Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
II - Plaisirs coupables — Chapitre 18 · La journée des hypocrites
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
II - Plaisirs coupables
Chapitre 18 · La journée des hypocrites
L'avocat met le classeur largement de côté et pose son attaché-case sur la table, près de lui, avant de croiser les mains.
— Bien. Mon client a très longuement étudié les résultats de votre société et il est impressionné par son excellente et rapide évolution. Les perspectives pour l'avenir sont aussi prometteuses, ce qui est loin d'être le cas de toutes les entreprises de ce secteur.
Fred écoute attentivement son invité et au vu de ce qu'il entend, pour lui, il est sur le point de leur annoncer une très belle offre d'investissement. Il jette un regard à sa sœur et lui fait un petit clin d'œil discret ; elle lui sourit timidement en retour.
Jenny, totalement insensible aux paroles mielleuses de l'avocat, est persuadée que cette petite introduction flatteuse n'est qu'un prélude à une suite qui va être bien plus piquante. Pour elle, l'homme d'affaires est en train de leur passer un peu de vaseline dans le seul but de leur mettre une cartouche ; reste à connaître la taille de la cartouche…
Jenny, totalement insensible aux paroles mielleuses de l'avocat, est persuadée que cette petite introduction flatteuse n'est qu'un prélude à une suite qui va être bien plus piquante. Pour elle, l'homme d'affaires est en train de leur passer un peu de vaseline dans le seul but de leur mettre une cartouche ; reste à connaître la taille de la cartouche…
— Tous ces différents points ont décidé mon client à vous faire la proposition qu'il juge la plus honnête pour toutes les parties.
Mr Burns ouvre son attaché-case et fouille quelques secondes dedans avant d'en sortir quelques feuilles agrafées ensemble qu'il tend à Fred.
— Il propose de vous racheter votre entreprise ainsi que tous ses actifs pour la coquette somme de 800 000€.
Le sourire de Fred s'est totalement volatilisé à l'annonce de l'avocat ; quant à son père, lui qui reste d'habitude toujours de marbre peu importe les circonstances, il affiche un air clairement surpris. Seule Jenny est sereine, esquissant même un sourire tant elle était certaine qu'il y avait anguille sous roche et vu la bombe que vient de lâcher l'avocat, l'anguille pourrait tout à fait être remplacée par une baleine bleue !
Mr Burns continue de sourire alors qu'il observe Fred qui est en train de parcourir les feuilles des yeux avec un air mélangeant étonnement et incompréhension.
Mr Burns continue de sourire alors qu'il observe Fred qui est en train de parcourir les feuilles des yeux avec un air mélangeant étonnement et incompréhension.
— Euh… Mr Burns, durant nos nombreuses communications, que ce soit par téléphone ou par mail, il me semblait avoir été très clair sur le fait que nous recherchions un investisseur. À aucun moment, nous n'avons évoqué une vente, dit-il en tendant les feuilles à Jenny.
Cette dernière les refuse d'un signe de la tête, elle n'a pas besoin de lire quelque chose qu'elle n'a strictement aucune chance d'accepter ; Fred les donne donc à son père qui les regarde attentivement.
— Oui, en effet, confirme l'avocat, mais néanmoins, mon client tenait à vous faire cette proposition qui tient compte d'une incertitude quant au futur.
— Mais je ne comprends pas, vous venez de dire vous-même que notre société est promise à un bel avenir !
— C'est vrai, malgré tout, ce fameux bel avenir est encore à mettre au conditionnel. Beaucoup de choses peuvent déstabiliser une entreprise, surtout dans le domaine de la communication, nous venons d'ailleurs d'en parler et vous avez acquiescé.
— Peut-être, oui, mais nous ne sommes pas non plus une entreprise en difficulté ! lâche Fred dont le visage commence à rougir de colère.
