Calamity Jerk
Chapitre 1
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Couverture de Calamity Jerk, par Silveria
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Calamity Jerk — Chapitre 1

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Silveria
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Calamity Jerk

Chapitre 1

Nous sommes en 2052.
°~•_•~°
Constat d'échec
_• † •_
J'avoue n'avoir pas bien compté les jours ce mois-ci, la faute à cette fichue traque ! Alors je ne connais pas exactement la date à laquelle j'écris ces lignes, et j'en suis sincèrement désolée vis à vis de la personne qui retrouvera ce journal, dans l'espoir que quelqu'un le retrouve un jour…
Car ma situation me pousse à le reconnaître, les années passant font que je ne suis plus la même aujourd'hui qu'à mes heures de gloire. Il y a vingt ans, nul être sensé en ce monde barbare n'osait me défier en combat singulier, que ce soit au revolver, au fusil ou même au couteau. Aujourd'hui, Calamity Jerk est victime de son manque de vigilance, de sa naïveté et peut être aussi d'une certaine lassitude de ne jamais s'autoriser à vivre, quelle ironie du sort…
« Calamity Jerk »... C'est Sam qui m'avait affublée de ce sobriquet au soir de mes vingt-cinq ans, alors que je venais de livrer aux autorités locales d'un secteur ma première dépouille mortelle, celle d'un bandit notoire qui a bien eu le temps de regretter ce jour là que sa mère l'ai mis au monde…
« Calamity Jerk » ! Car la vie, associée à l'instruction militaire rigoureuse propre aux anciennes forces spéciales de l'armée française dont Sam faisait partie, ont fait de moi cette femme insensible, froide et sans pitié qui n'a jamais failli à aucune de ses missions. Si ce n'est aujourd'hui car, à quarante cinq ans et tout de même fière d'avoir dépassé de plusieurs années le niveau d'espérance de vie d'une Ranger en ce monde fait d'injustice et de violence, je m'apprête à le quitter dans le fracas d'une déflagration qui scellera notre tombeau…
°~•_•~°
Aux sources du mal(e)
_• † •_
Nul ne sait ce qui s'est passé le 28 août 2026.

Le monde ne tournait pas rond, c'est certain. Les puissances nucléaires s'étaient toutes relancées dans un programme de réarmement mortifère, mais nul ne sait ce qui s'est réellement passé… S'il y avait eu une escalade nucléaire nous l'aurions su, et s'il y avait carrément eu une guerre nucléaire nous serions certainement tous morts. Alors que s'est il réellement passé ? Pourquoi tout d'un coup, le 28 août 2026, tous les réseaux de communications se sont-ils éteints ? Pourquoi les réseaux électriques ont-ils été coupés pour ne plus jamais fonctionner ? Pourquoi les voitures thermiques, même avec le plein d'essence, n'ont elles plus jamais redémarré ? Tout comme les outils thermiques, tondeuses, débroussailleuses, et autres tronçonneuses ?

Le 28 août 2026, nous sommes brutalement entrés dans une nouvelle ère à laquelle il a fallu nous adapter rapidement, sous peine de périr aussi vite qu'un poisson hors de l'eau…

Car tout ce qui était naturel et facile jusque là ne l'était plus. Plus d'internet passe encore. Mais plus d'électricité, plus de moyens de transports, plus d'eau courante et potable à l'intérieur des maisons, tout cela faisait qu'au bout de quelques jours seulement de vives tensions ont commencé à naître.

Je ne peux pas parler d'un point de vue global, car à ce moment là l'idée de nation globale n'existait plus vraiment sauf dans les mémoires. Que se passait-il à Paris, à Lyon, à Bordeaux, à Marseille ? Impossible de le savoir car il était déjà très compliqué de savoir ce qui se passait à vingt kilomètres de chez soi.

Dans mon petit village de cinq cent habitants, quand nous avons compris qu'il allait falloir nous organiser en attendant un hypothétique retour à la normale, c'est le Maire qui a pris en charge la coordination de cette gestion de crise que nous espérions temporaire. Car nous étions sidérés au fond, incapables de faire le deuil d'une vie jusque là plutôt simple, rodée, et d'un confort que nous ne connaîtrions finalement jamais plus.

Car rien n'est jamais redevenu comme avant. Ni le niveau de vie bien-sûr, ni même les rapports sociaux qui, naturellement, sont devenus de moins en moins civilisés jusqu'à régresser dans une forme de sauvagerie primale.

Des contres pouvoirs ont certainement commencé à s'organiser un peu partout dans les territoires impactés jugeant, au fil du temps et des nombreux décès liés à la situation, que l'ancien système était défaillant. Chez nous beaucoup de gens sont morts durant la première année de malheurs, victimes par manque de soins de maladies jusque là bénignes mais aussi d'attaques répétées de pillards venus de l'extérieur. De cinq cent âmes avant le jour sombre, la population du village s'est vue réduite de moitié au premier anniversaire de la catastrophe.

