Jusqu’à la dernière porte
Chapitre 1
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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Jusqu’à la dernière porte — Chapitre 1

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Texte médaillé


Récompense d'excellence

Cette distinction honorifique est attribuée aux textes qui se démarquent par leur

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Les médailles sont spontanément décernées par notre équipe aux textes qui démontrent une maîtrise exceptionnelle de l'art narratif, une profondeur émotionnelle remarquable, et une capacité à captiver et émouvoir le lecteur du début à la fin.

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Evano
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Jusqu’à la dernière porte

Chapitre 1

Le séminaire touche à sa fin. Une avant-dernière journée de conférences, de discussions stériles, de verres échangés au bar de l'hôtel. Tout le monde a fini par regagner sa chambre, repu de contacts professionnels, anesthésié par le vin tiède et la fatigue des apparences maintenues trop longtemps.
Le silence du couloir menant à nos chambres est assourdissant, presque irréel après l'agitation de la soirée. Toute l'aile de l'hôtel semble figée, comme si nous étions seuls.
Elle.
Celle qui joue avec moi depuis des mois sans jamais se brûler. Celle qui sait jusqu'où aller sans franchir la ligne. Celle qui m'adresse des regards qui en disent plus que des mots.
Des messages anodins en apparence. Des cafés partagés trop longtemps. Des parties de baby-foot où nos doigts s'effleurent sous prétexte de plaisanter.
Nous avons tenu bon, l'un et l'autre, patientant jusqu'à ce que nos collègues disparaissent dans leurs chambres respectives. Pour profiter. Chaque minute volée à cette douce soirée de juin.
 
Sous la douche, l'eau chaude ruisselle sur ma peau, mais mon corps reste tendu. Mon esprit refuse de lâcher l'image de son regard, cette lueur espiègle au coin de ces yeux noisette, ce sourire complice avant qu'elle ne referme la porte derrière elle.
Putain, c'était le moment. J'aurais dû l'embrasser. Là, tout de suite, devant sa porte.
Je l'avais sentie, cette seconde suspendue. L'air chargé d'évidence entre nous. Son souffle court, l'infime hésitation dans son regard. Le désir de son abandon interdit. J'allais le faire. Mais cette foutue collègue a surgi au mauvais moment, lançant un "Bonne nuit !" anodin qui nous a fait reculer d'un pas. Qui a brisé cette seconde où tout aurait pu basculer.
 
J'aurais pu l'attraper par la taille, coller mes lèvres aux siennes, la plaquer contre cette porte et lui faire comprendre, sans un mot, ce que je ressens. Ce que je veux.
Mais cette voix a brisé la bulle.
Elle s'est retournée, a ri doucement. A soufflé un "Bonne nuit" en retour.
Et elle est partie.
Comme ça.
Comme si rien ne s'était joué. Comme si moi, j'étais seul à brûler.
Son image tourne en boucle dans mon crâne et martèle mon corps. Quand, assise à mes côtés en réunion, ses fines cuisses sous un collant attirent mon regard. Quand son chemisier qui s'entrouvre juste assez pour dévoiler la naissance de ses seins ronds. Quand son jean moule ses fesses ondulantes de quarantenaire sportive. Quand elle passe devant moi, ignorant – ou faisant semblant d'ignorer – l'effet qu'elle me fait.
Une colère sourde me monte au ventre. Non… Pas cette fois.
Je refuse d'être encore ce type qui regrette.
Je refuse d'être encore celui qui laisse filer.
 
