Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
II - Plaisirs coupables — Chapitre 21 · Un passé bien trop présent (chapitre final)
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
II - Plaisirs coupables
Chapitre 21 · Un passé bien trop présent (chapitre final)
Une fois la journée terminée, Jenny et Florian n'ont pas manqué de donner une suite à l'épisode du midi, mais dans un autre registre, cette fois-ci. Les ruades brutales et appuyées, tout comme les mots crus et les gifles, ont laissé place à des étreintes douces et sensuelles.
C'est dans ce genre d'union exaltée que l'amour qu'ils ressentent l'un pour l'autre saute le plus aux yeux. Ils se regardent, s'enlacent et se caressent sans aucune hésitation, comme si leurs cœurs, leurs corps et leurs esprits ne faisaient plus qu'un. Ils dégagent un érotisme pur qui atteint son paroxysme à chacun des orgasmes qu'ils s'offrent.
Ils s'aiment d'une passion débordante, seul un fou pourrait prétendre le contraire à ce moment-là.
C'est dans ce genre d'union exaltée que l'amour qu'ils ressentent l'un pour l'autre saute le plus aux yeux. Ils se regardent, s'enlacent et se caressent sans aucune hésitation, comme si leurs cœurs, leurs corps et leurs esprits ne faisaient plus qu'un. Ils dégagent un érotisme pur qui atteint son paroxysme à chacun des orgasmes qu'ils s'offrent.
Ils s'aiment d'une passion débordante, seul un fou pourrait prétendre le contraire à ce moment-là.
Après avoir passé des heures à se donner mutuellement du plaisir, ils se collent l'un à l'autre, emmêlant leurs bras et leurs jambes.
Florian finit par remarquer que sa petite amie a l'air pensive.
Florian finit par remarquer que sa petite amie a l'air pensive.
— Ça va, chérie ?
— Hum ? Oui oui, ça va.
— Tu penses à quoi ?
— À l'avocat qu'on a vu ce matin.
— Il te manque à ce point ? blague Florian.
— Grave, j'aurais trop aimé qu'il soit avec nous dans le lit ! Non, en fait, j'ai beau tourner et retourner tout ça dans ma tête, j'arrive pas à comprendre pourquoi il a fait cette proposition. Mon père a raison, aucun dirigeant n'aurait pu accepter ce qu'il a proposé et je me demande ce qui l'a poussé à faire des milliers de kilomètres pour se prendre un vent.
— Faut pas chercher à comprendre.
— Et puis la manière qu'il avait de se comporter... il était comme en terrain conquis, comme s'il savait qu'il finirait par avoir ce qu'il veut.
— Là, t'es en train de me faire la description d'une parfaite tête à claques.
— Aussi oui, je lui en aurais bien mis une ou deux pour me détendre !
— Ne te rends pas malade pour lui, de toute manière, il n'a aucun moyen de vous forcer la main.
— Hum ? Oui oui, ça va.
— Tu penses à quoi ?
— À l'avocat qu'on a vu ce matin.
— Il te manque à ce point ? blague Florian.
— Grave, j'aurais trop aimé qu'il soit avec nous dans le lit ! Non, en fait, j'ai beau tourner et retourner tout ça dans ma tête, j'arrive pas à comprendre pourquoi il a fait cette proposition. Mon père a raison, aucun dirigeant n'aurait pu accepter ce qu'il a proposé et je me demande ce qui l'a poussé à faire des milliers de kilomètres pour se prendre un vent.
— Faut pas chercher à comprendre.
— Et puis la manière qu'il avait de se comporter... il était comme en terrain conquis, comme s'il savait qu'il finirait par avoir ce qu'il veut.
— Là, t'es en train de me faire la description d'une parfaite tête à claques.
— Aussi oui, je lui en aurais bien mis une ou deux pour me détendre !
— Ne te rends pas malade pour lui, de toute manière, il n'a aucun moyen de vous forcer la main.
Il se penche vers Jenny et l'embrasse.
— Oh, à propos, j'ai reçu un message de mon frère cet aprèm' et il m'a dit qu'il t'adore ! ajoute-t-il.
— C'est gentil ! Tu lui diras que c'est réciproque.
— Compte sur moi.
— Ça a l'air d'être un mec super cool, c'est étonnant qu'il soit toujours célibataire. Il a un défaut inavouable ou quoi ?
— Oui, et un gros même. Mon frère est un cœur d'artichaut géant sur pattes !
— Ben c'est pas un défaut ça.
