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✦ Sam Botte L'étalon aiguille (Tome 3) XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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L'étalon aiguille (Tome 3) — Chapitre 9 · Les pleurs du mâle

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Sam Botte
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L'étalon aiguille (Tome 3)

Chapitre 9 · Les pleurs du mâle

"Du blues dans mes chansons"
Lorsque je me réveillai, j'étais seule dans la pièce. Un regard en direction de l'horloge de la box m'apprit qu'il était déjà dix neuf heures ! Je m'étirai sous la couverture en poussant un soupir de bien-être avant de me lever. Le pantalon de cuir havane et le top que Tiffanny m'avait prêtés le matin même avaient disparus, mais j'aperçus ses vêtements à elle sur le dos d'un fauteuil. Sans hésiter, j'enfilai le string, le soutien-gorge noir, puis j'agrafai les bas au porte-jarretelles, remontai dans mon dos le zip de la jupe et glissai mes pieds dans mes bottes noires et bleues avant de pouvoir sentir sur ma peau nue la caresse de la doublure de son court blouson de cuir.
Je pliai la couverture et me dirigeai vers la chambre pour la remettre dans l'armoire avant de partir à la recherche de mon "amoureuse". Ne trouvant personne dans aucune des deux chambres mais ayant reconnu le blouson de Phil dans l'entrée, je pris la direction du donjon. Un reste de voyeurisme subsistant en moi, je gravis en silence les dernières marches.
La porte avait été laissée grande ouverte, comme en prévision de mon arrivée. Philippe était debout au pied du lit, le torse penché vers l'avant, en appui sur les bras. Il portait les cuissardes ramenées la veille de Grasse, le même corset que je lui avais vu trois jours plus tôt, une courte jupe en daim et des gants en cuir bleu qui couvraient la moitié de ses avant-bras. Un cliquetis métallique me fit réaliser que deux paires de menottes le maintenaient attaché au fer forgé.
Accrochée à ses hanches, Tiffanny le sodomisait consciencieusement. Je voyais distinctement le gode sortir de la braguette ouverte du pantalon que j'avais porté toute la matinée et qui moulait maintenant son ventre plat. Chaque fois qu'elle s'enfonçait en lui, le long manteau que Lydie m'avait laissé "en héritage" dévoilait sa poitrine nue. Quand elle se retirait, les pans venaient battre les talons aiguilles des bottes Versace qu'elle m'avait aussi empruntées.
Le cuir fauve du manteau était tellement souple et fin qu'il semblait voler dans l'air au gré de ses mouvements de rein. Parfois, la lumière accrochait ses reflets dans la doublure en satin marron, renvoyant alors un court instant une lueur presque métallique qui tranchait avec la douceur de la peau.
Je restai quelques instants, silencieuse et immobile, à les regarder sans qu'ils le sachent. Nous étions devenus tellement complices que je n'éprouvais pas la moindre honte à profiter de ce "petit moment piqué en fraude". Lorsque Tiffanny, après avoir ralenti progressivement ses mouvements de va et vient, les stoppa complètement et se fit plus lourde sur Philippe, je m'avançai dans la pièce. Elle se retourna vers moi et me sourit en entendant le claquement de mes talons aiguilles sur le sol.
— Tu es là depuis longtemps?
— Juste quelques minutes… Bonsoir Phil !
Je grimpai sur le lit et m'approchai de lui à quatre pattes.
— Ça va depuis ce midi?
— Ça va, merci. Quand je suis rentré, tu dormais encore, mais moi, je ne voulais pas attendre pour que "La Miss" me montre votre achat de ce matin.
— Et à ce que je vois, tu l'as même carrément essayé !
— Que veux-tu, c'est pas toi qui diras le contraire : on ne se refait pas !!!
— Et toujours si j'en crois ce que je vois, ça t'a plu !
Sans quitter des yeux le pieu de chair qui déformait outrageusement la minijupe en daim, je posai mes mains sur les siennes et m'assit sur mes talons. Il ne me quittait pas des yeux et reprit :
— Il n'y a pas que votre nouveau joujou, tu sais, il y a aussi tout ce qu'il véhicule comme imaginaire… Laisse-moi te rappeler quelque chose que tu sembles avoir oublié depuis que tu es devenu une nana : pour certains mecs, se prendre pour une femme et se sentir pénétré, c'est le fantasme absolu ! Et quand, en plus, j'imagine que le gode qui me rentre dans le cul a fouillé ton ventre à toi quelques heures auparavant, que veux-tu, c'est plus fort que moi, ça me fait bander… grave de chez grave !!!
