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✦ Robin3538 Source Chaude XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Source Chaude — Chapitre 2 · Un changement imprévu

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Robin3538
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Source Chaude

Chapitre 2 · Un changement imprévu

— Benjamin ? Benjamin, t'es là ? Grouille-toi, on va louper le bus !
Ce n'est qu'en entendant Manuel crier mon prénom depuis les vestiaires que je sortis de ma sidération. Incapable de réfléchir sciemment, j'étais resté là, plusieurs minutes, les bras ballants à remettre de l'ordre dans mes idées, et essayer de comprendre ce qui venait de se passer. Maintenant que l'excitation était retombée, je réalisais à quel point rien de tout cela n'avait de sens, est-ce que j'avais rêvé et que je venais de me réveiller en sursaut ? Non, impossible, la marque sur mon bras attestait de l'impossibilité de cette théorie... Est-ce que j'avais vraiment eu affaire à un être surnaturel ? Bien sûr, en préparant mon voyage, j'avais entendu parler des croyances concernant le Peuple caché, mais je n'y avais pas cru une seule seconde ! Si mon amant en faisait bien partie... Qu'est-ce qu'il avait voulu dire ? Quel était son don ?
Alors que je regardais avec intensité la marque laissée sur mon avant-bras, je ressentis soudain un malaise m'envahir ; ma tête tournait, et des fourmillements traversaient tout mon corps. Pire encore, j'avais cette désagréable impression que quelque chose bougeait en moi...
— Benjamin, je sais que t'es là, je vois tes affaires, grouille-toi !
— Oui, j'arrive !
L'appel irrité de Manuel m'arracha de nouveau à mes pensées et je me dépêchai de sortir du bassin pour courir vers les vestiaires. Je passai à peine sous la douche et me rhabillai précipitamment, soudain impatient de mettre autant de distance que possible avec cette étrange Source Chaude qui m'effrayait désormais tout autant qu'elle m'attirait encore. Lorsque je jaillis finalement hors des vestiaires, je tombais nez à nez avec Manuel qui me regarda en fronçant les sourcils, alors que ses beaux yeux bleus-gris n'exprimaient pourtant aucune colère.
— Ca va, Ben ? T'es tout rouge, puis tu as une drôle de tête...
— Ca va, ça va, désolé, je me suis endormi dans l'eau !
— Super idée ; allez, file vite prendre tes affaires, Gaëlle est déjà dans le hall prête à partir !
Sans perdre une seconde, je me pliai à ses directives, et deux minutes plus tard, le temps de planquer mes affaires dans un gros placard verrouillé et de prendre mon épais manteau, j'étais revenu dans le hall. J'y fus accueilli par une Gaëlle rendue grognon par l'attente et la crainte de louper le bus qui me pressa à son tour et nous nous sommes tous trois dirigés vers la sortie. Bien que le froid fût particulièrement agressif ce jour-là, j'accueillis cette fraîcheur avec un certain soulagement, car elle parut quelque peu apaiser ces étranges sensations qui parcouraient mon corps. Le temps d'arriver jusqu'au point de départ du bus et pris par les conversations avec mes deux compères, j'avais fini par presque oublier cette étrange matinée.
Au cours de l'heure et demie qui nous séparait de notre première étape de l'excursion du jour, je profitais d'être assis à côté de Gaëlle, et que Manuel soit plongé dans une sieste, pour faire connaissance avec elle. Habituellement, je n'aimais pas particulièrement fréquenter d'autres Français lors de mes voyages, préférant faire des rencontres avec d'autres nationalités, mais je devais bien avouer que la jeune femme me plut rapidement. Très ouverte, elle s'intéressait à des tas de sujets, et si c'était son premier gros voyage, cela faisait déjà deux mois qu'elle était partie de chez elle ! Dès la fin de son dernier travail, elle était partie pour l'Italie puis la Grèce, avant de monter vers la Suède et enfin l'Islande. Nous avons alors longtemps échangé nos souvenirs sur l'Italie, rigolant de bon cœur sur nos anecdotes de voyages.
Malheureusement, c'est avec un certain serrement au cœur que j'appris qu'elle était lesbienne, une nouvelle qui m'attristait, car je devais bien avouer qu'une attirance commençait à se bâtir et je m'étais fait l'illusion qu'elle était mutuelle. Néanmoins, je décidais de ne pas laisser une telle nouvelle mettre de la distance entre nous et en profitais pour la questionner sur ses conquêtes de voyage.
