Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Adieu l'amour — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Adieu l'amour
Chapitre 1
Je me réveille en sursaut. Ma tête vient de heurter la fenêtre passager contre laquelle je m'étais endormi. J'avais enfin réussi à fermer les yeux après dix jours très compliqués. Je maugrée contre Gaspard qui conduit comme un abruti sur une départementale sinueuse en ce brûlant milieu d'après-midi.
On est quatre dans la voiture, il y a moi, Thomas, une espèce de Jim Morrison à lunettes, Gaspard notre conducteur, un blond un poil nerveux, Quentin un peu trop large, mais toujours drôle, et enfin Martin, celui à qui l'étiquette "surfeur californien" colle le mieux. Nous nous sommes rencontrés au collège, petits gars venus de la campagne à qui personne n'avait dit que cet endroit était une boucherie pour ceux qui sont un peu différents. On s'était retrouvés un jour à l'infirmerie, après s'être fait démolir par des gros cons, c'est ce qui nous a soudés.
En route pour un festival de musique électro au bord de l'Atlantique, à 400 kilomètres de chez nous, pour fêter notre fin d'année. J'ai été mis de force dans cette voiture, car je ne voulais voir plus personne. Malgré la bonne ambiance qui règne dans l'habitacle entre mes 3 amis qui essayent de me changer les idées, je regarde par la fenêtre le paysage qui défile et je recommence à cogiter.
S'il fallait un mot pour décrire les émotions qui me traversent l'esprit et le cœur, ça serait dévastation. Moi qui ai toujours été enjoué et optimiste, je ne vois qu'un déferlement de merde sur le feu qui brûlait en moi depuis tant d'années. Ma copine, ma meuf, mon amoureuse, ma dulcinée, mon amante, ma zouz, est désormais mon ex.
Mettre fin à quatre années passées ensemble d'un simple "j'ai rencontré un mec à la fête du lycée" a provoqué un abîme d'incompréhension en moi. Ce téléphone qui ne vibre plus, cette main que je ne sens plus contre la mienne, ces câlins qui ne réchauffent plus mon cœur, ce corps qui n'est plus blotti contre le mien.
Je suis frappé par ce vide qui saccage ma vie, j'avais pourtant suivi ce que je croyais être la voie royale.
On s'était rencontré au collège, elle, issue de la grande bourgeoisie locale, première de la classe qui devenait chaque jour plus belle, moi, enfant de divorcés, le petit génie des maths à lunettes qui passe "au talent", un style vestimentaire d'expérimental. Notre amitié nous a fait nous aimer, notre amour nous a fait admirablement foirer notre dépucelage, mais nous avions su nous rattraper plus tard. A fond dans nos études, nous avons été séparés au lycée, car ne vivant pas dans le même village, nous nous voyions uniquement le week-end et nous faisions l'amour simplement, c'était doux, c'était chaud, ça remplissait le cœur d'une félicité et d'un courage incroyable, c'était ça être amoureux alors ? C'était chouette, c'était bien, mais maintenant, c'est fini.
L'heure tourne, en ce milieu du mois de juin, et la température en plein aprèm, réchauffement climatique oblige, est déjà insupportable, nous avons hâte d'arriver à ce qui va être notre premier festival. C'est Martin qui a eu l'idée de partir loin pour être sûre que je ne passe pas mon week-end à chercher mon ex dans la foule, et que Gaspard et Quentin puissent faire plus ample connaissance avec la gent féminine dans un endroit connu pour être un très grand n'importe quoi. Sa particularité est qu'il est obligatoire de venir déguisé, sous peine de payer un supplément de 100 euros.
Après quatre heures de départementales, nous finissons par arriver et nous suivons la file de voitures qui s'enfonce sur un chemin de terre bordé de fougères en pleine forêt de pin. On n’est pas si loin de chez nous, mais le dépaysement est total, ça change des grandes plaines agricoles à perte de vue.
C'est un joyeux bordel, les gens klaxonnent, montent sur les voitures, commencent à boire et chantent. Les arbres s'espacent et nous finissons par arriver dans un champ reconverti en parking pour l'occasion. Le festival accueillant plus de 20 000 personnes, un semblant d'organisation permet de faire tenir tout le monde dans ce bazar ambiant.
Avec l'aide des sympathiques bénévoles, nous réussissons à trouver une place et commençons à sortir nos affaires de la voiture. Trois tentes, un duvet, un sac pour les fringues et un poil plus d'alcool que de nourritures, mes trois amis ont vraiment pensé à tout. Nous commençons à marcher vers le camping qui semble gigantesque, et Gaspard se tourne vers moi en souriant "C'est parti mon kiki".
En effet, une fois passés les contrôles des flics à l'entrée, un festival ressemble à une bulle utopique d'ivresse, de drogue, de sexe, de joie, de grand n'importe quoi. Un beau remède contre la dépression et je remercie mes amis de m'avoir forcé la main pour être des leurs ce week-end. La cigarette à la bouche, nous traversons la forêt au son des tambours et des rires qui rythment l'ambiance du camping situé dans une forêt de pin aux abords d'un lac et où l'île au milieu de l'étendue d'eau est l'endroit ou se déroulent les concerts.
Le lieu est vraiment très cool, il y a autant de filles que de mecs, de tous les âges et de tous les styles, il doit être 17h, et beaucoup sont déjà déguisés, et d'autres déjà raides morts. Nous finissons par trouver un endroit où poser nos tentes, il y a tout juste la place pour les mettre en cercle et nous faire un lieu pour s'asseoir au milieu avec nos chaises de camping. Autour, plein de groupes sont disposés comme nous dans un océan de tentes Quechua. Je partage la mienne avec Martin alors que Quentin et Gaspard auront chacun leur tente pour eux tout seul.
