Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La vie — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
La vie
Chapitre 1
A l'abris !
C'est la fin de l'après-midi, il commence à faire très chaud en ce premier juillet, je termine ma journée débutée à sept heures ce matin à l'hôpital Purpan où je m'occupe de l'entretien des locaux techniques. Je prends une douche bien méritée, je n'ai pas fermé la porte de la douche, ce qui fait que je suis visible de toutes les personnes entrant dans le local sanitaire commun. Je suis adossée à la paroi de la douche, je me masturbe ostensiblement, une personne peut entrer et me voir, en fait, je l'espère, je suis exhibitionniste. L'excitation générée par le lieu fait que je jouis assez vite, personne n'est venu, j'en suis un peu triste. Après la douche, j'enfile une robe ample très courte croisée à même ma peau nue dont je boutonne qu'un seul bouton sur le devant au niveau de mon nombril. A chaque pas, mes cuisses sont entièrement dégagées, voire même mon sexe, il fait trop chaud pour s'habiller, s'il ne tenait qu'à moi, je serais à poil. Je suis bien, mes seins frottent sur la toile de ma robe, ils pointent leurs tétons et font un chapiteau qui fait bien ressortir mon joli bonnet B haut et ferme. Les échancrures assez basses sous les bras dévoilent une partie de mes seins, je sais que ma robe arrive tout juste deux centimètres en dessous de mes fesses hautes et bien rondes. J'aime bien montrer le bas de mes fesses, et une partie de mes seins, ça m'excite.
Je ne suis pas en grande forme, j'ai rompu avec mon copain hier, cette nuit, je vais de nouveau me retrouver seule dans mon lit, j'ai horreur de ça. J'aime faire l'amour, j'aime sentir un sexe d'homme aller et venir dans mon sexe pour me faire jouir. Seulement, Hubert n'était pas à la hauteur, aucune résistance, il baise comme un lapin, c'était un éjaculateur précoce, il jouit après trois aller-retours et malgré l'amour que je lui portais, je n'ai pas pu résister, je l'ai viré. Je pense reprendre contact avec Alexandre, un ancien copain avec une très belle bite et qui sait s'en servir, j'ai eu de fantastiques orgasmes avec lui. Nous nous sommes séparés il y a dix-huit mois quand il s'est mis en couple avec ma sœur Aïcha, de deux ans ma cadette, me trouvant un peu trop possessive. Mais je ne lui en veux plus depuis longtemps, en plus, ils sont séparés depuis plus de cinq mois. Je n'ai pas vu Aïcha depuis deux ans, aux dernières nouvelles, elle a viré lesbienne et semble en être très heureuse.
Je suis assez tendue, je prends très au sérieux les lettres ouvertes d'un savant fou parues dans les journaux du monde entier. Il menace la terre d'extinction en répandant le virus H5N1 modifié pour ne tuer que les humains, assez paradoxal quand on sait qu'à la base ce virus ne tuait que les oiseaux. Il prétend que la terre est truffée de petites bombes qu'il peut faire exploser quand il veut pour répandre le virus sur toute la planète et créer une gigantesque pandémie. Il veut éliminer de la terre tous les humains qui la polluent et qui tuent les animaux sauvages pour se goinfrer, il a une haine particulière pour les japonais qui, malgré une loi de plus de deux siècles, tuent toujours les baleines et les requins pour leurs plats traditionnels. Ça fait trois ans que ça dure, personne n'a pu découvrir qui il est et où il vit. Des recherches ont été effectuées partout dans le monde sans le moindre indice. L'échéance est aujourd'hui premier juillet deux mille cent dix-huit à dix-sept heures, précisément l'heure actuelle. D'après un ami de papa qui travaille au ministère des affaires étrangères, il en est à son cinquième ultimatum, à chaque fois, un gouvernement a fait voter une loi allant dans le sens de ses revendications et il a suspendu ses menaces. Cette fois aucun gouvernement n'a proposé quelque chose d'acceptable pour lui, en toute logique, il devrait mettre à exécution ses menaces.