Le temps finit par passer si vite, que c'est avec une certaine surprise que nous avons appris notre arrivée à la première étape de la journée, le parc national de Pingvellir, un élégant promontoire offrant un fabuleux panorama sur la nature sauvage du pays. Tout heureux de découvrir ce somptueux paysage, c'est avec une certaine déception que je me séparais de Gaëlle qui avait visiblement envie de mener sa propre exploration du secteur. Rejoints par Manuel, nous sommes donc partis faire notre propre visite en nous enthousiasmant de ce que nous découvrions. Pourtant, au bout de quelque temps, je commençais à sentir de nouveau cette étrange sensation de fourmillement et de mouvement dans les diverses parties de mon corps, ce qui vint quelque peu gâcher la fête.
Lorsque je sentis une véritable gêne me gagner aux hanches, je décidai de rebrousser chemin pour retourner dans le bus, accompagné par mon compère qui ne fit aucun commentaire, mais remarquait sans doute que je ne me sentais pas bien. Une fois assis au chaud, je me sentis rapidement mieux et attendis donc avec les premiers revenus le retour des autres membres de l'expédition.
Lorsque Gaëlle revint prendre sa place à mes côtés, nous nous mîmes à interroger Manuel sur ses propres conquêtes de voyage, le taquinant gentiment pour lui faire dépasser son côté étrangement réservé sur le sujet. Apparemment strictement hétéro, notre compagnon de voyage nous surprit tous deux en nous apprenant qu'il n'avait pas tant de succès que cela à l'étranger et qu'il préférait donc privilégier les romances autour de chez lui, près de Porto, où selon lui il avait tout du tombeur local !
Fort heureusement, Manuel était suffisamment bavard pour que la question ne se retourne pas contre moi avant l'arrivée à notre seconde étape. Quelque peu soulagé, je fus le premier de notre groupe à sortir pour découvrir un site que j'étais particulièrement impatient de visiter : Geysir ! Il ne nous fallut que quelques minutes sur place pour confirmer toutes mes attentes sur l'endroit, car à peine nous étions nous avancés au milieu des sources chaudes fumantes, qu'un puissant geyser projeta d'un coup une longue gerbe d'eau brûlante à vingt mètres au-dessus de nos têtes ! Stupéfaits par cette vision unique en son genre, nous décidâmes tous trois d'aller nous installer sur un point légèrement en hauteur du geyser actif, pour contempler le spectacle et essayer d'en prendre de bonnes photos.
Malgré la puissante odeur de soufre qui régnait en ces lieux, j'étais particulièrement satisfait de cette escale pour laquelle bien plus de temps nous était offert, comparé à la précédente. Profitant du fait que mes étranges fourmillements me laissaient tranquille, je mangeai le sandwich que je m'étais préparé avec mes amis tout en discutant des lieux, chacun allant de commentaire émerveillé sur cet endroit si étonnant. Alors que je m'apprêtais à attaquer la seconde partie de mon sandwich, je relevai subitement la tête pour admirer une gerbe d'eau encore plus haute que toutes celles que nous avions pu admirer avant. Nous lâchâmes tous trois un cri d'émerveillement face au spectacle, avant de rire de notre propre fascination. Intérieurement, je résistais à l'idée de partager ce que m'évoquait la forme laissée par l'eau brûlante du geyser, ou sa nature même qui ne me rappelait que certains moments de ma matinée.
Soudain, mon rire s'étrangla alors que je sentais soudain une nouvelle montée de fourmillements me traversa brutalement, comprimant ma poitrine alors qu'une violente chaleur semblait monter dans mon corps comme une fièvre. Pris d'une quinte de toux, mes compagnons s'inquiétèrent de mon état, mais je prétextais le fait d'avoir avalé de travers pour me dérober à leurs questions et les quitter pour aller aux toilettes. D'un pas quelque peu malhabile, je descendis en direction des bâtiments locaux qui abritaient tout un tas de boutiques touristiques. La marche calma la fièvre, mais pas le fourmillement qui se concentrait désormais au niveau de mon bas-ventre, alors que je sentais toujours une pression au nouveau de la poitrine et de mes hanches. Lorsque j'arrivais aux toilettes, étonnamment désertes, je retroussai mes manches et me passa de l'eau sur le visage pour m'aider à calmer la panique qui montait en moi.
