Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
L'envers du décor... — Chapitre 10 · Une dure réalité
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
L'envers du décor...
Chapitre 10 · Une dure réalité
J'étais encore pleine d'interrogation quand je suis arrivée à mon ancien lycée. Cyrille m'attendait et comme il me l'avait dit, il avait la justification d'absence de Julien. J'étais fébrile en entrant dans son bureau. Je ne savais pas ce que j'allais découvrir sur ce certificat médical, c'est pourquoi j'ai commencé à parler de la pluie et du beau temps. Mais il a bien fallu que je regarde ce fichu certificat à un moment, et j'ai cru que mon cœur allait exploser. Ce n'était pas le médecin traitant de Julien qui l'avait rédigé, mais mon médecin de famille. Un médecin à la retraite dont ma mère fut la secrétaire durant un bon nombre d'années. C'est sans doute la seule personne qui aurait pu avoir ce certificat. Ma propre mère savait que mon petit ami fricotait avec une autre ! Et si cette « autre » c'était... ! Je me suis mise à pleurer devant cette double trahison. Ma propre mère avec mon petit ami. Elle correspondait au profil.
L'âge, la poitrine plus opulente que celle d'Heidi et les fesses plus grosses que les miennes. Et puis ce n'était pas les occasions qui manquaient. Julien était tous les mercredis à la maison pour donner des cours à ma sœur. De plus, son travail était à moins de dix minutes du lycée. J'ai eu envie de la tuer.
Dans mon chagrin, je n'avais pas vu que Cyrille s'était levé et je ne l'avais pas non plus senti passer derrière moi. Il ne s'attendait sûrement pas à ce que je me blottisse dans ses bras pour pleurer quand il posa sa main sur ma hanche. Il m'a serrée contre lui et m'a embrassée dans le cou. J'ai eu envie de m'offrir à ce moment, juste parce que je me suis sentie trahie par mon petit ami et par ma mère. C'est sans doute pour cela que j'ai répondu favorablement à son baiser. Mes larmes coulaient encore quand Cyrille releva ma robe de laine jusqu'à mes hanches. J'appréciais ses mains sur ma poitrine et mon string, leur douceur me faisait du bien. Je me suis laissée basculer sur son bureau après qu'il ait remonté ma robe jusqu'à mes épaules. Cyrille délogea mes seins de leur cachette à coups de baiser, la main droite toujours sur mon string qu'il massait agréablement. J'entourais sa taille de mes jambes et je serrais sa tête dans mes bras.
J'avais envie qu'il me fasse l'amour, pas forcément pour les bonnes raisons, mais j'avais envie de m'offrir malgré mes larmes. J'étais dans un tel état de tristesse que j'espérais même que nous nous fassions surprendre par d'autres hommes et qu'ils nous rejoignent. Qu'il y ait une rumeur et que celle-ci arrive jusqu'aux oreilles de Julien pour qu'il souffre comme je souffrais à cet instant.
J'ai entendu mon amant du moment déboucler sa ceinture et laisser glisser son pantalon en même temps qu'il écartait mon string. Ses doigts frottèrent agréablement mon intimité humide avant qu'ils ne soient remplacés par sa verge dure et tendue. Mon corps réagissait favorablement à ses sollicitations, mais ma tête était ailleurs. Rapidement, le plaisir m'envahit malgré mon cœur vide, et Cyrille a commencé à entrer en moi, centimètre par centimètre tout en embrassant mes seins qui pointaient sous ses coups de langue. Des gémissements sortaient de ma bouche au rythme de ses allées et venues quand bien même je restais inerte sur le bureau, jambes écartées, et sans volonté. Offerte à tous les désirs du surveillant, je l'accueillais entièrement en moi. Pourquoi Nicolas ne m'avait-il pas régalée comme le faisait Cyrille ? Mon corps vibrait de plaisir et ma tête savourait le souvenir de cette danse avec mon camarade de promo, à peine deux heures plus tôt.
J'étais tristement heureuse et mes larmes coulaient toujours quand Cyrille m'embrassa. Il me regarda d'un air un peu gêné et se retira doucement de moi. « Excuse-moi Gaëlle, je n'aurais pas dû. » J'ai alors réalisé ce qu'il avait fait, ce que nous nous apprêtions à faire. Je ne suis pas certaine de l'avoir voulu au départ, mais je ne l'avais nullement repoussé. J'ai tout de même pris un certain plaisir et je regrettais presque l'arrêt des ébats. J'ai séché mes larmes et je me suis rhabillée en le remerciant de sa délicatesse, même tardive.
— C'est vrai, tu me fais envie... mais pas comme ça.
— Comme ça comment ?
— En profitant d'une faiblesse.
— Merci.
— Comme ça comment ?
— En profitant d'une faiblesse.
— Merci.
Rajustant ma robe, je lui ai fait une proposition tout à fait honnête. Surveiller Julien ! S'il voyait ou entendait quelque chose, qu'il me le dise. Et s'il avait une autre absence de ce type, qu'il me prévienne immédiatement. Mon but était de piéger Julien et d'avoir un réel motif de rupture et pas simplement des suspicions agrémentées de preuves indirectes. En retour, je lui promettais une soirée, rien que lui et moi. Je ne m'engageais pas plus, mais je serais dans de meilleures dispositions s'il devait y avoir une suite à ce repas. Il accepta. Avant de partir, comme un acompte, j'ai profité qu'il ne se soit pas rhabillé pour le masturber.
— Gaëlle, qu'est-ce que tu fais ?
— Chut ! Savoure l'instant.
— Mais...
— Chut ! Savoure l'instant.
— Mais...
Je l'ai embrassé pour le faire taire, tout en me rasseyant sur le bureau. Je remontais ma robe et mon intimité avec le gland du surveillant que je masturbais toujours durant notre long baiser. Je me faisais du bien, je nous faisais du bien. « Putain, c'est trop bon, Gaëlle ! » Cyrille éjacula l'instant d'après, maculant ma toison et le haut de ma cuisse. Je me suis rajustée et je suis partie après lui avoir laissé mon numéro de téléphone. J'ai aimé sentir son jus encore chaud couler le long de ma cuisse, alors que je sortais du lycée.
Sur le chemin qui me ramenait chez moi, je réalisais que j'avais été capable de m'offrir sans appréhension à un homme pour lequel je n'avais aucun sentiment. Nul doute que si les évènements s'étaient enchaînés différemment, j'aurais certainement autorisé Nicolas à me faire l'amour. Je commençais à éprouver des sentiments pour lui, et cela me servirait certainement beaucoup pour rendre à Julien tout le mal qu'il était en train de me faire vivre.
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