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✦ flyx13 II - Plaisirs coupables XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

II - Plaisirs coupables — Chapitre 17 · Mauvaises impressions

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II - Plaisirs coupables

Chapitre 17 · Mauvaises impressions

Nous voilà le mercredi, Jenny est enfermée dans une grande salle de réunion, au rez-de-chaussée du bâtiment, avec son père et son frère ; tous trois attendent l'arrivée de l'avocat du fameux investisseur Californien.
— Si entre le dossier qu'on a monté et les résultats qu'on a, il n'est pas bluffé, je comprends plus rien ! lance Fred en feuilletant l'épais classeur contenant une palanquée de feuille.
— N'oublie pas que c'est un Américain, Fred, il n'est sans doute pas du genre à s'émerveiller pour tout et n'importe quoi, tempère Jenny.
— D'accord, je veux bien, mais on a quand même des arguments à faire valoir. Ça fait deux ans d'affilée qu'on a une croissance à deux chiffres et tel que cette année est partie, on va sûrement faire la passe de trois !
— Je connais nos résultats, inutile de me les énumérer. Et je suis quasiment certaine que lui aussi les connaît déjà donc il sait où il met les pieds.
— Les résultats actuels importent peu, lâche soudain leur père, jusqu'à présent silencieux.
Ce dernier est debout devant la fenêtre, guettant l'arrivée de leur invité.
— Qu'est-ce que tu veux dire ? l'interroge son fils.
Jean-Pierre Dutellier se retourne. Il est habillé d'un costume de grande marque noir, taillé sur mesure, qui renforce encore son habituel côté quelque peu austère ; il ne déparerait pas dans une agence de pompes funèbres. Voilà longtemps qu'il est à la retraite, mais il n'a rien perdu de son attitude de businessman.
— Je veux dire que ce qui va être important, c'est votre vision pour le futur, vos idées et la plus-value que vous pouvez encore apporter pour continuer le développement de votre société. S'ils investissent, ce ne sera pas tant pour vos bons résultats passés que pour ceux à venir, et c'est avec ça qu'il va falloir les convaincre.
Les mains dans ses poches, le patriarche reprend sa place devant la fenêtre. Après quelques minutes pendant lesquelles le silence règne dans le bureau, la voix de Jean-Pierre Dutellier se fait de nouveau entendre.
— Le voilà, dit-il d'une voix grave.
Jenny et Fred se lèvent pour aller accueillir l'avocat.
Une grosse berline allemande vient se garer devant l'entrée et le chauffeur en sort afin d'aller ouvrir la portière de son client. L'homme qui en descend est assez petit et bedonnant, et est doté d'une calvitie circulaire à rendre jaloux un moine chrétien. Il a, comme seul bagage, un petit attaché-case gris. Fred va à sa rencontre.
— Bonjour, M. Burns, ravi de vous rencontrer. J'espère que vous avez fait bon voyage, dit Fred d'un ton affable.
— Oui, merci. Un peu long, mais je n'ai pas eu de retard, ce qui est une bonne chose, répond-il avec un accent américain à couper au couteau.
— Je suis Frédéric Dutellier et voici ma sœur, Jennifer.
L'avocat, qui affiche un sourire que d'aucuns pourraient qualifier d'hypocrite, serre la main de Fred puis celle de Jenny en accentuant encore son sourire au moment où il pose ses yeux sur elle. Jenny sourit poliment en le saluant mais ne manque pas de remarquer, chez lui, une attitude qu'elle juge condescendante.
Jenny est le genre de personne pour qui la première impression est quelque chose de primordial – héritage paternel – et là, clairement, la première impression que lui renvoie son invité n'est pas engageante pour la suite. Il va malgré tout falloir qu'elle mette de côté son ressenti, histoire de ne pas gâcher ce rendez-vous somme toute important ; après tout, il est là pour affaire, pas pour devenir son meilleur ami.
Tous trois rentrent dans le bâtiment et se rendent dans la salle de réunion où les attend Jean-Pierre Dutellier.
