Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Julie et Mariam — Chapitre 2 · Julie perd le nord !
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Julie et Mariam
Chapitre 2 · Julie perd le nord !
En sortant du self, j'ai ralenti le pas pour me placer derrière Mariam. Qu'est-ce que cette femme possède de particulier pour me produire cet effet ? À part un cul magnifique, bien sûr. C'est vrai qu'elle ne passe pas inaperçue, j'ai vu le regard admiratif des hommes sur son passage, même si certains un peu lourdingues frisent l'indécence. Malgré ça, elle n'a pas l'air de s'en soucier une seconde ou alors, elle cache bien son jeu.
À peine entré dans la salle d'examens, ce besoin de toucher de nouveau sa peau m'obsède. J'engage alors un combat en mode concentration maximum sur le sujet du jour pour me sortir cette idée de la tête. Une réflexion sur le pourquoi s'est développée dans mon for intérieur. Il est anormal que moi qui suis hétéro aie envie d'une autre femme ; d'un coup, sur un simple contact de nos épidermes. Et puis, cela remet en cause certaines de mes valeurs et mon éducation. Ou alors : c'est la chaleur, combinée à l'électricité statique et mon manque de sommeil qui se joue de moi. Peut-être un peu de sexe aussi. Je pense également que la forte personnalité de Mariam et sa taille au-dessus de la norme m'intimident et influencent mon jugement. Cela explique que je perde mes moyens quand nos regards se croisent. Oui, voilà. J'ai assez d'arguments pour me convaincre que je me prends la tête pour rien. Tout va bien !
Enfin non, rien ne va, je sens mon instinct en total désaccord avec mon cerveau, mon envie est trop forte. Et puis zut ! Je veux en avoir le cœur net. Avec délicatesse, je repose ma main sur son épaule et dès que nos peaux s'effleurent, le lien s'établit et le temps se fige. Une sensation bienfaitrice s'insinue rapidement en moi, elle danse au creux de mes reins, c'est délicieux. Je suis submergée d'une énergie intense proche du plaisir et je sens mon abricot s'ouvrir comme une fleur, je m'abandonne, prête à tout pour lui donner ce qu'il me réclame depuis quelques jours, mais impossible de passer ma main sous ma jupe ici.
Mariam stoppe sa frappe et tourne légèrement la tête, en attente d'une consigne de ma part. Confuse, je retire ma main pour rompre le lien qui nous a unies. Le retour est brutal et je peine à reprendre le contrôle de mes sens. Il est impératif que je trouve rapidement une excuse pour légitimer cette intrusion dans son intimité.
— Heu... continue, tu es sur la bonne voie, chuchoté-je à son oreille d'une voix hésitante.
Au passage, je jette un coup d'œil à Paul, mais vampirisé par son phénomène, mon geste est passé inaperçu. D'ordinaire, la règle veut que nous évitions d'entrer en contact oral ou physique avec nos candidats pour ne pas les perturber ; là, c'est doublement raté.
17 h 29, le temps a avancé vite après mon aparté sensoriel. Dans une minute, fin de cette première journée très particulière. Trop heureuses de quitter cette chaleur étouffante, nous sortons en grande hâte et j'invite Mariam à me suivre. Chaque soir, les participants doivent répondre à un questionnaire avec leur tuteur. Au vu de ses performances, le test sera une formalité pour elle. Ma semaine s'annonce bien.
Bien calée dans mon fauteuil, je relis sa fiche pour la troisième fois. C'est le stratagème le moins nul que j'ai inventé pour me laisser le temps d'engager la conversation. Cette journée ne doit pas s'achever sans que nous fassions plus ample connaissance. Mon cerveau en fusion a besoin de réponses.
17 h 29, le temps a avancé vite après mon aparté sensoriel. Dans une minute, fin de cette première journée très particulière. Trop heureuses de quitter cette chaleur étouffante, nous sortons en grande hâte et j'invite Mariam à me suivre. Chaque soir, les participants doivent répondre à un questionnaire avec leur tuteur. Au vu de ses performances, le test sera une formalité pour elle. Ma semaine s'annonce bien.
Bien calée dans mon fauteuil, je relis sa fiche pour la troisième fois. C'est le stratagème le moins nul que j'ai inventé pour me laisser le temps d'engager la conversation. Cette journée ne doit pas s'achever sans que nous fassions plus ample connaissance. Mon cerveau en fusion a besoin de réponses.