Mais chez nous les contres pouvoirs étaient eux mêmes désorganisés, se concentrant autour d'individus autoritaires prétendant détenir les moyens de l'exercer mais qui ont tous fini par s'entretuer faute de parvenir à coopérer. Je ne sais pas comment ça se passait ailleurs, mais dans mon village c'est comme ça que les choses se sont déroulées, pour qu'au final ce soit un riche propriétaire terrien, vivant silencieusement dans le confort precaire mais sécure du hameau entier qu'il possédait, qui a profité du chaos généralisé pour prendre définitivement le pouvoir.

Comment ? Grâce à son réseau d'influence et surtout aux armes qu'il détenait avant la catastrophe. Car cet homme célibataire de quarante cinq ans, fervent catholique et fervent protagoniste de la théorie du complot, vivait depuis plusieurs années dans l'idée que l'apocalypse était proche et qu'il fallait s'y préparer. Président entre autre de l'influente fédération de chasse du secteur, il a donc fait de son hameau une forteresse imprenable où sont venus s'installer ses proches amis constituant l'état major de sa milice rapprochée.

Ce sont donc ces hommes, armés jusqu'aux dents et sous l'autorité d'un chef adoubé par le prêtre du village lui même, qui sont venus s'installer à la mairie un soir de juin 2027. Ce jour là il leur avait été rapporté qu'un groupe de pillards s'était installé au village depuis plusieurs jours, massacrant quiconque s'opposait à eux et violant à tour de bras les femmes lors d'orgies décadentes. Le moment ne pouvait être mieux choisi pour cet homme de foi, patient et calculateur, afin de revêtir l'uniforme du libérateur qui allait lui octroyer, par la même occasion, toute la légitimité nécessaire à régner seul et sans partage sur notre petite localité.

Sa descente au village avec ses hommes fut rapide, efficace et leur justice expéditive. Deux de nos huit tortionnaires sont morts par arme à feu lors de la prise des locaux qu'ils occupaient, à savoir un ancien hôtel restaurant reconverti en hôpital de campagne. Les six autres se sont rendus sans résistance puis, suite à une parodie de procès populaire organisé à la hâte par nos libérateurs ils ont été, pour l'exemple, pendus nus sur la place publique après avoir été émasculés.

Ce jour là j'avais à peine vingt ans et j'ai énormément pleuré. J'ai pleuré en peu de temps toutes les larmes de mon corps, à tel point qu'après ce jour il ne m'a plus jamais été possible de pleurer de toute mon existence. Folle de rage, presque en transe face à la douleur de la perte, j'ai tenu à émasculer moi même l'homme qui, sous mes yeux, venait d'assassiner mon père avant de violer ma mère. Je l'ai regardé bien en face en le martyrisant, froidement et sans une once de pitié alors que la lame rouillée de mon coutelas lui arrachait des hurlements de douleurs terrifiants. Tout en déchirant les chairs qui venaient de souiller l'honneur de ma mère quelques heures auparavant, je me suis montrée sourde à ses supplications. Car il m'a suppliée d'arrêter, mais a t-il arrêté de violer ma mère lui alors qu'elle l'en suppliait ? Puis il m'a suppliée encore, mais a t-il épargné mon père lui alors qu'il le suppliait de lui laisser la vie sauve ?

Ce jour là, en déchirant de mes mains la peau sanguinolente de ses couilles et en découpant ensuite en fines rondelles sa queue flasque et sans vie avant d'en jeter les morceaux aux chiens, ce jour là mon cœur s'est déchiré lui aussi pour ne jamais plus se reconstruire totalement… Ce jour là, du plus profond du désespoir qui allait durablement coloniser mon âme après le suicide de ma mère quelques jours plus tard, est entrée en gestation celle que j'allais bien plus tard devenir : « Calamity Jerk » ! Vengeresse dépourvue d'émotions, vivant sans foi ni loi si ce n'est celle de chasser inlassablement le mal(e) dans tous ses vices…
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La liberation
_• † •_
On dit que pour remonter la pente il faut avoir touché le fond…

Mon père assassiné sous mes yeux avant que son criminel, pire qu'un animal, ne viole ma mère en la forçant à regarder le cadavre sanguinolent de son mari étendu sur le sol, le crâne fracassé par un coup de machette, tout celà aurait dû suffire à m'envoyer en bas ! Or ma descente aux enfers allait encore durer longtemps, tel un supplice lent torturant mon corps et mon esprit jour après jour. Déjà de par la culpabilité que je ressentais en moi de n'avoir rien fait, pétrifiée et cachée dans le placard à l'intérieur duquel mon père m'avait ordonnée de ne sortir sous aucun prétexte. Puis culpabilisée encore par le suicide de ma mère, trois jours à peine après le drame, n'en pouvant plus de devoir supporter, en son corps et en son âme, le traumatisme destructeur qu'elle venait de subir.

Impossible pour moi de rester au village, dans cette maison où tout me rappelait la douleur de la perte et dans la crainte aussi que de tels faits ne se reproduisent malgré l'installation dans les locaux de la mairie d'hommes armés dirigés par celui qui se faisait dorénavant appeler Gédéon, du nom même de l'un des plus célèbres Juges de la Bible, envoyé par Dieu lui même pour vaincre en son nom, envers et contre tout.