D'un geste déterminé, je sors de la douche, enroule une serviette autour de ma taille et saisis mon téléphone. Mes doigts tremblent à peine tandis que je tape le message :
"Si je viens frapper à ta porte, cela serait-il une mauvaise idée ?"
L'eau dégouline encore le long de ma nuque alors que j'attends. Mon cœur cogne dans ma poitrine, une violence sourde, presque douloureuse. Adrénaline. Excitation. Ou peur d'un refus ? Peut-être un mélange des trois.
L'écran s'allume.
"Uniquement si quelqu'un nous entend…"
Je relis plusieurs fois ses mots, chaque syllabe résonnant en moi comme une décharge. Elle veut ça autant que moi. Un frisson me traverse, électrise chaque nerf de mon corps. C'est irréel. Comme si je plongeais dans un rêve dont je refuse de me réveiller.
Je me jette sur mes vêtements, les enfile sans même réfléchir. Je suis trop fébrile, trop brûlant pour être soigneux.
J'attrape la carte de ma chambre, tire la porte sans la claquer pour ne réveiller personne, retenant mon souffle comme un voleur. Le couloir est désert. Silencieux. Pourtant, chaque pas semble résonner, chaque respiration trop forte. Mon désir pulse, affamé, incontrôlable.
Arrivé devant sa porte, je marque un temps d'arrêt. Vérifie le numéro. Pas question de merder.
Je frappe. À peine du bout des doigts.
Elle ouvre dans la seconde.
Mais reste cachée derrière la porte.
Un frisson plus profond me traverse alors que je saisis l'intensité du moment.
Elle m'attendait.
 
 
Lorsque la porte se referme derrière moi, tout change. L'ambiance feutrée de la chambre, le souffle continu de la climatisation, la lumière tamisée qui sculpte les ombres sur les draps défaits… Tout semble plus intime, plus dangereux.
Et elle.
Je la découvre autrement, presque vulnérable, loin de l'image sûre d'elle et parfaitement maîtrisée qu'elle affiche en journée. Son maquillage a disparu, laissant la pureté brute de son visage m'apparaître sans fard. Plus d'artifices, plus de masque social. Juste elle. Son regard noisette, plus profond encore sans ce trait de crayon qui l'encadrait. Ses cils, naturellement longs, battant trop vite sous l'intensité du moment. Ses lèvres, légèrement mordues, rougies par l'attente. Sa peau, encore fraîche d'une douche rapide, exhale un parfum de propre mêlé à une chaleur plus intime, plus enivrante.
Je me surprends à retenir mon souffle. Je suis si chanceux de la voir ainsi.
Son mari la connaît dans l'intimité, bien sûr. Il est le seul à la voir sous cet angle, se défaire de ses parures pour redevenir simplement femme. Mais moi, ce soir, j'entre dans un espace qui ne m'était pas destiné. Je vole quelque chose qui ne m'appartient pas.
Elle porte un petit short de coton, si léger qu'il suit la courbe de ses hanches et devine la naissance de ses fesses. Un débardeur fin épouse la rondeur parfaite de sa poitrine, et l'absence de soutien-gorge ne laisse aucun doute sur ce que je devinerai une fois le tissu ôté. Ses tétons, déjà dressés sous la matière trop fine, trahissent son état. L'attente. L'excitation.
Sa respiration est irrégulière. Sa poitrine se soulève un peu trop vite, et je remarque ce tic nerveux : elle humecte ses lèvres du bout de la langue, comme si elle hésitait encore. Un geste infime, presque imperceptible. 
Mais il dit tout.
Elle lutte. Elle bascule dans l'interdit.
 
Je m'avance lentement. L'air se densifie entre nous, chargé d'une électricité presque douloureuse. Chaque frémissement sur sa peau, chaque micro-mouvement de ses doigts crispés me frappe de plein fouet.
Je pourrais l'embrasser. Effacer la distance en un souffle. Mais non. Je veux que ce soit elle.
Alors je me rapproche juste assez pour sentir la chaleur de son corps contre le mien. Je la laisse faire le dernier pas. Elle hésite une fraction de seconde. Son regard accroche le mien, vacille, puis revient avec une intensité brûlante. Et enfin, elle cède.
 
