à se frayer un chemin entre mes grandes lèvres. Mon pantalon de cuir descendu au dessus des genoux m'empêchait d'écarter les cuisses, obligeant Tiffanny à exercer une poussée continue. J'avais beau mouiller comme une folle, elle devait forcer pour me pénétrer complètement. De ce fait, le "petit bidule" appuyait fortement et sans discontinuer sur son clitoris. Elle m'exhortait de la voix, "Viens, oh oui, come on", et je lui répondais "Oh oui, prends-moi". J'étais persuadée que j'allais défaillir tant l'excitation qui nous envahissait l'une et l'autre n'en finissait pas de monter.
Je m'accrochai à ses épaules et finis d'engloutir jusqu'à la garde et sans autre forme de procès le phallus de latex. A mon tour, je le sentis alors, le "petit bidule". Il venait peser délicieusement au niveau de mon clitoris et chaque coup de rein de Tiffanny déclenchait en moi une bouffée de plaisir.
Elle me prenait, là, debout, gardant ses jambes bien tendues afin de s'enfoncer au plus profond de mon intimité, tant et si bien qu'une nouvelle fois, nous ne tardâmes pas à jouir ensemble.
Nous restâmes un assez long moment immobiles, pubis contre pubis, collée l'une à l'autre. Nous nous embrassions et nous caressions tendrement : ce calme qui suivait la tempête, nous en avions autant besoin l'une que l'autre.
Tiffanny ressortit sa tête qu'elle avait enfouie dans mes cheveux et me fixa de son regard clair.
— Dis-moi, Sam, tu m'as bien dit ce matin que tu voudrais ressentir tout ce que je ressens au moment même où je le ressens?
— Oui…
— Alors… J'ai une idée… Détends-toi et profite !
Sa main glissa le long de mon coté avant de venir s'insérer entre nos deux corps soudés l'un à l'autre. Puis elle saisit le gode enfoncé dans nos deux vagins et lui appliqua un mouvement de va et vient vertical. Dès qu'il commença à bouger, un frissonnement nerveux irisa tout mon bas-ventre.
La seule idée qu'au moment précis où le sexe de latex s'enfonçait en moi, Tiffanny le sentait s'enfoncer aussi en elle me fit pousser un gémissement de plaisir qui dura les cinq minutes qu'elle passa à jouer ainsi avec mes nerfs autant qu'avec l'olisbos couleur chair. Tout en m'accrochant à elle de toutes mes forces, je mordais la peau de ses épaules et de son cou. Je tremblais de tous mes membres, le plaisir m'envahissait toute entière.
Après qu'il m'eut submergée une nouvelle fois, je laissai ma tête retomber sur son épaule. Je me sentais soudain complètement vidée, mes jambes étaient molles et avaient du mal à me porter.
— Tiff'… Je ne me sens pas bien, je crois que je vais tomber dans les pommes !
— N'aies pas peur mon amour, ce n'est rien. Ça m'est déjà arrivé une fois. C'est juste le fait d'être debout et de jouir trop fort ! Ça prouve au moins que tu ne simulais pas !
— Comment peux-tu penser que je puisse seulement avoir l'idée de simuler avec toi !!!
— Je t'aime, Sam !
— Moi aussi, je t'aime…
Toujours accrochée à elle, je la sentis libérer simultanément nos deux vagins du gode double. Elle le posa sur l'accoudoir et m'aida à me rasseoir dans le canapé. Puis elle s'agenouilla devant moi, m'enleva mes bottes et acheva de m'ôter mon pantalon.
— Viens, j'en veux encore ! Mais cette fois, on va s'allonger…
— Tiff', je suis vidée…
— Et bien, je ferai tout, tu n'auras qu'à profiter !
— Bon, d'accord. Tu veux bien que je remette mes jolies bottes?
— Du moment que tu viens… Oh, tiens, à propos de bottes, j'ai envie d'essayer celles de Chantal !
Elle fit demi-tour et s'éloigna en courant de manière tout à fait naturelle malgré les sept centimètres et demi de talons. Elle revint moins d'une minute plus tard, chaussée des cuissardes "shar-peï".
Tandis qu'elle se saisissait du gode, je m'apprêtais à m'allonger sur le dos, mais elle stoppa mon élan.
— Attends, c'est moi qui vais en dessous.
— Mais je croyais que tu devais tout faire et que je n'avais qu'à profiter.
— Et alors? L'un n'empêche pas l'autre, tu vas voir… Tu veux bien me laisser mener la danse?
— Je te suis soumise.
Elle se coucha sur l'épais tapis de fourrure, enfonça en elle la moitié du gode "qui lui revenait" et me demanda de me positionner à califourchon sur son ventre. Quand elle écarta les globes de mes fesses avec ses deux mains, je n'eus pas le temps de me poser des questions sur ce qu'elle avait en tête : je sentais déjà le gland de latex peser sur ma rondelle anale. La vaseline dont elle avait enduit "la moitié qui me revenait à moi" avant que je ne prenne ma position lui permit de s'enfoncer relativement facilement en moi. Je poussais malgré tout de petits cris auxquels elle répondait par des caresses et des mots doux et rassurants. Elle avait ôté ses jolis gants pour "préparer" le gode et je sentais distinctement l'ongle de son majeur au sommet de ma raie fessière. Sa main droite se promenait de mes seins à mon minou. De temps en temps, un spasme me faisait me raidir. Je jetais la tête en arrière, caressant mes épaules de mes cheveux. Malgré la fatigue qui me gagnait, je cherchais tous les moyens de l'exciter plus encore et j'en vins à la supplier "Oh oui ! Prends-moi ! Baise-moi ! Encule-moi ! Je suis à toi ! Oh oui…". Elle posa ses mains sur mes reins et m'attira vers elle. Répondant à son invitation, j'inclinai mon buste pour m'allonger sur elle, en appui sur mes avant-bras.
Le passage à cette position semi-couchée eut pour effet immédiat d'écarter un peu plus encore mes fesses. Sentant que le gode menaçait de sortir de moi, elle ramena un peu ses jambes vers elle, se cambra en prenant appui sur les hauts talons de ses bottes afin que son gland soit bien enfoncé et se mit à me limer frénétiquement. Le cuir des cuissardes frôlait l'intérieur de mes cuisses à chaque fois qu'elle me pénétrait. La rapidité de ses mouvements me fit monter au ciel dans un long cri de plaisir. Elle s'arrêta alors, en sueur et à bout de souffle. Alors, lentement, je m'assis un peu plus encore sur elle en reculant mon bassin, faisant entièrement rentrer en moi le phallus artificiel.
— Sam… Qu'est-ce qu'il y a? Tu pleures? Je t'ai fait mal?
— Non, Tiff', c'est juste l'émotion !
En bloquant ma respiration, je me désaccouplais. J'éprouvais une sensation encore inconnue : j'étais bien, j'étais heureuse, comme sur un petit nuage, et en même temps, la violence de mon orgasme me laissait vidée, sans énergie. Je me souvins d'avoir vu plusieurs fois Tiffanny s'endormir comme une souche juste après avoir joui. Je me forçai à ouvrir les yeux et balbutiai à son intention :
— Tiff'… Je crois que je vais m'endormir…
— Je crois aussi ! Attends. Juste un dernier effort…
A quatre pattes et avec son soutien, je me traînai jusqu'au canapé sur lequel elle m'aida à m'allonger. Quand elle déposa délicatement une couverture sur mon corps nu après m'avoir tendrement embrassée sur la tempe, je dormais déjà…
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