Gédéon m'a alors demandé d'entrer à son service, chez lui bien-sûr et pas au village, ce que je me suis empressée d'accepter avec la naïveté propre à une jeune femme de vingt et un ans n'ayant jamais connu d'hommes. Car « à son service » voulait tout dire, et surtout répondre aux moindres désirs sexuels d'un homme ayant décidé de faire de moi la mère porteuse d'une descendance qu'il souhaitait nombreuse, telles celles des anciens patriarches bibliques, fondateurs de peuplades fortes et fières.

Mais de sa semence en mon ventre, mois après mois, aucun fruit ne naissait jamais. Alors Gédéon a commencé à douter. Étais-je responsable de cette infertilité ou celle-ci venait-elle de lui ? Il fallait qu'il le sache ! Alors, durant six mois, il m'a offerte à des hommes, principalement des partenaires avec lesquels il faisait du commerce, troquait des matières premières ou des denrées alimentaires, et qui ne se privaient jamais, avant de repartir, du plaisir de se soulager gratuitement au fond du ventre d'une belle et jeune femme comme moi.

Quand il a compris que j'étais responsable de l'infertilité de notre union, ne tombant jamais enceinte non plus de tous les hommes auxquels il m'offrait, il m'a vite remplacée dans son lit par une autre jeune femme du village, de quelques années plus âgée que moi. Elle s'enorgueillit rapidement de lui offrir en quelques semaines ce que je n'avais pas été en mesure de lui donner depuis plusieurs mois, à savoir la perspective d'une descendance, car elle est rapidement tombée enceinte elle, me reléguant de fait au simple rang d'inutile et de bonne à rien.

Inutile et bonne à rien chez lui peut-être, mais pas dénuée de toute valeur marchande non plus. Car selon Gédéon tout se vendait, et parfois même très cher en ces temps reconquis par la puissance masculine nécessiteuse d'extérioriser, aussi souvent que possible, son trop plein l'adrénaline et de testostérone.

Des maisons closes ont rapidement refait surface des ruines encore fumantes d'une société civilisée qui les avait interdites au titre des Droits de l'Homme et donc des Femmes ! Des bordels flambant neufs et qui étaient prêts à mettre beaucoup d'argent sur une jeune et belle femme de vingt et un ans, présentée comme infertile et donc bonne à prendre sans risque de grossesse…

Gédéon m'a donc menée à la ville, à cheval puisque c'était devenu le moyen de locomotion le plus répandu quand l'usure de nos vélos n'a plus permis leur réparation. Et il m'y a vendue au plus offrant, telle une bête que l'on mène à la foire, après avoir fait le tour des bars à putes et sans aucune considération vis à vis de mes propres choix. Dans mon malheur je ne suis pas mal tombée, car l'établissement qui m'a achetée était de loin le plus propre et le plus « respectable » de tous. J'y ai vécu trois ans et, à raison de sept à huit passes par jours six jours sur sept, je vous laisse le soin d'établir mon bodycount !

Vous pensez peut-être que je parle de tout ça de façon trop détachée et que c'est anormal ? D'un certain point de vue vous avez raison. Mais contrairement à ma mère je n'ai jamais eu le courage d'en finir une bonne fois pour toute avec cette vie misérable et faite de souffrance. Il faut dire, pour ma défense, que contrairement à elle qui n'a pu se remettre de sa chute brutale et vertigineuse dans l'horreur la plus infâme, ma descente aux enfers à moi a été longue et progressive, permettant ainsi à mon corp et à mon âme de supporter l'insupportable.

Mais ce fameux fond qui se dérobait toujours sous mes pieds, ce satané fond qu'au fond de moi j'espérais en vain pouvoir utiliser comme un tremplin pour remonter à la surface de ma vie, cet insaisissable fond je l'ai touché un jour caniculaire de l'été 2031. Ce fond s'est matérialisé sous les traits d'un homme ultra violent qui m'aurait certainement laissée pour morte sur le plancher de ma chambre de passe si un Ranger buvant un verre au bar n'était pas intervenu. Mon agresseur, encore à poil quand il a vu la porte de la chambre se faire défoncer d'un seul et unique coup d'épaule, s'en est tiré en vie mais avec une balle dans les couilles, et donc la perspective d'avoir tiré, lui, le dernier coup de toute sa misérable existence avant d'en aborder le restant de façon beaucoup plus monacale sur le plan sexuel…

Sam n'a pas laissé le choix à mon propriétaire, j'avais besoin de soins et il allait me les donner. C'est ainsi qu'il m'a transportée à l'hôpital, ou plutôt dans les locaux de l'ancien hôpital devrais-je dire, pour que j'y sois soignée de la meilleure des façon, c'est à dire grâce au seul savoir faire du personnel car il n'y avait plus aucun médicaments. J'étais très abîmée, mais la certitude d'avoir dorénavant auprès de moi un véritable ange gardien m'a redonné un souffle de vie tel qu'en quelques jours à peine j'étais remise sur pieds.