— Mr Burns, intervient Jean-Pierre Dutellier, au-delà du fait que comme vous l'a dit mon fils, le but de votre présence ici n'est pas de conclure une vente, mais bien un partenariat, la somme que votre client propose est totalement déplacée. Si mes enfants voulaient vraiment vendre, ils pourraient en exiger, au bas mot, presque cinq fois la somme que vous leur offrez. Et encore, je suis dans la fourchette basse.
— Peut-être, Mr Dutellier, mais mon client prend des risques, c'est la raison pour laquelle sa proposition est ce qu'elle est.
— Mais de quels risques vous voulez parler, je ne comprends pas ! tonne Fred.
— Les aléas peuvent être nombreux, Mr Dutellier.
— C'est n'importe quoi ! s'emporte-t-il.
— Vous n'êtes venu à nous qu'avec cette proposition ? demande son père à l'avocat.
— Tout à fait, et je vous conseille de l'analyser et d'y réfléchir avant de prendre une décision trop hâtive au risque de...
— Pas besoin, le coupe soudain Jenny, jusqu'à présent silencieuse.
— Mais je ne comprends pas, vous venez de dire vous-même que notre société est promise à un bel avenir !
— C'est vrai, malgré tout, ce fameux bel avenir est encore à mettre au conditionnel. Beaucoup de choses peuvent déstabiliser une entreprise, surtout dans le domaine de la communication, nous venons d'ailleurs d'en parler et vous avez acquiescé.
— Peut-être, oui, mais nous ne sommes pas non plus une entreprise en difficulté ! lâche Fred dont le visage commence à rougir de colère.
— Mr Burns, intervient Jean-Pierre Dutellier, au-delà du fait que comme vous l'a dit mon fils, le but de votre présence ici n'est pas de conclure une vente, mais bien un partenariat, la somme que votre client propose est totalement déplacée. Si mes enfants voulaient vraiment vendre, ils pourraient en exiger, au bas mot, presque cinq fois la somme que vous leur offrez. Et encore, je suis dans la fourchette basse.
— Peut-être, Mr Dutellier, mais mon client prend des risques, c'est la raison pour laquelle sa proposition est ce qu'elle est.
— Mais de quels risques vous voulez parler, je ne comprends pas ! tonne Fred.
— Les aléas peuvent être nombreux, Mr Dutellier.
— C'est n'importe quoi ! s'emporte-t-il.
— Vous n'êtes venu à nous qu'avec cette proposition ? demande son père à l'avocat.
— Tout à fait, et je vous conseille de l'analyser et d'y réfléchir avant de prendre une décision trop hâtive au risque de...
— Pas besoin, le coupe soudain Jenny, jusqu'à présent silencieuse.
Elle attrape son téléphone et compose un numéro.
« Bonjour madame, pourriez-vous envoyer dès maintenant une voiture chez JFD Comm' s'il vous plaît... Merci beaucoup. »
Après avoir raccroché, elle range son téléphone et pose un regard détendu mais ferme sur l'avocat.
— Mr Burns, je ne sais pas trop à quoi vous et votre client jouez et à vrai dire, je m'en moque. Si ça vous amuse de faire plusieurs milliers de kilomètres pour rien, c'est votre droit, tout comme c'est le mien de vous dire que ce vous proposez est au mieux, risible, et au pire, indécent.
Jenny tend la main à son père qui lui donne les feuilles.
— Vous pensiez peut-être que la modeste boite de communication française que vous imaginez que nous sommes allait se mettre à genoux devant l'ogre américain que vous croyez être, et bien ça n'arrivera pas.
Jenny déchire en quatre le document qu'elle a entre les mains avant de déposer les cadavres des feuilles devant l'avocat.
Ce dernier ne se départit pas de son sourire, il semble même amusé par l'intervention de Jenny à laquelle il semblait s'attendre.
Ce dernier ne se départit pas de son sourire, il semble même amusé par l'intervention de Jenny à laquelle il semblait s'attendre.
— Vous faites honneur à votre réputation de femme de caractère, Ms Dutellier.