— On sait jamais ! glisse Quentin en distribuant la première tournée de bière.
— Attendez messieurs, avant d'être trop saoul pour faire des choix, c'est le moment pour décider qui prend quel déguisement ! dit Gaspard en sortant de son sac à dos un grand sac noir.
— Alors nous avons le pirate, le prêtre, le cow-boy et le squelette mexicain, un choix vraiment original comme vous pouvez le constater.
— Attendez messieurs, avant d'être trop saoul pour faire des choix, c'est le moment pour décider qui prend quel déguisement ! dit Gaspard en sortant de son sac à dos un grand sac noir.
— Alors nous avons le pirate, le prêtre, le cow-boy et le squelette mexicain, un choix vraiment original comme vous pouvez le constater.
J'étais un peu blasé devant la nullité de ce que nous proposais Gaspard, mais nous vîmes passer un mec en costume de bora (mais si vous savez, le slip qui se porte sur les épaules) accompagné d'un autre avec un t-shirt Jacky et Michelle et un chapeau vert de la Saint Patrick. On ne pouvait pas faire pire.
Martin prit le costume de pirate parce qu'il n'avait pas besoin de porter de t-shirt, Quentin celui de prêtre parce qu'il ne rentrait dans aucun autre costume, et Gaspard celui de cow-boy. Ils me regardèrent tous les trois en souriant.
— Bon allez Thomas, au maquillage !
J'avais déjà utilisé toute ma répartie de la journée quand ils étaient venus me chercher chez moi par la peau du cul pour venir à ce festival, je n’en avais honnêtement plus rien à foutre de rien, alors du maquillage...
Pendant que Gaspard et Martin préparaient les cocktails de vodka et que les bières se vidaient, le soleil commençait à se coucher. Quentin s'affairait à peindre sur mon visage les formes que les Mexicains se peignent pour célébrer le jour des Morts. Je ne connaissais pas le talent de mon ami maquilleur, mais au bout de 30 minutes, nous sommes sortis de la tente, alors que la nuit était tombée, mes amis se sont retournés vers moi avec leurs frontales.
— Ah ouais mon gars, t'as grave assuré sur les couleurs, sans ses lunettes, on ne le reconnaît pas du tout, son verre de vodka à la main, Martin était bluffé.
— Oh, mais attendez, j'ai oublié les chapeaux ! Il courut dans notre tente pour revenir avec 4 chapeaux correspondant à nos déguisements. On était très stylé, et je commençais à me prendre au jeu, appréciant l'ambiance sans aucune restriction qui régnait dans cette forêt.
— Et vous avez intérêt à me les ramener, sinon je suis mort.
— Oh, mais attendez, j'ai oublié les chapeaux ! Il courut dans notre tente pour revenir avec 4 chapeaux correspondant à nos déguisements. On était très stylé, et je commençais à me prendre au jeu, appréciant l'ambiance sans aucune restriction qui régnait dans cette forêt.
— Et vous avez intérêt à me les ramener, sinon je suis mort.
Sachant pertinemment qu'on avait de grandes chances de les perdre, il but cul sec son verre pour oublier.
Martin était chaud bouillant et, regardant le campement le plus proche du nôtre où des filles rigolaient, se tourna vers nous avec un grand sourire.
— J'ai bien envie d'aller voir les voisines, vous venez ?
Gaspard et Quentin se levèrent pour le suivre, moi je restais assis dans ma chaise.
— Bah tu viens pas ? Ils s'arrêtèrent tous les trois en me regardant, visiblement inquiets.
— Si si, je viens avec vous, mais d'abord, je vais aller dans la forêt pour aller pisser.
— Si si, je viens avec vous, mais d'abord, je vais aller dans la forêt pour aller pisser.
Pas convaincus par ce que je venais de dire, ils prirent chacun une bouteille de vodka et allèrent rejoindre nos voisines.
Je commençais à avoir du mal à garder les idées claires, je m'allumais une cigarette dans une main et une bouteille de vin blanc dans l'autre, et je m'enfonçais dans les fougères. J'étais amusé par la présence de plusieurs filles et mecs qui pissaient les uns à côté des autres. Plus de pudeur, que du kiff, j'aurais vraiment aimé que Charlotte soit là.
Merde, ça y est, je pensais à elle. Je devais vraiment avoir une tête pas possible, car une fille s'approcha de moi.
— Oh bah mon chouchou ça a pas l'air d'aller, et sans plus de cérémonie, elle m'embrassa.
— T'en fais pas ça va aller, dit-elle dans un sourire, en allant rejoindre ses potes.
— T'en fais pas ça va aller, dit-elle dans un sourire, en allant rejoindre ses potes.
J'étais un peu sonné, seul dans la pénombre de la forêt, en tong et short de plage, maquillé comme une voiture volée, ça faisait bien 5 ans qu'une autre fille ne m'avait pas embrassé. J'avais toujours été fidèle, mes amis trouvaient toujours hallucinant que je ne mate aucun autre cul que celui de ma copine. Bon bah voilà c'était fait.
Songeur, la vessie vidée, je marchais sans réfléchir jusqu'à la plage du camping où je pouvais voir de l'autre côté du lac les lumières du festival qui avait commencé. Le reggae d'un des groupes qui devaient passer ce soir et les clameurs du public résonnaient jusqu'à moi.
Beaucoup de petits groupes s’étaient réunis sur la plage, ça sentait la merguez et le cannabis, il faisait encore chaud. Malgré les nuages noirs qui secouaient mon esprit, je prenais du plaisir dans cette atmosphère. J'étais entré dans l'eau jusqu'à en avoir aux genoux, et je fumais encore en vidant consciencieusement ma bouteille de mauvais vin blanc quand j'entendis une voix que je connaissais.
