Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Attente de longue haleine — Chapitre 1 · Délivrance
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Attente de longue haleine
Chapitre 1 · Délivrance
Certains se demanderont si cette histoire est vraie, si elle vaut la peine d'être lue. D'autres n'en auront cure, recherchant simplement dans ces récits, une échappatoire à la réalité. Quelque peu lubrique, entendons-nous bien.
Je suis un auteur à la plume sporadique, lecteur inopiné et au cœur de cette journée ensoleillée, aux prémices du printemps, je voulais vous partager une expérience qui m'a marqué, qui m'a excité, qui m'a fait jouir.
Tout a commencé bien des années auparavant, lycéens à prendre le bus pour se rendre aux cours. De simples aperçus, nous avons commencé à discuter, à se confier. Surtout, elle. Je n'étais pas très bavard à l'époque, assez introverti, timide d'engager le premier pas, dirais-je. Dès lors, les trajets de bus devenaient un réel plaisir et il est même arrivé – quand ses amies n'étaient pas là, et que nous étions assis l'un à côté de l'autre – d'avoir abordé le sexe. Je ne peux le nier, il y avait une certaine attirance entre nous, mais cela est resté amical. Je n'osais pas aller plus loin, elle était encore novice avec les hommes.
Les années se sont écoulées, nous nous sommes un peu perdus de vue, échangeant sporadiquement des messages, sans plus. Après avoir commencé un nouveau travail depuis quelques mois, nous nous sommes remis en contact. Je ne sais plus si c'est moi qui avais envoyé un message, ou elle qui l'avait fait. Peu importe. Elle avait lâché les études, n'ayant pas trouvé sa vocation, et a trouvé un petit travail. Nos échanges, d'abord prudents, ont retrouvé assez rapidement leur passion de nos années lycéennes. Certes, sans aborder le sexe, mais il y avait un petit quelque chose de sa part que je ne pouvais nier. Une timidité, peut-être. Quelque chose avait changé en elle, et cela n'était pas pour me déplaire.
Après avoir longuement parlé, elle a accepté de venir me voir. Le prétexte était de lui faire découvrir mon nouvel appartement. Mon envie était de la voir et... je dois l'avouer... je voulais voir si le début des sentiments que j'éprouvais envers elle était toujours intact.
Le jour J est arrivé. J'avais pris congé la veille pour pouvoir nettoyer l'appartement et faire quelques courses. Nous étions gênés au début. La discussion est venue, hachée. Le moment n'était pas agréable ni désagréable. Il se passait et je pense que chacun appréciait la présence de l'autre, même si les mots ne s'échangeaient que maladroitement. Après la fin du repas, nous avons pris nos verres pour nous installer dans le canapé. Tout d'un coup, lorsque j'avais le regard perdu, je surpris ses tatouages. Elle m'en avait parlé à l'époque. Trois. Un sur le poignet, un sur le pouce et un dernier sur la cuisse. À ma remarque, elle a souri et m'a montré ses deux premiers tatouages. Des empreintes de pas. Un cœur. J'ai souri. Je trouvais cela bien de les voir en vrai. Je lui demandais, innocemment, si elle en avait d'autres. Je savais pertinemment la question. Et la réponse fut celle que je savais, sa cuisse.
Mais après une demande un peu plus osée, elle m'a répondu qu'elle ne me montrerait pas ce dernier. Je pense que j'ai dû arborer une mine un peu déçue, car elle s'est levée. Elle m'a regardé, ses joues un peu rougies, des doigts déboutonnant son jeans.
— D'accord, mais ne ris pas, dit-elle, gênée et légèrement tremblante.
Le tracé d'un rythme cardiaque. Je n'étais pas perdu à regarder ce tatouage. Ses jambes blanches et lisses me firent mordre les lèvres. Je levais légèrement les yeux et sus qu'elle rougissait plus fort lorsque mon regard se concentra sur sa petite culotte blanche. Ma main se posa sur sa cuisse, le bout de mes doigts effleurant le tissu. Elle lâcha un soupir. Je me levais et l'embrassais. À l'heure actuelle, je me demande toujours autant comment avoir trouvé le courage de le faire. Timide, ce baiser s'est transformé à la fois en un baiser maladroit et passionné avant que nous ne tombions dans le canapé. La tendresse de cet échange est devenue sensualité. Ses lèvres glissèrent sur les miennes, ses mains passèrent sous ma chemise. Son t-shirt se retrouva rapidement au sol alors que mes doigts, fébriles, tentaient de vaincre l'agrafe de son soutien-gorge. Elle se redressa légèrement. À ce moment, deux pensées traversèrent mon esprit. Je bandais. Et j'avais chaud.
Ses mains glissèrent dans son dos, le sous-vêtement glissa sur moi avant que je ne le fasse tomber. Ma main vient se refermer sur l'un deux. Rapidement, mes lèvres titillèrent le téton de son second. Elle lâcha un petit cri d'étonnement et de gémissement, ses mains glissant sur ma tête de manière ferme. Ma main glissa entre ses cuisses. Sa culotte blanche n'étant que la seule barrière à la découverte de sa chair. Mes mouvements lui faisant lâcher des soupirs de manière plus fréquente. Sa main tâta la bosse qui s'était formée au niveau de mon entrejambe. Je déboutonnai mon jeans, ses doigts glissant sous mon boxer. Je n'osais pas croire que ce moment était réel. Il l'était. Une passion réfrénée depuis des années. Mes doigts glissèrent, aussi, sous son sous-vêtement.