— Vous ignorez tout de mon vrai caractère, Mr Burns, grand bien vous en fasse, et vous ne devez qu'à la bonne éducation que mon père, ici présent, a participé à me donner de ne pas déjà vous avoir foutu dehors avec un bon coup de pied au cul.
— Jenny…, souffle Fred.
— Vous ignorez tout de mon vrai caractère, Mr Burns, grand bien vous en fasse, et vous ne devez qu'à la bonne éducation que mon père, ici présent, a participé à me donner de ne pas déjà vous avoir foutu dehors avec un bon coup de pied au cul.
— Jenny…, souffle Fred.
Jenny et Mr Burns s'observent en silence durant de longues secondes.
— J'en conclus donc que vous refusez la proposition de mon client, finit par dire l'avocat.
— Quelle perspicacité ! ricane Jenny.
— Bien, c'est votre choix. J'espère pour vous que vous n'aurez pas à le regretter, dit-il, l'air désolé, en rangeant l'empilement de feuilles déchirées dans son attaché-case.
— Nous sommes touchés par votre sollicitude, Mr Burns. Votre chauffeur est là, nous ne vous retenons pas.
— Quelle perspicacité ! ricane Jenny.
— Bien, c'est votre choix. J'espère pour vous que vous n'aurez pas à le regretter, dit-il, l'air désolé, en rangeant l'empilement de feuilles déchirées dans son attaché-case.
— Nous sommes touchés par votre sollicitude, Mr Burns. Votre chauffeur est là, nous ne vous retenons pas.
Il se retourne pour constater la présence d'une voiture près de l'entrée. Il se lève alors, suivi de Fred et de son père. Jenny, elle, reste assise en ignorant royalement la main tendue de l'avocat.
— Vous connaissez le chemin. Je ne vous souhaite pas un bon voyage, Mr Burns, lui dit-elle.
Il ricane en baissant sa main.
— Bonne continuation à vous, nous serons peut-être amenés à nous revoir un jour, qui sait…, dit-il en regardant ses trois interlocuteurs l'un après l'autre.
Il prend ensuite la direction de la sortie et Jenny se lève pour regarder le départ de l'avocat. Avant de monter, il lui jette un dernier regard et fait un petit signe de tête agrémenté d'un grand sourire avant que la portière ne se referme.
— Tu as été dure, Jenny, lui dit son frère tout en regardant la voiture s'éloigner.
Elle se retourne pour le regarder d'un air moqueur.
— Dure ? Si tu savais ce que je me suis retenue de lui balancer dans la tronche, tu serais choqué ! Sans rire, Fred, il nous a pris pour des cons pendant des semaines, on s'est levé le cul pour lui faire une présentation carrée et lui, il débarque la bouche en cœur avec son sourire de faux-cul de première pour nous proposer de lui donner les clés de notre société, parce que oui, à ce prix-là, moi j'appelle ça donner !
— Oui mais quand même…
— Quand même quoi ? T'aurais voulu qu'on lui déroule le tapis rouge et qu'on lui fasse encore une petite ristourne de 10 % sur le prix peut-être ?
— Calme-toi, Jennifer, lui dit son père.
— Tu vas me dire que j'ai tort, papa ? commence-t-elle à s'emporter, même toi ça t'a choqué sa proposition, je l'ai vu de suite sur ton visage !
— C'est vrai, mais néanmoins, ça ne sert à rien de s'énerver, il n'a aucun moyen de vous obliger à vendre. J'ai du mal à comprendre cette démarche, il devait parfaitement savoir que cette proposition, aucun dirigeant sain d'esprit ne l'aurait accepté.
— Les cons, ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît, maugrée Jenny.
— Peut-être que c'est un coup de bluff pour nous tester et qu'il va nous recontacter un peu plus tard avec une vraie offre d'investissement, cette fois-ci, s'interroge Fred.
— Alors je t'annonce tout de suite que si tel était le cas, même s'il revenait à nous avec une offre mirifique, j'opposerai de suite mon veto ! C'est hors de question que je collabore avec ce genre de guignols, je te préviens ! gronde Jenny.
