Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
L'envers du décor... — Chapitre 15
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
L'envers du décor...
Chapitre 15
Je me suis réveillée, bien étrange. Un profond bien-être m'habitait, un calme comme rarement j'en avais connu. Ça tombait bien, une nouvelle journée d'examen m'attendait. J'y ai naturellement retrouvé Nicolas. Comme la veille, nous avons mangé ensemble. C'est là qu'il a abordé ce qu'il s’était passé entre nous à son studio. Notre relation était ambiguë, voire dangereuse au vu des sentiments que Nicolas éprouvait pour moi. « Je veux juste prendre du plaisir... et que tu m'apprennes à en donner ! » Mon ami fit un signe de tête. « Je sens que je vais prendre beaucoup de plaisir à t'apprendre... comme hier soir ! » J'ai baissé la tête, un peu gênée, et j'ai souri de satisfaction. Nicolas posa sa main sur ma cuisse. Il semblait que j'avais été claire, visiblement pas assez. J'ai posé ma main sur la sienne avant de le regarder droit dans les yeux et de faire non de la tête. De lui-même, il a retiré sa main.
Il fallait qu'il se satisfasse de nos petits jeux, je n'étais pas en mesure de lui donner plus.
Pourtant, sa main sur ma cuisse avait fait naitre une certaine envie. Comme la veille au soir, avec mon reflet dans le miroir. Un désir, une envie... et il a fallu que je me batte contre celle-ci durant mon examen de l'après-midi. J'ai tout de même réussi à rester concentrée le temps de mon épreuve.
Mais cette envie m'a rattrapée quand je lui en ai laissé l'occasion, le soir-même, lors de ma séance vidéo avec Julien. Je ne sais pas si c'était lié à une certaine envie de le reconquérir ou ma nouvelle personnalité qui prenait le dessus, mais j'ai ressenti le besoin de lui faire du charme. Prendre des positions un peu aguicheuses, avoir un regard un peu provocant... j'avais même mis des vêtements un peu moulants juste avant son appel. J'ai vu le désir dans les yeux de mon petit ami et je l'ai senti dans sa voix.
Et quand j'ai ressenti le besoin de me caresser devant lui, je ne me suis pas gênée. Je suis certaine qu'il s'en est rendu compte, même si j'ai gardé le cadrage sur mon visage. Il a peut-être vu mes épaules dénudées après que j'eus fait glisser les bretelles de mon top à mes coudes. C'est sûr, je n'ai pas poussé de gémissements profonds, mais il a dû entendre mes pointes de plaisir dans mes paroles quand je passais mes mains sur mes seins. Peut-être a-t-il perçu des tremblements dans ma voix quand je caressais doucement mon intimité. J'aime penser qu'il s'est fait du bien en l'imaginant juste après, même si je n'en ai pas la certitude.
Est-ce que j'étais en surchauffe ? Est-ce que j'avais besoin de décompresser en cette période d'examen ? Aucune idée. Mais quoi qu'il en soit, j'ai pris mon courage à deux mains et j'ai pris contact avec Peter. J'appréciais que Nicolas lui envoie mes vidéos et me transmette ses commentaires, mais j'avais envie d'autres choses. Nous avons d'abord eu une discussion un peu sérieuse et ce n'est pas sans une certaine émotion que je lui ai clairement fait part de mes sentiments pour lui. Sentiments réciproques d'ailleurs. Comme il me l'avait dit, c'était à moi de décider quelle histoire je voulais vivre avec lui.
Comme nous étions sur la même longueur d'onde, nous nous sommes laissés aller à nos envies et nous n'avons pas tardé à nous retrouver à moitié nus. J'avais un caraco un peu trop petit et ma poitrine en sortait quelque peu. Au départ, j'étais un peu perturbée que Peter me montre ses attributs masculins. Mais rapidement, mon trouble est passé.
C'était la première fois que je me masturbais en toute complicité devant mon ordinateur. Un peu nerveuse, je passais et repassais agréablement ma main sur mon intimité. Même si Peter me regardait en se masturbant, ça m'a aidée à me détendre. Mon corps, encore électrique de mon plaisir retenu avec Julien, ne tardait pas à m'envoyer à nouveau ces sensations que j'aimais tant ressentir. J'en basculais la tête vers l'arrière puis vers l'avant. Machinalement, je fermais les yeux, m'empêchant de voir Peter. Il se masturbait toujours, je le savais même si mes soupirs cachaient les siens.