Ces jours de convalescence m'ont permis de faire plus ample connaissance avec Sam, mais aussi d'en savoir un peu plus sur l'évolution du monde. Sam était un ancien membre des forces spéciales de l'armée de terre française, spécialisé dans les missions d'interventions rapides en milieu hostile, j'ai donc mieux compris l'efficacité de son intervention puis de mon exfiltration… Concernant le monde, à ma grande surprise, rien de très précis concernant l'événement du 28 août 2026. Des hypothèses oui mais rien de formel. On a visiblement parlé d'une tempête solaire sans précédent, mais aussi d'un accident thermonucléaire en cascade sur la côte ouest des États-Unis… Selon Sam, nous pourrions être victimes de ces deux effets cumulés dans le sens où selon lui la réaction thermonucléaire en chaîne aurait été la conséquence accidentelle du niveau exceptionnel de la tempête solaire. Selon lui, cet accident d'une violence incomparable aurait même modifié l'axe d'inclinaison terrestre, plaçant désormais la France au niveau de l'équateur planétaire, d'où la sensation d'été caniculaire sans fin que nous vivions depuis cinq ans.

Il m'a ensuite expliqué que la décroissance brutale avait replongé le monde dans une ère proche de celle du Far West américain et qu'il avait fallu s'adapter. Dans les grandes villes, une forme de reprise en main démocratique avait pu s'opérer du fait que les forces de polices, de gendarmerie et les forces armées aient pu rester suffisamment fortes pour éviter les glissements autocratiques subis par les campagnes. Mais cette reprise en main restait fragile et dépendait justement de la reconquête des campagnes, d'où la création de petites unités mobiles dites de Rangers pour sillonner le terrain, intervenir si possible ou du moins donner l'alerte en cas de situation trop périlleuse pour eux seuls.

Sam, au fil de son récit, à lu dans mes yeux l'étincelle qui manquait à ma renaissance. Car il a été le tremplin sur lequel j'ai pu m'appuyer pour me reconstruire et devenir enfin la femme avide de revanche qui sommeillait en moi depuis la mort de mes parents…
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La renaissance
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Sam a été un véritable mentor pour moi. Grâce à lui j'ai pu intégrer la petite Ranger School de la ville dont il était l'instructeur en chef, puis j'ai rapidement pu effectuer à ses côtés mes premières missions. D'abord observatrice, il m'a cependant très vite mise dans le grand bain, au péril même de ma vie, car il estimait qu'à trop vouloir me protéger il ne serait jamais en capacité de juger de ma réelle autonomie opérationnelle. Nous partions à cheval, munis comme les Rangers de l'après guerre de sécession aux Etats-Unis de revolvers d'époque, car les armes modernes ne fonctionnaient plus, même les armes semi-automatiques.

Je vous ai rapidement parlé, au début de mon récit, de ma première mission autonome. Il s'agissait de neutraliser un preneur d'otage suite à un braquage qui avait mal tourné. Malheureusement pour lui, cet homme m'a douloureusement rappelée l'agresseur de ma mère, totalement pervers et sourd comme lui aux supplications de la jeune femme qu'il tripotait honteusement tout en la maintenant sous la menace d'un revolver plaqué contre sa tempe. En apparence je suis restée très calme face à lui, mais à l'intérieur j'étais en ébullition en voyant sa grosse langue putride de gros porc lécher la tendre joue de sa victime au point de l'en faire vomir. J'ai presque remercié la vie, ou en tout cas Sam de m'avoir offert un si beau cadeau le jour même de mes vingt-cinq ans. Car cet individu sordide et sans scrupules a nourri jusqu'à plus faim mon appétit de vengeance envers tous ces mâles dominants n'ayant aucune compassion envers les femmes qu'ils prenaient plaisir à terroriser, juste pour le plaisir de le faire !

Cet homme a fait une erreur et une seule, l'erreur classique que faisaient d'ailleurs par la suite la majorité des pervers à qui j'ai eu le plaisir immense de faire la peau. Celle de se laisser distraire par le seul accessoire que j'ai tenu à conserver de mon ancienne vie de catin, mon petit bustier blanc à pressions sur l'avant… Boutonnez le entièrement et il est passe partout. Déboutonnez ne serait ce que les deux premières pressions et il devient une arme redoutable face aux yeux des pervers qui s'y perdent toujours au moins le temps qu'il me faut pour les désarmer. Il n'a suffit ce jour là que de trois secondes d'inattention de sa part, qui m'ont permis de planter dans sa main armée le micro poignard caché dans la paume de la mienne et lui faire lâcher son revolver. La suite n'a été qu'une simple formalité pour moi et qu'un long supplice pour lui, jusqu'à ce qu'il rende son dernier souffle en regardant droit dans le blanc des yeux celle qui lui broyait les couilles au point de l'en faire vomir du sang.

Sam m'a avoué en avoir eu des haut-le-cœur, mais il a aussi compris ce jour là le potentiel d'intimidation énorme que ce type d'intervention devant témoins pouvait m'offrir pour la suite. Car aucun truand, brigand ou autre violeur compulsif n'allait désormais se sentir serein au moment d'affronter le courroux de Calamity Jerk !