— Mr Burns, voici notre père, Jean-Pierre Dutellier, annonce Fred.
Avec tout le sérieux qui le caractérise, il salue l'avocat d'une poignée de main franche ; le charisme du patriarche ne semble faire aucun effet sur l'américain qui ne se départit pas de son attitude limite hautaine.
Ils s'installent tous autour de la table et après avoir échangé quelques banalités d'usage, Fred commence son petit exposé.
Jenny reste silencieuse et se contente d'observer l'avocat du coin de l'œil ; ce dernier écoute religieusement le laïus de Fred avec un sourire niais qui semble sculpté sur son visage bouffi et légèrement rougi. Il feuillette négligemment le classeur qui lui a été remis sans vraiment y prêter attention et fait, de temps à autre, des mouvements de tête pour marquer son pseudo intérêt pour ce que raconte Fred.
Il donne en fait l'impression de ne quasiment pas écouter ce qui se dit, comme s'il n'était là que pour une chose bien précise et qu'il attendait d'avoir la parole pour se découvrir.
Ce comportement renforce encore la méfiance de Jenny, surtout que lorsqu'il croise son regard, l'avocat ne cesse de la gratifier du même sourire affreusement faux qu'il arbore depuis son arrivée ; elle a un mauvais pressentiment mais fait son possible pour ne pas afficher ses doutes.
Le monde des affaires, c'est comme une partie de poker, il faut afficher l'air le plus neutre possible afin de ne pas donner à ses « partenaires de jeu » des indices qui pourraient les aider à prendre l'avantage. Même si cet homme est censé être là pour devenir un associé, Jenny, elle, le voit plutôt comme un potentiel adversaire, sauf qu'elle ne sait pas – encore – en quoi il pourrait être une menace.
Fred finit son long discours puis les Dutellier attendent à présent une réaction de l'avocat.
— Belle présentation, Mr Dutellier, dit-il d'un ton monocorde avant de refermer le classeur qu'il feuilletait, vous êtes plutôt discrète, mademoiselle, rajoute-t-il en s'adressant à Jenny.
— Mon frère est bien meilleur orateur que moi et ça fait parti du partage des tâches que nous avons décidé ensemble, lorsque nous avons créé notre société.
— Tiens, justement, qui s'occupe de quoi entre vous deux ? demande-t-il en se tournant clairement vers Jenny pour bien marquer le fait qu'il veut que ce soit elle qui lui réponde.
— Et bien Frédéric est en charge de tout ce qui est relationnel dans le sens large du terme. Il est donc souvent en déplacement pour présenter les activités et les services que l'on propose à nos potentiels clients. Quant à moi, je m'occupe de la gestion au jour le jour en étant le plus souvent dans nos locaux pour coordonner le travail entre tous nos collaborateurs, même s'il m'arrive aussi, parfois, de faire des déplacements.
— Vous étiez à Montréal lors de la dernière convention qui s'y est déroulée, n'est-ce pas ?
— C'est exact, mon frère ayant eu un souci avec le renouvellement de son passeport, c'est moi qui m'y suis rendu.
— Et vous n'y étiez pas seule, il me semble.
— Non, en effet, j'étais avec mon bras droit, Mr Cortet. Mais je n'ai pas le souvenir de vous y avoir vu.
— Je n'y étais pas, mais mon client, oui et il a assisté à votre petit discours. Vous lui avez fait forte impression, comme a beaucoup de monde, et c'est d'ailleurs suite à ça qu'il s'est intéressé à vous, ou plutôt à votre société, devrais-je dire.
— J'aurais été enchanté qu'il vienne à ma rencontre à ce moment-là, nous aurions pu discuter.
— Mon client ne fait jamais ça, mais ne le prenez pas pour vous. Beaucoup de monde était présent lors de cette convention et il préfère ne pas rentrer directement en contact avec de potentiels partenaires à la vue de tout le monde, histoire de ne pas attirer l'attention de nos concurrents. Vous le comprendrez, j'espère.
— C'est bien normal.