Tout le monde vaque à ses occupations, les allées de l'hôpital sont bourrées de visiteurs qui passent d'un bâtiment à l'autre. Je crois que plus personne ne croit aux menaces du savant fou, j'espère que c'est moi qui me trompe. Je suis restée à l'hôpital après mon travail, je sais qu'il y a deux abris antiatomiques construits aux vingtième siècle, leur entretien fait partie de mon travail. Je pense qu'il n'y a qu'ici que j'ai une chance de m'en sortir, les virus ne vivent pas éternellement. Soudain, l'alarme retenti, cette fois, c'est sérieux, je suis sûre que c'est l'attaque promise. Je me précipite vers les souterrains de ce gigantesque hôpital que je connais très bien, je sais exactement où sont les abris. Tout le monde court vers la sortie de l'hôpital, c'est une erreur, il faut rejoindre les abris. Je vois une magnifique infirmière black en blouse blanche avec deux autres femmes qui ne sont pas de l'hôpital regarder un peu partout, elles semblent complètement affolées et ne pas savoir où aller en se dirigeant vers l'extérieur de l'hôpital, je les interpelle.
–N'allez pas dans cette direction, c'est la mort assurée, suivez-moi, je vous montre l'emplacement d'un abris.
Elles courent vers moi, nous passons par les couloirs souterrains pour arriver à un abris et nous précipiter dedans. J'attends avec l'infirmière quelques minutes, pour d'autres éventuels rescapés, mais personne n'arrive. Nous entendons de petites explosions et le même bruit que fait mon drone quand je le fais voler. Quand nous jugeons que plus personne ne peut arriver, nous fermons hermétiquement la porte d'entrée et celles des deux sas de déconfinement, il a exécuté sa menace, advienne que pourra.
Nous ne sommes que toutes les quatre dans un des abris antiatomiques de l'hôpital, c'est une catastrophe, il peut contenir trois cent personnes. Je ne connais aucune de ces femmes, il y a la très jolie infirmière black assez jeune en blouse blanche assez courte, je l'ai croisé de temps en temps dans les couloirs des urgences sans avoir de contact, elle me plait beaucoup. J'apprécie surtout ses magnifiques seins qui pointent sous sa blouse, un beau bonnet C, et son cul d'enfer. Les deux autres femmes présentes ne sont pas de l'hôpital, certainement des personnes qui visitaient des malades. L'une d'elle est brune, maximum vingt-deux ans voire moins, joli visage ovale et régulier encadré par de long cheveux châtains tombant sur les omoplates, assez grande, les seins nus sous son tee-shirt ajusté, encore un beau bonnet C, qui le tendent en formant un chapiteau, très beau cul moulé dans un pantalon seconde peau qui rentre entre ses fesses. Il est évident qu'elle ne porte pas de sous-vêtements, on la dirait nue. La dernière est un peu plus vielle, très jolie elle aussi, longs cheveux blond descendant jusqu'au bas de ses fesses, à peine plus petite mais habillée très sexy. Elle porte une jupe ultra courte sur un cul bien rond dont on voit le bas des jolies fesses, un tee-shirt moulant un bonnet B sans soutif comme moi, elle a des jambes magnifiques bien bronzées en mai, elle doit vivre au bord de la méditerranée. On voit le bas de ses fesses mais aucune trace de culotte ou de slip, soit elle porte un string, soit, rien du tout. Je suis entourée de trois canons, mes vieux souvenirs de gouine remontent, je me les ferais bien, j'espère qu'elles seront réceptives, surtout que je pense qu'on va rester un bon bout de temps dans cet abris. D'un seul coup, les lumières s'éteignent, l'abris est dans le noir complet, j'entends des cris de peur, je sens qu'elles commencent à paniquer, je crie.
–Pas de panique, il y a un équipement qui génère l'énergie de cet abris, il va se mettre en route automatiquement, patientez quelques secondes.
Effectivement, on entend démarrer une turbine, la lumière revient toute seule au bout de quelques secondes. Je vois que les visages se détendent, elles ont dû avoir la trouille de leur vie.
–Ne vous en faites pas, ce générateur est très puissant, il est prévu pour tourner indéfiniment sans interruption, il est alimenté par une microcentrale nucléaire. Nous aurons de l'électricité, de l'air filtré, de l'eau courante et chaude indéfiniment.