La Ranger endurcie et sans pitié que j'étais devenue n'en était pas moins tourmentée par les souvenirs atroces et traumatisants qui me revenaient en tête tous les soirs sans exception, au moment de fermer les yeux, tels des fantômes du passé me privant ainsi des précieuses heures de sommeil nécessaire à la récupération de journées intenses à traquer et à neutraliser des justiciables. Durant ces insomnies, Sam était toujours présent pour moi. Tel un psychologue universel capable de comprendre et de panser tous mes maux, c'est dans ses bras contenants et protecteurs que je finissais par m'endormir. En mission extérieure, comme nous n'étions que tous les deux le soir venu, réchauffée et bercée par la chaleur et le crépitement de notre feu de camp, j'ai senti jour après jour mon coeur de pierre se réchauffer lui aussi de sentiments que je m'interdisais pourtant de libérer de leurs entraves traumatiques.

Sam n'a jamais essayé de me toucher, il n'a jamais rien tenté vis à vis de moi, même si j'ai parfois cru lire dans ses yeux une forme d'attirance, ou plutôt de tendresse passionnelle. Mais en quelques secondes ce sentiment diffus s'évaporait comme s'il n'avait jamais existé. J'aurais pourtant tellement aimé qu'il prouve à mon corps meurtri par les traumatismes de la prostitution, qu'une étreinte pouvait être agréable, voire même jouissive… J'aurais tellement aimé, blottie dans ses bras au coucher du soleil, que ses lèvres osent se poser sur les miennes pour leur offrir de doux baisers annonciateurs des caresses subtiles qui allaient inexorablement s'ensuivre…

De retour en ville, je me suis souvent caressée dans la solitude de ma chambre de la Ranger School. J'imaginais, dans ces moments là, que nos missions extérieures à tous les deux prenaient des tournures plus torrides, plus charnelles, si bien que mon corps s'est peu à peu laissé re apprivoiser par le plaisir de ces caresses, un plaisir puissant et tellement nécessaires à mon équilibre intérieur…

Mais tous ces plaisirs, ces nombreux moments de jouissance, le corps nu et transpirant des multiples caresses que je lui offrais, sont toujours demeurés solitaires, ne faisant que nourrir ma soif et mon désir de l'homme dont je devenais, jour après jour, toujours un peu plus amoureuse…

Avant la catastrophe Sam était marié. La vie de couple n'était pas simple du fait de son métier, mais en juillet 2026 il prévoyait déjà de devenir formateur dans l'armée car sa femme venait de lui annoncer qu'elle était enceinte depuis le mois de juin. Vous imaginez à quel point cette grossesse à dû être difficile à vivre, à peine un mois après lui avoir fait cette annonce ? Début mars 2027, la pauvre est morte en couche, sans même parvenir à offrir la vie à son enfant resté piègé dans un bassin devenu trop étroit pour laisser passer le corps d'un nouveau né ayant dépassé de plusieurs jours la date prévue du terme de la grossesse. Dans le monde d'avant cet enfant serait né par césarienne, dans des conditions sanitaires optimales, mais six mois après la catastrophe le système hospitalier s'était déjà effondré.

Sam a songé à mettre fin à ses jours, il me l'a avoué. S'il ne l'a pas fait c'est juste parce que sa femme, avant de mourrir, lui a fait promettre de rebâtir un monde sûr ou les enfants pourraient à nouveau naître en sécurité et s'épanouir sous le regard attendri et heureux de leurs parents. Ce jour là, en lui promettant à contre coeur qu'il œuvrerait sa vie durant à rebâtir, en sa memoire, ce monde idéal dont elle rêvait, il a lui aussi pleuré toutes les larmes de son corps pour ensuite ne plus jamais en verser de toute son existence…
°~•_•~°
Je t'aimais, je t'aime et je t'aimerai...
_• † •_
Quelle ironie du sort…
Vingt ans que j'attendais ce moment et il n'aura suffit que de trois secondes d'inattention de notre part, au moment où nos lèvres se préparaient à fusionner pour nous libérer enfin de nos deuils respectifs et trop longtemps portés, pour qu'une balle de 22 long rifle vienne fracasser le crâne de Sam alors qu'une seconde neutralisait ma jambe gauche. Nous pensions avoir perdu leur trace depuis deux jours mais il y a fort à parier que nous nous soyons bien malgré nous laissé enfermer dans la position du chasseur chassé…
Alors oui, je sais que cette fois c'est la fin. Mais avant de refermer la petite boîte en fer contenant ce récit et de l'enterrer dans le petit trou sur lequel nous serons bientôt allongés pour l'éternité, je tenais à ce que mes derniers mots soient pour toi…
Mon Sam…

Deux jours déjà que je ne dors pas pour protéger ton corps d'une profanation certaine de la part de ces barbares. Deux jours que le refuge dans lequel je nous ai enfermés et que j'ai miné m'a permis de rédiger mes mémoires et un peu aussi les tiennes dans le vieux cahier d'écolière qui me servait de journal intime avant la catastrophe…
La vie ne m'aura pas épargnée, et elle ne t'auras pas épargné non plus…
Mais du plus profond de notre malheur, saches que pour ces quelques secondes où j'ai cru qu'enfin nos lèvres allaient se toucher, je ne regretterais jamais d'avoir supporté cette vie de souffrance…
Car durant trois secondes je me suis sentie heureuse. Heureuse et remplie d'un bonheur indescriptible de savoir que j'avais raison d'y croire, que tout est toujours possible quand on le veut vraiment…
Dans trois minutes ces trois secondes de bonheur vont devenir mon éternité, une éternité dans laquelle j'emporte aussi une petite part de toi car je n'oublierai jamais l'étincelle dans tes yeux à l'instant où, je le sais maintenant, toi aussi tu y as cru avant de les refermer pour toujours…

