Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Vacances à Oléron — Chapitre 1 · Quand le plaisir des vacances amène aux vacances de plaisir
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
Vacances à Oléron
Chapitre 1 · Quand le plaisir des vacances amène aux vacances de plaisir
Ma maîtresse est en vacances sur l'île d'Oléron. A ma demande, elle me propose le thème de cette histoire. Sa sensualité et son goût des hommes la poussent à imaginer toutes les aventures possibles lorsqu'elle croise un type qui lui plaît. Ma perversité me pousse à l'imaginer, voire à la pousser dans des situations excitantes. Allez tiens, je mets un disque de Lama dans mon portable, un des hommes qui a sans doute le mieux chanté les femmes et j'écris. Ce texte est donc un pur fantasme.
25 juillet 2020. Il fait chaud, mais le ciel est un peu couvert. On peut toujours aller à la plage, mais la mer sans soleil, c'est quand même moins bien ! Ça n'amène rien au bronzage, et l'absence de soleil limitant le nombre de congés payés venu se faire rôtir, ça limite aussi le nombre de caresses brûlantes que posent sur vous les hommes dont le corps assoupi de la mémère qui les accompagne et qui au fil des années n'a pas pris soin d'elle et ne les fait plus rêver, vous adressent et vous flattent...
Du coup, autant en profiter pour faire autre chose d'aussi agréable, même si c'est moins sexuel... Il n'y a pas de plaisirs que dans le sexe quand on est épicuriens et épicurieuxxxx...
Allez tiens, on va se faire un plateau de fruits de mer ! Pour des Lorrains loin de la côte, c'est l'occasion rêvée de se taper des trucs qui n'aient pas traversé trois fois la France dans la glace et dans des remorques tchécoslovaques derrière des tracteurs roumains affrétés par des Libanais... Et j'exagère à peine... Ici, c'est plein de petites échoppes d'ostréiculteurs, on va commencer par là. Juste que si mon mari veut bien manger huîtres et fruits de mer, il est difficile de le faire bouger. Eh bien, j'irai seule. Et il faut que je me remue un peu, on est samedi, il est onze heures, et si ça se trouve, ils ferment à midi !
Première cabane, fermée ! Onze heures quarante-cinq. Treize heures quarante-cinq au soleil, c'en est un qui vit sans montre... Les deux suivantes sont ouvertes, mais plus grandes choses à vendre, ils me font ch... ces touristes qui ont acheté MES huîtres ! Une dernière cabane, un peu plus loin. Il a des huîtres... Mais ce n'est pas sur les huîtres que bloque mon regard. Il a quoi l'ostréiculteur ? 35, 38 ans ? Grand, bien bâti, je devine les muscles qui roulent sous sa marinière. Elle a été cousue sur lui ou c'est une seconde peau ? Et ses yeux... d'un bleu délavé plein d'écumes...
Comme d'habitude, on a toujours le choix. Je prends mes huîtres et je me sauve. Ou je me laisse aller au risque de me noyer dans ces yeux-là.
— Bonjour ma petite dame, je vous attendais, après vous je ferme.
— Bonjour. Vous m'attendiez ? vous êtes devin ! Je ne savais même pas que j'allais venir !
— Moi je le savais. Mon horoscope me disait ce matin ‘'vous pouvez vendre toutes les huîtres que vous voulez, la sirène est au fond de la bourriche et vous ne la découvrirez qu'en fin de matinée''. C'est pour ça que j'attends. Que je vous attends.
— Euhhh ! Un peu gros pour la sirène. Ça ne marche que le temps que vous ne me demandez pas de chanter !
— Bonjour. Vous m'attendiez ? vous êtes devin ! Je ne savais même pas que j'allais venir !
— Moi je le savais. Mon horoscope me disait ce matin ‘'vous pouvez vendre toutes les huîtres que vous voulez, la sirène est au fond de la bourriche et vous ne la découvrirez qu'en fin de matinée''. C'est pour ça que j'attends. Que je vous attends.
— Euhhh ! Un peu gros pour la sirène. Ça ne marche que le temps que vous ne me demandez pas de chanter !
On ne se connaît pas et il m'attaque déjà par le point le plus sensible. Les mots à double sens, teintés d'humour, légers... Des mots qui vous invitent sans rien vous réclamer...
— Il vous reste quoi comme huîtres ?
— Ici des grosses. Meilleurs à servir chaudes. Dans les parcs, il y a tout ce que vous voulez.
— D'accord, mais moi, c'est pour manger de suite, avec une sauce à l'échalote, un pain beurré et un petit blanc, ce n'est pas pour faire une choucroute, même de la mer, et je ne vais pas attendre le retour de pêche lundi pour en manger, d'ailleurs lundi, c'est retour maison.