Me retournant, je reconnus dans la pénombre mes amis qui m'avaient rejoint. Martin et Quentin fumaient un pétard et Gaspard très joyeux, mais surtout très bourré, prit la parole.
— Messieurs, c'est devant ce genre de scène que l'on peut prendre le temps de profiter de notre réussite, on l'a bien mérité.
En effet en dehors des cours, l'association de nos talents respectifs avait permis à nos activités parallèles d'être extrêmement lucratives, et nous étions autant surpris que fiers du succès que connaissait ce que nous avions produit, et nous ne comptions pas nous arrêter en si bonne voie.
— Pour fêter ça, je vous propose un truc que j'ai trouvé, ça vous piquera sûrement au réveil demain matin, mais croyez-moi, l'ambiance s'y prête.
Nous le regardions, un peu suspicieux, Gaspard n'était pas dans le même lycée que nous, et il avait clairement une ligne de chemin de fer dans chaque narine, et son rapport aux drogues étaient décomplexés.
Il sortit alors de sa poche 4 petites gélules sombres.
— Vous inquiétez pas, ce sont des euphorisants, tout en les distribuant.
Martin n'était pas convaincu "T'es sûre ? On va pas devenir complètement con ?"
Souriant, Gaspard lui prit la vodka et sa gélule, et l'avala d'une traite en finissant la bouteille "A vous !"
On se regardait tous les trois comme des débiles, les pieds dans l'eau. Quentin fit le décompte "A la une, deux et trois !"
Je me tournais vers notre ami déguisé en cow-boy qui était goguenard "Et ça fait effet dans combien de temps ?"
— Tu verras, quand ça arrivera, tu le sauras. Bon, il est 21h, on rentre dans le festival pour aller manger ?
C'est ainsi que nous avons longé le lac, jusqu'à la file d'attente pour rentrer dans l'enceinte qui semblait grouiller de partout. Tout le monde était déguisé, il y avait vraiment de tout les styles, et c'était beau à voir. La plupart des mecs n'avaient pas fait preuve de beaucoup d'imagination, quant à leur costume, mais les filles avaient mis le paquet, et certaines étaient très peu vêtues. Dans la torpeur de la nuit, cela rajoutait à l'électricité qui régnait sur place.
Sans dommage, nous avons réussi à passer la sécurité, et nous sommes entrés dans le festival. Un énième groupe de reggae était en train de jouer sur la petite scène d'où émanait un gigantesque nuage de fumée. En face de la grande scène, un grand barnum avec de longues tables était installé, et malgré la foule, nous avons réussi à trouver une place. Gaspard partit prendre deux pichets de bière et des sandwichs. Quentin et Martin se retournaient sur chaque fille qui passait près de nous. Le pirate avait le sourire aux lèvres.
— Quel régal ça va être mes amis. Les voisines étaient sympas, mais là ,c'est open door.
Quentin avait une lueur dans les yeux du genre "ce soir c'est mon soir".
Nous rigolions encore quand Gaspard arriva avec les vivres nécessaires, complètement surexcité :
— Dans la queue, mon voisin m'a raconté que ça baisait dur dans les toilettes là-bas, et qu'une fille avait sucé un mec dans la foule du premier concert devant tout le monde.
— Je comprends maintenant pourquoi tout le monde déprime quand ils reviennent de festoche.
— Ouais c'est déjà n'importe quoi.
— Il reste quoi comme concert ?
— Je comprends maintenant pourquoi tout le monde déprime quand ils reviennent de festoche.
— Ouais c'est déjà n'importe quoi.
— Il reste quoi comme concert ?
Quentin sortit le dépliant que nous avait donné un bénévole à l'entrée "Là sur la petite scène, il y les "Kingston's Nirvana", après sur la grande ce pour quoi on est venu les "Rotules Déjantées" puis sur la petite un groupe de DJ les "Enfants fous" et enfin ça termine avec un DJ méga connu que je connais pas "Dj Vapourous". Bon le dernier je sais pas, mais le reste, ça va être ouf"
— Bon j'imagine qu'on va se perdre, si c'est le cas, on se retrouve au campement, d'accord ? Mes trois amis acquiescent.
Nous nous sommes enfilé les pichets de bière, et les sandwichs au lointain goût de pâté, et nous avons fini par nous lever pour regarder le groupe de reggae conclure son show sous les vivats du public. Les gens s'étaient déjà massés en nombre devant la grande scène, afin d'être bien placés lorsque le concert allait débuter.
— Je crois que je commence à être vraiment bourré, mais en même temps, ça va, dit Martin, les yeux grands ouverts, son chapeau de pirate de travers, il avait déjà perdu son faux sabre dans la file d'attente des chiottes, il l'avait prêté à un mec déguisé en Tarzan qui s'était barré avec. Il était le seul de nous sans t-shirt et il était brillant de sueur.
— Ah messieurs, je vois les voisines, je vous abandonne.
— Ah messieurs, je vois les voisines, je vous abandonne.
Sans nous laisser le temps de répondre, il disparut dans la foule.
Pas inquiet pour lui, nous avons commencé à nous intéresser au concert. Nous étions un peu en hauteur par rapport à la scène, et nous avons essayé de nous rapprocher le plus possible. Le groupe de rock avait beaucoup de fans, et à un certain point, il n'était physiquement plus possible d'avancer sans frapper les gens pour se frayer un passage. Nous étions plutôt grands, et malgré la distance de 50 mètres qui nous séparait du groupe qui venait d'arriver dans un rugissement de plaisir de la foule, nous avons pu profiter du concert à fond.