— On a besoin d'argent frais, réplique son frère.
— Et on en trouvera, je ne me fais pas de soucis pour ça ! La seule chose vraie que l'autre taré a dite, c'est que nous étions une société en bonne santé et avec de bonnes perspectives d'avenir, donc il n'y a aucune raison qu'on ne trouve personne qui veuille investir.
— Oui mais quand même…
— Quand même quoi ? T'aurais voulu qu'on lui déroule le tapis rouge et qu'on lui fasse encore une petite ristourne de 10 % sur le prix peut-être ?
— Calme-toi, Jennifer, lui dit son père.
— Tu vas me dire que j'ai tort, papa ? commence-t-elle à s'emporter, même toi ça t'a choqué sa proposition, je l'ai vu de suite sur ton visage !
— C'est vrai, mais néanmoins, ça ne sert à rien de s'énerver, il n'a aucun moyen de vous obliger à vendre. J'ai du mal à comprendre cette démarche, il devait parfaitement savoir que cette proposition, aucun dirigeant sain d'esprit ne l'aurait accepté.
— Les cons, ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît, maugrée Jenny.
— Peut-être que c'est un coup de bluff pour nous tester et qu'il va nous recontacter un peu plus tard avec une vraie offre d'investissement, cette fois-ci, s'interroge Fred.
— Alors je t'annonce tout de suite que si tel était le cas, même s'il revenait à nous avec une offre mirifique, j'opposerai de suite mon veto ! C'est hors de question que je collabore avec ce genre de guignols, je te préviens ! gronde Jenny.
— On a besoin d'argent frais, réplique son frère.
— Et on en trouvera, je ne me fais pas de soucis pour ça ! La seule chose vraie que l'autre taré a dite, c'est que nous étions une société en bonne santé et avec de bonnes perspectives d'avenir, donc il n'y a aucune raison qu'on ne trouve personne qui veuille investir.
Jenny regarde l'heure et rassemble ses affaires.
— Bon, j'y vais moi.
— Où ça ? demande son frère.
— Rejoindre Florian au resto.
— Tu ne manges pas avec nous ?
— Non, Flo mange avec son frère, ça me donnera l'occasion de faire sa connaissance.
— Oh, d'accord. Tu lui expliqueras comment ça s'est passé alors.
— C'est prévu, t'inquiète pas.
— Si ça ne te dérange pas, mon fils, je vais moi aussi passer pour le resto, je vais en profiter pour finir deux trois choses qui pressent un peu.
— Ah, bien. Bon ben je vais annuler la réservation et me faire livrer un truc vite fait alors.
— Où ça ? demande son frère.
— Rejoindre Florian au resto.
— Tu ne manges pas avec nous ?
— Non, Flo mange avec son frère, ça me donnera l'occasion de faire sa connaissance.
— Oh, d'accord. Tu lui expliqueras comment ça s'est passé alors.
— C'est prévu, t'inquiète pas.
— Si ça ne te dérange pas, mon fils, je vais moi aussi passer pour le resto, je vais en profiter pour finir deux trois choses qui pressent un peu.
— Ah, bien. Bon ben je vais annuler la réservation et me faire livrer un truc vite fait alors.
Chacun part ensuite de son côté.
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Après avoir reçu un message de son homme lui disant que son rendez-vous est terminé et qu'il sera bientôt au restaurant, Shama quitte son bureau.
Au moment où elle monte dans sa voiture, Timothé sort du bâtiment et lui fait un signe de la main agrémenté d'un grand sourire auxquels Shama répond en faisant deux doigts d'honneur particulièrement ostensibles.
Au moment où elle monte dans sa voiture, Timothé sort du bâtiment et lui fait un signe de la main agrémenté d'un grand sourire auxquels Shama répond en faisant deux doigts d'honneur particulièrement ostensibles.
— Tête de pine, marmonne-t-elle en bouclant sa ceinture de sécurité.