–Il n'y a plus d'électricité ailleurs ?
–Pas forcément, la coupure est automatique quand les sas de l'abris sont fermés hermétiquement, c'est une question de sécurité, nous sommes complètement autonomes, eau, air, personne ne peut couper l'électricité de l'extérieur.
La black se tourne vers moi.
–Je te connais de vue, je sais que tu es une des responsables de tous les locaux de l'hôpital, que doit-on faire.
–Pour l'instant rien, il est urgent d'attendre.
–Et d'attendre quoi ?
–Que l'on vienne nous chercher, nous n'avons aucun moyen de savoir ce qui se passe à l'extérieur, nous risquons de sortir trop tôt.
–Mais que s'est-il passé ?
–Il est évident que le savant fou a mis ses menaces à exécution, le H5N1 qu'il a modifié pour tuer les humains doit se répandre sur toute la terre, il y a de grandes chances qu'elle ne soit plus qu'une planète déserte remplie de cadavres dans très peu de temps.
–Une attaque biologique ?
–C'est en tout cas la menace que brandissait le savant, je ne vois pas d'autres raisons de déclencher une alarme générale.
–Tu le penses vraiment ?
–Oui, il n'y a pas eu de tremblement de terre, pas comme une bombe atomique qui nous aurait bien secouées, ce ne peut être que ça. C'est pour ça qu'il faut attendre, c'est une attaque chimique, il y en a pour plusieurs semaines, voire des mois, le gaz s'insinue partout, en plus, il l'a rendu plus lourd que l'air, pour qu'il reste au ras du sol, ce sont nos déplacements, pédestres ou en aéromobile qui le remuent et le diffusent dans l'air que nous respirons.
–Et il ne risque pas d'entrer dans cet abris ?
–Non, nous avons fermé deux portes complètement étanches, rien ne peut passer, ni air, ni eau, même pas nos téléphones, c'est le black-out total.
–On ne pourra pas téléphoner à nos familles ?
–Non, aucune onde ne passe, ça a été fait exprès par mesure de sécurité, pour empêcher les interférences sur les appareils électroniques qui gèrent l'abris.
–Ok, il ne nous reste plus qu'à patienter.
–Nous avons assez de nourriture pour tenir pendant deux mois à trois cent personnes, nous ne sommes que quatre, ça nous laisse une sacrée marge.
–Je ne me vois pas vivre plusieurs mois, voire années dans ce local.
–J'espère que ça ne durera pas si longtemps, mais il faut se préparer à toutes éventualités.
–Comment se fait-il qu'entre l'alarme et les bruits que vous avez entendus, il se soit passé si peu de temps ?
–Parce qu'il dit avoir mis des bombes un peu partout dans le monde, d'après ce que j'en ai lu dans la presse, ça fait trois ans qu'il les place aux endroits stratégiques, il devait y en avoir une pas loin d'ici.
–Je ne pensais pas que la fin du monde arriverait si tôt, nous ne sommes qu'en deux mille cent dix-huit, je ne pensais pas qu'il y aurait une extinction massive si vite.
–La population mondiale est de dix milliards d'humains, combien va-t-il en rester ?
–Je ne sais pas, mais je pense qu'il y a plus de chance d'en trouver en Amérique du Sud, en Asie centrale et en Afrique du fait de la densité de la végétation, je pense que le gaz aura plus de mal à se répandre uniformément.
–Afrique dont je suis originaire moi aussi, mais assez discuté de ça, nous ne savons pas ce qui s'est passé, passons à autre chose.
–Tu as raison, à quoi penses-tu ?
–Nous ne nous sommes toujours pas présentées et dit pourquoi nous sommes là. Personnellement, je m'appelle Ludivine, parce que je suis née catholique le quatorze avril à Ziguinchor au Sénégal, plus précisément en Casamance, il y a vingt-deux ans. Je suis infirmière dans cet hôpital, je travaille aux urgences.
–Je suis Béatrice, ingénieure système informatique et bureautique, je venais voir ma sœur opérée du cœur hier, je suis née à Montpellier il y a trente ans.