Pendant plus de deux heures, les rockeurs ont balancé leurs plus grands hits dans une ambiance digne des plus grandes salles. Mon opinion était peut-être un poil biaisé par le fait que la pilule de Gaspard avait fini par faire effet dès la deuxième chanson. Je souriais et rigolais comme un demeuré, et des vagues de bonheur me submergeaient, j'avais l'impression d'être invincible, qu'aucun malheur ne pouvait m'affecter. Toutes les choses tristes qui m'enchaînaient la tête depuis une semaine semblaient derrière moi, et ça me redonnait vraiment confiance en moi.
Je m'étais même retrouvé à danser collé serré avec une fille déguisée en sorcière. J'étais vraiment bien, et ma libido se réveillait gentiment au fur et à mesure que mes mains descendaient du dos de ma cavalière et se rapprochaient de sa jupe. Mais soudain, elle se tendit, retira mes mains baladeuses, tourna les talons et disparut dans la foule qui nous entourait. Ce départ précipité m'interloquait, j'étais plus trop dans l'ambiance qui régnait autour de moi. J'avais été tellement absorbé par ma cavalière que je n'avais pas remarqué que j'avais également perdu Gaspard et Martin.
Je sortais de la masse de gens agglutinés autour de la scène pour rejoindre le bar. Vu que tout le monde était parti regarder les têtes d'affiche, il n'y avait aucune attente pour être servi, j'en profitais pour commander deux shots de whisky que je m'enfilais dans le gosier, et une pinte de bière au goût de flotte. Requinqué et prêt à repartir au combat, je me rallumais une cigarette.
Je me redirige alors vers le concert, l'observe de loin et remarque une certaine effervescence sur la petite scène. Les équipes techniques sont en train d'installer le décor du groupe qui allait jouer après les rockeurs, Les Enfants Fous. C'était plutôt loufoque, il y avait des animaux en plastique partout sur la scène qui elle était zébrée d'un grand arc-en-ciel. L'ambiance me plaisait bien et je me rapprochais le plus près possible pour regarder les objets déposés. Il y avait déjà des gens qui étaient accoudés aux barrières, et je me plaçais sur le côté de la scène, au deuxième rang derrière un groupe de filles qui minaudaient en sniffant du poppers.
Une très forte clameur retentit du côté de la grande scène, les lumières se rallumèrent et le public se disperse alors vers le bar, mais aussi vers la petite scène pour la suite des festivités. La foule devient beaucoup plus compacte, je passe d'une totale liberté de mouvement à me retrouver épaule contre épaule avec mes voisins. Les gens voulant être le plus proches de la scène, pousse ce qui crée des mouvements de foule et me rapproche de plus en plus de ma voisine de devant qui est collée à la barrière. Dans un énième effort de ne pas me faire éjecter du second rang, je tends le bras par-dessus l'épaule de ma voisine, et réussis à attraper la barrière de sécurité.
Ce petit point d'ancrage me permet d'être complètement stable, avec ma grande taille, je pouvais encaisser les vagues sans trop bouger, mais je suis maintenant complètement collé au dos et au cul de ma voisine de devant. A ce stade de la soirée, tout le monde est couvert de sueur et d'alcool, mais grâce à l'enivrement général, les narines ont un seuil de tolérance bien plus élevé, ce qui ne m'empêche pas pour autant de sentir l'odeur de shampooing de la fille de devant, ayant le nez quasiment dans ses cheveux. Elle est déguisée en Indienne, ses cheveux noirs réunis en natte sont tenus par un bandana rouge au sommet duquel trônent trois plumes. Un petit malin essaye de me voler mon haut-de-forme, mais de ma main libre, je le récupère juste au moment où les lumières s'éteignent. Un rugissement de plaisir s'élève quand le groupe apparaît. La musique retentit alors, une balade plutôt sympa à la guitare et au saxo, reprise en cœur par les fans.
Je réussis à attraper une cigarette dans mon short de bain et à l'allumer. Je me laisse porter par le son du saxophone, et réalise à quel point ça faisait longtemps que je n'avais pas ressenti une telle félicité émotionnelle et physique, merde, je crois que je suis heureux. D'ailleurs, il me semble que je ne sois pas le seul à être pris dans une transe extatique, la foule tout autour semble bouger comme un seul homme, et l'Indienne de devant remue sérieusement du boule. Pris dans l'ambiance, j'oublie l'inexistence de mon sens du rythme et me rapproche encore un peu plus d'elle pour l'accompagner. Je porte une veste noire et une chemise blanche complètement trempée par la sueur, avec ma tête de squelette, c'est tout un style.
Je ne m'accroche plus à la barrière de devant, car plus personne ne pousse derrière moi, et j'en profite pour lever les mains en l'air en me laissant guider par la musique. Je sens alors les mains de ma voisine se poser sur mes hanches pour que je plaque complètement mon bassin contre son cul. La position ne me permet pas de visualiser la merveille qui semble contenue dans son short, mais mon sens du toucher, émoustillé par toutes les émotions que cette soirée m'avait déjà fait traverser, se réveille soudainement, et c'est très agréable. Elle continue de danser tout en bougeant son postérieur de haut en bas contre moi, ce qui a pour effet naturel de lever mes dernières inhibitions.
En clair, je bande, et pas qu'un peu. Mon Indienne semble avoir perçu mon trouble, car elle ralentit ses mouvements de bassin. Mon sexe est à l'horizontale dans mon short, dur comme du béton, et je sens bien qu'elle essaye d'en faire quelque chose quand je sens soudain qu'elle s'éloigne de moi. Toujours de dos, je sens sa main qui empoigne ma queue à travers mon short.
