Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Suzanne et les hommes — Chapitre 3 · La décision
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Suzanne et les hommes
Chapitre 3 · La décision
Suzanne se leva tôt. Moins tôt que Romuald. Il finissait déjà son café quand elle se douchait encore. Tout en se savonnant, elle hésitait sur la manière de s'habiller ou de se coiffer. Elle s'aspergea d'un parfum discret. Devant sa garde-robe, en culotte et soutien-gorge, elle fit défiler les cintres. Le choix d'une tenue classique lui permit d'affiner la sélection. Le chemisier blanc allait de soi. Tailleur bleu ou noir ? Trop sombre, trop austère, optons pour la couleur. Bas autofixant. Talons hauts neufs. Les cheveux ? Plus compliqué. Elle commença par les lisser longuement, histoire de le discipliner un peu. Elle les rassembla ensuite en queue-de-cheval. Tressés, torsadés, cela prendrait trop de temps. Elle opta pour le chignon banane, s'énerva, défit tout, recommença. Le chignon flou serait trop fou. Cernés d'épingle sa coiffure s'assagit. Du rouge à lèvres ? Oui, mais pas trop voyant. Elle abdiquait, mais elle ne voulait pas passer pour une traînée.
Elle se promit de rester de marbre, quelles que soient les intentions du clerc. Lors de l'assaut, elle saurait lui démontrer qu'elle restait une femme honnête. Si elle faisait preuve d'assez de conviction peut-être même renoncerait-il. Ne restaient que les yeux. Une légère touche de fard à paupières et de mascara. Pour finir, les lunettes. Fin prête.
La matinée était déjà bien avancée, sans que Deluze ne se soit manifesté, quand un vacarme provenant du couloir poussa Suzanne à sortir de son bureau. Elle assista à un spectacle navrant. Isabelle était accroupie, ramassant nerveusement des feuilles de papier éparpillées un peu partout sur le sol. Maître Vidal se tenait au-dessus d'elle, la tançant vertement :
— Ce que vous pouvez être cruche ma pauvre fille ! Dépêchez-vous un peu ! Je veux ce dossier correctement classé sur mon bureau d'ici cinq minutes.
La notaire tourna les talons sans plus attendre. Suzanne se précipita pour aider Isabelle. Les joues de la secrétaire étaient rouges et ses yeux brillaient.
— Elle m'a bousculé, dit-elle, elle l'a fait exprès.
— Elle ne va pas s'en sortir si facilement. Je t'accompagne si tu veux et on lui lâche ses quatre vérités !
— Laisse tomber, ce serait pire encore.
— Elle ne va pas s'en sortir si facilement. Je t'accompagne si tu veux et on lui lâche ses quatre vérités !
— Laisse tomber, ce serait pire encore.
Suzanne commençait à connaître Maître Vidal. Autant Maître Mulatier était patelin, autant sa consœur faisait preuve d'une sécheresse et d'une intransigeance sans concession. Ses colères froides étaient proverbiales et Isabelle en faisait le plus souvent les frais. La grande blonde pulpeuse était pourtant loin d'être incompétente, mais, visiblement, Vidal avait décidé d'en faire sa tête de Turc. Sitôt le dossier rassemblé, la secrétaire fila retrouver la notaire.
Suzanne revenait à peine son poste de travail quand le téléphone sonna. Mulatier voulait la voir, dès que possible. Quel soulagement ! Elle allait échapper encore un peu à l'infâme Deluze. A cet instant, la jeune femme eut ce que l'on peut convenir d'appeler une illumination. Elle imprima en toute hâte les tableaux incriminés par le clerc.
Suzanne frappa timidement à la porte. On lui dit d'entrer. Mulatier se tenait assis derrière son vaste bureau de style Directoire.
Suzanne revenait à peine son poste de travail quand le téléphone sonna. Mulatier voulait la voir, dès que possible. Quel soulagement ! Elle allait échapper encore un peu à l'infâme Deluze. A cet instant, la jeune femme eut ce que l'on peut convenir d'appeler une illumination. Elle imprima en toute hâte les tableaux incriminés par le clerc.
Suzanne frappa timidement à la porte. On lui dit d'entrer. Mulatier se tenait assis derrière son vaste bureau de style Directoire.
— Bonjour ma chère Suzanne !
— Bonjour Maître.
— Allons, appelez-moi François... J'espère que vous ne m'en voulez pas de m'être laissé aller l'autre soir...
— Non, voyons, nous sommes humains. Vous vouliez me voir au sujet d'une affaire ?
— Oui, en votre présence, j'oublie tout, suis-je bête. Avez-vous reçu les éléments du dossier Bazin-Duclos ?