— Ah bon? J'avais pas remarqué, tiens !!!
— Et ça ne m'empêche pas, mais vraiment pas, bien au contraire, d'être attiré par les jolies filles !
— Voyez-vous ça !
— Tu veux que je te le prouve tout de suite?
Mon sourire répondit au sien tandis qu'il reprit.
— Et oui !!! Et pour couronner le tout, je te regarde, là, et je me dis qu'à midi, j'ai retroussé la jupe que tu portes et j'ai fait l'amour avec la femme qui était dedans. Tu vois ce que je veux dire, maintenant?
— Je crois, oui… En tous cas, ça te plairait peut-être, mais tu aurais du mal, là ! Ah moins que… Oh, dis, Tiff', tu crois qu'on peut le détacher?
— Après tout, pourquoi pas… Si tu veux !
Elle se retira lentement, forçant de ce fait son mari à bloquer sa respiration lorsque le gland de latex rosé franchit en marche arrière la barrière de ses sphincters. Je descendis du lit et passai derrière lui pour baisser le zip qui maintenait sa minijupe fauve après lui avoir ordonné de ne pas esquisser l'ombre d'un mouvement. Je me collai un instant dans son dos et enserrai dans mes doigts sa verge plus gonflée que jamais. Puis je libérai ses poignets en lui demandant :
— Ils seront un petit peu trop grands pour moi, mais j'aimerais bien que tu me prêtes tes gants…
— Tu as l'intention de faire ce que je pense que tu as l'intention de faire?
— Tu poses trop de questions,… Marie-Thérèse… Beaucoup trop !!!
J'enlevai mon blouson tandis qu'il ôtait ses longs gants. Quand je les ai eu passés, je repris sa verge dans ma main droite et caressai son corset de la gauche. Aussitôt, il tendit les bras en arrière jusqu'à pouvoir poser ses mains sur mes fesses et me plaqua dans son dos.
— Oh oui, vas-y, Sam, frotte-toi contre moi ! C'est tellement doux ! Oh oui, j'aime le cuir, j'aime ça !
— Eh ! Je t'ai dit de ne pas bouger. Et tais-toi… ou je te bâillonne… Et puis enlève tes pattes de là !
— D'accord,… Maîtresse !
La voix de Tiffanny, s'éleva, vibrante d'excitation :
— Tu as raison, Sam ! Mâte-le dès le départ. Parce que si tu commences à lui laisser une main, il te prendra tout le bras.
— Viens contre moi, Tiff'. Tu veux bien ?
— Oui.
— Oh oui, viens ! Viens et caresse-moi, embrasse-moi. Tu me rends folle, tu sais …
J'étais resté plaquée tout contre Phil et regardai Tiffanny extraire délicatement de son vagin le godemiché. Elle remonta la fermeture éclair de son pantalon et, à son tour, se colla dans mon dos et commença à caresser le satin de mon soutien-gorge. Je sentis immédiatement la pointe de mes seins devenir encore plus dure, aussi dure que la verge sur laquelle glissait doucement ma main gantée de bleu. Je me surpris à la serrer plus fort lorsque ses doigts frayèrent leur chemin par-dessus le cuir de ma jupe jusqu'à mon pubis. Après m'être tordu le cou pour pouvoir dévorer les lèvres de ma belle anglaise, je relâchai l'étau et ralentis les mouvements de ma main droite. Je sentis Philippe se détendre un peu. Me délaissant un instant, sa femme vint s'agenouiller devant lui et lécha son gland découvert. Je dégageai ma main pour la laisser faire.
Il tenta aussitôt de profiter de ce qu'il avait les mains libres pour les poser sur ses cheveux blonds et la forcer à engloutir entièrement sa verge. Je lui saisis les poignets en le menaçant de sévir s'il tentait seulement de recommencer…
Je mis ma menace à exécution moins de deux minutes plus tard, lorsqu'il chercha à caresser ma cuisse avec sa main droite et lui attachai les bras à l'un des rails qui couraient au plafond. Profondément excitée elle aussi, Tiffanny le chauffa à blanc en poursuivant la fellation qu'elle venait d'entamer, puis elle se redressa et me regarda, manifestement satisfaite : le corps entier de Philippe était tendu comme un arc, mais il restait maintenant parfaitement immobile.
— C'est bien Marie-Thérèse, je suis fière de toi !