–Moi, c'est Doriane, étudiante en deuxième année à l'école l'ESTH, une école hôtelière, en spécialité cuisine, je venais voir une copine, mais je me suis trompé d'hôpital, elle est à Rangueil, je suis née à Toulouse il y a dix-neuf ans
–Et moi, je suis Yasmine, logisticienne aux hôpitaux de Toulouse, je quittais ma journée de travail à l'hôpital, je suis née à Marrakech il y a vingt-deux ans. Mais pourquoi as-tu précisé ta religion Ludivine ?
–Parce que nous sommes très peu de catholique au Sénégal, mes parents respectent une vielle tradition venue des caraïbes qui est de donner le prénom du jour et le quatorze avril, c'est la sainte Ludivine.
–J'avais entendu parlé de cette tradition, mais que pour la Guadeloupe et la Martinique.
–Et toi, tu es musulmane ?
–Oui à la base, mais mes parents ne sont pas pratiquant, c'est pour ça qu'ils sont venus en France quand j'avais un an, j'ai une sœur née à Toulouse.
–Yasmine, tu as l'air de bien connaitre les lieux et de savoir ce qu'il faut faire, à toi de nous guider.
–En fait, je travaille au maintien en bon état des locaux techniques. Et les abris doivent constamment être prêt à recevoir des rescapés en cas de problème, j'ai contrôlé celui-là il y a deux jours, tout est en parfait état. Il y a plusieurs pièces dont certaines sont aménagées en dortoirs, nous n'avons que l'embarras du choix pour dormir. Il y a aussi deux cuisines professionnelles, cinq salles d'eau avec douches, cinq WC répartis dans l'espace, nous ne nous gênerons pas.
–Et comment on se change, nous n'avons que ce que nous portons sur nous comme fringues.
–Ça, c'est facile, il y a une pièce qui contient des fringues et de quoi les laver, suivez-moi.
Je la amène vers la pièce aux fringues, arrivées devant la porte, je constate qu'elle est fermée et qu'il faut une clef spéciale pour l'ouvrir. Clef qui est dans le bureau du responsable du service, donc, inaccessible pour nous.
–Et bien je crois qu'il va falloir se débrouiller autrement, pas moyen d'accéder à la pièce.
–C'est un peu bizarre tout de même, on ne ferme pas une pièce avec des fringues.
–Il y a eu énormément de vol, c'est pour ça que la direction a décidé de la verrouiller, c'est pareil dans tous les hôpitaux.
–Encore une fois, on est emmerdés à cause de quelques connards.
Je vois Béatrice nous regarder d'un air goguenard, elle semble bien s'amuser de la situation.
–On va simplement devoir trouver une solution qui ne nous oblige pas à porter des fringues.
–Et tu penses à quoi ?
–Et bien, je crois que la seule chose à faire, c'est de se déloquer et d'être à poil les filles, comme ça, plus besoin de se changer. Nous sommes entre femmes, et de toute manière, à terme, il n'y aura rien d'autre à faire, les fringues puerons trop pour que nous puissions les porter.
–Peut-être pour toi, mais moi, il n'est pas question que je sois à poil au milieu de vous, je ne montre pas mon cul à n'importe qui, j'ai ma dignité tout de même.
–Parce que tu crois qu'il est indigne d'être nu Doriane. Je suis naturiste, et je peux te dire que toutes les personnes que je rencontre là où je vais sont des personnes dignes et respectables.
–Je ne veux pas me déshabiller devant vous et me balade nue toute la journée pour que vous puissiez voir mon cul, c'est tout !!
–D'abord jeune fille, il va falloir te calmer un peu et nous parler autrement, nous ne sommes pas tes parents. En plus, il va falloir aussi t'isoler parce qu'au bout de quelques jours, tu pueras trop, et il n'est pas question de vivre à côté d'une personne qui pue.
–Il y a des douches, je ne vois pas comment je pourrai puer.
–Tes vêtements ma chère, tes vêtements, eux, si tu les porte tous les jours, avec la transpiration, ils vont finir par puer au bout de huit jours.