Ses lèvres trouvent les miennes, d'abord doucement, comme si elle prenait conscience de ce qu'elle est en train de faire. Puis, en une seconde, l'hésitation s'efface, et le baiser devient avidité pure. Ses mains s'accrochent à moi, glissent sous mon polo pour parcourir ma peau et me tirer contre elle. Je la tiens par la taille, mes doigts effleurent la naissance de son dos nu, et son frisson me traverse comme une décharge.
Nos souffles s'emmêlent, rauques, affamés. Elle gémit contre ma bouche lorsqu'elle se presse contre moi, écrasant ses seins tendus contre mon torse.
Je glisse mes doigts sous son short, effleure la peau tiède de ses hanches. Elle tressaille violemment. Sa peau est douce, encore humide de la douche, et l'odeur subtile du savon mélangée à celle de son désir naissant m'embrase. Je contourne sa hanche, découvre l'arrondi parfait de ses fesses sous le tissu trop fin.
Un soupir lui échappe, presque tremblant. Elle me veut et cette pensée me rend fou.
 
Je la soulève d'un mouvement fluide. Elle s'accroche à moi, enroulant ses jambes autour de ma taille. Son souffle court résonne à mon oreille, et lorsqu'elle murmure mon prénom, presque sans s'en rendre compte, je perds tout contrôle.
Elle relâche son étreinte lorsque je la dépose sur le lit. Ses jambes s'ouvrent, ses cuisses tièdes frôlant mes hanches. Je me redresse légèrement, juste assez pour l'admirer ainsi allongée sous moi, vulnérable et fiévreuse. Elle ne détourne pas le regard.
Me penchant sur elle, mes lèvres effleurent son cou. Sa respiration s'accélère aussitôt. Chaque baiser sur sa clavicule la fait frissonner, chaque caresse déclenche une nouvelle vague de tension sous sa peau.
Mes doigts attrapent le bas de son débardeur et commence à le remonter lentement, savourant chaque centimètre de peau dévoilé. Quand enfin ce dernier bout de tissu glisse le long de ses bras et tombe au sol, je ne peux retenir un large sourire.
Ses seins refaits, magnifiques, libres, fiers. Ses tétons, d'un rose sombre, déjà durs. J'effleure leur pointe du bout des doigts, et elle arque le dos, un gémissement s'échappant de ses lèvres entrouvertes.
Le son me fait l'effet d'un coup en plein ventre. Alors je les prends en bouche.
Sa réaction est immédiate. Son dos se cambre davantage, ses doigts agrippent mes cheveux, et un gémissement rauque, plus long, résonne dans la chambre.
Elle bascule la tête en arrière, abandonnée, vaincue par le désir qu'elle ne peut plus contenir.
Je devrais penser à ce que nous sommes en train de faire.
Je devrais penser à son mari.
Mais ce soir, elle est à moi.
 
 
Je descends lentement, ma langue traçant une route brûlante sur son ventre. Sa peau frissonne sous chaque effleurement, un frisson qui naît au creux de son ventre et se propage en vagues jusqu'au bout de ses doigts crispés sur les draps. Elle tremble déjà, tentant de maîtriser sa respiration, mais c'est inutile. Chaque souffle est plus court, plus saccadé, chaque battement de son cœur résonne entre nous comme un aveu. 
Je lis en elle comme dans un livre ouvert.
Elle ne peut plus fuir. Elle n'a jamais voulu fuir.
Lorsque mes doigts accrochent le tissu de son short, elle ne résiste pas. Au contraire, elle soulève les hanches, une invitation silencieuse qui me fait serrer la mâchoire. Il n'y a plus de place pour l'hésitation. Plus de barrières. Plus d'interdits. Juste elle, sa peau brûlante sous mes paumes, l'odeur subtile du savon mêlée à celle, plus brute, plus intime, de son désir.
 