— C'en est un quand tu deviens incapable de te rendre compte que la personne sur qui tu craques te prend pour un con.
— Ah oui, vu comme ça, en effet. Mais ça lui est arrivé souvent ?
— Oulah oui, beaucoup trop souvent. La dernière en date l'a fait beaucoup souffrir, c'était une salope de première.
— Tu as essayé de lui faire remarquer ?
— Plus d'une fois, mais il voulait rien entendre. On s'est souvent pris la tête à cause de ça.
— Comment ça s'est terminé ?
— Elle a trouvé un autre pigeon qui a bien plus de pognon que lui.
— Et il l'a pris comment ?
— Très mal, il a été en dépression pendant presque deux mois.
— Ah oui, quand même. Pourtant, on dirait pas quand on le voit, il paraît être très censé et très sûr de lui.
— Il l'est, mais bon, l'amour est son tendon d'Achille.
— Le jour où il rencontrera une nana vraiment bien, ça deviendra son plus gros atout, tu verras !
— J'espère pour lui, il le mérite.
— C'est gentil ! Tu lui diras que c'est réciproque.
— Compte sur moi.
— Ça a l'air d'être un mec super cool, c'est étonnant qu'il soit toujours célibataire. Il a un défaut inavouable ou quoi ?
— Oui, et un gros même. Mon frère est un cœur d'artichaut géant sur pattes !
— Ben c'est pas un défaut ça.
— C'en est un quand tu deviens incapable de te rendre compte que la personne sur qui tu craques te prend pour un con.
— Ah oui, vu comme ça, en effet. Mais ça lui est arrivé souvent ?
— Oulah oui, beaucoup trop souvent. La dernière en date l'a fait beaucoup souffrir, c'était une salope de première.
— Tu as essayé de lui faire remarquer ?
— Plus d'une fois, mais il voulait rien entendre. On s'est souvent pris la tête à cause de ça.
— Comment ça s'est terminé ?
— Elle a trouvé un autre pigeon qui a bien plus de pognon que lui.
— Et il l'a pris comment ?
— Très mal, il a été en dépression pendant presque deux mois.
— Ah oui, quand même. Pourtant, on dirait pas quand on le voit, il paraît être très censé et très sûr de lui.
— Il l'est, mais bon, l'amour est son tendon d'Achille.
— Le jour où il rencontrera une nana vraiment bien, ça deviendra son plus gros atout, tu verras !
— J'espère pour lui, il le mérite.
Ils discutent encore durant quelques minutes puis ils finissent par s'endormir.
Nous sommes quelques jours plus tard, Florian a commencé à emballer ses affaires pour les emporter chez Jenny ; le garage de cette dernière fera office de garde-meuble en attendant de faire du rangement.
Il a aussi donné un double des clés de chez lui à son frère pour qu'il puisse venir y travailler. Il n'aura pas forcément grand-chose à faire, juste deux trois choses à remettre d'équerre et quelques coups de pinceau par-ci par-là.
Cette fois, c'est officiel, ils vivent ensemble, à leur plus grande joie, mais cela implique une autre annonce qu'ils vont devoir faire.
Il a aussi donné un double des clés de chez lui à son frère pour qu'il puisse venir y travailler. Il n'aura pas forcément grand-chose à faire, juste deux trois choses à remettre d'équerre et quelques coups de pinceau par-ci par-là.
Cette fois, c'est officiel, ils vivent ensemble, à leur plus grande joie, mais cela implique une autre annonce qu'ils vont devoir faire.
— Je pense qu'il est temps de dire à tout le monde, au bureau, qu'on est ensemble, dit Jenny alors qu'ils prennent leur petit-déjeuner, côte à côte.
— Si tu estimes que c'est le moment.
— Ben disons que maintenant qu'on habite ensemble, on va pas continuer à venir chacun de notre côté, ça n'a aucun sens.
— C'est sûr.
— À moins que tu préfères encore attendre.
— Pas du tout, au contraire ! Comme ça, au moins, on n'aura plus besoin de faire gaffe.
— Oui, mais bon, c'est pas pour autant qu'on va passer notre temps à se rouler des pelles !
— Ah bon ? C'est dommage parce que c'est une envie qui me prend très souvent quand je suis avec toi..., dit-il avant d'aller l'embrasser à pleine bouche. Non, plus sérieusement, ajoute-t-il ensuite, sans aller jusque-là, il y aura quand même plus de sérénité.
— Oui.
— Tu comptes l'annoncer quand ?
— Je vais faire ça ce matin, lors de la réunion, ça te va ?