— Non, mais je peux rappeler l'agence.
— Ne vous donnez pas cette peine, cela peut attendre.
— Bonjour Maître.
— Allons, appelez-moi François... J'espère que vous ne m'en voulez pas de m'être laissé aller l'autre soir...
— Non, voyons, nous sommes humains. Vous vouliez me voir au sujet d'une affaire ?
— Oui, en votre présence, j'oublie tout, suis-je bête. Avez-vous reçu les éléments du dossier Bazin-Duclos ?
— Non, mais je peux rappeler l'agence.
— Ne vous donnez pas cette peine, cela peut attendre.
Il la convoquait en urgence pour lui dire ensuite que l'affaire n'avait rien de pressé. Il aurait voulu la faire tourner en bourrique qu'il ne s'y serait pas pris autrement. Mulatier souriait. Suzanne se sentait gênée. Après avoir pris une grande inspiration, elle se décida :
— Maître, il faut que je vous parle d'un sujet grave.
— Pensez-vous que nous devions faire preuve de discrétion, même vis-à-vis de nos confrères ?
— Pensez-vous que nous devions faire preuve de discrétion, même vis-à-vis de nos confrères ?
Suzanne répondit par l'affirmative. Il alla verrouiller la porte.
— Simple question de sécurité.
Suzanne lui déballa tout : les malversations de Lambert, les sous-entendus de Deluze. Quand elle eut fini son récit, Maître Mulatier resta un moment silencieux avant de croiser les mains devant lui. Seule une lueur particulière dans les yeux trahissait la colère froide qui l'emportait.
— Je savais Deluze prêt à tout pour parvenir à ses fins, mais jamais je n'aurais pensé qu'il se comporte ainsi. Une véritable petite ordure à qui je collerais bien mon poing sur la gueule !
Suzanne frissonna. Elle n'avait jamais vu le notaire perdre son sang-froid ou menacer qui que ce soit de violences en termes aussi grossiers.
— Ne vous faites aucun souci, je veillerai personnellement à ce que vous ne soyez pas impliquée. Si Lambert s'engage à rembourser les sommes, nous devrions pouvoir étouffer l'affaire, même s'il m'en coûte sur un plan déontologique.
Suzanne se précipita aussitôt en direction de Mulatier. Pour un peu, elle se serait prosternée à ses pieds. Ils restèrent ainsi, elle penchée sur lui, les mains posées sur les siennes, yeux dans les yeux, jusqu'à ce qu'il brise le silence.
— Eh bien, Suzanne, reprenez-vous. Vous connaissez les sentiments... paternels qui m'animent à votre encontre. Vous voir si proche, si bouleversée, me perturbe.
Suzanne recula et soudainement éclata en sanglots. De gros hoquets secouaient ses épaules. Maître Mulatier, faisant fi des bonnes résolutions affichées la minute précédente, se leva pour consoler la jeune femme en la prenant dans ses bras.
De grosses larmes coulaient sur les joues de Suzanne. Le notaire se méprit sur le chagrin qui la secouait :
De grosses larmes coulaient sur les joues de Suzanne. Le notaire se méprit sur le chagrin qui la secouait :
— Si j'ai fait quoi que ce soit qui puisse vous offenser...
— Vous ne comprenez pas, dit-elle, entre deux sanglots. Cela fait des mois que mon mari ne me touche plus, ne me regarde plus. Suis-je si laide, si repoussante ? Est-ce par pitié que vous me flattez ?
— Comment est-ce possible ? Je dois avouer ne pas comprendre ce garçon. Il dispose à la maison d'une femme ravissante et que fait-il ? Il la délaisse !
— Vous ne comprenez pas, dit-elle, entre deux sanglots. Cela fait des mois que mon mari ne me touche plus, ne me regarde plus. Suis-je si laide, si repoussante ? Est-ce par pitié que vous me flattez ?
— Comment est-ce possible ? Je dois avouer ne pas comprendre ce garçon. Il dispose à la maison d'une femme ravissante et que fait-il ? Il la délaisse !
Il se tenait contre elle, ses grosses pattes d'ours posées sur ses épaules. Suzanne ne savait plus vraiment quoi penser, partagée entre la détresse et les flatteries de son patron.
— Dites-moi mon petit, avez-vous pensé à prendre un amant ?
— Mais non ! Qu'allez-vous penser là... Je reste fidèle. Même si cela peut vous sembler désuet, je n'ai jamais connu d'autre homme que Romuald.
— Mais non ! Qu'allez-vous penser là... Je reste fidèle. Même si cela peut vous sembler désuet, je n'ai jamais connu d'autre homme que Romuald.