Je prends mon temps. Mon regard effleure son intimité. Ses cuisses entrouvertes, ses lèvres gonflées, plus sombres que le reste de sa peau, luisantes d'attente. Elle est magnifique. Je pourrais la dévorer tout de suite, m'engloutir dans son plaisir, dans sa chaleur. Mais non, je veux la voir se tordre sous moi, la sentir perdre pied centimètre par centimètre.
 
Je saisis sa cheville, la soulève doucement et pose mes lèvres sur son pied. Elle sursaute, surprise. Nos regards se croisent, le sien vacille, perdu entre incompréhension et désir. Ses orteils se crispent sous ma langue. Je glisse lentement, effleurant l'os délicat de sa cheville, la peau tendre de son mollet. Sa respiration se brise. Elle comprend. Elle sait que je vais la faire languir, que je vais la pousser au bord du gouffre avant de la laisser tomber. Lorsque j'atteins l'intérieur de sa cuisse, un soupir lui échappe, incontrôlable. Elle lutte contre la vague qui monte en elle, mais son corps la trahit. Elle me veut. Maintenant. Ses cuisses tremblent, s'ouvrent plus largement. Elle m'offre tout.
Je la frôle enfin.
 
Un frisson la traverse, sa poitrine se soulève violemment sous un gémissement étranglé. Ses cuisses se contractent un instant, réflexe involontaire, instinctif, avant qu'elle ne les ouvre de nouveau. Ses doigts s'enfoncent dans mes cheveux, tentent de me retenir contre elle. Mais je ne cède pas. Pas encore.
Ma langue danse, taquine, évite le centre de son plaisir pour mieux l'agoniser. Je goûte sa peau, effleure ses replis, laisse mon souffle la torturer. Elle gémit, bascule les hanches, cherche à me guider vers là où elle en a désespérément besoin. Mais je joue. Je veux la voir sombrer, perdre toute retenue.
— S'il te plaît…
 
Sa voix est rauque, brisée. Elle se cambre sous moi, le dos quittant le matelas, sa main crispée sur sa propre poitrine. Son autre main cherche à me presser contre elle, à m'empêcher de fuir. Son corps n'est plus qu'un brasier, une tempête incontrôlable. Je la sens glisser, s'effondrer dans l'abandon, ne plus être qu'un cri silencieux prêt à exploser.
Alors seulement, je cède.
Je la dévore.
 
Elle bascule immédiatement, le choc la traverse de part en part. Un cri rauque lui échappe, saccadé, brut, arraché du plus profond d'elle-même. Ses cuisses vibrent autour de mon visage. Je tente de les maintenir avec mes mains. Son plaisir pulse, monte en vagues incontrôlables. Je la bois, je la ressens, je la possède entièrement.
Son corps tout entier réagit à moi. Ses doigts tirent mes cheveux, ses jambes s'accrochent à mes épaules, son ventre se contracte sous la dernière secousse qui la traverse. Elle est sublime, perdue, offerte.
Puis, le silence.
Un instant suspendu, irréel, où elle tente de reprendre pied dans la réalité.
 
Je la regarde, fasciné. Son ventre se soulève encore violemment sous sa respiration erratique. Ses cuisses se sont refermées, ses pieds se croisent en l'air, et sa main, posée sur sa vulve inondée, semble vouloir contenir ce qu'elle vient de vivre. Elle est encore là, entre deux mondes, flottante, brisée par l'intensité de son orgasme.
Et moi, je suis là, le souffle court, brûlant d'envie, incapable de détacher mon regard de cette vision d'abandon absolu. J'ai gagné. J'ai pris tout ce qu'elle voulait me donner, et elle ne s'est jamais retenue.
Je me redresse lentement, retire mon polo en le faisant glisser sur ma peau. Elle ouvre les yeux, encore embrumés, hagards. Nos regards se croisent. Une lueur traverse ses prunelles, une chaleur encore incandescente.
Je défais mon pantalon, mes gestes lents, précis. Je veux savourer ce moment, la sentir frissonner sous mon corps. Elle, toujours offerte, encore tremblante.
Et puis, comme un aveu silencieux, elle écarte à nouveau les cuisses.
Une invitation.
Une supplique.
Mon cœur cogne dans ma poitrine. Une chaleur brute m'envahit, une vague de désir, mais aussi de quelque chose de plus grand. De plus puissant.
Elle est si belle. 
 