— Pourquoi Mr Cortet n'est-il pas avec nous puisque c'est votre bras droit ?
— Il a la charge de superviser nos activités lorsque ni moi, ni mon frère ne sommes disponibles, et comme nous sommes ici tous les deux, c'est ce qu'il fait en ce moment même.
— Est-ce un homme de confiance ?
Jenny est étonnée par cette question.
— Euh, complètement. Il travaille avec nous depuis le début et connaît parfaitement l'entreprise, nous lui faisons cent pour cent confiance.
— Si vous le souhaitez, nous pouvons le faire venir pour vous le présenter, propose Fred.
— Non non, ce n'est pas nécessaire. C'est une bonne chose que de travailler avec des collaborateurs en qui on peut mettre toute sa confiance, surtout dans un milieu où le vol d'informations et autres révélations en tout genre peuvent grandement fragiliser une entreprise, dit l'avocat en regardant Jenny.
— Oui, en… en effet, chuchote-t-elle presque, vous m'excuserez, mais je ne comprends pas trop l'à propos de votre remarque, Mr Burns, ajoute-t-elle, un ton plus haut.
— Oh, il n'y a rien à comprendre, mademoiselle, c'est simplement un fait. Vous n'êtes peut-être pas encore confrontés à ce genre de choses, mais plus on grossit, plus on attise les convoitises et certains concurrents pourraient être prêts à beaucoup de choses pour arriver à leur fin. Je pense que votre père, avec la belle et grande carrière qu'il a eue, ne me contredira pas !
— Non, en effet, confirme Jean-Pierre Dutellier, il faut s'attendre à tout, surtout dans un domaine ultra-concurrentiel comme celui qu'ont choisi mes enfants.
— On est bien d'accord ! C'est donc une très bonne chose que vous soyez bien entourés ! s'exclame l'avocat avant d'afficher un grand sourire.
Loin de s'arranger, la mauvaise impression qu'a Jenny sur cet homme ne fait que croître, surtout après cet intérêt soudain envers Florian et ses autres remarques qu'il ne semble pas avoir lancé au hasard.
Si, jusqu'à présent, il était presque affalé sur sa chaise, M. Burns se redresse et se racle la gorge alors qu'il s'apprête à prendre la parole.
C'est maintenant qu'il va dévoiler son jeu.
                                                                                                                      ---------
Le regard concentré sur l'écran et ses doigts virevoltant rapidement sur son clavier, Shama est en train de mettre la touche finale à un gros projet que Jenny lui a confié il y a de ça plusieurs semaines et qu'elle doit lui rendre d'ici quelques jours.
Soudain, l'appui sur les touches ne provoque plus aucune action et le curseur de sa souris, lui aussi, reste désespérément immobile.
— Putain de chier de bordel de pc à la con ! Qu'est-ce qu'il a encore ?!? peste Shama en appuyant frénétiquement et au hasard sur tous les boutons qu'elle peut.
Si ce genre de manœuvre était efficace pour régler un problème informatique, ça fait longtemps que ça se saurait, et après quelques minutes à martyriser et insulter copieusement le malheureux ordinateur, Shama se lève et sort de son bureau en soufflant comme un buffle.
Elle se dirige, à contrecœur, vers le bureau de Timothé, le responsable informatique.
— Tim, mon pc merde encore ! dit-elle après être rentrée précipitamment dans le bureau.
— Eh, tu peux pas frapper avant d'entrer ? C'est une tradition assez connue !
Timothé est un homme de taille et de corpulence moyennes, brun aux cheveux longs, il a des yeux fins protégés par une paire de lunettes et est le plus souvent habillé en mode décontracté, presque tout le temps en jean et t-shirt fantaisie, le genre de t-shirt que les geeks apprécient. Pour aujourd'hui, c'est l'étoile de la mort qui orne le tissu de son vêtement.
— J'ai pas le temps de faire des courbettes, j'ai un dossier important à finir et là, je suis bloquée ! râle Shama en commençant déjà à s'agacer.