C'est la fin de l'après-midi, il commence à faire très chaud en ce premier juillet, je termine ma journée débutée à sept heures ce matin à l'hôpital Purpan où je m'occupe de l'entretien des locaux techniques. Je prends une douche bien méritée, je n'ai pas fermé la porte de la douche, ce qui fait que je suis visible de toutes les personnes entrant dans le local sanitaire commun. Je suis adossée à la paroi de la douche, je me masturbe ostensiblement, une personne peut entrer et me voir, en fait, je l'espère, je suis exhibitionniste. L'excitation générée par le lieu fait que je jouis assez vite, personne n'est venu, j'en suis un peu triste. Après la douche, j'enfile une robe ample très courte croisée à même ma peau nue dont je boutonne qu'un seul bouton sur le devant au niveau de mon nombril. A chaque pas, mes cuisses sont entièrement dégagées, voire même mon sexe, il fait trop chaud pour s'habiller, s'il ne tenait qu'à moi, je serais à poil. Je suis bien, mes seins frottent sur la toile de ma robe, ils pointent leurs tétons et font un chapiteau qui fait bien ressortir mon joli bonnet B haut et ferme. Les échancrures assez basses sous les bras dévoilent une partie de mes seins, je sais que ma robe arrive tout juste deux centimètres en dessous de mes fesses hautes et bien rondes. J'aime bien montrer le bas de mes fesses, et une partie de mes seins, ça m'excite.
Je ne suis pas en grande forme, j'ai rompu avec mon copain hier, cette nuit, je vais de nouveau me retrouver seule dans mon lit, j'ai horreur de ça. J'aime faire l'amour, j'aime sentir un sexe d'homme aller et venir dans mon sexe pour me faire jouir. Seulement, Hubert n'était pas à la hauteur, aucune résistance, il baise comme un lapin, c'était un éjaculateur précoce, il jouit après trois aller-retours et malgré l'amour que je lui portais, je n'ai pas pu résister, je l'ai viré. Je pense reprendre contact avec Alexandre, un ancien copain avec une très belle bite et qui sait s'en servir, j'ai eu de fantastiques orgasmes avec lui. Nous nous sommes séparés il y a dix-huit mois quand il s'est mis en couple avec ma sœur Aïcha, de deux ans ma cadette, me trouvant un peu trop possessive. Mais je ne lui en veux plus depuis longtemps, en plus, ils sont séparés depuis plus de cinq mois. Je n'ai pas vu Aïcha depuis deux ans, aux dernières nouvelles, elle a viré lesbienne et semble en être très heureuse.
Je suis assez tendue, je prends très au sérieux les lettres ouvertes d'un savant fou parues dans les journaux du monde entier. Il menace la terre d'extinction en répandant le virus H5N1 modifié pour ne tuer que les humains, assez paradoxal quand on sait qu'à la base ce virus ne tuait que les oiseaux. Il prétend que la terre est truffée de petites bombes qu'il peut faire exploser quand il veut pour répandre le virus sur toute la planète et créer une gigantesque pandémie. Il veut éliminer de la terre tous les humains qui la polluent et qui tuent les animaux sauvages pour se goinfrer, il a une haine particulière pour les japonais qui, malgré une loi de plus de deux siècles, tuent toujours les baleines et les requins pour leurs plats traditionnels. Ça fait trois ans que ça dure, personne n'a pu découvrir qui il est et où il vit. Des recherches ont été effectuées partout dans le monde sans le moindre indice. L'échéance est aujourd'hui premier juillet deux mille cent dix-huit à dix-sept heures, précisément l'heure actuelle. D'après un ami de papa qui travaille au ministère des affaires étrangères, il en est à son cinquième ultimatum, à chaque fois, un gouvernement a fait voter une loi allant dans le sens de ses revendications et il a suspendu ses menaces. Cette fois aucun gouvernement n'a proposé quelque chose d'acceptable pour lui, en toute logique, il devrait mettre à exécution ses menaces.