 
Je me penche au-dessus de son corps fin. Dès que mon visage est à sa hauteur, elle capture ma bouche sans hésitation, sa langue cherchant la mienne, goûtant à sa propre extase sur mes lèvres.
Nos peaux s'épousent, nos souffles se mêlent, et mon sexe dur effleure l'intérieur de sa cuisse, glisse lentement jusqu'à sa vulve trempée. Le contact la fait sursauter, un frisson électrique secoue son corps. Elle fige son mouvement, surprise, haletante, et dans un réflexe instinctif, elle lève légèrement la tête pour regarder entre nous. Ses yeux s'agrandissent en découvrant ce qui la frôle, sa bouche s'entrouvre dans un mélange de curiosité et de trouble.
 
Sa main hésite un instant avant de descendre, ses doigts effleurent la base de mon sexe, remontent lentement, explorant chaque veine tendue, la chaleur de ma peau, la fermeté qui pulse sous sa paume. Un soupir tremblant lui échappe lorsqu'elle glisse mon gland sur sa fente, le frottant contre son clitoris gonflé. Je la sens frémir sous moi, sa prise se raffermit, et elle continue, jouant avec cette pression exquise, l'humidité de son désir rendant chaque frottement plus fluide, plus tentant.
Puis, sans un mot, elle incline légèrement son bassin, ajuste notre position avec une lenteur presque solennelle. Nos regards se captivent, suspendus à cet instant fragile où tout bascule. Un dernier frisson la traverse avant qu'elle ne cède, qu'elle ne s'abandonne complètement.
Dans une ondulation délicieuse, elle guide mon sexe en elle.
 
La sensation est immédiate, vertigineuse. Sa chaleur m'enveloppe, une étreinte brûlante et serrée qui me coupe le souffle. Son corps se tend à l'intrusion, ses muscles se contractent, résistent une fraction de seconde, puis cèdent lentement sous la pression, s'ouvrant à moi, m'accueillant dans une vague de plaisir moite. Sa respiration se brise en un halètement saccadé, ses paupières papillonnent, comme si son corps luttait entre la tension et la jouissance qui monte en elle.
Mon front effleure le sien, mes lèvres frôlent les siennes sans vraiment les capturer. Nos regards se sondent, scrutent l'onde de plaisir qui secoue l'autre à chaque mouvement, chaque avancée plus profonde. Mon ventre se plaque contre le sien, et je m'ancre en elle jusqu'à la garde, sentant la moindre pulsation de son corps contre le mien.
 
Nos corps se trouvent, se reconnaissent, s'apprivoisent dans une danse instinctive. Mes mains parcourent sa peau offerte, agrippent ses cuisses, les caressent, les écartent encore pour mieux me fondre en elle. Je la soulève légèrement dans mon élan, mes doigts glissant jusqu'à ses fesses que je pétris, attirant son bassin contre le mien pour approfondir chaque va-et-vient.
 
Ses ongles s'accrochent à mon dos, griffent légèrement alors que la tension monte. Ses jambes m'enserrent, m'emprisonnent contre elle, refusant que je recule, m'imposant de la remplir encore et encore. Ses gémissements se brisent contre mon oreille, des souffles entrecoupés de supplications à peine audibles. Plus fort… encore… oui, là… comme ça…
 
Je perds la notion du temps, perdu dans le bercement de nos corps, dans l'onde de chaleur qui pulse entre nous. Son plaisir devient le mien, une spirale ascendante où mes nerfs à vif répondent à chaque contraction de son ventre, à chaque pression de ses hanches contre moi.
Mais soudain, elle reprend le contrôle.
 