Mes doigts y découvrirent une fine toison. Sa main se referma sur mon sexe. Nos baisers devinrent langoureux. Je pouvais sentir à quel point elle était excitée de ce moment. Sans doute l'étais-je tout autant. Je ne puis m'en rappeler. J'étais comme ailleurs, dans une bulle dans laquelle il n'existait qu'elle et moi. Sa fente était légèrement humide. Sous mes caresses, je sentis cette humidité devenir plus dévorante. Mon plaisir montait, grandissait sous l'effet de ses mouvements de va-et-vient sur mon sexe. Mes mouvements s'enhardirent. Deux doigts glissèrent en elle, son souffle se bloqua, un gémissement se fit entendre dans la pièce. Je ne sais pas comment vous décrire cette sensation. Peut-être était-ce dû à cette attente longtemps refoulée. C'était comme dans un rêve. Chaud, humide, serré. Mais il y avait ce petit quelque chose, presque indescriptible qui font que cette sensation était bien plus profonde que cela.
Sa main relâcha mon membre pour prendre appui sur le fauteuil. Ses yeux se fermèrent et son corps se redressa légèrement. Je sentis son bassin venir sur mes doigts, ceux-ci s'enfonçant un peu plus en elle. Je commençai à la doigter. D'un habituel doux, le désir m'emporta, le rythme était intense et cela n'était pas pour lui déplaire. Son plaisir me rendit fou. Mon sexe ne débanda pas. Peut-être était-ce seulement quelques minutes ou plus longtemps. Je n'avais plus de notion du temps. Elle ouvrit ses yeux avant de se relever et enleva son jeans avant de faire descendre sa culotte, dernier rempart de sa nudité. Elle, d'habitude si timide, se révélait sous une forme des plus désirables. Mes yeux ne quittèrent pas son corps. Ses petits seins, dressés sous le plaisir, pointant vers l'horizon.
Son corps d'un blanc presque laiteux sur lequel coulaient déjà quelques gouttes de sueur qui me donnaient juste envie de la prendre sans aucune attente jusqu'à cette toison de fins poils blonds foncés dans laquelle mes doigts s'étaient perdus.
Elle se dirigea vers ma chambre. Je n'eus le temps que de me retourner pour admirer ses fesses avant qu'elle ne disparaisse dans la pièce. J'étais tellement excité que cela en faisait presque mal. Je me levai et me déshabillai à mon tour. Aussi nu qu'elle, je me glissai dans la pièce. Je la voyais, à la fois désireuse et timide, allongée sur mes draps. Je me glissai sur elle, nos baisers devinrent plus naturels, mais tout aussi passionnés. Je pense que ni elle ni moi ne pûmes attendre plus longtemps. Mes doigts farfouillèrent dans le tiroir se trouvant sur le lit, extirpant un sachet de la boîte de préservatifs qui s'y trouvait. Elle le regarda et frémit. Je me redressai légèrement et la regardais dans les yeux.
— Tu es sûre ?
Pour toute réponse, un imperceptible hochement de tête. Je déchirai l'emballage d'aluminium en deux.
Malgré ses longues relations, je savais qu'elle n'était pas très expérimentée. Je ne lui avais jamais posé la question. Je le savais. L'intuition, peut-être, si on peut la nommer comme ça. Je sentais mon gland contre son orifice. Je voulais m'y plonger dedans, pris par la passion du moment. J'eus le plus grand des calmes à freiner cette ardeur, la pénétrant centimètre après centimètre. Je sentis son corps se raidir. Non de douleur, non de plaisir. Peut-être juste l'extase ou l'appréhension de cette barrière que nous franchissions. Si mes doigts en elle avaient été un moment de régal, il était pratiquement jouissif de la pénétrer, de me sentir en elle. Je surpris une de ses mains jouer avec sa poitrine, l'autre venant griffer mon dos lors de mes premiers mouvements. Lents. Je savourais cette sensation. Je sentais son sexe s'habituer à ma présence. Mes mains de chaque côté de ma tête, je fis des mouvements de va-et-vient.
Mais rapidement, cette lenteur des débuts se transforma en une ardeur plus rapide. Ses jambes s'écartèrent sous l'assaut de mes reins, sa main maltraitait son sein tandis que ses ongles me griffaient de plus en plus le dos. Sa poitrine se balançait au rythme de mon bassin.
D'abord silencieuse, la pièce résonnait des gémissements et petits cris, tantôt de sa part, tantôt de la mienne. Ses mains étaient posées négligemment sous les draps. Ses yeux fermés sous le plaisir de nos ébats. Je vins coller mon corps contre le sien. Je sentis la pointe de ses seins chatouiller mon torse. Ses gémissements devinrent aussi mouvement que mes coups de reins. Ses jambes se cramponnèrent à mon corps. Nos baisers devinrent maladroits sous le rythme de cet échange. Il ne fallut pas longtemps pour que nos corps se raidissent sous la jouissance et que nous nous endormions, nus, et comblés, dans les bras de l'un l'autre.
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