Je t'aimais, je t'aime et je t'aimerai…
°~•_•~°
24 septembre 2028 - Siege de l'ONU à New-York
_• † •_
— Bienvenue à tous ! Prenez place je vous prie, nous allons vous communiquer le bilan définitif des travaux de la Commission PEHCN dite de Préservation de l'Espère Humaine consécutive à une Catastrophe Naturelle.
Ces mots sont prononcés par le Rapporteur Général de la dite Commission PEHCN, lors d'une réunion ultra secrète des membres permanents du Conseil de Sécurité de l'ONU, représentés pour l'occasion et exclusivement par les Dirigeants en personne de la Chine, des Etats-Unis, de la France, de la Grande Bretagne et de la Russie. Des dirigeants dont le sérieux, l'attention silencieuse et l'humilité de circonstance contrastent avec les nombreux clivages politiciens habituellement constatés de tous ces chefs d'états, ce qui témoigne de fait de la gravité de la situation.
— Comme vous le savez, notre monde tel que nous le connaissons est à son crépuscule. Dans quelques mois ou quelques années, quatre à cinq ans tout au plus, toutes nos projections nous prédisent un effondrement généralisé du climat et donc un bouleversement massif de nos modes de vie. Mais si nous vous avons convoqués ici aujourd'hui ce n'est pas pour vous répéter ce que vous savez déjà, c'est pour vous informer des résultats d'une étude à grande échelle que nous avons mené, dans le plus grand secret durant deux ans, auprès d'un panel représentatif de la population mondiale. Immergée dans une simulation informatique la plus réaliste possible de notre monde à venir, mille individus masculins et mille individus féminins âgés de 7 à 83 ans ont vécu dans un coma maîtrisé, l'esprit plongé dans la simulation et vivant durant ces deux années l'équivalent de vingt-cinq ans d'une vie normale, le but étant d'analyser en un laps de temps suffisamment large l'évolution d'une population brutalement impactée par une catastrophe planétaire de grande ampleur. Voici donc les résultats en projection mondiale de cette étude :
• Décroissance généralisée du monde suite au bouleversement électromagnétique de masse qui est devenu inéluctable aujourd'hui.
• Destabilisation généralisée et inéluctable des pouvoirs en place, que les régimes soient démocratiques ou autocratiques.
• Effondrement de l'économie et des systèmes de santé.
• Effondrement des systèmes de défense.
• Effondrement des systèmes éducatifs.
• Diminution de la population mondiale de l'ordre de 55% en moyenne dès la première année à cause de la recrudescence des maladies et de l'explosion de la criminalité.
• Retour brutal de l'humanité au stade pré industriel.
Tous les dirigeants autour de la table ont le teint livide. Personne ne parle, plongés dans un climat de sidération sans précédent à ce niveau de pouvoir, jusqu'à ce que le rapporteur poursuive :
— Dans toutes nos simulations il apparaît que la nature humaine au sens primal du terme reprends ses droits, que la violence engendre la violence et que l'Homme dans son immense majorité devient un loup pour l'homme. Mais il apparaît également certains points moins négatifs, venant en particulier d'une femme et d'un homme qui ont trouvé en eux les ressources nécessaires pour canaliser cette violence, ou du moins en faire une arme de reconstruction plutôt que de destruction. Ces individus ont fait preuve d'une résilience leur permettant de survivre puis d'oeuvrer à rebâtir un monde plus juste sur les ruines de l'ancien.
Les chefs d'états prennent des notes, mais ne parlent toujours pas. Le rapporteur poursuit donc.
— Le court métrage que vous venez de visionner a été généré par une intelligence artificielle de pointe, sur la base du recueil des données la concernant mais aussi du journal intime écrit virtuellement par l'une de nos participantes, dont X711 est le nom de code. A notre grand étonnement, quand dans leurs simulations respectives X711 et Y815 se sont rencontrés, Calamity Jerk et Sam pour employer leurs dénominations virtuelles, une fusion inexpliquée de leurs deux lignes de simulation s'est opérée, c'est à dire qu'à partir de ce moment là ils ont vécu ensemble exactement les mêmes faits. Autrement dit encore, si nous les interrogions aujourd'hui, c'est a dire avant le reboot total de leur esprit, ils produiraient individuellement le même récit de ce qu'ils ont vécu à partir du moment où ils se sont rencontrés. Ma demande va dans un premier temps vous paraître étrange, mais nous souhaiterions obtenir de votre part l'autorisation de ne pas totalement rebooter leur esprit, c'est à dire l'autorisation d'effacer leur mémoire factuelle bien-sûr mais pas leur mémoire affective post rencontre afin de ne pas détruire ce que nous ne sommes pas encore en mesure de comprendre en l'état actuel de nos investigations. Cette demande est collective, car selon nos règles nous devons recueillir votre unanimité lors de tout vote, mais je me permets tout de même de la formuler plus particulièrement aux dirigeants Français et Américains, X711 étant une citoyenne française et Y815 un citoyen américain. Nous ne sommes encore sûr de rien mais… il se pourrait qu'une substance hormonale très particulière et très rare ait pu lier ces deux êtres dans un même destin, créant ainsi une perturbation au coeur même de l'algorithme de la simulation en le transformant sensiblement. Nous savons qu'avant de se rencontrer ils étaient déjà liés par des caractéristiques physiques et psychiques très similaires, puisqu'ils étaient déjà tout en haut dans l'échelle de nos mesures en terme de Résilience, d'Esprit de justice, de Combativité et de Survie. Mais ensemble ils ont développé, à un niveau totalement inimaginable, la caractéristique de l'Amour, mais une forme d'Amour que l'on peut qualifier d'Absolu.
A ces mots de petits ricanements se sont fait entendre, mais en aucune façon il n'était question de moqueries, il s'agissait au contraire d'une réaction d'espoir et de joie contenue…
— Vous venez, je le pense, de comprendre qu'il y a peut être encore un peu d'espoir… Permettez-nous donc, je vous en conjure, de les pucer tous les deux pour continuer à les analyser, mais surtout permettez nous de leur offrir un statut spécifique, au sein de vos états respectifs, afin de faire en sorte qu'ils puissent se rencontrer dans la vie réelle. La fin de l'histoire, chers dirigeants de ce monde à la dérive mais pas encore sans capitaines, ça ne sera pas comme dans un conte de fées, "Et ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants…", mais ce sera peut-être la découverte de cette fameuse substance naturelle, une substance que nous ne connaissons pas encore mais que nous nous sommes d'ores et déjà permis de nommer "La particule de l'Amour". Selon nos dernières projections, reproduite à l'échelle planétaire et inoculée à au moins 95% de la population mondiale sous la forme d'une injection unique, cette particule permettrait d'offrir à chaque être humain la détenant les moyens de prendre son destin en main, de survivre et surtout de s'aimer de façon absolue et pure… Vous saisissez bien mes derniers mots ?
Rompant le silence, le Président chinois répond alors dans sa langue :
— 人類之間永遠不再有戰爭
— Exactement Monsieur le Président… Quelque soit l'état du monde dans lequel nous serons amenés à vivre, nous deviendrions toutes et tous plus forts face à l'adversité mais surtout, comme vous le dites, il n'y aurait plus jamais de guerres entre les Hommes…
°~•_•~°
FIN
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John_X
7 septembre 2026 à 11:49
Je me décide enfin à lire les textes du défi. C'est bien évidemment par le votre que je débute. Eh bien, quel commencement !