Complètement immobile, je lui laisse prendre les choses en main, car je ne veux pas aller trop loin si elle ne souhaite que jouer. Mais ses intentions deviennent soudain très claires, car sa main se met à farfouiller les scratchs qui me servent de braguette. Elle réussit à les défaire, à se saisir de mon membre et à le sortir complètement de sa prison de tissu. Je ne sais pas trop comment, mais aussitôt, il se retrouve sous son short à elle, contenu entre ses deux demi-sphères nues qui offrent à mon pénis une sensation divine. Elle-même semble satisfaite, car ses mains retournent sur mes hanches, et ses mouvements de haut en bas repartent de plus belle.
Malgré le fait que les sensations qui agitent mon bas-ventre aient pris les commandes de ma volonté, je relève la tête pour vérifier si personne autour de nous n'a remarqué la tournure qu'ont prise les récents événements. Rassuré par l'absence totale de réaction parmi nos voisins, je décide d'accompagner franchement les mouvements du bas-ventre, et dans la pénombre, je vois mon sexe soulevant l'étoffe qui recouvre l'arrière-train de ma belle Indienne. Outre la délicieuse pression exercée par ses fesses, mon sexe navigue dans toute la longueur de sa raie, et à plusieurs reprises, je sens mon gland venir se poser sur sa rosette qui me semble tout humide.
Je décide de lancer mes mains à la découverte de son corps, alors que les siennes sont toujours sur moi. Je les pose sous sa blouse, et tout en caressant son dos, je dépose un baiser dans le creux de son épaule, juste à côté d'un joli tatouage représentant un vol d'oiseaux. Je la sens frissonner au moment où mes doigts passent sur son ventre, et elle arrête ses mouvements. D'un habile mouvement de hanche, je me saisis de l'occasion pour replacer mon sexe toujours aussi en forme un peu plus bas entre ses cuisses. L'humidité qui y règne est stupéfiante, et je frotte mon gland sur toute la longueur de son sexe. Mes sensations sont décuplées, et je sens ses lèvres vaginales s'ouvrir à chaque déplacement de mon membre. A peine quelques secondes suffisent pour qu'il soit recouvert de mouille, et je contracte alors mes muscles le plus possible pour qu'il s'attarde sur son clitoris.
Je sens ma voisine se contracter de plus en plus, alors je plaque ma main gauche sur son ventre, et je remonte la droite sur ses seins. Et quelle découverte ! Habitué à la taille B des seins de mon ex, je me retrouve en possession de seins beaucoup plus gros et que je peux à peine tenir dans ma paume. Surpris, je tente quand même de voir le minois à qui appartient ce cul fantastique et cette somptueuse poitrine, mais elle ne tourne pas la tête, et je ne peux que deviner les peintures indiennes qui recouvrent sa joue droite.
Toutes ces nouvelles informations s'ajoutant aux précédentes, je suis bouillant d'excitation, et je me fixe une seule mission : la faire jouir. Toujours calé entre ses cuisses, mon sexe frotte son intimité avec délectation, tandis que je malaxe ses seins et viens agacer chacun de ses tétons avec ma main droite. La gauche tente de se faufiler sous son short pour s'occuper de son clitoris. Mais avant même que j'atteigne mon objectif, je sens ses cuisses serrer très fort mon pénis, ce qui a pour effet de le plaquer violemment contre son sexe. Dans le même mouvement que ses cuisses, son dos se cambre, elle se met à trembler très fort, et ses ongles viennent s'enfoncer dans ma peau. Si le concert ne commençait pas à battre son plein, je crois que je l'aurais entendu hurler, mais dans le moment, son cri s’est perdu avec celui de tout les spectateurs autour de nous.
Au bout d'une minute, ses cuisses tremblent toujours et finissent par relâcher mon membre. Toujours dans son short, je sens qu'il est recouvert de mouille, mais toujours aussi dur. Je relâche le corps de ma belle voisine pour reprendre un peu mes esprits. C'est à cet instant, au moment où mon cerveau se concentrait un poil moins sur le postérieur de ma voisine et que je commençais à réentendre la musique, que je suis projeté par la foule vers l'avant.
Dans un réflexe, j'évite de justesse de me faire complètement écraser en m'accrochant à la barrière des deux mains de toutes mes forces.
Après quelques secondes, je finis par reprendre mes esprits et j'essaye de comprendre ce qu'il vient de se passer. En écoutant le groupe, je comprends qu'on est entré dans le moment "chaud" du concert et que derrière moi, les gens ont poussé fort pour être au plus près de leurs musiciens préférés. La douleur que je ressens à l'arrière du crâne semble provenir de mon voisin de derrière qui a été littéralement soulevé par la force du mouvement de foule, et dont le front a fait connaissance avec ma tête. Mon haut-de-forme me tombe sur les yeux et en me contorsionnant, je réussis à le mettre sous le bras. En faisant ce mouvement, je réalise également que les manches de ma veste sont déchirées et que plus aucun bouton de chemise n'est là.
Après ce rapide tour des lieux, je m'enquiers de l'état de ma voisine qui est à la tête contre la rambarde de la barrière entre mes bras qui l'entourent de part et d'autre. La pression des spectateurs est très forte, je n'écrase plus ma belle Indienne, mais je suis complètement collé à elle, et impossible de m'éloigner pour la laisser un peu respirer, il n'y aucun espace, et je ne peux que m'ancrer avec mes pieds pour rendre la situation moins difficile.
C'est au moment où je retrouve un poil de sérénité et où je profite d'une pause entre deux chansons pour attraper une cigarette et l'allumer, que j'ai une sensation étrange au bas-ventre que je n'ai jamais connue avec mon ex. Je sens que mon sexe est comprimé très fort, de la base jusqu'au bout du gland, et que ça palpite tout autour, et que c'est très humide. Je comprends alors qu'en ayant été projeté contre elle, mon sexe, toujours entre les cuisses ma belle voisine, est entré dans son vagin et que ça a dû être très douloureux, vu qu'elle avait toujours la tête basse, le front posé sur la barrière.