Alors que je regardais mes joues légèrement rougies dans la glace, j'en profitais pour examiner mes yeux qui ne présentaient aucune couleur inhabituelle. Toutefois, alors que j'examinais mon reflet, je remarquais soudain une certaine douceur dans mes traits que je n'avais encore jamais relevés. C'était étrange, c'était comme si ma peau s'était adoucie et que mes pommettes étaient devenues sensiblement moins saillantes, ce qui efféminait légèrement mon visage.
Ne tenant plus face à la chaleur qui semblait régner dans le bâtiment, j'ouvris alors mon manteau, avant de rabattre brutalement ses pans sur ma poitrine. Qu'est-ce que je venais de voir ? Pourquoi est-ce que j'avais cette étrange sensation contre mes poignets ? C'était comme si...
Déterminé à tirer cela au calme et dans un coin plus intime, je me réfugiais dans une cabine de toilettes où je retirais mon manteau que je rangeai sur le crochet fixé à la porte. Je baissai les yeux vers mon pull d'hiver qui me faisait prendre une bonne épaisseur, puis je levai lentement mes mains pour venir les appuyer contre mon torse. Soudain, je sentis un froid glacial dans le creux de mon estomac, car mes mains venaient de sentir un étrange gonflement sur ma poitrine, non, en appuyant avec mes doigts, je me rendis compte que c'était bien ma poitrine que je pressais ! Précipitamment, je descendis la fermeture éclair de mon col, puis tirais sur celui-ci pour soulever toutes mes couches et voir mon torse.
Dans la demi-obscurité sous mes vêtements, je constatais avec stupeur que deux bosses bien rondes étaient apparues et que mes tétons ressortaient désormais un peu plus. Non, je ne pouvais plus me voiler la face et devais admettre l'évidence, en quelques minutes, c'est une petite paire de seins, tout ce qu'il y a de plus féminin, qui venaient de pousser sur ma poitrine !
Ne sachant si je devais crier, pleurer ou éclater de rire, ma bouche se tordit en une étrange grimace alors que mes yeux exorbités restaient fixés sur mes nouveaux seins. Soudain, je fus arraché à ma contemplation par une subite réalisation et une crainte. N'avais-je pas ressenti un fourmillement aux hanches et au bas-ventre tout à l'heure ? Me posant soudain la question de la portée réelle de ma transformation, je me dépêchai de porter mes mains à ma braguette, que je défis pour réussir à baisser tant bien que mal mon pantalon, car je semblais avoir pris un peu de hanches. Avec fébrilité, je plongeai la main dans mon caleçon, poussant un soupir soulagé en sentant que mon pénis était toujours bien là.
Passé cette information, je décidais néanmoins de pousser mon investigation plus loin et tâtais mon sexe qui semblait avoir diminué de taille à cause du froid. Puis, alors que je passais mes doigts sous mes testicules, je touchai ce que je pris tout d'abord pour de la transpiration, mais qui s'avérait étonnamment glissant. En caressant cet étrange liquide, je finis par sentir avec stupeur qu'il semblait provenir d'une minuscule ouverture qui se situait tout juste sous mes testicules, à l'endroit exact où... Non, c'était impossible !
— Benji, t'es là ? Tout va bien ?
Bon sang, ils avaient décidément un talent spécial pour arriver pile au bon moment ! Stoppé net dans mon activité, en entendant la voix de Gaëlle, je reposais mes doigts à l'endroit sous mes testicules, mais ne trouvais cette fois rien d'anormal en dehors de cet étrange liquide, avais-je halluciné ?
— Benji, bordel ! Réponds-moi si tu es là, le bus va repartir !
— Oui ! Désolé, j'arrive !
Perplexe et surtout encore sous le choc, je remis en place mon pantalon en essayant de savoir s'il y avait vraiment eu un changement au niveau des hanches. Ne parvenant pas à trouver de réponse, je soulevais mon pull et n'y vis à nouveau rien de bien anormal, ma poitrine avait toujours été légèrement gonflée non ? Le manque de sommeil devait me faire un drôle d'effet, à moins que je n'aie attrapé un virus à l'aéroport ? Non, j'en étais sûr alors, je devais vraiment avoir choppé un truc, et je paniquais pour rien ; j'étais bêtement en train de me prendre la tête alors que j'allais manquer le bus ! Soudain, pris par le stress, je sortis précipitamment en remettant mon manteau et retrouvais Gaëlle que je suivis d'un pas vif jusqu'à notre transport.