— C'est bien dommage que tu veuilles pas te courber, je suis certain que ça doit être très agréable quand tu te penches, réplique Timothé d'un air égrillard.
Shama lève les yeux au ciel en soupirant.
Voilà une des raisons qui fait qu'elle ne l'apprécie pas du tout. Non pas que ses sous-entendus sexuels la choquent, loin de là, mais son collègue est particulièrement lourd dans sa manière de faire. Il ignore toute notion de finesse et se sert de n'importe quelle phrase, même la plus anodine, pour la déformer et trouver des connotations sexuelles là où il n'y en avait pas forcément à la base. Et si on rajoute à ça le fait qu'il n'est, physiquement, pas du tout au goût de l'Indienne, on peut très bien imaginer à quel point il l'exaspère.
— T'es vraiment lourd, Timothé. Y a que dans les pornos où ces allusions pourries peuvent faire de l'effet à une nana. Essaie d'être un peu plus fin, et surtout moins con, si tu veux arriver à en trouver une qui acceptera de se pencher pour toi !
— Pourquoi je vais me faire chier à chercher une nana alors que j'en ai une en ce moment même dans mon bureau ?
— Parce que de un, je suis pas ta pute et de deux, j'ai un minimum besoin d'être excitée pour faire quoi que ce soit de sexuel et je peux te garantir que l'excitation est le dernier sentiment que tu m'inspires.
— Ouch, t'es cruelle là ! Tu sais, je suis pas difficile hein, une petite pipe de temps en temps me conviendrait parfaitement. Et t'es même pas obligée de me regarder dans les yeux !
— Et ben si t'es pas difficile, t'as qu'à aller ramasser un tapin dans la rue, ça fera très bien l'affaire.
— Mais aucune n'aura une bouche à pipe comme la tienne !
— Bon, tu vas arranger mon pc ou bien tu veux que j'aille péter un scandale dans le bureau de la patronne en lui disant que tu me harcèles ?
Timothé éclate de rire et se lève de sa chaise.
— Ça va, ça va, détends-toi chérie ! Allez, on va dans ton bureau, dit-il en lançant sa main vers les hanches de sa collègue.
— Je suis pas ta chérie, espèce de boulet, et me touches pas ! répond-elle en lui repoussant énergiquement la main.
Sur le chemin, Timothé continue de rire.
Une fois dans le bureau de Shama, il s'installe derrière le pc.
— Qu'est-ce t'as foutu encore ?
— Rien du tout, il s'est figé d'un seul coup.
— Pffff… Putain, j'espère pour toi que t'es plus douée avec ta langue qu'avec un pc !
— T'en as pour longtemps pour régler le problème ? lui demande-t-elle en ignorant cette nouvelle saillie verbale.
— Je sais pas. Je vais déjà faire une mise à jour et ensuite, je ferai un diagnostic pour voir s'il y a un problème quelque part.
— Bon ben moi, j'y vais alors.
— Tu pourrais me tenir compagnie au moins, y a assez de place sous ton bureau si tu veux !
— T'auras qu'à aller sur YouPorn pour te branler quand le pc sera réparé. Appelle-moi quand tu auras terminé, dit Shama en prenant la direction de sa porte.
— Je vais pas cavaler partout pour te trouver, hein.
— Je serai dans le bureau de Florian.
— Ben tiens, comme par hasard !
— Et ouais, que veux-tu, y a plus de place sous son bureau ! lance-t-elle avant de claquer la porte.
Shama continue de rager en silence, elle ne supporte plus ce petit con d'informaticien.
Elle rentre dans le bureau de Florian et s'assied en face de lui, le visage sombre.
— Oulah, t'as l'air énervé toi ! lui dit-il.
— C'est Tim qui me casse les couilles.
— Pourquoi ça ?
— J'ai été obligé d'aller le voir à cause de mon pc qui a bugué.
— Ah, merde. J'imagine qu'il t'a sorti ses réflexions graveleuses favorites alors.
— Tu imagines bien. Je peux plus me le piffer ce mec, je te jure…
— T'as qu'à lui dire de te lâcher et puis s'il continue, va en parler à Jenny. Elle l'apprécie pas des masses non plus et je suis sûr qu'elle se fera un plaisir de le saquer si tu lui en donnes l'occasion.
— Non, c'est bon, pas envie de foutre la merde.
— Ben attend, s'il te harcèle de trop, faut le dire !
 