Continuant de jouer avec mon bouton à plaisir, je me suis mise à me caresser les seins. Ma poitrine en débordait de mon top. Je ne me suis pas gênée pour en titiller la pointe presque aussi ressortie que mon clitoris. Le plaisir était là et je l'accueillais sans retenue. Je ne pensais pas que voir Peter se masturber sans rien me cacher m'exciterait autant. Je n'ai pas atteint l'orgasme quand Peter me demanda de danser pour lui, mais ça ne faisait que commencer.
Il m'avait trouvée tellement sexy, tellement sensuelle sur les vidéos que Nicolas lui avait envoyées qu'il souhaitait me voir faire la même chose en direct. Je me suis levée et j'ai commencé à bouger au rythme de la musique. Jouant avec mes seins, remuant du bassin, j'essayais d'être la plus sensuelle possible en faisant toutefois attention à ne pas trop me dévoiler.
Je pouvais voir l'excitation de Peter à travers l'écran. Il avait recommencé à se masturber doucement quand je me suis penchée en avant, à quelques centimètres de la caméra, tirant sur mon top pour qu'il ait une vue imprenable sur mes seins. Puis j'ai fait quelques pas en arrière et j'ai recommencé à me trémousser, les deux mains sur mes hanches, faisant mine de ne pas arriver à remonter le tissu. J'ai ensuite passé mes mains sur mon corps, les remontant de mes hanches à mon cou, les passant dans mes cheveux puis revins à mes hanches.
Remontant enfin le tissu, Peter a pu constater que je ne portais absolument rien sous mon caraco. Ça n'a duré que quelques secondes, mais durant celles-ci, j'ai vu les yeux de l'élu de mon cœur s'écarquiller. Puis je me suis à nouveau penchée en avant pour dévoiler un peu plus ma poitrine.
La masturbation de Peter se faisait un peu plus forte. Cela me perturba un peu. Est-ce que je l'excitais tant que ça ? Était-ce uniquement sexuel ou était-il vraiment amoureux de moi ? Après tout, nous ne nous étions pas tant côtoyés que cela.
Je me posais toujours la question alors que je passais sensuellement ma langue sur mes lèvres avant de reprendre une petite danse durant laquelle j'ai montré ouvertement ma poitrine avec une certaine fierté durant une fraction de seconde. Puis, me tournant dos à la caméra, j'ai remué des fesses de manière d'autant plus provocante qu'elles n'étaient plus recouvertes d'aucun tissu. J'ai cru comprendre que Peter les complimenta dans sa langue maternelle.
Oui, il adorait mon cul ! C'était d'ailleurs le premier à en avoir pris possession et toujours le seul au moment de notre communion distante. Cette découverte avait été si... étrangement agréable ! À cet instant, je me suis souvenue de la sensation de la première fois où il y ait entré, de la première fois où il s'y était déversé. J'avais adoré ! J'ai senti ma toison s'humidifier alors que je continuais ma danse.
A nouveau face à mon écran, j'ai profité que mes bretelles avaient glissé jusqu'à mes coudes pour dévoiler à nouveau mes seins quelques instants. Et j'ai vu une sorte de déception dans les yeux de Peter quand je les ai recouverts. Passant mes mains dans mes cheveux en faisant onduler mon corps, je me suis dit qu'il était temps. Alors j'ai glissé mon vêtement jusqu'à ma taille, offrant ma poitrine et une partie de mon ventre à la vue de mon amant. J'ai continué ma danse en caressant mes seins. Peter appréciait si j'en crois la frénésie avec laquelle il reprit sa masturbation.
Me retournant à nouveau, j'ai ondulé du bassin en faisant glisser lentement le tissu, heureusement extensible, le long de mes larges hanches. Les encouragements de Peter étaient sans équivoque et le cri de satisfaction quand mon vêtement tomba au sol n'en avait guère plus.