Super texte. N'ayant lu que vos textes de "J'irai baiser chez vous", je ne m'attendais pas à ça.
Bonne mise en place de l'univers, on s'attache aux personnages, ce qui rend la fin très prenante.

Un point m'a cependant interpellé. Le personnage de Sam est marié et doit avoir un enfant puisque la simulation commence en aout 2026 avec les données de leur vie réelle avant cette date. (si j'ai bien compris)

Je me suis dit que ca poserait donc problème pour une éventuelle vie amoureuse entre les 2 personnages. Mais finalement, cela pourrait être un bon élément pour une suite : cela rend théoriquement cette rencontre et leur histoire impossible. Mais du point de vue du lecteur on sait que leur union peut (peut-être) produire l'amour absolu. Il y a des enjeux forts.
Avec les résultats de ces données, des thèmes importants peuvent être abordés : destinée vs libre arbitre ; bonheur individuel vs sort de l'humanité, etc...

Bref il me semble que vous allez devoir faire une suite. ;)

Bravo pour ce texte.
Soyez respectueux
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Photo de profil de L'épisto à l'air
L'épisto à l'air
11 juillet 2026 à 17:52
Tu as relevé ton propre défi ! ☺️ Encore un univers fort original et une héroïne marquante, comme tu sais si bien les créer. Une belle idée de l'amour impossible et absolu ! J'aurais simplement aimé un peu plus de silences et de grandes étendues sauvages, mais la chute est belle. Je dirais même plus : elle est "silveriesque" ! 👏🏼
Modifié 11 juillet 2026 à 17:53
Soyez respectueux
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michel60
9 juin 2026 à 08:52
Mon dieu @michel60 ! Comment ai-je pu omettre de répondre à un tel message... 😱
Merci @michel60 ☺️

Mais tu m'as répondu, il n'y avait rien d'urgent. Merci pour ta précision sur les paroles du président chinois.
Je suis d'accord avec toi.
Bonne journée
Soyez respectueux
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Photo de profil de michel60
michel60
5 juin 2026 à 10:01
Superbe l'évolution de cette femme au fil des années. Son amour délicatement raconté pour Sam.
La trame et certains contextes m'ont rappelé un livre que j'ai lu et relu: Malevil de Robert merle.

