Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le virus mortel — Chapitre 1 · Le début de l'inexorable fin
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
Le virus mortel
Chapitre 1 · Le début de l'inexorable fin
Bonjour !
Tout d'abord, je vous prie d'être indulgent, c'est une grande première pour moi ;), ensuite, je tiens à préciser qu'il n'y a, dans cette partie-là, aucun acte sexuel, c'est le début, et il vise à véritablement poser un décor solide et palpitant, la suite sera beaucoup plus... brutale et du coup sexuelle, restez quand même ! (s'il vousssss plaitttt). Je serais très intéressé par vos avis et suggestions en commentaire, ou mieux, en message privé.
Sur ce, bonne lecture !
Tout d'abord, je vous prie d'être indulgent, c'est une grande première pour moi ;), ensuite, je tiens à préciser qu'il n'y a, dans cette partie-là, aucun acte sexuel, c'est le début, et il vise à véritablement poser un décor solide et palpitant, la suite sera beaucoup plus... brutale et du coup sexuelle, restez quand même ! (s'il vousssss plaitttt). Je serais très intéressé par vos avis et suggestions en commentaire, ou mieux, en message privé.
Sur ce, bonne lecture !
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Les pleurs, les crimes, les drames, je m'en souviens, avec une clarté rare, et cela me glace le sang jusqu'au plus profond de moi-même. Le cerveau humain est-il formaté afin de ne graver que les plus effroyables des souvenirs ?
On nous avait dit que ça passerait, que ce ne serait pas de si grande ampleur, quelques hospitalisations, tout au plus. Nous avions tout avalé, on avait été roulé, eux se préparaient déjà. Cela a commencé insidieusement, une fourberie du Malin, certains diront, d'autres que c'est une conséquence de l'activité humaine, pollution et jeu avec la nature en tête. Quelle que soit notre idéologie, nos théories, nous y étions et, désormais, il fallait survivre.
Je préfère tout de même vous raconter les débuts, les principales étapes de ce carnage sanitaire. D'abord les rumeurs, les vidéos, raillées la plupart du temps, Twitter nous avait pourtant «prévenus». Mais dans notre grande prétention, nous avons préféré les traiter de complotistes. Puis des quarantaines ont petit à petit commencé partout dans le pays, par prévention qu'ils disaient, ah ! Les quarantaines duraient, mais n'endiguaient rien, rien du tout. Les plus riches les passaient en payant et le répandaient, tandis que les autres y passaient, mais passaient plutôt de vie à trépas.
Puis les communications furent subitement coupées, la loi martiale fut officiellement mise en place, bien qu'elle soit déjà officieusement pratiquée. Finalement, les pénuries ont commencé, nous avions faim et peur, à notre horreur, les militaires nous encadrant perdaient aussi leur calme. Des fois, nous pouvions voir des altercations entre soldats, violentes. Celui ayant le grade le moins élevé n'était évidemment jamais revu. La tension ne cessait de monter, puis elle explosa à cause d'un événement, je m'en souviens clairement, j'étais aux premières loges...
J'étais sorti pour aller chercher les faibles provisions de la semaine, pour moi et ma petite amie, Sandy, petite brune craquante de 25 ans, aux yeux noisette.
La manœuvre était la suivante, le soldat posait les packs de produits d'urgences au milieu de la place du village, se reculait, puis j'avançais pour récupérer mes biens, ensuite la place était désinfectée (ne serait-ce pour que l'agent pathogène ne se reste pas en stagnation dans l'air, il est hautement contaminant) et une autre personne arrivait un quart d'heure plus tard.
Ainsi, les risques de contamination étaient presque impossibles, malheureusement, presque n'est pas entièrement.
Le soldat s'avança au milieu de la place, les packs dans les bras ; l'air était chargé d'une humidité lourde et du chant étrangement ininterrompu des oiseaux, tout se déroulait normalement. Il se pencha, déposa tout au sol, soigneusement, se redressa et tout bascula. Je le regardais consterné, blessé, attristé aussi, le fin filet de sang coula le long de sa bouche et une goutte sombre se détacha de son juvénile visage pour s'exploser au sol. Il vit alors la larme roulant le long de ma joue ; nous étions là, deux jeunes hommes tout ce qu'il y a de plus égaux, face à face dans le silence, mais l'un n'avait plus que quelques minutes à vivre tandis que l'autre n'avait plus que quelques minutes pour s'enfuir. Il toucha sa narine ensanglantée, regarda ses doigts rougis et n'eut le temps que de me souffler «Fuis».
Le soldat s'avança au milieu de la place, les packs dans les bras ; l'air était chargé d'une humidité lourde et du chant étrangement ininterrompu des oiseaux, tout se déroulait normalement. Il se pencha, déposa tout au sol, soigneusement, se redressa et tout bascula. Je le regardais consterné, blessé, attristé aussi, le fin filet de sang coula le long de sa bouche et une goutte sombre se détacha de son juvénile visage pour s'exploser au sol. Il vit alors la larme roulant le long de ma joue ; nous étions là, deux jeunes hommes tout ce qu'il y a de plus égaux, face à face dans le silence, mais l'un n'avait plus que quelques minutes à vivre tandis que l'autre n'avait plus que quelques minutes pour s'enfuir. Il toucha sa narine ensanglantée, regarda ses doigts rougis et n'eut le temps que de me souffler «Fuis».
La peur me saisit, mais la décharge d'adrénaline électrifia mes jambes et me fit courir plus vite que je ne l'aurais cru possible ; avant même que mon esprit ne s'en rende compte, le paysage défilait comme lorsque je me baladais, il n'y a pas si longtemps de cela, en voiture. Les coups de feux et cris se firent entendre derrière moi, aux fenêtres des appartements défilant devant mes yeux, des visages se découvrirent, pris d'horreur. Je n'en avais rien à faire, seule Sandy comptait à ce moment précis pour moi.