Totalement nue, j'ai continué à me trémousser en me caressant sensuellement les seins, le ventre, les fesses... mon corps était luisant tant cette danse m'avait donné chaud. Et pas seulement à cause des mouvements rapides. J'ai regardé Peter en m'allongeant sur mon lit et dirigeais la caméra pour qu'il puisse me voir me caresser. Sur le dos, la tête vers mon ordinateur, je l'ai regardé avec un sourire de satisfaction du jeu que je faisais avec lui.
Il devait avoir une vue magnifique sur mes seins ainsi que sur ma main qui recouvrait mon intimité. Sans aucune gêne, sans aucune retenue, je me masturbais pour lui en me caressant les seins de ma main libre. Regardant mon écran, je pouvais voir l'érection de Peter en gros plan ainsi que les allées et venues de sa main le long de cette colonne de chaire. Elle me paraissait énorme.
Je n'ai pas tardé à gémir tant l'excitation me prenait. Nous avons échangé quelques paroles douces dans un dialecte mélangeant nos langues maternelles respectives. Je n'ai pas mis longtemps à comprendre ce qu'il voulait. Ça tombait bien, j'avais les mêmes envies.
Alors j'ai attrapé mon jouet, sous mon oreiller, et j'ai commencé à le passer sur mon intimité humide. Je soufflais quelques « Oui, Peter ! » entre deux soupirs. À peine une minute plus tard, je commençais un lent va-et-vient, allant loin en moi. Certainement plus loin que ce qu'aurait pu le vrai Peter. Mon souffle trahissait mon plaisir, que je ne voulais d'ailleurs pas cacher et mes gémissements répondaient à ceux de mon amour.
Quel plaisir je prenais ! Moi qui, jusque-là, préférais les pénétrations pas très profondes... je sentais mon corps frémir et mon cœur s'emballer. J'étais proche du plaisir ultime et, alors que je me cambrais pour faire entrer encore plus profondément en moi ce Peter postiche, j'ai eu le souffle coupé par une puissante série de vague de plaisir. Du coin de l'œil, j'ai vu Peter éjaculer alors que j'étais en plein orgasme.
Quelques instants plus tard, je me sentais lourde sur mon matelas. Mon cœur résonnait dans mes tempes alors que je souriais à mon amour. Il me regardait, lui aussi le sourire aux lèvres. Encore tremblante, j'ai sorti de mon corps ce long jouet qui m'avait fait tant de bien et je l'ai porté à ma bouche. Je l'ai sucé comme s'il s'agissait du sexe de Peter. Mmm que c'était bon. Nous nous sommes arrêtés là. C'était nos retrouvailles et nous nous sommes promis de revivre cet instant moment de plénitude en chair et en os à sa venue, quelques semaines plus tard.
Cependant, nous avons continué à discuter un peu. Même si notre attraction instinctive était forte, nous avions besoin de mieux nous connaître. Savoir ce que l'autre aimait, ses goûts, ses envies... Peter appréciait que je m'entende avec sa sœur. Je lui envoyais souvent de petits messages depuis mon retour de chez eux, et elle me répondait par des messages aussi courts et aussi banals que les miens. Peu importe finalement, nous gardions le lien. Il appréciait également que je m'entende si bien avec Nicolas. J'ai cru comprendre qu'il savait que nous avions des jeux à caractère plus ou moins sexuel. Plutôt plus que moins d'ailleurs ! Il en était très excité de le savoir et m'a même demandé de m'offrir à lui, mais ça, c'était trop tôt.
Nous avons également abordé des choses plus intimes. À demi-mot, il a évoqué ce qu'il s'était passé entre lui et moi, le soir où je m'étais offerte à lui pour la première fois. Sans oser me le demander, il voulait savoir si Julien avait eu droit au même privilège que lui. Bien que cela ait failli se faire, Peter restait le seul à avoir investi cette partie de mon anatomie. De son côté, Peter n'avait eu aucune aventure depuis que nous nous étions quittés. Depuis notre aventure, toutes ces relations précédentes lui semblaient fades. Il commençait même à évoquer des possibles vacances, juste lui et moi, à l'été suivant. Même si cela impliquait que je mette les choses au clair avec Julien, j'en étais très touchée. Nous nous sommes quittés sur cette promesse.