— Tu connais un hôtel pas trop cher dans le coin ?
Étonnée, je relève la tête. Mon interlocutrice m'a devancée d'une fraction de seconde.
— Tu ne rentres pas chez toi ?
— Ça va être compliqué, j'habite Nantes, me répond-elle avec un petit rire.
— Ah, je l'ignorais !
— Ça va être compliqué, j'habite Nantes, me répond-elle avec un petit rire.
— Ah, je l'ignorais !
Je suis vraiment une cruche, je n'ai même pas eu le réflexe de lire la partie renseignements de sa fiche jusqu'au bout.
— Et tes filles ?
— Oh, je ne m'inquiète pas, elles sont trop heureuses d'êtres seules pendant cinq jours, ça doit être la nouba à la maison en ce moment !
— J'ai une chambre d'amis, si tu veux.
— Oh, je ne m'inquiète pas, elles sont trop heureuses d'êtres seules pendant cinq jours, ça doit être la nouba à la maison en ce moment !
— J'ai une chambre d'amis, si tu veux.
Cette phrase est sortie malgré moi, je me suis même surpris de l'avoir prononcée. Ce traître d'instinct a encore pris les devants et sauté sur l'occasion pour répondre à ma place. Un ange passe, puis deux, puis cinquante. Des tonnes de questions se bousculent dans mon cerveau désormais encombré. Je suis partagée entre l'envie de me cacher dans un trou de souris et l'excitation de cette future soirée dans mon appartement.
— Tu es sûr que cela ne te dérange pas ? reprend-elle, surprise.
— Non, non, ne t'inquiète pas, j'ai un grand lit !
— Non, non, ne t'inquiète pas, j'ai un grand lit !
Eh zut ! Mais qu'est-ce que je raconte, avec cette phrase qui peut être mal interprétée ? Que va-t-elle penser de moi ? Je n'ai pas arrêté de la toucher et maintenant que je la drague ! Quelle idiote. Préjugés, quand tu nous tiens. J'ai envie de me mordre la langue jusqu'au sang, je dois corriger le tir.
— Heu, pardon. Ma chambre d'amis possède un grand lit.
Ma candidate m'offre un magnifique sourire, aussitôt, une bouffée de chaleur m'envahit et me brûle les joues. C'est la deuxième fois aujourd'hui. Un long silence remplit la pièce. En attente de sa réponse, je suis en apnée. Mariam fronce légèrement les sourcils, signe d'une intense réflexion. Dis oui, s'il te plaît, dis oui !
— J'avais compris, ne t'inquiète pas, dit-elle d'une voix chaleureuse. J'accepte et t'en remercie d'avance, c'est super sympa de ta part. J'ai quelques trucs à acheter avant, vers dix-neuf heures chez toi, ça te va ?
— C'est parfait, j'ai encore deux trois trucs à remplir avant de partir, lui dis-je en griffonnant mon adresse sur un post-it.
— C'est parfait, j'ai encore deux trois trucs à remplir avant de partir, lui dis-je en griffonnant mon adresse sur un post-it.
A peine Mariam partie, je cours refermer la porte à clé, il y a urgence, un besoin irrépressible de relâcher la pression et je ne connais qu'une méthode pour le faire. D'un geste vif, j'enlève mon string maculé de cyprine et l'envoie voler à travers la pièce du bout du pied. De nouveau calée au fond de mon fauteuil, je pose mes jambes sur le bureau. Puis dans un long soupir de soulagement, je fouille sans ménagement mon berlingot ; aussitôt, un plaisir incontrôlable monte en moi et il ne faut pas dix secondes pour que je sois importée par un orgasme fulgurant qui me secoue de part en part.
* * * *
Perdue dans mes pensées, je sors d'un pas léger et détendu de la station de métro. Depuis une bonne heure, le scénario de cette soirée défile dans mon esprit. Pourquoi cette prise de tête ? Après tout, ce n'est qu'une invitée de passage. Mon seul regret, ne pas être rentrée un peu plus tôt pour passer un coup de balai.
Au pied de mon immeuble, Mariam patiente, fidèle au rendez-vous. Elle me paraît encore plus grande que ce matin. Je souris au contraste de ce corps sculpté et de la valise jaune Hello Kitty présente à ses pieds.