— Merci Maîtresse…
— Tu veux la récompenser, Sam, ou je le fais moi?
— Je veux bien le faire. J'ai même envie d'essayer quelque chose !
Je me mis alors à masturber avec application le pauvre Philippe. J'y mettais toute la sensualité dont j'étais capable, faisant alterner sur sa verge les frôlements les plus langoureux avec les caresses plus violentes. Parfois, ma main enserrait doucement son gland avant que je ne la fasse descendre lentement en desserrant mon étreinte au fur et à mesure qu'elle glissait tout le long de la hampe. Parfois, je serrais fort sa tige et le branlais furieusement. Malgré tous ses efforts, je compris bientôt qu'il était sur le point de craquer.
Au moment où il allait éjaculer, je pressai fortement son frein et enfermai le gland violacé dans ma main. Je sentais sous mes doigts l'urètre se gonfler à chaque jet de sperme que ma manœuvre emprisonnait. Au bout d'une dizaine de secondes, je relâchai enfin par à-coups l'étau de mes doigts et recueillis le fruit de sa jouissance dans ma paume gauche toujours gantée.
Tandis que Phil exhalait un long gémissement de plaisir, Tiff' me regardait, admirative.
— Où est-ce que tu appris ça, toi?
— Je ne sais pas, c'est juste une idée qui m'est venue comme ça, là…
— Ben dis donc !!!
— On partage, tu veux?
Je tendis mon bras vers elle et nous léchâmes cette coupe improvisée. Comme de bien entendu, c'est chez eux que j'en avais fait la découverte plusieurs mois auparavant, et je retrouvais maintenant sur ma langue ce savoureux mélange de la tiédeur du sperme associée au goût très légèrement acide du cuir.
Je sentais la langue de Tiff' qui cherchait à profiter de la situation et se glissait lascivement entre mes doigts. Une fois encore, nos deux bouches se soudèrent lorsqu'elle m'enveloppa dans les pans du long manteau d'agneau plongé.
Nous cédâmes à la supplique de Phil et, toujours collées l'une à l'autre, je lui tendis ma main afin qu'il récupère lui aussi, "pendant qu'il en restait encore un peu", quelques reliques de son propre plaisir.
Quand nous le détachâmes, il fut manifestement soulagé de pouvoir retrouver une respiration "normale".
Il faut reconnaître qu'il existe des positions plus confortables que celle qui consiste à avoir les bras attachés et tendus en l'air alors qu'on a la poitrine sanglée dans un corset !
C'est lui-même qui nous proposa, "pour nous remercier de ce que nous avions fait pour lui toutes les deux", de nous préparer le repas pendant que nous prendrions l'apéritif au salon.
— Dites-moi ce que vous voulez boire et accordez-moi juste trois minutes pour me changer, OK?
— No problemo ! Je t'accorde les trois minutes, mon chéri. Et à moins que tu n'y tiennes vraiment, pour ce soir, je te dispense du plan "Ecole Hôtelière". On peut faire relâche et manger toutes les trois… juste comme ça, non? Qu'est-ce que tu en dis, Sam?
— Je n'y vois aucun inconvénient.
— Alors file te changer, nous descendons dans deux minutes quarante cinq ! Oh, juste un truc… Habille-toi comme tu veux, mais garde tes bottes, s'il te plaît, elles sont vraiment trop… hot !
— OK, j'y vais.
Nous le rejoignîmes après avoir fait, nous aussi, un détour par la chambre.
J'y avais enfilé le blouson de Lydie que je portais maintenant comme un chemisier par-dessus sa mini-robe et j'avais passé aux pieds ses genouillères. De son coté, Tiff' avait choisi pour aller avec ses cuissardes rouges une longue jupe en cuir noir et un chemisier de soie blanc à jabot. Je reconnus immédiatement la tenue qu'elle portait lors de cette soirée de folie au cours de laquelle Philippe nous avait fait partager (et vivre) "en direct live" son fantasme de double pénétration…
Quand nous pénétrâmes dans la pièce, il posa un regard interrogateur sur son épouse. Il avait -comme convenu- gardé ses magnifiques cuissardes et avait enfilé une de ses tenues favorites, son long pull en laine blanc cassé.
— Je te plais comme ça?
— Ça fait plutôt dans le genre décontracté, mais ça ira, ne t'inquiète pas… Tu as le droit de vouloir être à l'aise ! Dis-moi juste un truc… Tu portes quoi en dessous?