Sur la route, elle commence à se demander comment elle va aborder le sujet qui la préoccupe lors du repas. Avec n'importe quel autre mec, elle ne se serait pas embarrassée avec de la parlote et elle l'aurait envoyé péter depuis longtemps, mais elle aime David et elle ne veut pas tout gâcher en étant trop vindicative.
Vu la manière bien particulière dont fonctionnait leur couple à l'époque où ils se sont mis ensemble, jamais elle n'aurait imaginé qu'ils tomberaient dans une sorte de monotonie qui les mettrait au même niveau que deux personnes mariées depuis des dizaines d'années et perdues dans une routine castratrice.
Bien sûr, David n'est pas le seul fautif, elle sait qu'elle a sans doute aussi sa part de responsabilités et elle est prête à l'assumer et à la reconnaître, mais ce qui la dérange, c'est qu'il fasse comme si de rien n'était, comme si le fait de passer d'une vie sexuelle faite de relations intimes fusionnelles, intenses et variées à quelques baises espacées et ennuyeuses était tout à fait normal.
À ses yeux, si une baisse de la fréquence des relations intimes reste envisageable, un grand écart aussi important sans une explication qui tienne la route n'est pas acceptable.
La manie qu'elle a prise d'aller se dégourdir les orifices avec d'autres partenaires ne l'a sans doute aussi pas aidé à prendre en compte ce problème bien avant. À maintes et maintes reprises, au lieu de se dire : « j'ai envie de sexe, il n'a pas envie, je vais en parler avec lui », elle se disait : « j'ai envie de sexe, il n'a pas envie, je vais me taper un pote / une copine / un inconnu (rayer les mentions inutiles) ».
C'est toujours bien plus facile et rapide de foutre tout son bordel sous le lit pour éviter de se salir les mains et de perdre du temps, mais le problème perdure et il vient toujours un moment où le dessous du lit se met à dégueuler…
Vu la manière bien particulière dont fonctionnait leur couple à l'époque où ils se sont mis ensemble, jamais elle n'aurait imaginé qu'ils tomberaient dans une sorte de monotonie qui les mettrait au même niveau que deux personnes mariées depuis des dizaines d'années et perdues dans une routine castratrice.
Bien sûr, David n'est pas le seul fautif, elle sait qu'elle a sans doute aussi sa part de responsabilités et elle est prête à l'assumer et à la reconnaître, mais ce qui la dérange, c'est qu'il fasse comme si de rien n'était, comme si le fait de passer d'une vie sexuelle faite de relations intimes fusionnelles, intenses et variées à quelques baises espacées et ennuyeuses était tout à fait normal.
À ses yeux, si une baisse de la fréquence des relations intimes reste envisageable, un grand écart aussi important sans une explication qui tienne la route n'est pas acceptable.
La manie qu'elle a prise d'aller se dégourdir les orifices avec d'autres partenaires ne l'a sans doute aussi pas aidé à prendre en compte ce problème bien avant. À maintes et maintes reprises, au lieu de se dire : « j'ai envie de sexe, il n'a pas envie, je vais en parler avec lui », elle se disait : « j'ai envie de sexe, il n'a pas envie, je vais me taper un pote / une copine / un inconnu (rayer les mentions inutiles) ».
C'est toujours bien plus facile et rapide de foutre tout son bordel sous le lit pour éviter de se salir les mains et de perdre du temps, mais le problème perdure et il vient toujours un moment où le dessous du lit se met à dégueuler…
Quand elle arrive au restaurant, David est déjà présent et elle l'embrasse avant de s'asseoir en face de lui.
— Ça a été ta matinée ? lui demande-t-il.
— Oui oui, et la tienne ?
— Un peu galère, mais j'ai réussi à trouver ce que je voulais.
— C'est le principal alors.
— Oui oui, et la tienne ?
— Un peu galère, mais j'ai réussi à trouver ce que je voulais.
— C'est le principal alors.