Pour tout le reste de la journée, je demeurais pensif, encore pris par toutes mes interrogations qui firent que je ne partageai que peu de discussions avec mes deux compères de voyage. Ceux-ci me demandèrent à plusieurs reprises si cela allait, mais je préférais jouer autant que possible à l'innocent, tant que je n'avais pas de réponses plus claires à mon état. Une fois à notre troisième et dernière étape, la titanesque cascade de Gullfoss, à cette époque à moitié gelée, j'oubliais rapidement tous mes problèmes tant l'endroit me subjuguait par sa beauté.
Le voyage du retour se fit dans le plus grand calme alors que nous discutions avec entrain, des visites de la journée. Bien sûr, mes étranges malaises et ce que j'avais cru voir à Geysir demeuraient dans un coin de mon esprit, mais à cet instant, je faisais de mon mieux pour ne pas y penser. J'étais des plus reconnaissants envers mes compagnons dont l'enthousiasme me permettait de m'occuper l'esprit sans mal, mais ne pouvais m'empêcher d'appréhender le retour à l'auberge de jeunesse et surtout la proximité de cette étrange source chaude.
Une fois arrivé sur place, je profitais du fait que mes compagnons soient occupés à questionner l'accueil sur d'autres possibilités d'excursion pour filer directement à l'étage pour me débarrasser de mes épaisseurs et de prendre l'une des deux seules salles de bain de l'auberge. Un peu fatigué par cette longue journée, j'enlevais mon pull et mes épaisseurs de tee-shirt, et allais me passer de l'eau sur le visage. Alors que je rouvrais les yeux en savourant le contact de l'eau tiède, je me figeais subitement en regardant mes mains : elles étaient couvertes de poils ! Relevant précipitamment la tête vers mon reflet dans la glace, j'étouffais un hoquet d'horreur en comprenant que c'était mes poils de barbe, qu'un pan entier était tombé de ma joue ! En frottant ma joue d'une main tremblante, presque tous ceux qui restaient se détachèrent à leur tour, sans la moindre douleur, révélant une peau douce et des traits qui n'étaient plus vraiment ceux de mon visage.
En m'examinant de plus près, je réalisais que ce n'était pas le seul changement qui s’était accompli : ma pomme d'Adam avait disparu, la forme de mon nez était différente, et surtout, ce désagréable fourmillement parcourait désormais tout mon corps. Sur mon torse, je remarquais que je n'avais plus que très peu de poils, mais que ma poitrine n'avait cette fois-ci pas bougé. Or, mon jean commençait à me serrer affreusement, ce qui m'incita à défaire le bouton et la braguette, et j'en profitais pour le descendre jusqu'à mi-cuisse. En dessous de la ceinture, pas de changements apparents, la bosse formée par mon sexe sur le boxer était bien visible, mais je sentais une forte humidité entre mes jambes, un signe qui ne me laissait pas dupe du tout, je devinais très bien ce qui se passait...
— Benji, t'es là ? Dépêche-toi s'il te plaît, j'ai besoin d'utiliser les toilettes !
Je n'accordais pas une seconde d'attention à l'appel de Gaëlle et venais attraper lentement les côtés de mon boxer que je descendis avec précaution. Si mon pénis était toujours là, je sentis un froid glacial me traverser quand je réalisais que mes testicules s'étaient volatilisés ! Avec des doigts tremblants, j'examinais ce qu'il restait de mon intimité, ne sentant pas de différences avec mon pénis, je venais tâter sous celui-ci et y retrouvais la même ouverture humide, que j'avais déjà sentie, mais qui était cette fois-ci bien plus large et très familière quant à sa nature...
— Benji, allez, sans blague, je t'ai vu entrer !
— Casse-toi, Gaëlle, je ne peux pas là !
Etrangement, je ressentais un certain soulagement, à l'écoute de ma voix habituelle qui allait sans doute de pair avec ma tentative désespérée de nier qu'un vagin était en train d'apparaître entre mes jambes. Dans une sorte de tentative désespérée d'inverser le processus, j'essayais d'empoigner mon pénis et commençais à doucement le masturber pour lui faire reprendre de la taille. Rapidement, je le sentis gonfler entre mes doigts et soupirai de joie en voyant qu'au moins un aspect de mon corps fonctionnait encore normalement ! Mais à mesure que l'érection se faisait de plus en plus ferme, je sentais sa taille diminuer progressivement ! Plus j'essayais de gagner du plaisir, plus il rapetissait tout en demeurant dur, bientôt, j'étais à genoux et en larmes, à essayer de frotter désespérément ce qui en restait, puis soudain, un hoquet aux sonorités étranges monta dans ma gorge.