Tout le monde vaque à ses occupations, les allées de l'hôpital sont bourrées de visiteurs qui passent d'un bâtiment à l'autre. Je crois que plus personne ne croit aux menaces du savant fou, j'espère que c'est moi qui me trompe. Je suis restée à l'hôpital après mon travail, je sais qu'il y a deux abris antiatomiques construits aux vingtième siècle, leur entretien fait partie de mon travail. Je pense qu'il n'y a qu'ici que j'ai une chance de m'en sortir, les virus ne vivent pas éternellement. Soudain, l'alarme retenti, cette fois, c'est sérieux, je suis sûre que c'est l'attaque promise. Je me précipite vers les souterrains de ce gigantesque hôpital que je connais très bien, je sais exactement où sont les abris. Tout le monde court vers la sortie de l'hôpital, c'est une erreur, il faut rejoindre les abris. Je vois une magnifique infirmière black en blouse blanche avec deux autres femmes qui ne sont pas de l'hôpital regarder un peu partout, elles semblent complètement affolées et ne pas savoir où aller en se dirigeant vers l'extérieur de l'hôpital, je les interpelle.
–N'allez pas dans cette direction, c'est la mort assurée, suivez-moi, je vous montre l'emplacement d'un abris.
Elles courent vers moi, nous passons par les couloirs souterrains pour arriver à un abris et nous précipiter dedans. J'attends avec l'infirmière quelques minutes, pour d'autres éventuels rescapés, mais personne n'arrive. Nous entendons de petites explosions et le même bruit que fait mon drone quand je le fais voler. Quand nous jugeons que plus personne ne peut arriver, nous fermons hermétiquement la porte d'entrée et celles des deux sas de déconfinement, il a exécuté sa menace, advienne que pourra.
Nous ne sommes que toutes les quatre dans un des abris antiatomiques de l'hôpital, c'est une catastrophe, il peut contenir trois cent personnes. Je ne connais aucune de ces femmes, il y a la très jolie infirmière black assez jeune en blouse blanche assez courte, je l'ai croisé de temps en temps dans les couloirs des urgences sans avoir de contact, elle me plait beaucoup. J'apprécie surtout ses magnifiques seins qui pointent sous sa blouse, un beau bonnet C, et son cul d'enfer. Les deux autres femmes présentes ne sont pas de l'hôpital, certainement des personnes qui visitaient des malades. L'une d'elle est brune, maximum vingt-deux ans voire moins, joli visage ovale et régulier encadré par de long cheveux châtains tombant sur les omoplates, assez grande, les seins nus sous son tee-shirt ajusté, encore un beau bonnet C, qui le tendent en formant un chapiteau, très beau cul moulé dans un pantalon seconde peau qui rentre entre ses fesses. Il est évident qu'elle ne porte pas de sous-vêtements, on la dirait nue. La dernière est un peu plus vielle, très jolie elle aussi, longs cheveux blond descendant jusqu'au bas de ses fesses, à peine plus petite mais habillée très sexy. Elle porte une jupe ultra courte sur un cul bien rond dont on voit le bas des jolies fesses, un tee-shirt moulant un bonnet B sans soutif comme moi, elle a des jambes magnifiques bien bronzées en mai, elle doit vivre au bord de la méditerranée. On voit le bas de ses fesses mais aucune trace de culotte ou de slip, soit elle porte un string, soit, rien du tout. Je suis entourée de trois canons, mes vieux souvenirs de gouine remontent, je me les ferais bien, j'espère qu'elles seront réceptives, surtout que je pense qu'on va rester un bon bout de temps dans cet abris. D'un seul coup, les lumières s'éteignent, l'abris est dans le noir complet, j'entends des cris de peur, je sens qu'elles commencent à paniquer, je crie.
–Pas de panique, il y a un équipement qui génère l'énergie de cet abris, il va se mettre en route automatiquement, patientez quelques secondes.
Effectivement, on entend démarrer une turbine, la lumière revient toute seule au bout de quelques secondes. Je vois que les visages se détendent, elles ont dû avoir la trouille de leur vie.
–Ne vous en faites pas, ce générateur est très puissant, il est prévu pour tourner indéfiniment sans interruption, il est alimenté par une microcentrale nucléaire. Nous aurons de l'électricité, de l'air filtré, de l'eau courante et chaude indéfiniment.
–Il n'y a plus d'électricité ailleurs ?