Avant qu'il n'ait eu le temps de répondre, elle souleva le bas de la robe et frôla avec le dos de sa main le voile bleu clair. Philippe se raidit instantanément.
— Eh, mais dis donc ! C'est pour garder tes coucougnettes au chaud ou bien pour être sûr qu'elles soient à l'abri que tu as mis ton Woldorf?
— En fait, c'est que je trouve que la couleur va bien avec mes bottes et…
— Non, non, mais ne te justifie pas, je rigole ! Tu fais ce que tu veux… Je t'ai dit, ce soir, c'est relâche !
Elle marqua un temps d'arrêt et reprit avec un sourire malicieux :
— Et puis, à la limite, c'est toi qui risques de regretter tout à l'heure d'avoir mis des collants !!!
Je ne parvenais pas à détacher mes yeux de Tiffanny. Ni le temps, ni le fait que nous ne posions aucune limite à nos fantasmes ne réussissaient à diminuer la fascination que cette fille exerçait sur moi. Je la trouvais réellement superbe et la considérais finalement ni plus ni moins que comme l'absolu féminin.
Du fait des dix centimètres de talons de ses cuissardes, ses hanches et ses fesses moulées par le cuir noir ondulaient naturellement à chacun de ses pas. J'étais d'autant plus fascinée par ces ondulations que je me souvenais très bien des sensations et du plaisir que j'avais eu à porter moi-même cette tenue si sexy, à l'époque où…
Sa voix me ramena brutalement à la réalité.
— Tu as une mine bien sombre tout d'un coup…
— C'est rien, Tiff'… Je t'assure, ça va !
— Pas à moi, Sam ! Je te connais trop …
— C'est juste que je pensais qu'on est déjà Jeudi soir…
— Et alors, tu peux rester aussi longtemps que tu veux, tu le sais bien ! Tiens, bois ça. Vous ne m'aviez pas dit ce que vous vouliez, toutes les deux, alors j'ai fait trois kirs bretons… Ça ira?
— Oui, oui, ça ira très bien. Merci, Phil, tu es gentil. Non, c'est pas ça le problème, c'est que mon "avenir immédiat" -comme tu disais hier- dépend de Eddy/Lydie et que c'est au point mort ! Tu n'as aucune nouvelle… Tu nous l'aurais dit si tu avais eu du nouveau de ton coté, hein?
— Bien sûr que je vous l'aurais dit ! Je comprends que ça te travaille, Sam, mais il faut que tu te forces à ne pas y penser. J'ai récupéré son adresse perso, on ira zoner du coté de chez elle Samedi soir.
— Putain, deux jours à attendre… C'est long, parfois, deux jours ! Et puis, d'abord, qu'est-ce qui te dit qu'elle rentrera Samedi?
— Attends ! Je n'ai peut-être pas passé une nuit avec elle, moi, mais je la connais depuis suffisamment longtemps pour savoir que c'est pas le genre de gazelle à rentrer au dernier moment et à reprendre le boulot avec la tête dans le seau à cause du décalage horaire…
— Oui, enfin, tu m'excuseras, mais le décalage horaire avec la Suisse, euh…
— OK, Sam, OK ! Mais bon, c'est une image… N'empêche que je me trompe peut-être, mais je suis prêt à parier qu'elle n'attendra pas Dimanche pour rentrer.
— Et puis, tu nous as bien dit qu'elle était autant furax contre son mec que contre ses amis? Moi, à sa place, je ne m'attarderais pas chez eux, tu ne crois pas?
— Eh ! Mais c'est vrai, ça, Tiff' ! Tu as raison, elle est peut-être même déjà revenue… Allez, venez, on y va maintenant…
— Oh là, on se calme les filles ! Je ne voulais pas vous en parler, histoire de ne pas remuer le couteau dans la plaie, mais bon… J'y avais déjà pensé.  J'ai fait un détour par chez elle, au cas où, avant de rentrer : elle n'y était pas.
Pendant tout le repas, je restais maussade, malgré les efforts de mes amis. J'avais brutalement un gros, très gros coup de cafard. Quand Philippe nous proposa un café, je n'avais quasiment pas desserré les dents. Tiffanny se leva.
— C'est bon, darling, j'y vais, laisse…
— OK… Merci !
— De rien, de rien. Tu en as assez fait, va ! Et puis, j'ai dit que ce soir c'était relâche !!!
Tandis que, les yeux rivés sur ses fesses, je la regardais s'éloigner sur ses talons aiguille, Phil attendait à coté de moi, la main tendue pour m'aider à me lever. Quand je m'en aperçus, je bredouillai une excuse. Il me sourit et écarta les bras.