Elle respire très fort, et son corps est tendu, j'aurais aimé lui caresser le dos pour la rassurer, mais le concert reprend, et l'enthousiasme de la foule repart de plus belle. Je sens les pulsations de son corps tout autour de mon sexe, et malgré la situation qui a un poil dégénéré, je suis bien. Je profite d'un vide de quelques centimètres qui s'ouvre derrière moi pour me reculer un tout petit peu, mais aussitôt, la brune se cambre en relevant la tête, et je sens ses mains se reposer sur mes hanches pour m'empêcher de bouger. Le recul que j'ai pu prendre me permet de regarder ce qu'il se passe en bas entre nous, et je suis ébahi. Le haut de sa blouse beige est remonté sur ses reins, déchiré sur le côté gauche, et le même sort est arrivé à son short qui est grand ouvert en plein milieu de ses fesses. Et vu l'angle, ce n'est pas son vagin que je suis en train de ramoner !
Ma connaissance de la sodomie est proche du néant, car elle se limite uniquement à ce que j'en ai vu dans les films pornos où elle a tendance à se généraliser. Mon ex et moi n'avions jamais eu l'opportunité, ni peut-être l'envie de son côté à elle, d'essayer cette pratique que mon ami Martin ne cessait de porter aux nues. Mon inexpérience n'avait d'équivalent que le réveil de ma libido à ce moment-là. Ce cul que je connaissais à peine depuis le début de ce concert, splendide sans être vulgaire, j'étais dedans ! Et au vu de la réaction de mon Indienne, c'était sa première sodomie à elle aussi.
Je rassemble alors mes idées, et les connaissances médiocres que le porno a pu m'apprendre sur le sujet pour qu'elle et moi profitions de la situation ensemble, sinon l'expérience se révélerait désastreuse. Je réussis à caler un de mes pieds contre le bas de la barrière à côté d'elle, ce qui me permet de libérer une main, qui retourne caresser son ventre tout plat, attendant un signe de sa part. Quelques secondes plus tard, elle colle son dos à ma poitrine et recommence à bouger tout doucement son bassin, mais cette fois, d'avant en arrière. Ce que je ressens est incroyable, mon sexe est comprimé dans ce cul de rêve et sans entrave, ses va-et-vient me transportent. Ma main quitte son ventre pour remonter sur un de ses seins dont l'extrémité est tout dur, le contact de la peau de ce nichon m'électrise.
Je descends enfin dans son short, entre ses cuisses, et cette fois, je réussis à fourrer mes doigts dans la fournaise qui y règne. Sa tête se pose sur mon épaule, sa peau frissonne alors qu'une de ses mains prend l'arrière de mon crâne pour que j'aille embrasser l'intérieur de son cou, elle réussit à se saisir de mon chapeau que j'avais coincé sous mon bras, et le met sur sa tête. Sous son short, mes doigts sont gluants de mouille et j'en enfonce deux dans son vagin. A l'intérieur, je suis très surpris de sentir ma queue qui circule dans son autre orifice, l'expérience est étrange... Mais pour bien faire les choses, je décide de m'acharner sur son clitoris, la paume sur son pubis et trois doigts sur le petit bout de chair, nous menons la danse tous les deux.
Instinctivement, nous suivons le rythme de la musique, mon bassin frappe ses fesses de plus en plus vite, et sa rondelle s'est complètement habituée à la présence de ma queue. Je la sens qui se remet à trembler, alors je replonge mes doigts dans son vagin gluant, et j'imprime un mouvement qui fait presque ressortir mon sexe de ses entrailles pour y rentrer tout entier aussitôt. Sa respiration est saccadée, elle cherche de l'air et enfonce ses ongles dans ma peau. Mon membre sent la pression augmenter et des vagues de contractions s'emparent de ses entrailles, c'est tellement spectaculaire qu'elle en perd pied. Ses cuisses tremblent encore plus que lors de son premier orgasme, et c'est ma main entre ses cuisses qui la maintient debout. Elle baisse la tête et semble dévastée de plaisir par l'orgasme qu'elle vient d'avoir. Sa tête revient se poser sur mon épaule, j'ai envie de l'embrasser, mais elle garde toujours la tête face au concert.
J'ignore comment j'ai résisté à cette danse, mais je n'ai toujours pas joui, et le concert va bientôt prendre fin. Elle semble le remarquer, car après une chanson où je lui mordillais l'oreille et mes doigts visitaient l'intérieur de son sexe, elle reprend d'elle-même les mouvements de bassin. Ses fesses sont trempées par la transpiration de nos deux corps, et maintenant qu'elle a joui, ses entrailles sont aussi mouillées que son vagin, et c'est un régal d'y naviguer toute queue dedans.
Le groupe entonne ce qui semble être sa dernière chanson, son plus gros tube, je le comprends à la pression de la foule autour de moi qui s'accentue. Mon Indienne au corps de rêve décide alors qu'il est temps que je lâche les vannes et me fait un véritable booty shake, accoudée à la barrière. Elle est tellement cambrée que j'arrive à voir son cul s'empaler sur mon sexe comme un piston, et c'est cette vision qui me fait sauter dans les nuages. Je ferme les yeux et je ressens les vibrations de son cul tout autour de ma queue. Je lâche complètement prise et un torrent d'émotions me submergent de la tête aux pieds jusqu'au bout du gland qui libère mon sperme dans cet antre béni des dieux. Mon orgasme ne semble pas s'arrêter, et mon sexe est toujours massé par les contractions anales. Je lui remplis le cul de ma semence alors qu'elle jouit une nouvelle fois. Je suis au paradis.