A peine remise de mon émotion, je me suis couchée. Apaisée comme rarement, je n'ai pas tardé à trouver le sommeil. Mais au milieu de la nuit, je me suis réveillée avec une sensation étrange. En fait, ce n'était pas la sensation qui était étrange, mais plutôt que je la ressente à cet instant. C'était comme si je venais de faire l'amour. Était-ce possible d'avoir eu un orgasme nocturne ? J'étais en nage, et mon intimité était bien mouillée. Et puis j'avais cette envie, ce besoin devrais-je dire, de me caresser. Certes, j'aurais pu appeler Nicolas pour me satisfaire. Il devait être 2h du matin, je n'ai pas osé. Alors j'ai fait jouer mon imagination. Celle-ci m'amena rapidement en compagnie de Julien et Peter. J'ai eu un fort orgasme avec un jouet entre mes reins et un autre dans ma bouche. J'aurais tant voulu que mes jouets éjaculent !
Ma nuit fut tout de même apaisante, mais au réveil, j'étais toujours prise d'un besoin frénétique de me masturber. J'ai pris ma douche en luttant contre mon envie, mais une fois de retour dans ma chambre, j'y ai cédé tant j'étais brûlante d'envie.
Allongée sur mon lit, une main sur ma culotte, je ne pouvais m'empêcher de regarder mon corps. Au premier plan, mes seins fièrement dressés, pointant du même désir que moi. Au second plan, mon ventre que la paume de ma main caressait. Et en arrière-plan, ma culotte cachant mon intimité débordante d'envie. Mes jambes relevées et légèrement écartées ne m'étaient jamais apparues aussi désirables.
Ma respiration était déjà bruyante alors que je me caressais le ventre, les hanches, les cuisses... que je tirais d'excitation sur ma culotte. Finalement, j'ai décidé d'y mettre la main, impatiente de faire monter mon plaisir au niveau que je m'étais autorisé à atteindre la veille. J'étais tellement excitée, tellement envieuse que j'étais déjà mouillée comme c'est pas permis. Mes soupirs étaient déjà saccadés tant le plaisir est monté rapidement du creux de mon ventre. J'ai remonté un instant ma main à ma poitrine, mais je l'ai vite remise dans ma culotte. J'avais vraiment envie de revivre ce frisson phénoménal.
J'ai donc fait glisser ma culotte jusqu'à mes genoux pour la laisser tomber à mes chevilles. Écartant les cuisses j'ai entrepris de jouer avec mon petit bouton, pas si petit que ça. Il était déjà bien tendu et le caresser me faisait couiner de plaisir. Waouh, j'en ai inondé ma main que j'ai portée à ma bouche pour me délecter de ce plaisir sucré avant d'enduire la pointe de mes seins d'un mélange de salive et de cyprine.
J'ai repris, avec une certaine volupté, mes caresses intimes. Je gémissais de plaisir tant j'aimais ressentir cette sensation indescriptible de la montée du plaisir. Et celui-ci m'amena à plonger deux doigts en moi pour amplifier les séries de frissons qui parcouraient mon corps. Un bruit liquide accompagnait mes gestes et je me suis mise machinalement à me tortiller dans tous les sens. Ça montait, ça venait et je pouvais voir mes seins, toujours aussi fièrement dressés, bouger au rythme de ma main qui allait et venait en moi. J'y étais presque, je le sentais. Mes soupirs de plaisir étaient de plus en plus profonds, me témoignant, si tant est que j'en eusse encore besoin, de la libération prochaine de cette vague de plaisir intense dans laquelle j'aimais tant me noyer.
Je n'y ai opposé aucune barrière, savourant cette sensation dans tout mon corps. Waouh ! Mais pourquoi ne me suis-je pas autorisée à un tel lâcher-prise plus tôt dans ma vie ? Tout en reprenant mon souffle, je me caressais le ventre et les seins. Certes je n'avais pas atteint la puissance de la veille, mais mon corps n'était pas non plus aussi sensible qu'après le tsunami que je m'étais offert.
Et puis la vie a repris ses droits. Il fallait que je me dépêche si je ne voulais pas être en retard pour mes partiels. Regardant l'heure, j'ai réalisé qu'en m'y prenant bien, je pourrai être arrivé à temps à la fac après m'avoir offert un second moment de tendresse. Mon corps me le réclamait, ma tête le lui accorda.
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