Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Miroir déformant — Chapitre 1 · Fantasme de soumission...
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Miroir déformant
Chapitre 1 · Fantasme de soumission...
Plusieurs fois que je faisais le détour, en rentrant le soir, pour passer devant cet immeuble. Il m'intriguait : au cœur d'une zone en construction abandonnée, un vieux tas de béton inachevé. Il avait sans doute servi de squat, mais semblait inoccupé depuis longtemps. Sa silhouette, se détachant sur une lisière de bosquet, n'avait curieusement rien de laid : ce genre de lieu, en général sinistre, n'était ici que mélancolique. J'aimais le voir ; à force de le retrouver chaque jour, je finissais par connaître ses irrégularités, ses lézardes, ses taches étranges, son mystère.
Ce jour-là, alors que je m'étais arrêtée pour observer la progression du lierre sur une des façades, un léger bruit métallique se fit entendre. Un bruit régulier, très assourdi, venant de l'intérieur. Je n'avais jamais franchi le seuil, peut-être était-il temps d'explorer...
Ce jour-là, alors que je m'étais arrêtée pour observer la progression du lierre sur une des façades, un léger bruit métallique se fit entendre. Un bruit régulier, très assourdi, venant de l'intérieur. Je n'avais jamais franchi le seuil, peut-être était-il temps d'explorer...
J'entrai dans l'immeuble désaffecté. Les bruits qui m'avaient attirée me guidèrent vers le centre, dans une obscurité de plus en plus profonde. Au détour d'un couloir toutefois, une clarté vacillante se fit jour : en m'approchant davantage, je compris qu'elle provenait de bougies, sans doute posées sur le sol. Je cessai alors d'avancer : les claquements secs que j'entendais de l'extérieur s'étaient amplifiés, provenant manifestement d'un meuble ou support métallique heurtant un mur avec plus ou moins de régularité. Ils s'accompagnaient de gémissements étouffés et de halètements. Je reculai alors : le couple (ou plus) présent apprécierait peu de me voir spectatrice, même involontaire. Les gémissements grandissants me retenaient malgré tout, voix d'homme et de femme mêlés, jusqu'à ce que des mots se fassent jour dans le flot régulier de plaisir sonore qui m'atteignait par vagues.
Elle en réclamait plus, il ralentissait, elle le voulait encore, plus profond, entre ses jambes écartées, baisée plus fort plus vite et encore, encore, encore, alors que les claquements se réduisaient...
La curiosité ne pouvait que me retenir. Je m'éloignai, cherchant un escalier dans ce bâtiment aux murs incertains : certaines pièces ne comportaient que les piliers d'angles, avec un peu de chance...
Je trouvai un escalier non loin du couloir d'où me parvenaient maintenant de franches protestations. Il avait cessé ses mouvements en elle, elle le suppliait de reprendre. Une voix masculine finit par se faire entendre. Il ordonnait, décidait de son plaisir et du sien, et voulait l'entendre réclamer.
Je courus presque, silencieusement, jusqu'au premier étage, et me redirigeai à l'aveuglette vers la conversation ponctuée de bruits – mouillés, glissants, claquants, mais rares.
Je trouvai un escalier non loin du couloir d'où me parvenaient maintenant de franches protestations. Il avait cessé ses mouvements en elle, elle le suppliait de reprendre. Une voix masculine finit par se faire entendre. Il ordonnait, décidait de son plaisir et du sien, et voulait l'entendre réclamer.
Je courus presque, silencieusement, jusqu'au premier étage, et me redirigeai à l'aveuglette vers la conversation ponctuée de bruits – mouillés, glissants, claquants, mais rares.
Je les entendais à nouveau nettement – prends-moi, s'il te plaît, prends-moi, baise-moi, prends ton plaisir dans ma chatte, branle-toi en moi oh s'il te plaît viens plus loin fourre-moi fort, plus, s'il te plaît s'il te plaît s'il te plaît – j'étais attentive à mon parcours : les débris de construction inachevée jonchaient le sol brut de cet étage. Je ne pouvais me permettre aucun bruit. Chaque déplacement me rapprochait d'eux, mais me faisait craindre un faux-pas, un bout de métal heurté, jusqu'à ce que je réalise que mon corps lui-même faisait à mes oreilles un terrible vacarme. Mon cœur battait au rythme d'un sexe en pénétrant un autre, puissamment, mais surtout le jeu de mes jambes commençait à produire entre mes cuisses un frottement mouillé évoquant celui que j'entendais provenir du rez-de-chaussée.
Je les entendais à nouveau distinctement. Cette partie de l'étage ne comportait pas de mur et ouvrait en partie sur le niveau inférieur, comme une immense mezzanine. Je poursuivis mon avancée à quatre pattes, relevant ma jupe pour ne pas la salir. Les bruits s'étaient interrompus, mais il lui parlait. Il avait assez limé une chatte trop large, il voulait maintenant se sentir bien serré en elle. Elle ne répondait rien.