— Ça roule.
— Bon, par contre...
— Quoi ?
— Faudra plus que tu te tapes Shama au boulot parce que là, si on te surprend avec elle en sachant qu'on est en couple, je vais bien passer pour une conne !
— Alors premièrement, ça fait une éternité que j'ai rien fait avec elle au travail et deuxièmement, Shama va pas super bien.
— Qu'est-ce qu'elle a ?
— C'est pas top en ce moment avec David.
— Ah, merde.
— Mais... rassure-moi, je pourrais quand même continuer à la sauter de temps en temps, hein ?
— Mais bien sûr, mon amour, juste pas au travail, c'est tout !
— Ça va alors ! dit-il avant de lui faire un petit clin d'œil.
— Si tu estimes que c'est le moment.
— Ben disons que maintenant qu'on habite ensemble, on va pas continuer à venir chacun de notre côté, ça n'a aucun sens.
— C'est sûr.
— À moins que tu préfères encore attendre.
— Pas du tout, au contraire ! Comme ça, au moins, on n'aura plus besoin de faire gaffe.
— Oui, mais bon, c'est pas pour autant qu'on va passer notre temps à se rouler des pelles !
— Ah bon ? C'est dommage parce que c'est une envie qui me prend très souvent quand je suis avec toi..., dit-il avant d'aller l'embrasser à pleine bouche. Non, plus sérieusement, ajoute-t-il ensuite, sans aller jusque-là, il y aura quand même plus de sérénité.
— Oui.
— Tu comptes l'annoncer quand ?
— Je vais faire ça ce matin, lors de la réunion, ça te va ?
— Ça roule.
— Bon, par contre...
— Quoi ?
— Faudra plus que tu te tapes Shama au boulot parce que là, si on te surprend avec elle en sachant qu'on est en couple, je vais bien passer pour une conne !
— Alors premièrement, ça fait une éternité que j'ai rien fait avec elle au travail et deuxièmement, Shama va pas super bien.
— Qu'est-ce qu'elle a ?
— C'est pas top en ce moment avec David.
— Ah, merde.
— Mais... rassure-moi, je pourrais quand même continuer à la sauter de temps en temps, hein ?
— Mais bien sûr, mon amour, juste pas au travail, c'est tout !
— Ça va alors ! dit-il avant de lui faire un petit clin d'œil.
Pour une des dernières fois, ils partent l'un après l'autre. Jenny prend sa voiture et Florian, sa moto.
Lors de la réunion matinale, après avoir abordé tous les sujets professionnels, elle se lance dans son annonce.
— Bon, avant de vous libérer, j'ai quelque chose à vous dire.
Elle se lève et incite Florian, d'un signe de tête, à faire de même. Il la rejoint et se place à ses côtés.
— Par souci de transparence avec vous et afin d'éviter toutes formes de rumeurs, il faut que vous sachiez que Florian et moi sommes en couple depuis maintenant plusieurs mois.
Tout le monde se regarde, certains semblent étonnés, d'autres beaucoup moins.
— Voilà, donc si certains d'entre vous ont des interrogations à ce sujet, quelles qu'elles soient, qu'ils n'hésitent pas à venir m'en parler. Et soyons bien d'accord, je veux bien sûr parler d'interrogations qui auraient un rapport avec le travail. Bien, est-ce que quelqu'un a quelque chose à dire, sur ça ou autre chose ?
Le silence règne. Même si Jenny est bien plus agréable à vivre aujourd'hui qu'il y a quelques années, ses accès de colère légendaires sont toujours dans toutes les mémoires.
Quand bien même certaines personnes auraient quelque chose à reprocher à cette relation, ils préfèrent se garder d'exposer leurs remarques, en face d'elle, tout du moins. En l'absence de question, Jenny renvoie tout le monde à leurs affaires.
Voilà une bonne chose de faite, plus besoin de faire attention à ce que quelqu'un les voit trop proches l'un de l'autre, plus besoin de partir ou d'arriver en décalé, leur quotidien va être bien plus simple et pratique à gérer !
Jenny va aux toilettes où elle croise Shama. Elle remarque que l'Indienne a une petite mine et elle repense alors à ce que lui a dit Florian tout à l'heure.
Jenny va aux toilettes où elle croise Shama. Elle remarque que l'Indienne a une petite mine et elle repense alors à ce que lui a dit Florian tout à l'heure.
— Ça va Shama ? T'as l'air fatigué, lui fait-elle remarquer innocemment.
— Euh, oui un peu, c'est vrai, avoue-t-elle.