Au pied de mon immeuble, Mariam patiente, fidèle au rendez-vous. Elle me paraît encore plus grande que ce matin. Je souris au contraste de ce corps sculpté et de la valise jaune Hello Kitty présente à ses pieds.
— C'est mignon ce petit bagage, tu en as de la chance ! lancé-je d'un ton ironique.
— C'était ça ou Barbie, un don de mes filles, répond-elle en riant.
— Je te propose de manger dehors, mon frigo est vide. Italien, chinois, japonais, indien, le choix est vaste dans le quartier et tu es mon invitée.
— Italien sera parfait.
— Très bon choix ! Je te propose de poser Hello Kitty d'abord.
— C'était ça ou Barbie, un don de mes filles, répond-elle en riant.
— Je te propose de manger dehors, mon frigo est vide. Italien, chinois, japonais, indien, le choix est vaste dans le quartier et tu es mon invitée.
— Italien sera parfait.
— Très bon choix ! Je te propose de poser Hello Kitty d'abord.
Dans l'escalier, je profite de notre ascension pour admirer ses jambes bien dessinées. Mon invitée est une sportive, voilà où passent les calories qu'elle ingurgite. Un jour, je vais devoir me bouger un peu et ce que j'observe est une source de motivation.
Le claquement de ma porte d'entrée résonne dans l'appartement en écho, Mariam est dans ma tanière. Cette pensée me rend nerveuse et m'excite à la fois telle une ado invitant une copine pour sa première soirée pyjama. Mon cœur se met à battre plus vite et un sentiment déroutant m'envahit. Il ne me faut qu'une fraction de seconde pour en comprendre l'origine en croisant son regard. Aussitôt, une démangeaison me reprend au creux des reins. Pitié, pas maintenant. Je dois trouver quelque chose à dire au plus vite pour ne pas avoir l'air d'une idiote. En premier lieu, je vais remplir mon rôle d'hôtesse. Oui, c'est une très bonne idée, ça me laissera le temps de réfléchir sur la suite, trouver un moyen de me calmer aussi, ma boîte à jouets n'est pas loin. Je me sens gauche, c'est une horreur. D'un geste de la main, je l'invite à me suivre et ouvre les portes au fur et à mesure de notre avancée.
— À droite, le séjour et la cuisine. Au fond, les deux chambres, à gauche, les portes des toilettes et de la salle d'eau.
— C'est mignon chez toi. J'aime bien.
— C'est mignon chez toi. J'aime bien.
À son regard, j'ai saisi que cette affirmation est juste une marque de politesse. Les réflexions de Paul n'ont jamais été tendres sur le manque d'entretien de mon intérieur. Ma deuxième chambre est assez spartiate : parquet ciré, mûr blanc, un lit double, une commode ainsi qu'une table de nuit en bois vernis. Elle est rarement occupée et une odeur de renfermé m'a chatouillé les narines dès l'ouverture de la porte.
— Attends, je vais aérer, personne n'a dormi ici depuis un moment.
Mon invitée pose sa valise au pied du lit, mais lorsque je le contourne pour ouvrir la fenêtre, elle pratique une volte-face et mon visage vient s'engouffrer entre ses seins. Troublée, elle s'excuse, puis nous partons dans un pas de danse improvisé. Nos corps se frôlent, son parfum subtil et ses effluves m'envahissent ; je suis en pleine confusion et certainement rouge pivoine, encore ! Quand nos regards se croisent, je découvre pour la première fois la profondeur de ses yeux, ils sont magnifiques. Mariam se mord la lèvre inférieure, de mon côté, le mot « envie » se grave au fer rouge au creux de mon ventre en fusion. Cette femme m'hypnotise, me fascine et je dois me retrancher au plus vite derrière les arguments que j'ai mis en place cet après-midi pour me rassurer. Chaleur, manque de sommeil, électricité statique, taille et personnalité de Mariam. Le compte est bon.
Il est évident qu'à cet instant, avec un zeste de courage, j'aimerais lui en parler, mais cela serait indélicat, nous ne nous connaissons à peine. Et puis c'est stupide, ma pauvre fille, nous ne sommes pas dans une de tes séries à l'eau de rose ! Elle va te rire au nez, puis partir en claquant la porte ou la joue d'ailleurs, c'est couru d'avance !