Maître Mulatier prit quelques instants de réflexion. Ce fut sur un ton médical qu'il dit :
— Sans chercher à m'immiscer dans votre couple, que diriez-vous d'un petit jeu de rôle ?
— Qu'entendez-vous par là ?
— Eh bien, imaginons que nous soyons chez vous et que je sois votre mari. Je rentre le soir, je suis harassé par une journée de travail. Que feriez-vous ?
— Qu'entendez-vous par là ?
— Eh bien, imaginons que nous soyons chez vous et que je sois votre mari. Je rentre le soir, je suis harassé par une journée de travail. Que feriez-vous ?
Cette proposition paraissait bien innocente, pensa Suzanne. Elle soupçonnait tout de même que d'autres intentions, d'autres idées germaient dans la tête du notaire. La porte était fermée. S'il avait voulu lui sauter dessus, ce serait déjà fait. Qu'avait-elle à perdre ?
— Mettez-vous à l'aise. Retirez votre veste, défaites quelques boutons de votre chemisier. Voilà, pas plus. Reconstituons une soirée habituelle, à votre domicile et voyons ce qui pourrait aller de travers.
— Que dirais-tu d'un whisky ? dit Suzanne en adoptant le tutoiement pour mieux rentrer dans le rôle.
— Avec plaisir ma chérie.
— Que dirais-tu d'un whisky ? dit Suzanne en adoptant le tutoiement pour mieux rentrer dans le rôle.
— Avec plaisir ma chérie.
Suzanne marcha jusqu'à un meuble où Mulatier conservait quelques bouteilles pour les grandes occasions.
— N'hésite pas à te servir également, ajouta-t-il.
Suzanne se pencha un peu en avant pour tendre le verre à Mulatier, offrant un aperçu de son décolleté. Elle éprouvait à la fois de la honte et de l'excitation.
— Quel délicieux spectacle ! Tu as de si beaux seins ma chérie.
— Romuald ne dirait jamais une chose pareille...
— Romuald ne dirait jamais une chose pareille...
Suzanne n'avait pas l'habitude des alcools forts et le whisky commençait à lui tourner la tête.
— Autoriserais-tu que je les examine ? Qui nous dit que notre problème de couple ne vient pas de là ?
A son propre étonnement, Suzanne se prêta à ce petit jeu hypocrite. Elle défit un à un, en prenant son temps, les boutons de son chemisier.
— Non, décidément, je ne vois rien qui cloche. Que dirais-tu d'une petite palpation ?
Sans lui laisser le temps de répondre, il introduisit sa grosse main dans un des bonnets. Il effleura le téton qui se tendit aussitôt.
— Le sein est bien ferme, mais il me faut une vue d'ensemble. Dégrafe ton soutien-gorge.
Suzanne défit l'attache dans son dos. Les bretelles glissèrent sur ses bras. Elle voulut les dégager, il l'arrêta.
— Laissez donc la dentelle pendre, ce petit côté débraillé est charmant. Vous avez une très belle gorge. Elle se dresse avec fierté. Vous n'aurez sans doute pas les soucis des femmes dont les seins trop lourds tombent en vieillissant.
Mulatier avait abandonné le rôle du mari en même temps que le tutoiement. Tout en devisant sur un ton badin en apparence, il continuait de palper les chairs, taquinant les mamelons qui saillaient à la grande honte de Suzanne. Comment les tripotages du vieux notaire pouvaient-ils provoquer une telle confusion de ses sens ? Et le voici qui posait sa bouche sur les lobes blancs, qu'il suçotait les pointes comme des bonbons.
— Oh Maître, nous nous égarons, balbutia-t-elle, le feu aux joues.
— Je viens d'avoir une idée, chère Suzanne. Saugrenue sans doute. Le désir tient parfois à peu de choses et des détails qui paraîtraient anodins l'étouffent de manière disproportionnée. Votre mari est peut-être gêné par une odeur que dégageraient vos partes intimes. Ne nous alarmons pas sans preuve, il nous faut vérifier. Relevez votre jupe que je vous examine.
— Je viens d'avoir une idée, chère Suzanne. Saugrenue sans doute. Le désir tient parfois à peu de choses et des détails qui paraîtraient anodins l'étouffent de manière disproportionnée. Votre mari est peut-être gêné par une odeur que dégageraient vos partes intimes. Ne nous alarmons pas sans preuve, il nous faut vérifier. Relevez votre jupe que je vous examine.
Aussitôt, il s'accroupit à ses pieds.
— Oh que voici un mauvais point.