En pleine béatitude, sur mon nuage, je sens que mon sexe a fini par débander puisqu'il valse gentiment contre le short de ma voisine. Le concert vient de prendre fin. Elle redescend sa blouse le plus bas possible pour cacher son intimité et son short déchiré, et se retourne enfin ! C'est à ce moment-là que les lumières s'éteignent, il doit être plus de deux heures du matin et il fait très sombre. Je ne discerne que les peintures tribales qui décorent son visage, elle m'embrasse sur la joue et disparaît dans la foule. Comme ça.
Éberlué par la situation, je mets quelques secondes à réagir, mais c'est trop tard. Quand je réussis à sortir de la foule des spectateurs qui se dirigent vers le concert final, je ne trouve aucune trace de sa blouse beige. Un peu déçu par le final de notre éphémère relation, je m'allume une cigarette en regardant le début du show de Dj Vaporous qui rend hystérique les gens qui ont encore la force de l'être à cette heure avancée de la nuit. Le regard très insistant vers mon bas-ventre d'une mère de famille avec ses enfants me rappelle que j'ai toujours le sexe à l'air. Un peu embarrassé, je remets mon service trois-pièces dans mon short qui est humide de transpiration et probablement de mouille.
Je ne suis plus trop dans l'ambiance, car je cherche toujours l'Indienne dans la foule, et la pilule magique de Gaspard ne semble plus faire effet. Comme beaucoup de monde, je me dirige vers la sortie pour rejoindre notre campement et peut-être y trouver mes amis. J'entends des gens qui pataugent dans l'eau du lac et je me jette également dans l'eau tiède, merci le réchauffement climatique, pour me laver de toute la transpiration et du maquillage qui recouvre tout mon visage. Un semblant de propreté retrouvé, un sourire stupide me barrant le visage, je fais la planche tout en regardant les étoiles et en faisant le point sur le moment génial que je venais de vivre avec cette fille. Au loin, j'entends qu'on m'appelle. En me remettant à nager, je vois que les pompiers sont en train de faire sortir tout le monde de l'eau en les engueulant, et appellent tout ceux qui sont un peu éloignés avec un mégaphone.
Une grande étendue d'eau remplie de gens bourrés fait facilement la une des journaux dans la catégorie "drame évitable" le lendemain.
Je sors de l'eau en me faisant gentiment réprimandé par les soldats du feu et repris le chemin du campinng trempé, mais presque propre.
Le camping était un joyeux bordel quand il faisait jour, mais maintenant, c'était clairement n'importe quoi. En plusieurs endroits, des dj ou des murs de son balançaient de la musique et tant pis pour ceux qui avaient mis leur tente à côté et prévu de dormir avant le lever du soleil. Par chance, nos tentes sont dans un coin un peu plus calme quand je réussis à retrouver le campement, malgré l'océan de tentes qui s'étend à perte de vue sous les arbres. Aucun de mes trois amis n'est encore revenu alors je m'affale sur une des chaises en ouvrant une bière et en allumant une énième cigarette en écoutant le dernier concert au loin.
Quentin est le premier à revenir, son large chapeau rouge à la main, le sourire aux lèvres, il vient me prendre dans ses bras quand il m'aperçoit dans la pénombre
— Yeeeeeees man comment c'était incroyable ! T'étais passé où ?
— Sur la petite scène, le concert était vraiment ouf.
— Tu m'as pas vu ? j'ai réussi à monter sur scène avec le groupe, c'était un truc de malade !
— Non j'étais beaucoup trop bourré pour comprendre quoi que ce soit, j'ai fini dans le lac pour essayer de me remettre un peu.
— Ah pas con ! je dois y aller là ! il se rapproche de mon oreille "y a une meuf trop bonne qui m'attend, je te raconterais"
— File espèce de gros fou ! dis-je en explosant de rire.
— Sur la petite scène, le concert était vraiment ouf.
— Tu m'as pas vu ? j'ai réussi à monter sur scène avec le groupe, c'était un truc de malade !
— Non j'étais beaucoup trop bourré pour comprendre quoi que ce soit, j'ai fini dans le lac pour essayer de me remettre un peu.
— Ah pas con ! je dois y aller là ! il se rapproche de mon oreille "y a une meuf trop bonne qui m'attend, je te raconterais"
— File espèce de gros fou ! dis-je en explosant de rire.
Il repartit avec une bouteille de vodka avec une petite blonde qui l'attendait plus loin, quand il fut à sa hauteur, il se retourna vers moi et me fit un signe de victoire et le sourire aux lèvres, il disparut dans la forêt.
Quelques minutes plus tard, nos voisines revinrent également du concert et traversèrent notre campement pour rejoindre leur tente je leur demandais :
— Vous avez pas vu Martin ? Il était déguisé en pirate, elles se mettent à rigoler entre elles.
— Ah Monsieur l'andouille ? Si, s'il arrive avec deux de nos potes, t'en fais pas, elles s'occupent bien de lui, et elles partent se coucher directement.
— Ah Monsieur l'andouille ? Si, s'il arrive avec deux de nos potes, t'en fais pas, elles s'occupent bien de lui, et elles partent se coucher directement.
Je finis par voir arriver Martin, qui ne porte plus que son short, accompagné de deux ravissantes créatures. Sans un mot, il se met à genoux devant moi, m'embrasse les pieds et vient me faire un gros câlin : "c'est n'importe quoi". Il se saisit d'une bouteille de whisky, et s'engouffre dans la tente où les deux filles l'attendaient. Voir mes amis aussi heureux me fait très plaisir, et j'espère que Gaspard est dans le même état d'euphorie qu'eux.