— Pas d'autre problème ?
— Non non, pourquoi ?
— Comme ça.
— Euh, oui un peu, c'est vrai, avoue-t-elle.
— Pas d'autre problème ?
— Non non, pourquoi ?
— Comme ça.
À ce moment-là, Claire, une collègue, entre dans les toilettes.
— Ah, Jenny, ça tombe bien que je vous vois.
— Oui ?
— C'est par rapport à ce que vous avez dit tout à l'heure en réunion, votre relation avec Florian. J'ai pas osé le dire devant tout le monde, mais je vous félicite, vous faites un superbe couple et vous allez très bien ensemble, voilà !
— Ah... euh... et bien merci, Claire, c'est très gentil à vous !
— De rien Jenny, et je vous souhaite le meilleur, dit la jeune femme avec un grand sourire.
— Merci !
— Oui ?
— C'est par rapport à ce que vous avez dit tout à l'heure en réunion, votre relation avec Florian. J'ai pas osé le dire devant tout le monde, mais je vous félicite, vous faites un superbe couple et vous allez très bien ensemble, voilà !
— Ah... euh... et bien merci, Claire, c'est très gentil à vous !
— De rien Jenny, et je vous souhaite le meilleur, dit la jeune femme avec un grand sourire.
— Merci !
Claire entre dans un w. c. et Jenny jette un œil dans le miroir pour observer Shama qui affiche toujours une mine basse.
— Shama, quand vous aurez deux minutes, vous pouvez venir me voir dans mon bureau, s'il vous plaît ?
Surprise par le ton employé par Jenny, Shama relève la tête pour la regarder dans le miroir.
— Euh... oui, bien, je viens de suite.
Jenny lui sourit avant de sortir des toilettes.
Quelques minutes plus tard, Shama va dans le bureau de sa patronne.
Quelques minutes plus tard, Shama va dans le bureau de sa patronne.
— Tu voulais me voir ? demande l'Indienne.
— Oui. Désolé si j'ai été un peu trop académique pour te demander de venir, mais comme je sais que Claire est un peu commère sur les bords, j'ai préféré éviter d'être trop familière.
— Oh, c'est pas la pire, mais c'est vrai qu'elle a la langue bien pendue. Et puis comme tu as pu le remarquer, c'est aussi une lèche-boules de première !
— Une lèche-boules à la langue pendue ? Faudra en parler à Florian, il va sans doute beaucoup aimer ces deux qualités !
— Oui. Désolé si j'ai été un peu trop académique pour te demander de venir, mais comme je sais que Claire est un peu commère sur les bords, j'ai préféré éviter d'être trop familière.
— Oh, c'est pas la pire, mais c'est vrai qu'elle a la langue bien pendue. Et puis comme tu as pu le remarquer, c'est aussi une lèche-boules de première !
— Une lèche-boules à la langue pendue ? Faudra en parler à Florian, il va sans doute beaucoup aimer ces deux qualités !
Les deux femmes se mettent à rire.
— Bon, sinon, je t'ai pas demandé de venir pour parler de Claire, dit ensuite Jenny.
— De quoi alors ?
— Qu'est-ce que tu as ?
— Mais rien.
— Arrête un peu, d'habitude, t'es toujours de bonne humeur avec un grand sourire et là, tu tires une tronche de dix kilomètres de long !
— Je suis juste un peu fatiguée, c'est tout.
— Ah bon ? Donc ça n'a rien à voir avec le fait qu'en ce moment, ce soit tendu avec David ?
— De quoi alors ?
— Qu'est-ce que tu as ?
— Mais rien.
— Arrête un peu, d'habitude, t'es toujours de bonne humeur avec un grand sourire et là, tu tires une tronche de dix kilomètres de long !
— Je suis juste un peu fatiguée, c'est tout.
— Ah bon ? Donc ça n'a rien à voir avec le fait qu'en ce moment, ce soit tendu avec David ?
Shama regarde Jenny d'un air étonné.
— Oh... j'imagine que c'est Florian qui t'en a parlé.
— Eh oui. J'avoue que je suis un peu déçue quand même.
— Pourquoi ?
— Ben j'avais imaginé qu'on était assez proche toutes les deux pour que tu me parles de ce genre de choses.
— Bien sûr qu'on est proche, mais bon, en ce moment, tout se passe bien dans ta vie privée et je voulais pas te gâcher ton plaisir avec mes problèmes de couple.
— Eh oui. J'avoue que je suis un peu déçue quand même.
— Pourquoi ?