–Pas forcément, la coupure est automatique quand les sas de l'abris sont fermés hermétiquement, c'est une question de sécurité, nous sommes complètement autonomes, eau, air, personne ne peut couper l'électricité de l'extérieur.
La black se tourne vers moi.
–Je te connais de vue, je sais que tu es une des responsables de tous les locaux de l'hôpital, que doit-on faire.
–Pour l'instant rien, il est urgent d'attendre.
–Et d'attendre quoi ?
–Que l'on vienne nous chercher, nous n'avons aucun moyen de savoir ce qui se passe à l'extérieur, nous risquons de sortir trop tôt.
–Mais que s'est-il passé ?
–Il est évident que le savant fou a mis ses menaces à exécution, le H5N1 qu'il a modifié pour tuer les humains doit se répandre sur toute la terre, il y a de grandes chances qu'elle ne soit plus qu'une planète déserte remplie de cadavres dans très peu de temps.
–Une attaque biologique ?
–C'est en tout cas la menace que brandissait le savant, je ne vois pas d'autres raisons de déclencher une alarme générale.
–Tu le penses vraiment ?
–Oui, il n'y a pas eu de tremblement de terre, pas comme une bombe atomique qui nous aurait bien secouées, ce ne peut être que ça. C'est pour ça qu'il faut attendre, c'est une attaque chimique, il y en a pour plusieurs semaines, voire des mois, le gaz s'insinue partout, en plus, il l'a rendu plus lourd que l'air, pour qu'il reste au ras du sol, ce sont nos déplacements, pédestres ou en aéromobile qui le remuent et le diffusent dans l'air que nous respirons.
–Et il ne risque pas d'entrer dans cet abris ?
–Non, nous avons fermé deux portes complètement étanches, rien ne peut passer, ni air, ni eau, même pas nos téléphones, c'est le black-out total.
–On ne pourra pas téléphoner à nos familles ?
–Non, aucune onde ne passe, ça a été fait exprès par mesure de sécurité, pour empêcher les interférences sur les appareils électroniques qui gèrent l'abris.
–Ok, il ne nous reste plus qu'à patienter.
–Nous avons assez de nourriture pour tenir pendant deux mois à trois cent personnes, nous ne sommes que quatre, ça nous laisse une sacrée marge.
–Je ne me vois pas vivre plusieurs mois, voire années dans ce local.
–J'espère que ça ne durera pas si longtemps, mais il faut se préparer à toutes éventualités.
–Comment se fait-il qu'entre l'alarme et les bruits que vous avez entendus, il se soit passé si peu de temps ?
–Parce qu'il dit avoir mis des bombes un peu partout dans le monde, d'après ce que j'en ai lu dans la presse, ça fait trois ans qu'il les place aux endroits stratégiques, il devait y en avoir une pas loin d'ici.
–Je ne pensais pas que la fin du monde arriverait si tôt, nous ne sommes qu'en deux mille cent dix-huit, je ne pensais pas qu'il y aurait une extinction massive si vite.
–La population mondiale est de dix milliards d'humains, combien va-t-il en rester ?
–Je ne sais pas, mais je pense qu'il y a plus de chance d'en trouver en Amérique du Sud, en Asie centrale et en Afrique du fait de la densité de la végétation, je pense que le gaz aura plus de mal à se répandre uniformément.
–Afrique dont je suis originaire moi aussi, mais assez discuté de ça, nous ne savons pas ce qui s'est passé, passons à autre chose.
–Tu as raison, à quoi penses-tu ?
–Nous ne nous sommes toujours pas présentées et dit pourquoi nous sommes là. Personnellement, je m'appelle Ludivine, parce que je suis née catholique le quatorze avril à Ziguinchor au Sénégal, plus précisément en Casamance, il y a vingt-deux ans. Je suis infirmière dans cet hôpital, je travaille aux urgences.
–Je suis Béatrice, ingénieure système informatique et bureautique, je venais voir ma sœur opérée du cœur hier, je suis née à Montpellier il y a trente ans.