— Excuse-moi, Mariam... on étouffe dans cette chambre.
— Oui, tu as raison. Cette chaleur est... suffocante.
— Oui, tu as raison. Cette chaleur est... suffocante.
Plantées l'une en face de l'autre, je vois sa gêne ; en toute logique, cela devrait me rassurer, mais non, c'est pire ! Son côté ingénu m'électrise et une question jaillit dans mon esprit perturbé : pense-t-elle la même chose que moi à cet instant ?
Dans l'attente d'une réaction de ma part, elle secoue légèrement son débardeur pour s'aérer, me remplissant les narines à nouveau, humm ! Pendant cette poussière de temps, j'ai oublié mon rôle d'hôtesse. Je bredouille un pardon, baisse les yeux et me précipite ouvrir sa fenêtre en grand. De l'air, vite !
Dans l'attente d'une réaction de ma part, elle secoue légèrement son débardeur pour s'aérer, me remplissant les narines à nouveau, humm ! Pendant cette poussière de temps, j'ai oublié mon rôle d'hôtesse. Je bredouille un pardon, baisse les yeux et me précipite ouvrir sa fenêtre en grand. De l'air, vite !
— Tu permets que je prenne une douche ? interroge-t-elle d'une petite voix, j'ai passé ma journée à transpirer.
— Oui, bien sûr, fais comme chez toi, je t'en prie, confirmé-je sans attendre.
— Oui, bien sûr, fais comme chez toi, je t'en prie, confirmé-je sans attendre.
En un demi-tour quasi militaire, je fonce vers ma chambre avec la nécessité impérieuse de m'aérer les neurones. Le vent frais de cette fin de journée sur mon visage sera salutaire. Ce soir, si cette tension délicieuse continue à monter entre nous, la case douche froide sera obligatoire, même si cela n'apaisera pas tous mes sens, j'en suis sûre. J'ai peut-être le temps de décompresser une nouvelle fois pendant qu'elle se lave. Vu mon état, ce sera rapide et...
— Julie, tu peux me prêter une serviette, s'il te plaît ?
Du fond de la salle d'eau, Mariam me ramène brusquement à la réalité. Quelle idiote, j'aurais dû au moins anticiper ça ! J'attrape un drap de bain dans mon armoire à la volée, puis d'un bond, je traverse le couloir en me traitant de tous les noms.
Au moment de passer la porte, une vision me stoppe net dans mon élan et je pousse un petit cri de surprise. Devant mes yeux ébahis, mon invitée patiente... en tenue d'Ève.
Au moment de passer la porte, une vision me stoppe net dans mon élan et je pousse un petit cri de surprise. Devant mes yeux ébahis, mon invitée patiente... en tenue d'Ève.
— Excuse-moi, je... ji... j'ignorais que... bredouillé-je.
La bouche ouverte comme une carpe hors de l'eau, je reste plusieurs microsecondes avant de reprendre de mes esprits. Mon Dieu que cette femme est belle ! Des pensées inavouables surgissent dans mon esprit, moi à genoux en train de lui nettoyer le... non, non, pas ça, arrête... mon sang se met à bouillir, mes joues et mon entrejambe s'embrasent à l'unisson. Rouge de confusion, je ne sais plus où poser mon regard qui passe de son intimité à sa poitrine en une nanoseconde. D'un geste fébrile, je lui tends l'objet tant attendu du bout des doigts et me retourne, gênée.
— C'est moi qui suis désolée. J'avais prévu d'être à l'hôtel cette semaine, donc pas de serviettes dans ma valise. Pas de chichis entre nous, s'il te plaît.
Les yeux rivés au sol, je bredouille une réponse dans une langue inconnue et sors rapidement. Pourquoi suis-je troublée à ce point ? J'ai pourtant déjà vu d'autres femmes dans le plus simple appareil dans ma vie. Je ne sais pas ce qui me perturbe le plus, l'avoir vue nue ou souhaiter poser mes lèvres sur les parties les plus sensibles de son anatomie. Maintenant, décompresser est un cas de force majeure, je reprendrai une douche froide en plus pour me remettre les idées en place. Une question me titille fortement : est-ce volontaire de sa part ?
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Commentaires ()
J'aime beaucoup ta façon de décrire la gêne et la timidité que Julie ressent envers son invitée et qui démontre bien qu'elle ne la laisse pas indifférente.