Shama pouffe de rire.
— Je m'en fous de ses allusions, c'est juste sa tronche que je peux plus voir en peinture. C'est pas un crime d'avoir une sale tronche, et heureusement d'ailleurs, sinon faudrait construire une chiée de prison !
— Certes.
— J'ai pas vu Jenny en passant devant son bureau, elle est où ?
— En bas, dans la salle de réunion, avec son frère et son père.
— Ah oui, c'est vrai qu'elle devait rencontrer un investisseur. Il est là ?
— Oui, il est arrivé il y a un peu plus d'une heure.
— D'accord. Du coup, je suppose qu'ils vont tous déjeuner ensemble.
— Ouais.
— Mon pauvre, ta chère et tendre te délaisse…
— Oui, tu as vu, dit Florian en faisant semblant de sangloter.
— Du coup, pas de petite baise de digestion entre midi et deux ?
— Et non, pas aujourd'hui. Et si des fois tu avais dans l'idée qu'on passe la pause déjeuner ensemble pour que ce soit toi qui m'aides à digérer, sache que je ne peux pas.
— Ça tombe bien, moi non plus !
— Je suis sûr que tu bouffes avec Timothé ! lance Florian avec un grand sourire.
— Ouais, voilà, c'est exactement ça. Je vais aller le faire jouer aux billes sur la ligne TGV ! Non, je mange avec David, il est dans le coin ce midi.
— Du coup, c'est toi qui vas l'avoir, la petite baise de digestion !
— Si seulement…, dit-elle, pensive.
— Ah, y a de l'eau dans le gaz ou quoi ?
— Pas forcément, c'est juste que ma vie sexuelle avec lui est devenue aussi passionnante que celle d'un couple lambda avec sa baise hebdomadaire du samedi soir.
— Mais il me semblait que vous en aviez parlé ensemble et que ça s'était arrangé.
— C'était le cas, mais ça recommence.
— Merde. Tu sais ce qu'il te reste à faire alors.
— Me trouver des plans cul ? C'est bon de ce côté-là, j'ai ce qu'il faut, et encore heureux, sinon ça fait un bail que je me serais ouvert les veines !
— Euh, non Shama, je pensais plutôt au fait d'en parler avec lui.
— Ah… oui, c'est prévu, mais ça me gonfle parce que si l'initiative venait pas de moi, ça pourrait durer des plombes.
— Tu sais ce que tu vas lui dire ?
— Ben… oui… non… je sais pas trop encore, mais bref, passons ! Et toi alors, avec qui tu manges ?
— Mon grand frère.
— Ah mince, c'est dommage que je puisse pas venir avec toi, j'aurais bien aimé le connaître ! Vous vous ressemblez ?
— Un peu oui. Mais il ressemble aussi un peu à Timothé pour ce qui est de la lourdeur, en bien moins con quand même.
— Tant qu'il ne lui ressemble pas physiquement, c'est le principal !
Soudain, la porte du bureau s'ouvre brusquement. Timothé passe la tête avec un sourire pervers, comme s'il s'attendait à tomber sur une scène coquine.
— T'as fini ? lui demande Shama en le dévisageant.
— Oui, c'est bon.
Shama se retourne vers Florian et lui fait une grimace d'exaspération avant de se lever.
— Allez Flo, à plus tard.
— Bye Shama.
Timothé la regarde en la déshabillant des yeux, ce qui fait ricaner Florian.
— Bon, ça y est, il merdera plus ? demande Shama sur un ton sec en s'installant à son bureau.
— Ça, j'en sais rien. Si tu fais pas n'importe quoi avec, ça devrait aller !
Elle soupire.
— Bon, merci.
Timothé reste debout à regarder l'Indienne en souriant bêtement.
— C'est bon hein, tu peux y aller, lui dit-elle.
Il ne bouge toujours pas et continue de sourire.
— Bon, tu veux quoi ? s'agace-t-elle.
— Ben ton pc remarche, ça mérite peut-être une petite gâterie en guise de remerciement, non ?
Shama émet un grognement menaçant venant du plus profond de sa gorge tout en fusillant son collègue du regard.
— Écoute-moi bien, je vais être très claire avec toi. Quand bien même tu serais le dernier mec sur Terre, je préférerais rester chaste tout le reste de ma chienne de vie plutôt que de te toucher, ne serait-ce que du bout des doigts, t'as pigé ? Maintenant, casse-toi d'ici ou je te jure que je te dévisse la tête et que je te chie dans le cou !
Loin d'être impressionné par les menaces de Shama, Timothé se met à ricaner sans se départir de son sourire taquin. Il fait ensuite demi-tour et avant de sortir, il se retourne une nouvelle fois.
— Un jour viendra où tu me suceras, tu verras.
— Prie pour que ça n'arrive jamais alors, car si un jour, par je ne sais quel concours de circonstances malheureux, ta queue se retrouve dans ma bouche, tu deviendras eunuque dans la seconde qui suivra.
— Hummmm, que de promesses ! dit Timothé avant de sortir du bureau.
Shama continue de grommeler un petit moment avant de lisser ses nerfs et de reprendre son travail.
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DucatiX
23 octobre 2019 à 13:29
Top Flyx... faudrait que je me replonge dans le chapitre où ils sont au Quebec et plus particulièrement lors du drink... m'est avis que Jenny va être surprise... et Florian un peu déstabilisé.
Franchement, que du bonheur de te lire, Flyx... avec toujours une petite pointe d'humour par ci par là... merci ! ;-)
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styx007
22 octobre 2019 à 01:14
Connaissant flyx le ver est déjà dans le fruit. Les prochains chapitres vont être intéressant comme toujours. C'est vraiment l'histoire que j'apprécie le plus. Merci à toi.
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Photo de profil de Guipicfa
Guipicfa
21 octobre 2019 à 16:41
Effectivement ça pu de loin la trahison. Faudrait pas que mes craintes sur la personne soient vraies.