–Moi, c'est Doriane, étudiante en deuxième année à l'école l'ESTH, une école hôtelière, en spécialité cuisine, je venais voir une copine, mais je me suis trompé d'hôpital, elle est à Rangueil, je suis née à Toulouse il y a dix-neuf ans
–Et moi, je suis Yasmine, logisticienne aux hôpitaux de Toulouse, je quittais ma journée de travail à l'hôpital, je suis née à Marrakech il y a vingt-deux ans. Mais pourquoi as-tu précisé ta religion Ludivine ?
–Parce que nous sommes très peu de catholique au Sénégal, mes parents respectent une vielle tradition venue des caraïbes qui est de donner le prénom du jour et le quatorze avril, c'est la sainte Ludivine.
–J'avais entendu parlé de cette tradition, mais que pour la Guadeloupe et la Martinique.
–Et toi, tu es musulmane ?
–Oui à la base, mais mes parents ne sont pas pratiquant, c'est pour ça qu'ils sont venus en France quand j'avais un an, j'ai une sœur née à Toulouse.
–Yasmine, tu as l'air de bien connaitre les lieux et de savoir ce qu'il faut faire, à toi de nous guider.
–En fait, je travaille au maintien en bon état des locaux techniques. Et les abris doivent constamment être prêt à recevoir des rescapés en cas de problème, j'ai contrôlé celui-là il y a deux jours, tout est en parfait état. Il y a plusieurs pièces dont certaines sont aménagées en dortoirs, nous n'avons que l'embarras du choix pour dormir. Il y a aussi deux cuisines professionnelles, cinq salles d'eau avec douches, cinq WC répartis dans l'espace, nous ne nous gênerons pas.
–Et comment on se change, nous n'avons que ce que nous portons sur nous comme fringues.
–Ça, c'est facile, il y a une pièce qui contient des fringues et de quoi les laver, suivez-moi.
Je la amène vers la pièce aux fringues, arrivées devant la porte, je constate qu'elle est fermée et qu'il faut une clef spéciale pour l'ouvrir. Clef qui est dans le bureau du responsable du service, donc, inaccessible pour nous.
–Et bien je crois qu'il va falloir se débrouiller autrement, pas moyen d'accéder à la pièce.
–C'est un peu bizarre tout de même, on ne ferme pas une pièce avec des fringues.
–Il y a eu énormément de vol, c'est pour ça que la direction a décidé de la verrouiller, c'est pareil dans tous les hôpitaux.
–Encore une fois, on est emmerdés à cause de quelques connards.
Je vois Béatrice nous regarder d'un air goguenard, elle semble bien s'amuser de la situation.
–On va simplement devoir trouver une solution qui ne nous oblige pas à porter des fringues.
–Et tu penses à quoi ?
–Et bien, je crois que la seule chose à faire, c'est de se déloquer et d'être à poil les filles, comme ça, plus besoin de se changer. Nous sommes entre femmes, et de toute manière, à terme, il n'y aura rien d'autre à faire, les fringues puerons trop pour que nous puissions les porter.
–Peut-être pour toi, mais moi, il n'est pas question que je sois à poil au milieu de vous, je ne montre pas mon cul à n'importe qui, j'ai ma dignité tout de même.
–Parce que tu crois qu'il est indigne d'être nu Doriane. Je suis naturiste, et je peux te dire que toutes les personnes que je rencontre là où je vais sont des personnes dignes et respectables.
–Je ne veux pas me déshabiller devant vous et me balade nue toute la journée pour que vous puissiez voir mon cul, c'est tout !!
–D'abord jeune fille, il va falloir te calmer un peu et nous parler autrement, nous ne sommes pas tes parents. En plus, il va falloir aussi t'isoler parce qu'au bout de quelques jours, tu pueras trop, et il n'est pas question de vivre à côté d'une personne qui pue.
–Il y a des douches, je ne vois pas comment je pourrai puer.
–Tes vêtements ma chère, tes vêtements, eux, si tu les porte tous les jours, avec la transpiration, ils vont finir par puer au bout de huit jours.
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Commentaires ()
Un thème qui permet bien des variations et des situations de tension comme de… disons d’adaptation et de souplesse ^^
J'ai vraiment hâte de lire la suite