— Ben j'avais imaginé qu'on était assez proche toutes les deux pour que tu me parles de ce genre de choses.
— Bien sûr qu'on est proche, mais bon, en ce moment, tout se passe bien dans ta vie privée et je voulais pas te gâcher ton plaisir avec mes problèmes de couple.
Jenny pousse un soupir de dépit.
— Alors parce que je suis heureuse, tu crois que je vais mettre tout le reste de côté ? À commencer par mes amies ?
Shama hausse les épaules.
— Allez, raconte-moi tout, qu'est-ce qui ne va pas ? demande-t-elle en s'appuyant sur ses coudes.
— Je pense que ça irait plus vite si je disais ce qui va, c'est-à-dire pas grand-chose ! On fait plus rien ensemble, on baise quasiment plus et le peu qu'on fait, c'est ennuyeux à mourir.
— Tu lui en as parlé ?
— Oui, mais pour lui, tout va bien, il dit qu'il est juste fatigué.
— Peut-être que c'est vrai.
— Depuis plus de deux mois ? Si c'est le cas, faut vraiment qu'il aille consulter parce qu'il doit avoir un gros souci !
— Pourquoi t'as laissé pourrir la situation aussi longtemps ?
— Bah... Je baisais à droite à gauche et ça me suffisait.
— Et c'est plus le cas.
— Non.
— Essaie d'insister encore pour lui parler, il va bien finir par te dire ce qui ne va pas.
— Parler à une personne qui veut parler, je maîtrise, mais parler à un mur, je sais pas faire.
— Il n'y a pourtant que lui qui pourra te donner les réponses que tu attends.
— Je sais. On verra bien, peut-être qu'un jour, il va se décider. Bref, t'es sacrément mignonne aujourd'hui, elle est belle comme tout ta robe ! s'exclame Shama qui s'efforce d'afficher un sourire sur son visage.
— Je pense que ça irait plus vite si je disais ce qui va, c'est-à-dire pas grand-chose ! On fait plus rien ensemble, on baise quasiment plus et le peu qu'on fait, c'est ennuyeux à mourir.
— Tu lui en as parlé ?
— Oui, mais pour lui, tout va bien, il dit qu'il est juste fatigué.
— Peut-être que c'est vrai.
— Depuis plus de deux mois ? Si c'est le cas, faut vraiment qu'il aille consulter parce qu'il doit avoir un gros souci !
— Pourquoi t'as laissé pourrir la situation aussi longtemps ?
— Bah... Je baisais à droite à gauche et ça me suffisait.
— Et c'est plus le cas.
— Non.
— Essaie d'insister encore pour lui parler, il va bien finir par te dire ce qui ne va pas.
— Parler à une personne qui veut parler, je maîtrise, mais parler à un mur, je sais pas faire.
— Il n'y a pourtant que lui qui pourra te donner les réponses que tu attends.
— Je sais. On verra bien, peut-être qu'un jour, il va se décider. Bref, t'es sacrément mignonne aujourd'hui, elle est belle comme tout ta robe ! s'exclame Shama qui s'efforce d'afficher un sourire sur son visage.
Jenny est vêtue d'une robe d'été bigarrée aux motifs variés, tenue assez décontractée qu'elle n'a pas l'habitude de mettre lorsqu'elle vient travailler.
— Merci !
— Je suis étonnée que tu aies mis des sous-vêtements, dit Shama en zieutant le décolleté de Jenny.
— Je suis au travail quand même.
— Quelque chose me dit qu'ils vont rapidement sauter quand tu seras dehors, je me trompe ?
— Il y a des chances, oui ! admet Jenny. Ce soir, Florian m'emmène manger à Cassis et comme il veut qu'on y aille de suite après le travail pour se promener un peu, c'est pour ça que je me suis permis de mettre ça pour la journée vu que je n'ai pas de client à voir.
— Ah, un petit dîner romantique ! Ça sent la demande en mariage...
— Je suis étonnée que tu aies mis des sous-vêtements, dit Shama en zieutant le décolleté de Jenny.
— Je suis au travail quand même.
— Quelque chose me dit qu'ils vont rapidement sauter quand tu seras dehors, je me trompe ?
— Il y a des chances, oui ! admet Jenny. Ce soir, Florian m'emmène manger à Cassis et comme il veut qu'on y aille de suite après le travail pour se promener un peu, c'est pour ça que je me suis permis de mettre ça pour la journée vu que je n'ai pas de client à voir.
— Ah, un petit dîner romantique ! Ça sent la demande en mariage...