Si mon sexe n'était désormais plus qu'un petit bouton entre mes jambes, le frotter avait subitement provoqué une sensation radicalement différente et qui avait provoqué une onde violente de plaisir dans mon bas-ventre. Subitement, je me figeais sur place et me résignais à l'évidence : j'étais devenu une femme...
Depuis toujours, expérimenter le sexe en tant que femme avait été l'un de mes plus grands fantasmes, et malgré le caractère à la fois incroyable et cataclysmique de la situation, je ne pus alors m'empêcher de ramener ma main tremblante vers mon entrejambe. Alors que je caressais mes cuisses, je fus surpris de leur douceur maintenant que tous les poils qui les recouvraient avaient soudainement disparu. Avec fébrilité, je laissais mes doigts courir vers l'intérieur et sursautai en sentant le contact doux avec l'une de mes lèvres. C'était étrange, la sensation était si nouvelle, que je ne parvenais pas à faire le lien entre la sensation que me renvoyaient mes doigts et cette nouvelle partie de mon corps. En insistant dessus, je sentis plusieurs fois des frissons m'électriser le bas-ventre, renforçant la chaleur que je ressentais et qui me pressait de poursuivre mes mouvements.
Bientôt, je retrouvai ce qui restait de mon pénis, et un doux gémissement monta naturellement dans ma gorge alors qu'une onde de plaisir d'une toute nouvelle intensité me traversait. Surexcitée, j'insistais sur mon clitoris en le caressant comme je l'avais toujours fait avec mes ex, avant de préciser mon geste, en me fiant à ces nouvelles sensations. Soudain, c'était un tout nouvel univers qui s'offrait à moi, un tout nouveau type de plaisir qui venait inonder mon corps comme un doux engourdissement, explosant dans mon bas-ventre jusqu'à résonner dans ma tête et me privant de tout force un bref instant, avant de renforcer mon excitation la seconde suivante. Poussée soudain par un nouveau type de désir, mes doigts commencèrent à glisser d'eux même vers le bas, caressant l'intérieur des lèvres et m'arrachant un sursaut de surprise, quand je sentis l'ouverture de mon vagin.
Dans un instant qui me semblait encore plus surréaliste que jamais, je laissai mon doigt glisser dedans ; il semblait absorbé naturellement par ces chairs chaudes, et d'une humidité que je ne soupçonnais pas à avoir. Mais alors qu'une nouvelle onctuosité de plaisir me traversait, un éclair de douleur me traversa soudain alors que mes doigts ressentirent un obstacle.
Subitement arraché à cet engourdissement hypnotique du plaisir, je me redressai et me figeai soudain sur place, mes deux mains posées sur mes genoux. Si une part de moi était traversée par l'envie de pousser plus loin cette expérimentation de ce nouveau corps que je venais d'acquérir, ma raison vint subitement prendre le dessus. Je ne pouvais pas rester comme cela avec le risque d'être découvert à tout moment et d'être pris par une squatteuse, car personne ne me reconnaîtrait ! Je devais aller prendre discrètement mes affaires et trouver refuge ailleurs, là où j'aurais une chance de démêler tout cela. Lentement, je me remis debout et remontai mon pantalon avec quelques efforts, avant de me diriger vers ma pile de vêtements. Malheureusement, ma tentative d'enfiler un tee-shirt fut peine perdue, car si ma taille n'avait pas changé et que la paire de seins qui avait poussé sur ma poitrine n'était pas très imposante, une fine couche de graisse était venue recouvrir mes bras et mon torse.
Pestant de frustration, et contre ma stupidité pour avoir laissé mon pull et mon manteau au dortoir, je collais mon tee-shirt contre moi, dans une tentative désespérée de couvrir ma nouvelle anatomie. Il y avait bien une pile de serviettes pour les occupants de l'auberge, mais toutes les serviettes propres étaient suspendues juste à l'extérieur de la salle de bain, il allait falloir que j'ouvre la porte pour en attraper une...
Avec précaution, je me dirigeai vers la sortie de la pièce et posai l'oreille contre le bois, tâchant de savoir si Gaëlle avait finalement abandonné et était partie dans l'autre salle de bain. Lentement et aussi silencieusement que possible, je déverrouillais la porte et entrepris de l'entrouvrir discrètement, mais à peine pouvais-je m'avancer pour observer l'embrasure que des doigts vinrent l'empoigner et ouvrirent la porte en grand. Figée sur place, je tombais nez à nez avec Gaëlle qui ouvrit des yeux ronds en posant son regard sur moi.
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