Comme Suzanne s'alarmait, il s'expliqua :
— Vous portez une vilaine culotte de coton. Dieu sait qu'elle n'inspire pas à la bagatelle. Si vous voulez regagner ses faveurs, vous allez devoir investir dans des pièces de lingerie plus sophistiquées. On dirait que vous avez dressé une fortification devant votre vagin ! Soulevez-vous un peu que je vous retire cette horreur... Ah vous avez adopté la coupe courte, ticket de métro.
— Vous n'aimez pas ?
— La société nous pousse à éliminer tout ce qui rappelle trop notre animalité, mais je n'ai rien contre dans le principe. C'est une affaire de goût. Et de circonstances. Certaines vulves, comme la vôtre, ne souffrent pas les poils. Vos lèvres sont petites. Si votre toison pubienne était plus riche, elle couvrirait les nymphes, empêchant toute observation. Ramenez votre bassin en avant.
— Vous n'aimez pas ?
— La société nous pousse à éliminer tout ce qui rappelle trop notre animalité, mais je n'ai rien contre dans le principe. C'est une affaire de goût. Et de circonstances. Certaines vulves, comme la vôtre, ne souffrent pas les poils. Vos lèvres sont petites. Si votre toison pubienne était plus riche, elle couvrirait les nymphes, empêchant toute observation. Ramenez votre bassin en avant.
Sa tête entre les cuisses de Suzanne, il inspira profondément.
— Pas d'odeur suspecte, je dirai même que le fumet est agréable, délicat. Tournez-vous, montrez donc moi votre cul. Admirable ! Il est charnu sans être énorme. Prenez les lobes avec vos mains. Ah la belle raie que voilà !
Au ton de sa voix, Suzanne comprit qu'il s'excitait de plus en plus. Elle-même ressentait une chaleur douce se développer dans le bas de son ventre. Quelle posture obscène, quelle situation dégradante. Elle laissait un homme qui aurait pu être son père inspecter, renifler même, la partie la plus dégoûtante de son corps, son petit trou, cette ouverture étroite dont nous avons honte depuis l'enfance.
— Revenons à votre ventre, exhibez-le à nouveau. Écartez les jambes. Votre vulve est lisse. Allons, offrez-vous davantage, dévoilez vos plis. Vous savez, au premier abord, un sexe de femme ressemble à une fleur, une belle orchidée rose. Sous le coup de l'émotion, elle se colore, s'épanouit. Mais quand on l'ouvre, elle révèle son caractère bestial. Nous entrapercevons l'intérieur, les entrailles. Nous sommes de la viande, savez-vous, de la viande. Ah je ne peux plus résister, je dois vous toucher.
Sans attendre, il joignit le geste à la parole. La bouche de Suzanne forma un « o » surpris et elle se retint de gémir trop fort. Oui elle voulait qu'il la touche. Sans se l'avouer, elle désirait plus encore. Elle restait pourtant partagée, clivée. Une part d'elle observait ce corps, cette chair offerte à cette palpation indigne. Ce corps dont elle ne comprenait plus les signaux affolés. Elle était également une femme qui aspirait désespérément à la jouissance.
— Mais voici que ce coquin de clitoris pointe sa petite tête. Et si je le pince comme ceci ?
Suzanne crut recevoir une décharge électrique. Elle laissa échapper un long soupir.
— Si vous continuez, dit-elle, je crois bien que je vais jouir.
— Ah non, répondit-il, la séance n'est pas finie. Nous devons procéder à une dernière vérification d'usage. Si vous ne mouillez pas assez, votre mari trouve peut-être la pénétration désagréable. Je dois avouer que, pour ma part, je trouve déplaisant de besogner un conduit sec comme le vieux cuir.
— Ah non, répondit-il, la séance n'est pas finie. Nous devons procéder à une dernière vérification d'usage. Si vous ne mouillez pas assez, votre mari trouve peut-être la pénétration désagréable. Je dois avouer que, pour ma part, je trouve déplaisant de besogner un conduit sec comme le vieux cuir.
Tout en discourant ainsi, il tirait les grandes lèvres de part et d'autre, exposant l'intimité de la jeune femme. De cette cavité rouge suintait de la mouille en abondance. Il commenta :
— Le test est concluant. Je dirais même que vous êtes excitée.
Pour preuve, Mulatier montra ses doigts humides à Suzanne. Il en introduisit ensuite, sans aucune difficulté, un puis deux dans son sexe. De son pouce, il exerçait une rotation sur le clitoris. « Il fouille ma chatte, pensa Suzanne, comme s'il cherchait quelque chose ». C'était effectivement le cas, et il savait où aller. Elle découvrait de nouvelles sensations à être ainsi explorée par cette main inquisitrice. Son vagin se contractait, pulsait au rythme de la caresse interne. Elle se mordit les lèvres pour ne pas crier puis un spasme la secoua toute entière. La cyprine gicla, éclaboussant ses cuisses.