Jenny se met à rire franchement.
— Oulah non, ça risque pas ! Florian et moi sommes très loin d'être obnubilés par le mariage.
— Ça reste une belle preuve d'amour, non ?
— C'est une preuve d'amour administrative, rien de plus.
— Si vous voyez les choses comme ça, forcément...
— Et puis j'aime pas l'idée d'avoir un fil à la patte.
— Ça t'empêche pas de vivre avec Flo pourtant.
— Oui, mais s'il me gonfle de trop, je le fous dehors à coup de pied au cul, pas besoin d'appeler un avocat !
— Drôle de vision de l'amour, dis donc !
— Ça ne nous empêche pas d'être heureux.
— Certes.
— Ben tiens, si tu venais avec nous ? Ça te changerait les idées un peu ! propose Jenny.
— Non Jenny, c'est gentil, mais Florian a sans doute envie de passer la soirée tranquille avec toi.
— Mais ça va, on va souvent manger au resto comme ça, on aura l'occasion de se refaire ça un autre soir. Et je suis certaine que ça ne le dérangera pas, surtout que tel que je le connais, il y a des chances que ça se finisse en plan à trois au milieu de la pinède, dit-elle avec un petit sourire coquin.
— Ah ah, sans doute oui, mais non Jenny, c'est sympa de ta part, mais franchement, j'ai pas trop la tête à ça. Je risque de plomber l'ambiance, surtout en vous voyant en couple tous les deux.
— Bon...
— Ça reste une belle preuve d'amour, non ?
— C'est une preuve d'amour administrative, rien de plus.
— Si vous voyez les choses comme ça, forcément...
— Et puis j'aime pas l'idée d'avoir un fil à la patte.
— Ça t'empêche pas de vivre avec Flo pourtant.
— Oui, mais s'il me gonfle de trop, je le fous dehors à coup de pied au cul, pas besoin d'appeler un avocat !
— Drôle de vision de l'amour, dis donc !
— Ça ne nous empêche pas d'être heureux.
— Certes.
— Ben tiens, si tu venais avec nous ? Ça te changerait les idées un peu ! propose Jenny.
— Non Jenny, c'est gentil, mais Florian a sans doute envie de passer la soirée tranquille avec toi.
— Mais ça va, on va souvent manger au resto comme ça, on aura l'occasion de se refaire ça un autre soir. Et je suis certaine que ça ne le dérangera pas, surtout que tel que je le connais, il y a des chances que ça se finisse en plan à trois au milieu de la pinède, dit-elle avec un petit sourire coquin.
— Ah ah, sans doute oui, mais non Jenny, c'est sympa de ta part, mais franchement, j'ai pas trop la tête à ça. Je risque de plomber l'ambiance, surtout en vous voyant en couple tous les deux.
— Bon...
Jenny réfléchit durant quelques secondes.
— Alors voilà ce que je te propose, dit-elle, demain soir, on se fait une soirée entre filles. Toi, moi et je vais appeler quelques amies en plus, ça me donnera l'occasion de te les présenter ! Qu'est-ce que tu en penses ?
— Ben...
— Pas de mecs, pas de couples, juste des nanas ! On passera la soirée à manger, à boire, à danser et à faire les pipelettes sur tout et n'importe quoi !
— Ben...
— Pas de mecs, pas de couples, juste des nanas ! On passera la soirée à manger, à boire, à danser et à faire les pipelettes sur tout et n'importe quoi !
Shama esquisse un petit sourire.
— Et puis après, si la soirée t'a un peu échauffé, tu pourras rentrer avec moi, comme ça, on fera une petite surprise à mon homme..., ajoute-t-elle en lançant un clin d'œil à Shama.
— Allez d'accord, va pour cette soirée, accepte l'Indienne.
— Aaaaah, super ! s'exclame Jenny avec un grand sourire satisfait.
— Allez d'accord, va pour cette soirée, accepte l'Indienne.
— Aaaaah, super ! s'exclame Jenny avec un grand sourire satisfait.
Elle se met ensuite à regarder l'écran de son ordinateur.
Au bout de quelques secondes, Shama remarque vite que le sourire que Jenny affichait jusqu'à présent s'efface petit à petit, sa peau blanchit à vue d'œil, ses mains sont prises de petits tremblements et sa respiration devient erratique.
Au bout de quelques secondes, Shama remarque vite que le sourire que Jenny affichait jusqu'à présent s'efface petit à petit, sa peau blanchit à vue d'œil, ses mains sont prises de petits tremblements et sa respiration devient erratique.