La période d'incubation du virus était d'une semaine environ, les soldats étaient là depuis un mois déjà. Mon esprit réfléchissait à toute allure tandis que mon corps allait physiquement à la même vitesse. Qui a bien pu le contaminer, combien de personnes le soldat a-t-il bien pu lui-même contaminer, pourquoi les tests que l'on doit faire au moins deux fois par jour n'avaient rien détecté chez personne ? Tant de questions bon sang, et, au fond de moi, je savais très bien que les réponses possibles étaient bien trop horribles pour y penser plus intensément à ce moment-ci.
Si je ne mourais pas de ce maudit virus, je serais très certainement exécuté, par précaution au moins ; des milliers de personnes ont disparu ainsi à partir de la première centaine de morts. Je n'étais même plus sûr que nous avions encore un gouvernement, où qu'il y en ait un dans le reste du monde.
Je courrais, je courrais, je fonçais. Je fis les quinze minutes à pied, reliant la place du village à notre petite maison en moins de cinq minutes. Je ne pris pas le temps de frapper à la porte, des soldats pouvaient débarquer d'une minute à l'autre, je l'enfonçais d'un coup de pied. Sandy lisait un livre tranquillement sur le canapé du salon et me regarda comme si j'étais taré, mais elle n'était pas bête et savait garder son sang-froid, elle comprit. D'un regard que seuls les amoureux peuvent comprendre, je lui dis tout l'amour que je ressentais pour elle et fonçais à la salle de bain pour me tester. Je faillis trébucher une demi-douzaine de fois, mais qu'importe ! Enfin arrivé dans la salle de bain, je pris un coton-tige, le mis dans ma bouche pour l'imbiber de salive, tremblant, et le plongea dans une fiole de produit dont je ne saurais donner le nom. J'attendis trente secondes, fébrile, je sentais la sueur sortir de tous mes pores.
Il était négatif, une joie incommensurable me prit, mais je préférai recommencer le test.
Ce qu'il y a de bien avec ce virus, c'est qu'au moment même où l'on est infecté, il se multiplie de façon insensée dans notre salive, ce qui fait que ce genre de tests buccaux sont, sauf rares exceptions, d'une efficacité redoutable. Je redescendis, Sandy avait déjà préparé nos deux sacs avec le plus important, que je l'aime cette femme bon sang. Je la pris dans mes bras, l'enlaçai et lui déposai un baiser sur le front.
« Qu'est-ce qu'on va faire, me dit-elle d'une voix brisée, les yeux rouges. Je ne pouvais être le faible dans cette histoire, de façon tacite, nous avions décidé que nos deux vies étaient entre mes mains, je ne pouvais la décevoir, elle est intelligente, mais sensible, trop certainement.
« Qu'est-ce qu'on va faire, me dit-elle d'une voix brisée, les yeux rouges. Je ne pouvais être le faible dans cette histoire, de façon tacite, nous avions décidé que nos deux vies étaient entre mes mains, je ne pouvais la décevoir, elle est intelligente, mais sensible, trop certainement.
— Ecoute-moi mon amour, tout va bien se passer, on passera par la campagne, on trouvera un endroit, un plan, le temps que tout se pose, que tout se calme, okay ?
— Mais... s'ils nous trouvent, nous tuent, si des gens nous attaquent, si...
— Si nous n'essayons pas de survivre, qu'est-ce qu'il va se passer à ton avis ? Tu n'as rien à craindre tant que je suis avec toi, je te le promets, fais-moi confiance, s'il te plaît."
— Mais... s'ils nous trouvent, nous tuent, si des gens nous attaquent, si...
— Si nous n'essayons pas de survivre, qu'est-ce qu'il va se passer à ton avis ? Tu n'as rien à craindre tant que je suis avec toi, je te le promets, fais-moi confiance, s'il te plaît."
Nous nous embrassions, mais fûmes interrompus par des coups de feu, lointains, mais tout de même assez audibles. Il était temps de fuir. Le plan était simple, gagner du temps. Le virus ne vit pas plus de quelques heures sur une surface, même humide, et ne peut survivre à une mise en ébullition. Foudroyant les infectés après la période d'incubation et ne pouvant contaminer que les singes parmi le règne animal, nous devions attendre le plus loin possible des villes que les porteurs meurent et que le virus ne s'éteigne, faute d'hôtes. Ce plan peut paraître bancal sur bien des plans, certes, mais nous n'avions pas le temps de le peaufiner plus que cela.
C'est ainsi que, quelques minutes plus tard, je sortis de route pour éviter tout éventuel barrage, ma petite amie en larmes ayant posé sa tête sur mon épaule et s'endormant.
C'est ainsi que tout commença.
C'est ainsi que je suis mort.
C'est ainsi que, quelques minutes plus tard, je sortis de route pour éviter tout éventuel barrage, ma petite amie en larmes ayant posé sa tête sur mon épaule et s'endormant.
C'est ainsi que tout commença.
C'est ainsi que je suis mort.
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Commentaires ()
Je m'étais moi même inspiré de Walking dead pour une histoire Mais là c'est plus parlant, plus actuel.
J'imagine déjà ce qu'il pourrait se passer.
Hâte de connaitre la suite :)
J'ai hâte de découvrir la suite, qui s'annonce passionnante (et le sujet est d'actualité, je sais pas si c'est voulu ?? ;))
Et merci à tous pour vos encouragements :)