Ce n'est qu'au bout de la troisième bière et que le concert est fini depuis un moment que j'aperçois mon ami revenir en boitant au campement. Il s'affale sur la chaise à côté de moi en gémissant :
— C'était une sacrée bonne soirée, mais ça pique, gémit-il en prenant une bière dans la glacière.
— Il t'est arrivé quoi au visage ?
— Il t'est arrivé quoi au visage ?
En effet, il avait un gros hématome autour de l'œil gauche
— Disons que j'ai dansé avec une fille qui avait déjà un cavalier et que ce con avait deux trois potes, dit-il en rigolant.
— Ah je crois que j'ai eu la même au premier concert, mais la fille s'est barré avant que son mec ne la voit danser avec moi, il me tapa dans la main.
— Ça c'est le Thomas que je connais ! ah les cons putain ! il sirote tranquillement sa bière avec un grand sourire quand soudain il se rappela qu'il en manquait à l'appel "mais Martin et Quentin ils dorment déjà ?"
— Alors Martin est dans cette tente avec deux filles, dis-je en montrant le campement des voisines avec un sourire entendu. "et Quentin est parti vers le mur de son de l'autre côté de la forêt avec une fille"
— ooooooh les cons ahahahahah. et toi t'as choppé ? En se redressant sur sa chaise, l'air très intéressé.
— Si on veut, devant son air interloqué, je me saisis de mon sexe sous mon short, décalotte mon gland, et récupère la mouille qui y est restée. Jamais je n'aurais fait ce geste en temps normal, mais l'alcool et la soirée surréaliste que je venais de passer avaient mis de côté un paquet de mes tabous. Je fous mes doigts sous le nez de mon ami.
— Mais ça sent la merde mec, t'es sérieux là ? Mais après quelques secondes, je vis un éclair dans ses yeux et un fou rire le prit soudain. Ses côtes endolories le calmèrent assez vite, mais son enthousiasme toujours intacte "tu as son numéro j'espère ? Non ? putain ça devait être incroyable"
— Ça l'était, je souriais bêtement, la clope à la bouche "dis-moi tes pilules elles font effet combien de temps ?"
— C'est fini là, ça dure quatre heures. Tu as kiffé ?
— Disons que les maux avaient disparu, remplacés par un cul de rêve.
— Bien joué, c'est le meilleur des remèdes. Regarde Martin, la meuf de ses rêves est en couple depuis deux ans et son meilleur médicament c'est la baise. Je trouve que ça lui réussit plutôt bien.
— Tu as sans doute raison. Bon je suis beaucoup trop bourré, le soleil se lève alors je vais me coucher.
— Bonne nuit, man.
— Ah je crois que j'ai eu la même au premier concert, mais la fille s'est barré avant que son mec ne la voit danser avec moi, il me tapa dans la main.
— Ça c'est le Thomas que je connais ! ah les cons putain ! il sirote tranquillement sa bière avec un grand sourire quand soudain il se rappela qu'il en manquait à l'appel "mais Martin et Quentin ils dorment déjà ?"
— Alors Martin est dans cette tente avec deux filles, dis-je en montrant le campement des voisines avec un sourire entendu. "et Quentin est parti vers le mur de son de l'autre côté de la forêt avec une fille"
— ooooooh les cons ahahahahah. et toi t'as choppé ? En se redressant sur sa chaise, l'air très intéressé.
— Si on veut, devant son air interloqué, je me saisis de mon sexe sous mon short, décalotte mon gland, et récupère la mouille qui y est restée. Jamais je n'aurais fait ce geste en temps normal, mais l'alcool et la soirée surréaliste que je venais de passer avaient mis de côté un paquet de mes tabous. Je fous mes doigts sous le nez de mon ami.
— Mais ça sent la merde mec, t'es sérieux là ? Mais après quelques secondes, je vis un éclair dans ses yeux et un fou rire le prit soudain. Ses côtes endolories le calmèrent assez vite, mais son enthousiasme toujours intacte "tu as son numéro j'espère ? Non ? putain ça devait être incroyable"
— Ça l'était, je souriais bêtement, la clope à la bouche "dis-moi tes pilules elles font effet combien de temps ?"
— C'est fini là, ça dure quatre heures. Tu as kiffé ?
— Disons que les maux avaient disparu, remplacés par un cul de rêve.
— Bien joué, c'est le meilleur des remèdes. Regarde Martin, la meuf de ses rêves est en couple depuis deux ans et son meilleur médicament c'est la baise. Je trouve que ça lui réussit plutôt bien.
— Tu as sans doute raison. Bon je suis beaucoup trop bourré, le soleil se lève alors je vais me coucher.
— Bonne nuit, man.
A midi, le réveil fut un peu compliqué. Nous avons commencé à démonter tout notre campement, aidés de Martin qui avait passé une nuit de rêve selon ses dires. Quentin lui avait dit qu'il nous attendrait à la voiture. Allégé de notre bouffe et de notre alcool, c'est plus léger que nous avons pris le chemin vers la voiture.
En traversant le camping, on voyait les gens ranger leurs affaires et ramasser tous les déchets de leurs excès, certains étaient encore en train de danser devant un DJ complètement bourré. Au bout de 20 minutes de marche, nous sommes arrivés à la voiture sur laquelle jonchaient un certain nombre de bouteilles. Martin s'était endormi sous la voiture, il était maculé de boue et ronflait comme un tracteur. Après l'avoir réveillé et rangé nos affaires dans la voiture, nous sommes sorti du parking pour retourner à la vie normale. Alors que mes trois amis se racontaient les histoires incroyables qui leur étaient arrivées, je m'endormis, la tête contre la fenêtre.
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