— Qu'est-ce qu'il y a ? demande Shama en voyant le changement de comportement soudain de son amie.
Aucune réponse de sa part, Jenny continue de fixer l'écran sans autre réaction.
— Jenny ? l'appelle-t-elle.
Elle finit par se pencher pour regarder l'écran, mais Jenny ferme brusquement son ordinateur.
Elle regarde Shama, les yeux brillants, en semblant complètement perdue et apeurée.
Elle regarde Shama, les yeux brillants, en semblant complètement perdue et apeurée.
— Mais... qu'est-ce qui t'arrive, ma belle ? insiste Shama.
Sans répondre, Jenny se lève et prend ses affaires avant de quitter le bureau précipitamment. Shama la regarde partir sans bouger, ne comprenant pas ce qui a provoqué ce départ soudain.
Elle va ouvrir le pc pour tenter d'en savoir plus, mais ce dernier s'est verrouillé et elle ne connaît pas le mot de passe. Elle lance un regard par la fenêtre pour voir sa patronne grimper dans sa voiture et démarrer sur les chapeaux de roues.
Shama va rapidement voir Florian.
Elle va ouvrir le pc pour tenter d'en savoir plus, mais ce dernier s'est verrouillé et elle ne connaît pas le mot de passe. Elle lance un regard par la fenêtre pour voir sa patronne grimper dans sa voiture et démarrer sur les chapeaux de roues.
Shama va rapidement voir Florian.
— Euh... Flo, Jenny est partie.
— Comment ça, elle est partie ? Où ça ?
— J'en sais rien. J'étais avec elle, on discutait, tout allait bien et puis d'un coup, elle a regardé l'écran de son ordinateur et elle est partie en courant. Ça m'inquiète, elle avait vraiment pas l'air bien.
— Comment ça, elle est partie ? Où ça ?
— J'en sais rien. J'étais avec elle, on discutait, tout allait bien et puis d'un coup, elle a regardé l'écran de son ordinateur et elle est partie en courant. Ça m'inquiète, elle avait vraiment pas l'air bien.
Florian se rend dans le bureau de sa petite amie.
Il regarde par la fenêtre pour constater que celle-ci est bel et bien partie avant d'ouvrir son ordinateur. Il tape le mot de passe et apparaît alors la boîte mail.
Il ouvre le dernier mail reçu qui s'affiche à l'écran.
Il regarde par la fenêtre pour constater que celle-ci est bel et bien partie avant d'ouvrir son ordinateur. Il tape le mot de passe et apparaît alors la boîte mail.
Il ouvre le dernier mail reçu qui s'affiche à l'écran.
« PROCHAINS DESTINATAIRES : VOS CLIENTS. »
Il ne comprend pas puis remarque qu'il y a une vidéo en pièce jointe.
Il lance la lecture et se fige à son tour.
Il lance la lecture et se fige à son tour.
— Bordel, mais qu'est-ce que c'est que ça ? demande Shama qui regarde par-dessus son épaule.
Cette vidéo fait faire un bond dans le passé à Florian.
À l'époque où Jenny s'était fait mettre à pied par son frère à cause des photos intimes qu'il avait reçues, elle avait, suite à ça, un peu pété un câble et s'était rendue, avec Florian, à une sorte de gang-bang où elle s'était laissée aller.
Ce gang-bang était filmé, mais l'organisateur, que Jenny connaissait, lui avait certifié que son visage serait flouté, ce qui n'est pas le cas.
Non seulement, on peut parfaitement reconnaître Jenny en train de se faire souiller par une armée de mecs en chaleur, mais Florian est aussi visible pendant qu'il se fait sucer. Il n'apparaît pas autant à l'écran, mais largement assez pour qu'il soit reconnaissable.
Il coupe la vidéo et un détail attire son attention : ce mail n'a pas été envoyé qu'à Jenny, mais aussi à son père et à son frère.
À l'époque où Jenny s'était fait mettre à pied par son frère à cause des photos intimes qu'il avait reçues, elle avait, suite à ça, un peu pété un câble et s'était rendue, avec Florian, à une sorte de gang-bang où elle s'était laissée aller.
Ce gang-bang était filmé, mais l'organisateur, que Jenny connaissait, lui avait certifié que son visage serait flouté, ce qui n'est pas le cas.
Non seulement, on peut parfaitement reconnaître Jenny en train de se faire souiller par une armée de mecs en chaleur, mais Florian est aussi visible pendant qu'il se fait sucer. Il n'apparaît pas autant à l'écran, mais largement assez pour qu'il soit reconnaissable.