— Je crois que cela sera tout pour cette fois, dit le notaire. Je vous laisse vous rhabiller.
Son gynécologue ne lui aurait pas parlé autrement. Il ne l'avait même pas embrassée.
Suzanne quitta le bureau du notaire dans un état d'agitation mentale inusité. Ce qui venait de se produire était proprement extraordinaire. L'avait-elle rêvé ? S'agissait-il d'une séance d'hypnose ? Mulatier avait su profiter d'un moment de faiblesse. Elle était prête à tout subir, passive, comme une poupée de chiffon, malléable à satiété. En y repensant, des mots crus et sales lui trottaient dans la tête. Chatte, mouille, cul, comme une litanie. L'excitation montait à nouveau. Absorbée par ses pensées, elle passa devant la salle d'attente sans voir Tronchet qui se leva à son approche et l'interpella :
Suzanne quitta le bureau du notaire dans un état d'agitation mentale inusité. Ce qui venait de se produire était proprement extraordinaire. L'avait-elle rêvé ? S'agissait-il d'une séance d'hypnose ? Mulatier avait su profiter d'un moment de faiblesse. Elle était prête à tout subir, passive, comme une poupée de chiffon, malléable à satiété. En y repensant, des mots crus et sales lui trottaient dans la tête. Chatte, mouille, cul, comme une litanie. L'excitation montait à nouveau. Absorbée par ses pensées, elle passa devant la salle d'attente sans voir Tronchet qui se leva à son approche et l'interpella :
— Bonjour Suzanne.
Il y eut un bref flottement avant que la jeune femme ne retrouvât ses esprits. L'homme qui l'avait interpellée était un agent immobilier qui travaillait de façon régulière avec le cabinet. Plutôt beau garçon. Une fine moustache ornait sa bouche sensuelle. Il soignait sa tenue à l'extrême, avec des costumes de marque. Suzanne lui trouvait un côté dérangeant, malsain, renforcé par ses allures suffisantes et son invraisemblable estime de soi. De plus, c'était un dragueur impénitent et particulièrement collant.
Il reprit :
Il reprit :
— Je suis venu déposer le dossier de la vente Bazin-Duclos.
— Parfait. Je vous remercie.
— Je voulais également vous dire que ma proposition tient toujours, si vous souhaitez prendre un café en dehors des heures de travail...
— Je vous ai déjà dit que je n'étais pas intéressée.
— Parfait. Je vous remercie.
— Je voulais également vous dire que ma proposition tient toujours, si vous souhaitez prendre un café en dehors des heures de travail...
— Je vous ai déjà dit que je n'étais pas intéressée.
Tronchet prit la mouche.
— Vous prenez des airs de Sainte-Nitouche, mais je sais bien que vous en avez envie. Vous ne savez pas ce que vous ratez, je suis un sacré bon coup.
— Vous avez fini ? Très bien. Au revoir.
— Quel emmerdeur, celui-là, pensa-t-elle en prenant congé de l'agent immobilier. Pour se consoler, elle se dit que Maître Mulatier serait très satisfait qu'elle ait reçu les éléments relatifs à la vente Bazin-Duclos. En cet instant, elle se sentait redevable envers son patron à plus d'un titre : il l'avait délivrée d'un pesant fardeau tout en lui offrant un orgasme incomparable.
— Vous avez fini ? Très bien. Au revoir.
— Quel emmerdeur, celui-là, pensa-t-elle en prenant congé de l'agent immobilier. Pour se consoler, elle se dit que Maître Mulatier serait très satisfait qu'elle ait reçu les éléments relatifs à la vente Bazin-Duclos. En cet instant, elle se sentait redevable envers son patron à plus d'un titre : il l'avait délivrée d'un pesant fardeau tout en lui offrant un orgasme incomparable.
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Commentaires ()
ta plume toujours aussi subtile qui raconte avec une précision romanesque sans aucun des artifices du genre érotique les impressions de Suzanne... d'autant plus passionnant que tu racontes avec une précision de naturaliste des évènements assez torrides, de plus le personnage du notaire est assez décalé et le notaire est plus archétypal de l'austérité ou du refoulement...
J'attends avec impatience le châtiment de la clerc en lui souhaitant d'endurer autant de turpitudes sexuelles qu'elle en fait endurer de psychologiques à cette pauvre assistante...