Dans un mouvement fluide, elle me repousse sur le dos et s'installe à califourchon sur moi. Sa main vient chercher mon sexe trempé de nous deux, l'aligne contre son entrée, puis elle s'empale lentement, savoure chaque centimètre qu'elle s'approprie. Son dos se cambre sous la sensation, sa bouche s'ouvre en silence, absorbée par le plaisir qui l'envahit.
 
Je la regarde, subjugué. Son corps glisse sur moi avec une fluidité ensorcelante, un mélange de douceur et d'avidité. Mes mains viennent chercher ses seins dressés, caressent leurs courbes, font rouler ses tétons entre mes doigts, déclenchant un gémissement étouffé.
Elle bascule d'avant en arrière, créant une friction exquise qui me fait rouler des yeux. Une onde de chaleur parcourt mon bas-ventre, un picotement diffus qui s'intensifie à chaque va-et-vient. Mon sexe pulse en elle, pris au piège de sa moiteur, du resserrement de son plaisir qui monte et me serre un peu plus à chaque mouvement.
Puis elle change de rythme.
 
Ses paumes viennent s'ancrer sur mon torse, et elle ondule plus vite, sans pause, se laissant happer par la cadence effrénée qui la mène droit à l'extase. Son souffle saccadé devient erratique, ses mouvements frénétiques. Elle se perd, elle se brise contre moi, et je la suis, incapable de retenir la montée fulgurante qui me gagne.
Je suis au bord.
Elle le sent.
Dans un réflexe précis, elle se redresse, se soulève, me libère de son étreinte brûlante, puis se retourne et se cambre, m'offrant le spectacle le plus obscène et le plus sublime à la fois. Son dos creusé, ses hanches ondulantes, ses fesses appelant mes mains.
Sans un mot, sans un regard, elle m'ordonne la suite.
Et je ne peux que lui obéir.
 
 
Je me saisis de ses hanches, mes doigts s'enfonçant dans sa chair ferme alors qu'elle s'offre à moi, cambrée, vulnérable et impatiente. D'un mouvement lent mais implacable, je guide ma verge entre ses fesses rondes et tendues, la faisant glisser contre sa fente humide, la taquinant, l'effleurant juste assez pour qu'elle frémisse. Elle tressaille, agrippe les draps, impatiente et fébrile.
 
Puis, dans un dernier soupir tremblant, elle recule d'elle-même, centimètre après centimètre, sentant ma chair forcer la sienne, s'étirer autour de moi, l'engloutir dans une lenteur exquise. Je la sens se crisper un instant, suspendue entre la brûlure et le plaisir, puis son corps cède, s'ouvre totalement, m'aspire dans une chaleur dévorante.
 
Je suis au plus profond d'elle. Mon sexe disparaît dans sa chatte affamée, chaque va-et-vient la déforme, sa vulve s'écartant, épousant ma verge avec une avidité incontrôlable. À chaque enfoncement, mon gland bute contre l'entrée de son ventre, arrachant un gémissement étouffé qu'elle tente de cacher en pressant son visage contre l'oreiller. Mais je l'entends. Je ressens la tension dans son dos arqué, ses ongles crispés sur le drap, ses cuisses tremblantes.
 
Je perds le contrôle.
Mes mains serrent ses hanches avec force, la maintenant en place tandis que mon bassin se fait plus dur, plus précis. Je la prends à pleine force, mon sexe la pilonnant, sa peau claquant contre la mienne à chaque coup de reins. Son corps se tend, son dos se creuse encore plus, cambré jusqu'à l'extrême. Elle est magnifique ainsi, offerte, consumée, incapable de faire autre chose que de me laisser la remplir encore et encore.
Sous moi, le spectacle est irréel. Son intimité s'écarte à chaque retrait, laissant à peine apparaître le bord de mon gland avant que je ne l'enfonce à nouveau, l'écrasant contre ses parois sensibles. Elle gémit plus fort, sa voix étranglée par le plaisir, sa main crispée sur le drap comme un dernier point d'ancrage avant qu'elle ne cède complètement.
 