Il coupe la vidéo et un détail attire son attention : ce mail n'a pas été envoyé qu'à Jenny, mais aussi à son père et à son frère.
Florian appelle immédiatement sa petite amie.
Ça sonne, mais elle ne répond pas et il finit par tomber sur le répondeur.
Ça sonne, mais elle ne répond pas et il finit par tomber sur le répondeur.
« Jenny, quand tu auras mon message, calme-toi et appelle-moi, on va arranger tout ça ensemble ! Rappelle-moi, ma chérie, s'il te plaît ! »
Il fonce ensuite dans son bureau pour prendre son casque et sa veste, puis il s'en va pour essayer de la retrouver. Il ne sait pas où elle est partie donc il décide d'aller dans tous les endroits où elle pourrait potentiellement se rendre.
Chez elle, personne, chez lui, idem, il va ensuite au salon de Denise, mais pas de Jenny en vue. Il continue de rouler bien plus vite que les limitations légales pour se rendre chez Fred où il trouve porte close, tout comme chez ses parents.
Il s'arrête alors pour tenter de la rappeler et il tombe, cette fois-ci, directement sur le répondeur.
Chez elle, personne, chez lui, idem, il va ensuite au salon de Denise, mais pas de Jenny en vue. Il continue de rouler bien plus vite que les limitations légales pour se rendre chez Fred où il trouve porte close, tout comme chez ses parents.
Il s'arrête alors pour tenter de la rappeler et il tombe, cette fois-ci, directement sur le répondeur.
« Jenny, par pitié, appelle-moi, on... on va tout arranger, tu verras ! »
Après avoir roulé une bonne heure et demie, ne sachant plus où aller, il repart au bureau en priant pour que Jenny y soit revenue ; il est déçu en ne voyant toujours pas sa voiture sur le parking.
Il remonte et Shama vient à sa rencontre.
Il remonte et Shama vient à sa rencontre.
— Alors, tu l'as trouvé ? demande-t-elle avec une grosse inquiétude qui se lit sur son visage.
— Non, je ne sais pas où elle est.
— Mais c'est quoi cette vidéo ?
— C'est une longue histoire. En fait...
— Non, je ne sais pas où elle est.
— Mais c'est quoi cette vidéo ?
— C'est une longue histoire. En fait...
Son téléphone se met alors à sonner et il décroche rapidement sans même regarder de qui provient l'appel.
« Allô, Jenny ?... Ah, salut Fred... euh, pour le mail que tu as reçu, on peut tout expli... oui... euh, quoi ? »
À l'instar de Jenny tout à l'heure, Florian se met à blêmir. Il écoute parler Fred en bafouillant quelques bouts de mots de temps à autre, les yeux vides.
« O... OK... je... j'arrive alors... »
Florian décolle le téléphone de son oreille et le regarde avec un air complètement ahuri.
— Qu'est-ce qu'il y a, Flo, parle-moi ! supplie Shama.
Il pose son regard sur elle avant de déglutir.
— Jenny a eu un grave accident de voiture, elle a été transportée à l'hôpital dans un état critique.
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Commentaires ()
J'ai vu une réponse plus haut ou tu disais que les histoires seraient bcp moins axés sur le sexe et j'avoue que je trouve ça bien.
Certaine fois je me suis dis "mais ils font que ça 12 fois par jour" mdr
J'adore cette histoire depuis la première ligne du tome 1 et j'ai pas du tout hâte d'arriver a la fin ...
Merci pour ce tome 2 j'attaque le tome 3
L'histoire n'est pas fini, vous avez deux autres tomes à lire ;)
Tu nous tiens vraiment en haleine et on en vient à douter de l'honnêteté des personnages, c'est captivant !!
Encore bravo et c'est toujours un immense plaisir de te lire :)
En espérant que la suite te plaise :)
hahaha au contraire j'ai bien aimé la blague :D
Je te souhaite encore beaucoup d'inspi et de magnifique écriture :)
Ton premier fan tahitien
Gros Bisous de Tahiti
Oui, "à corps perdu" est bien la suite, tu peux t'y jeter à... corps perdu ! (Oui, c'est nul, je sais :D )
La suite a d'ores et déjà commencé à être publié ;)
Le premier chapitre du tome 3 sera publié le 1er décembre.
Ce tome aura comme titre "À corps perdu". J'ai vraiment hâte d'avoir vos premiers retours ! :)
@ bientôt.
Flo.