Le repas se déroule tranquillement et ils discutent de tout et de rien. Shama se doutait bien que David ne parlerait pas de lui-même de ce qui la chagrine, mais elle tenait néanmoins à ne pas lui sauter à la gorge immédiatement.
Au bout d'un moment, comme il est limpide qu'il n'a aucune intention d'aborder le sujet de son propre chef, elle décide de s'y coller. Elle cherche en silence de quelle manière lancer la discussion quand elle repense à la notion de « baise de digestion » dont elle a parlé tout à l'heure avec Florian.
Au bout d'un moment, comme il est limpide qu'il n'a aucune intention d'aborder le sujet de son propre chef, elle décide de s'y coller. Elle cherche en silence de quelle manière lancer la discussion quand elle repense à la notion de « baise de digestion » dont elle a parlé tout à l'heure avec Florian.
— T'as beaucoup de boulot, cet aprèm' ? demande-t-elle.
— Faut que je bricole un peu, mais ça devrait être calme.
— Cool. Du coup, ça te dirait qu'après le repas, on aille se trouver un petit coin tranquille pour… digérer ?
— Faut que je bricole un peu, mais ça devrait être calme.
— Cool. Du coup, ça te dirait qu'après le repas, on aille se trouver un petit coin tranquille pour… digérer ?
Elle fait cette proposition en le regardant intensément tout en griffant sa lèvre inférieure avec ses dents, et histoire qu'il comprenne bien, elle effleure aussi une de ses jambes du bout du pied ; David saisit immédiatement l'idée de sa petite amie.
— Euuuuh… c'est que… j'ai… j'ai pas mal couru ce matin pour trouver cette satanée pièce pour le tracteur, ça a été usant.
— Justement, ça t'aidera à te détendre, insiste-t-elle.
— Franchement, je le sens pas, j'ai beaucoup bossé ce matin et je suis fatigué, dit-il en prenant un air fourbu.
— Et j'ai fait quoi moi ce matin ? Tu crois que j'étais en train de me prélasser au bord d'une piscine tout en sirotant un cocktail ?
— Justement, ça t'aidera à te détendre, insiste-t-elle.
— Franchement, je le sens pas, j'ai beaucoup bossé ce matin et je suis fatigué, dit-il en prenant un air fourbu.
— Et j'ai fait quoi moi ce matin ? Tu crois que j'étais en train de me prélasser au bord d'une piscine tout en sirotant un cocktail ?
Shama stoppe immédiatement ses gestes licencieux tout en soupirant d'exaspération.
— Mais non voyons, j'ai pas dit ça. On… on verra ce soir, hein ? Qu'est-ce t'en penses ?
— On verra…, répète Shama en ricanant, si tu dis « on verra », je sais pertinemment que ce soir, tu me serviras une autre excuse bidon !
— Mais non voyons, tu…
— Arrête avec tes « mais non voyons », tu me gonfles ! Qu'est-ce qui se passe en ce moment ? On baise quasiment plus et le peu de fois que ça arrive, c'est chiant à mourir ! C'est quoi ton problème ?
— Mais y a pas de problème, c'est juste qu'en ce moment, y a pas mal de choses à faire, le matériel à vérifier, la préparation des vendanges…
— Les vendanges, ça commence fin août et on est au mois de mai, tu te fous de ma gueule ?
— Oui, mais ça se prépare en avance quand même.
— D'accord, admettons. Et le mois dernier ? Et celui d'avant ? Tu préparais les vendanges aussi ?
— On verra…, répète Shama en ricanant, si tu dis « on verra », je sais pertinemment que ce soir, tu me serviras une autre excuse bidon !
— Mais non voyons, tu…
— Arrête avec tes « mais non voyons », tu me gonfles ! Qu'est-ce qui se passe en ce moment ? On baise quasiment plus et le peu de fois que ça arrive, c'est chiant à mourir ! C'est quoi ton problème ?
— Mais y a pas de problème, c'est juste qu'en ce moment, y a pas mal de choses à faire, le matériel à vérifier, la préparation des vendanges…
— Les vendanges, ça commence fin août et on est au mois de mai, tu te fous de ma gueule ?