Soudain, la tension accumulée me submergea, et je me précipitai contre lui en éclatant en sanglots. Il me serra fort contre son corps, et tout en me caressant les cheveux et en déposant de petits baisers sur mes tempes, se mit en devoir de me réconforter.
Tiffanny nous découvrit ainsi enlacés en revenant de la cuisine. Elle posa doucement le plateau sur la table basse et vint se placer juste derrière moi. A l'instar de Philippe, elle se mit à m'embrasser dans le cou et à caresser mes épaules à travers le cuir du blouson. Ses mains à lui glissèrent alors doucement de mes omoplates à mes hanches, permettant à sa femme de plaquer au plus près son corps contre mon dos.
Bercée par la douceur de leurs voix autant que par celle de leurs caresses, je me calmai petit à petit.
Au bout d'une dizaine de minutes, après un dernier reniflement, je sortis ma tête du cou de Philippe où je l'avais enfouie. Tout en approchant mon visage du sien, je lui soufflai « Merci » et posai mes lèvres contre sa bouche. Puis je me retournai et en fit autant à Tiffanny.
— Je suis désolée… Excusez-moi, je suis ridicule !
— Eh, Sam… Chuuuuut ! Tu ne vas pas recommencer, ma chérie…
— Je te jure, Sam, on va te sortir de ce pétrin… Allez, respire…Voilà, c'est bien ! Bon, et bien, cette fois, c'est à mon tour, je vais chercher d'autres cafés, ceux-là sont froids maintenant… Et puis, je crois qu'on aurait même le droit de s'offrir un petit digeo, tiens ! Ça vous dit ?
Un double "oui" répondit à sa suggestion. Il s'éloigna en tortillant exagérément son popotin, avant de revenir deux minutes plus tard. Sur le plateau trônait maintenant une bouteille de vieil armagnac. Il la porta à ses narines après l'avoir ouverte, nous la fit renifler et remplit aux deux tiers trois verres à cognac.
La brûlure de l'alcool dans ma gorge me donna un coup de fouet.
— Alors? Qu'est-ce que tu en dis, ma poule?
— Waôw ! C'est du costaud…
La deuxième gorgée me parut moins forte et plus fruitée.
- …Mais il est vraiment bon !
— Alors ! Elle est pas belle, la vie?
J'ébauchai un sourire maladroit.
— Je crois qu'il me faudra quand même plus de deux gorgées pour en arriver à penser ça…
— Bon, OK. Disons juste qu'il y a quand même des bons moments… si on sait en profiter !
— Décidément, j'ai un mari philosophe, moi !
— Non, Tiff', je ne déconne pas. Je ne veux pas faire de la "philosophie à deux balles" comme on dit à propos des blagues de Sam, mais c'est vrai, au fond ! Tu crois pas qu'il faudrait être un pessimiste invertébré pour ne pas se réjouir d'avoir en face de soi un Armagnac et deux nanas canons de chez canons, qui portent des bottes d'enfer et des cuirs à faire bander un eunuque?
— N'est-ce pas toi qui m'a dit un jour qu'un pessimiste n'était rien d'autre qu'un optimiste qui avait de l'expérience? Et puis, tu sais, je crois que Sam a le droit d'avoir un coup de blues !
— Oui et non ! Parce que si elle a toujours le cafard, ça veut dire qu'elle ne croit pas en nous.
— Je crois en vous, Phil, je crois en vous…
— Alors, c'est fini pour de bon?
— C'est fini… A la tienne !
— A la tienne… Ma poule !
L'alcool embuant un peu mes idées noires, Philippe arriva finalement à ses fins et sut profiter –et nous faire profiter- du fait que Tiffanny et moi portions "des bottes d'enfer et des cuirs à faire bander un eunuque" !
Il n'était pas le seul à aimer sentir sous ses doigts le grain incomparable des peaux dont nous étions vêtues. Le premier orgasme auquel je parvins me libéra définitivement et pour la première fois depuis longtemps, je profitai jusqu'à l'extase des vêtements que Lydie m'avait laissés en héritage sans pleurer sur mon identité perdue…
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julien66000
28 juin 2018 à 10:31
La crainte de sam de ne pas retrouver ça vrais personnalité refait surface et semble lui pesé lourd, mais phil et tyff ont réussi a la consoler et luis on promis de retrouver lydie.

Vivement le prochains chapitre.
Soyez respectueux
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