J'avançais jusqu'au bord de ma mezzanine voyeuse, jusqu'à les distinguer. Une série de caisses abandonnées me cachait. Elle était en dessous, bien évidemment, soumise, allongée sur le ventre, jambes largement écartées, les mains sur les fesses offrant mieux ses orifices au plaisir, le buste à moitié relevé par une cantine métallique sur laquelle ils avaient placé un coussin. Ses seins, écrasés par le poids du corps qui la pénétrait, devaient s'enfoncer durement dans la ouate jusqu'à sentir la dureté du métal en dessous. J'imaginais ses tétons frottant contre le coussin et râpant la caisse à chaque coup de hanches la plaquant contre ce support, son clitoris en contact direct avec le métal – le coussin étant trop petit pour descendre jusqu'à son sexe – et gonflant à chaque aller-retour, le moindre mouvement la soumettant à un dur plaisir qu'elle ne pouvait que réclamer encore et encore.
Lui, agrippant tantôt ses hanches, tantôt ses épaules recommençaient à glisser en elle, très lentement, en lui disant qu'il allait la lui mettre bien profond dans le cul maintenant qu'elle avait lubrifié correctement sa queue, la sodomiser jusqu'à ce qu'il l'emplisse totalement, de sa bite et de son sperme. Elle gémissait à nouveau doucement, au rythme de ses gestes, un gémissement presque continu aussi faible qu'un murmure, où se mêlaient supplique et soumission. Oh oui, elle le voulait dans son cul, écartelée par cette queue qui glissait trop bien en elle, elle voulait se sentir forcée, élargie sous son érection.
Je les voyais de dos / trois quarts droit.
Il plaquait sa main gauche sur son épaule, la droite sur sa fesse, agrippant sa main à elle. Brusquement, il attrapa ses cheveux et lui tira la tête en arrière, relevant son visage vers la droite. Je vis alors ses yeux fermés, sa bouche ouverte et ses lèvres qui, en même temps que sa chatte, auraient voulu s'offrir à cette queue. Il voulait qu'elle le dise.
Il plaquait sa main gauche sur son épaule, la droite sur sa fesse, agrippant sa main à elle. Brusquement, il attrapa ses cheveux et lui tira la tête en arrière, relevant son visage vers la droite. Je vis alors ses yeux fermés, sa bouche ouverte et ses lèvres qui, en même temps que sa chatte, auraient voulu s'offrir à cette queue. Il voulait qu'elle le dise.
— S'il te plaît...
— Je veux l'entendre.
— Je veux l'entendre.
Il poursuivait son lent coulissement en elle, mais lui refusait le mouvement ample et profond qu'elle tentait d'initier de ses hanches.
Ma main avait glissé sous ma jupe depuis longtemps.
Ma main avait glissé sous ma jupe depuis longtemps.
— Oh s'il te plaît s'il te plaît s'il te plaît. Prends-moi, prends-moi, prends mon cul, viens jouir dans mon cul, encule-moi.
Oh oui, viens en elle, elle le réclame tellement fort, prends-la, baise son con et son cul...
— Redis-le.
— Encule-moi. Par pitié.
— Tu aimes ça ? Tu aimes qu'on te prenne le cul ?
— Non... mais s'il te plaît, je veux te sentir me baiser fort et loin, même si ce n'est pas ma chatte... prends-moi...
— Encule-moi. Par pitié.
— Tu aimes ça ? Tu aimes qu'on te prenne le cul ?
— Non... mais s'il te plaît, je veux te sentir me baiser fort et loin, même si ce n'est pas ma chatte... prends-moi...
Ma main voulait accélérer, mais il fallait que le bruit mouillé émanant d'entre mes cuisses coïncide avec les claquements du métal contre le mur, je ne voulais surtout pas courir le risque d'être découverte. Je me pénétrai d'un doigt, au rythme de la queue pénétrant la chatte en dessous de moi. Je voulais être soumise à cette queue, mais aussi soumettre, soumettre et me soumettre, je ne savais plus...
Je remarquai alors des ombres mouvantes, à la lisière de la lumière. Des silhouettes se détachèrent, d'autres voix se firent entendre.
— Putain, elle est bonne, t'avais raison, t'es sûr que t'es partant pour ça ? Et elle ?
Ils se rapprochèrent. Plusieurs hommes, entourant le couple. Lui se détacha, quittant sa chatte.
— Oui. J'ai envie de la voir comme ça, et elle veut me faire plaisir. Pas vrai ?
Elle répondit que oui, elle voulait son plaisir à lui. Il s'écarta, elle se retourna sur le dos et ouvrit largement les cuisses. Les hommes présents ricanèrent.
— Non, on s'occupera de ça plus tard. Commence par te mettre à genoux et ouvrir la bouche.
Hum. La situation commençait à m'inquiéter : les acteurs de cette scène au demeurant fort agréable à voir se faisaient bien nombreux, si ma présence était découverte, les conséquences seraient autres que face à un couple seul.
— Vas-y, suce.
Bon. Il était risqué de redescendre maintenant, mieux valait profiter du moment en attendant. Je baissai les bretelles de mon débardeur pour sentir le contact du sol sur mes seins en partie découverts.
Ma main restait maintenant immobile sous moi, mes hanches s'activaient sur elle. Je ne prêtais plus attention à rien si ce n'est le rez-de-chaussée et les mouvements qui s'y produisaient. C'est ainsi que son arrivée m'échappa.
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