Ce timothé est un gros pervers qui n'a pas le sens du respect envers une femme.

Félicitations à Jenny qui a une bonne lecture de la personnalité des personnes se trouvant face à elle.
C'est toujours un plaisir pour moi de te lire car la trame de tes histoires sont bien ficelées. Bravo l'artiste.
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Photo de profil de Sherlock69
Sherlock69
20 octobre 2019 à 20:42
Bravo pour le petit clin d’œil à l’émission "Les Simpson". C’était savoureux.

L’histoire prend une tournure où on doit s’attendre à des coups bas et à des trahisons à venir.

Monsieur Burn pu l’arnaque à plein nez et l’autre con de Timothé qui débarque avec ses gros sabots.

Ça sent pas bon du tout.

Je rejoins julien66000 quand il dit que Shama as beau être une cochonne. Une femme mérite quand même le respect.

Il ne faut vraiment pas aimer les femmes pour avoir ce genre d’attitude…
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Photo de profil de julien66000
julien66000
20 octobre 2019 à 13:51
je vois que certains manque cruellement de civisme, ce Timothé est un sombre connard pour ne pas être encore plus vulgaire, shama est peut être une cochonne qui aime le sexe, mais sa reste quand même une femme que l'on doit de respecter comme il se doit et apparemment ce déchet ne la pas encore compris ou passe sa vie sur les sites porno est voit définitivement les femmes comme des objet bon à assouvir ses fantasme les plus vils.

Jenny ne vois pas cette investisseur de bonne œil à t'elle raison ou ce fait t'elle de fausse idée.

la suite le dira surement.
Modifié 20 octobre 2019 à 13:53
Soyez respectueux
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