— Oui, mais ça se prépare en avance quand même.
— D'accord, admettons. Et le mois dernier ? Et celui d'avant ? Tu préparais les vendanges aussi ?
David reste silencieux.
— Qu'est-ce qu'il y a, David ? Tu vois d'autres nanas ? Si c'est ça, dis-le moi. Si tu as besoin de varier les plaisirs, je peux comprendre et si tu veux même qu'on baise avec d'autres femmes, on peut, ça ne me dérange pas.
David la regarde d'un air étonné.
— Euuuh, non non, pas du tout, il n'y a personne d'autre, je te promets.
— Alors c'est moi ? Je te fais plus envie ?
— Mais non Shama, c'est juste que… qu'il y a beaucoup de travail en ce moment et je suis un peu fatigué, c'est tout.
— Allez va, c'est bon, j'ai compris…
— Alors c'est moi ? Je te fais plus envie ?
— Mais non Shama, c'est juste que… qu'il y a beaucoup de travail en ce moment et je suis un peu fatigué, c'est tout.
— Allez va, c'est bon, j'ai compris…
Shama se lève et prend ses affaires.
— Où tu vas ? lui demande David.
— J'ai beaucoup de travail, répond-elle ironiquement.
— Mais... le repas n'est pas terminé.
— T'as qu'à finir tout seul. Pour l'addition, tu t'en charges, hein ? Comme ça au moins, à défaut d'être honnête, ça te donnera une occasion de te comporter comme un vrai gentleman.
— J'ai beaucoup de travail, répond-elle ironiquement.
— Mais... le repas n'est pas terminé.
— T'as qu'à finir tout seul. Pour l'addition, tu t'en charges, hein ? Comme ça au moins, à défaut d'être honnête, ça te donnera une occasion de te comporter comme un vrai gentleman.
Shama sort du restaurant d'un pas vif, laissant David seul.
Une fois dans sa voiture, elle sent un mélange d'émotions qui monte en elle et qui est sur le point de la submerger ; colère, frustration, peur, tristesse, dépit…. Elle vient d'avoir la preuve qu'il y a clairement un problème, mais contrairement à l'autre fois où ils avaient parlé tous les deux pour pouvoir arranger les choses, il persiste à éluder et à faire comme si tout allait bien dans le meilleur des mondes, ce qui est plutôt mauvais signe.
Après les quelques minutes nécessaires pour se calmer, elle démarre et prend la route. Elle sent que David est en train de s'éloigner d'elle et elle ne sait pas comment s'y prendre pour arrêter cette fuite en avant. Tout ce qui faisait le ciment de leur couple depuis le début de leur relation est en train de s'étioler inexorablement, et ça ne date pas d'hier.
Quelques larmes finissent par tracer leurs routes sur ses joues.
Après les quelques minutes nécessaires pour se calmer, elle démarre et prend la route. Elle sent que David est en train de s'éloigner d'elle et elle ne sait pas comment s'y prendre pour arrêter cette fuite en avant. Tout ce qui faisait le ciment de leur couple depuis le début de leur relation est en train de s'étioler inexorablement, et ça ne date pas d'hier.
Quelques larmes finissent par tracer leurs routes sur ses joues.
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Commentaires ()
S'il a envoyé son avocat avec une si faible proposition de rachat, c'est qu'il a surement déjà un plan pour nuire à la société de Jenny et Fred :o
Y'a peut être même déjà une "taupe" dans l'entreprise mais chut on va attendre de découvrir nous même la suite du récit :D
En tout cas, ca promet surement des situations bien rocambolesques et intéressantes à venir ;)
Merci Flyx13 :)
On attend la suite avec impatience...
Flux13 toujours un plaisir de te lire.
Je pense que Shama viens d’être confronté à une de ces lacunes dans sa relation avec les hommes.
Voyons la suite.
Même à chaque fois je ne suis pas déçu mais quand il n'y a pas de sexe...
Bravo