Par contre la fin très surprenante m'a interpellé, enfin j'ai cru déceler une certaine d'ironie lorsque vous citez la phrase du président chinois.

En tout cas @Silveria merci pour cette belle histoire un peu triste.
Modifié 5 juin 2026 à 10:14
Soyez respectueux
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Silveria
4 juin 2026 à 07:57
Bonjour @Silveria

Superbe récit, fluide et très soigné.
Je ne m’attendais pas du tout à ce qu’il soit aussi dur par contre. Et j’imaginais plus de sexe et de légèreté au vu du titre.
Mais peu importe car ça reste tout de même une très bonne histoire, avec une fin à laquelle je ne m’attendais pas.

C’est ça que je trouve génial avec ce genre de petit défi, aucune des histoires qui seront proposés ne se ressembleront au final.

Bravo à toi et ravi d’avoir découvert un peu ton univers :)

Ce récit est vraiment très atypique pour moi. Ride me baby... l'était déjà mais la j'explore encore plus ma palette scénaristique... J'entends que le titre aurait pu être mieux...
Merci beaucoup pour votre retour @Manu1982 ☺️

Non franchement le titre est très bien, c’est plutôt un bon jeu de mot dont je suis assez friand :)

Vous imaginez bien @Manu1982 que j'ai cherché à honorer Calamity Jane 😉, et les caractéristiques d'un(e) Jerk correspondaient au caractère de mon personnage.
La sonorité n'est pas top et je savais très bien que ça orienterait mon lectorat sur quelque chose de plus léger, voir un peu burlesque, mais j'ai privilégié le sens du terme au détriment de sa sonorité.
Modifié 4 juin 2026 à 07:59
Soyez respectueux
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Photo de profil de Manu1982
Manu1982
4 juin 2026 à 07:40
Bonjour @Silveria

Superbe récit, fluide et très soigné.
Je ne m’attendais pas du tout à ce qu’il soit aussi dur par contre. Et j’imaginais plus de sexe et de légèreté au vu du titre.
Mais peu importe car ça reste tout de même une très bonne histoire, avec une fin à laquelle je ne m’attendais pas.

C’est ça que je trouve génial avec ce genre de petit défi, aucune des histoires qui seront proposés ne se ressembleront au final.

Bravo à toi et ravi d’avoir découvert un peu ton univers :)

Ce récit est vraiment très atypique pour moi. Ride me baby... l'était déjà mais la j'explore encore plus ma palette scénaristique... J'entends que le titre aurait pu être mieux...
Merci beaucoup pour votre retour @Manu1982 ☺️

Non franchement le titre est très bien, c’est plutôt un bon jeu de mot dont je suis assez friand :)
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de yoks78
yoks78
3 juin 2026 à 19:32
Un récit totalement différent de ce qu'on a, pardon, ce que j'ai pu lire jusque là. Une pensée pour terminator quand tu fais un retour dans le passé.
De la violence, mais aussi de la réalité, hélas ...
Soyez respectueux
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Photo de profil de Docsevere
Docsevere
3 juin 2026 à 18:20
Tout comme Wedre j'ai été emballé.
(Un peu vener hier soir parce que j'ai passé 20 minutes à pondre un commentaire élogieux et comme le site déconnait il n'a pas été pris... :()
Moi j'ai beaucoup aimé la première partie, un peu gore (comme toi je me suis dit que ça pouvait valoir d'être classé dans la catégorie trash) mais il y a eu la suite...
Ça m'a fait penser un peu au film La route, la série Jéricho (qui n'a pas rencontré le succès hélas et est restée inachevée), le film récent C'est le monde à l'envers (plus drôle mais assez réaliste), bref tous ces films collapsologues...

Et bien entendu le retournement de situation (à la Wedreca :)) que je kiffe, et qui, s'il n'était pas là, s'il n'y avait pas l'amour et l'optimisme ferait que ce ne serait pas du Silveria !
Bref, j'ai adoré.
Je trouve que ça mérite une deuxième étoile... :)
Soyez respectueux
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Photo de profil de Monsieur Plume
Monsieur Plume
3 juin 2026 à 18:17
Une dystopie très intéressante, sombre et violente à la fois !
Je ne m'attendais pas à ce genre de contexte, mais il colle finalement très bien au thème du far west et la conclusion m'a prise totalement par surprise avec cette lueur d'espoir que pourrait être la "particule de l'amour".
Bravo !
Soyez respectueux
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Photo de profil de Manu1982
Manu1982
3 juin 2026 à 13:24
Bonjour @Silveria

Superbe récit, fluide et très soigné.
Je ne m’attendais pas du tout à ce qu’il soit aussi dur par contre. Et j’imaginais plus de sexe et de légèreté au vu du titre.
Mais peu importe car ça reste tout de même une très bonne histoire, avec une fin à laquelle je ne m’attendais pas.

C’est ça que je trouve génial avec ce genre de petit défi, aucune des histoires qui seront proposés ne se ressembleront au final.

Bravo à toi et ravi d’avoir découvert un peu ton univers :)
Soyez respectueux
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