Je suis perdu.
Une chaleur foudroyante explose dans mon bas-ventre, se propage en ondes électriques brûlantes à travers tout mon corps. Nous nous écroulons l'un sur l'autre. Elle, à plat ventre sur le lit et mon ventre contre son dos. Je sens ses parois se contracter violemment autour de moi, me happer dans un dernier spasme incontrôlable. Une décharge me traverse, secoue mes reins alors que je me déverse en elle, pulsation après pulsation, noyé dans l'intensité de l'instant.
Elle tremble sous moi, secouée par ses propres vagues de plaisir. Nos corps frissonnent encore, des spasmes résiduels parcourant nos membres épuisés. Mon sexe palpite en elle une dernière fois, comme pour graver ce moment dans nos chairs.
 
Puis, tout s'arrête.
Le temps se suspend, figé dans cette extase insoutenable. Plus rien n'existe, plus de chambre, plus de peur, plus de retenue. Juste nous. Nos souffles qui se mélangent, nos cœurs battant en écho.
Sa main cherche la mienne sur le drap froissé. Nos doigts s'entrelacent sans un mot. Ce moment, unique et absolu, est gravé en nous, brûlant dans nos corps marqués par la passion.
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Photo de profil de ChachaVelours
ChachaVelours
10 juin 2025 à 11:22
J'ai adoré ce récit !
Je suis... ouh ! Je me suis imaginé à la place de cette femme !
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Photo de profil de pctyrka
pctyrka
7 avril 2025 à 09:35
On ressent toute la passion qu'il y a entre eux. C'est superbe
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Photo de profil de Wedreca
Wedreca
31 mars 2025 à 19:37
Tu as joué à fond la carte de la description. Chaque détail fait l'objet d'un soin tout particulier.

Au vu des commentaires, il semblerait que ton texte ait fait mouche ;).

Et bravo à toi pour ta deuxième médaille :) !
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Photo de profil de Evano
Evano
30 mars 2025 à 18:32
Merci pour ce commentaire
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Utilisateur supprimé
30 mars 2025 à 04:23
Beau récit, bravo !
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Photo de profil de imaxparis
imaxparis
29 mars 2025 à 18:00
La violence du désir magnifiquement décrite. Tout est douceur dans ce récit. Les jours passés en séminaire, côte à côte - on a tous connu ça dans les formations d'entreprise - et le final où tout n'est pas joué. Va-t-il oser après la première tentative avortée ? Oui il le fait ! Va-t-elle accepter ? Oui, sans fioriture : elle l'attendait...
Ce n'est alors que la progression de leur désir mutuel qui va en s'amplifiant où l'homme est attentif aux plaisirs de sa compagne. Pas de brutalités, que douceur jusqu'au bouquet final : cette extase insoutenable.

Bravo à l'auteur. Votre récit est remarquable. On en veut encore...

Imax
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Syran
29 mars 2025 à 15:47
Magnifique et parfait
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Photo de profil de Docsevere
Docsevere
29 mars 2025 à 11:00
Très belle écriture, qui cherche et réussit à retranscrire chaque émotion, chaque palpitation, chaque instant de cette communion entre les deux êtres, ce moment magique où naît la symbiose, ce moment tellement rare, même dans la vie d'un couple uni et aimant.
Bravo
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Photo de profil de rtx42
rtx42
29 mars 2025 à 08:09
c'est magnifiquement écrit
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Photo de profil de BluePanthere
BluePanthere
28 mars 2025 à 15:44
Bravo !
On ressent chaque mouvement, chaque respiration, chaque frisson : on vit le moment !
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