— Ah ! c'est donc presque une question de vie ou de mort ? Soit c'est de bonnes huîtres aujourd'hui, soit vous repartez avec une sensation de vacances ratées ?
— Pratiquement.
— Pressée ? Vous, pas les huîtres...
— Pressée. Disons qu'à seize heures, l'envie sera passée.
— Mes parcs ne sont pas très loin. Une heure et vous avez des huîtres toutes fraîches.
— Une heure, ça marche. Mais je ne veux pas attendre une heure pour rien.
— Vous venez avec moi et en plus, je vous explique tout sur la culture des huîtres.
— Ici des grosses. Meilleurs à servir chaudes. Dans les parcs, il y a tout ce que vous voulez.
— D'accord, mais moi, c'est pour manger de suite, avec une sauce à l'échalote, un pain beurré et un petit blanc, ce n'est pas pour faire une choucroute, même de la mer, et je ne vais pas attendre le retour de pêche lundi pour en manger, d'ailleurs lundi, c'est retour maison.
— Ah ! c'est donc presque une question de vie ou de mort ? Soit c'est de bonnes huîtres aujourd'hui, soit vous repartez avec une sensation de vacances ratées ?
— Pratiquement.
— Pressée ? Vous, pas les huîtres...
— Pressée. Disons qu'à seize heures, l'envie sera passée.
— Mes parcs ne sont pas très loin. Une heure et vous avez des huîtres toutes fraîches.
— Une heure, ça marche. Mais je ne veux pas attendre une heure pour rien.
— Vous venez avec moi et en plus, je vous explique tout sur la culture des huîtres.
Je ne l'avais pas vu venir celle-là. Et tout se bouscule. Je dis non et peut-être pas d'huîtres. Je dis oui et tout est possible. Je ne sais pas ce que je dois lire dans son sourire. Comment je dois l'interpréter ? Content de lui ? Et je me barre ! Du désir de vivre le moment ? Et je dis oui ! Allez, je ne sais plus qui disait ‘'la vie est trop courte pour être seulement petite''. Et je m'entends dire ‘'D'accord''...
— OK. On ferme ! Vous avez des cuissardes ?
— Non, mais un maillot de bain. J'avais envisagé la plage ce matin.
— Si vous ne vous frottez pas aux casiers, ça reste la mer, et ça suffira.
— Non, mais un maillot de bain. J'avais envisagé la plage ce matin.
— Si vous ne vous frottez pas aux casiers, ça reste la mer, et ça suffira.
Je ne réponds pas. Son regard me plaît et il dérape sur mon décolleté. Un regard de désir. J'adore. Mon esprit imagine déjà plein de choses. On sort. Il ferme la cabane. Son pick-up est à côté.
— Montez !
Je monte, il sourit. C'est parti. Quelques centaines de mètres. Le port. Je le suis jusqu'à son petit bateau à fond plat. Il saute dedans et me tend la main, que j'ignore. Je saute, mais le bateau bouge et heureusement qu'il me rattrape, sinon je m'étalais lamentablement au fond de sa plate. J'ai senti ses muscles et son odeur. Je me détourne en disant merci, surtout qu'il ne voit pas mon trouble. Je m'assois, lui démarre le moteur. Dix minutes de navigation et on arrive sur le site ou il a ses huîtres. Dix minutes pendant lesquelles il m'explique les poches que l'on retourne, la surmortalité actuelle... Honnêtement, j'avoue que mon esprit est ailleurs.
Il coupe le moteur et saute à l'eau.
— On y est. Allez venez.
Je fais passer mon tee-shirt par-dessus ma tête, je laisse tomber ma jupe le long de mes jambes. Je m'efforce à ne pas paraître trop sensuelle. Difficile. Ce n'est pas ma nature et ce mec m'excite. Je me laisse glisser dans l'eau. Je croise son regard qui brille. J'ai souvent croisé ce regard sur mon 95 C, mais certaines fois me font réagir plus que d'autres, là c'est le cas. Il est à côté de moi, il m'attrape le bras en me disant que les casiers sont là, juste à fleur d'eau. Et sous l'eau, sa jambe cherche la mienne. Il attrape une poche d'huîtres et me la tend en me disant :
— Allez. Des huîtres fraîches se méritent. A emmener sur le bateau.
Son regard est presque un défi. Je prends la poche dans mes bras, contre ma poitrine, et je la porte jusqu'au bateau. Dans l'eau, c'est assez simple. Pour la jeter sur la plate, c'est un peu plus coton. Il rigole et me dit :
— Attendez, je vous aide.
Il passe derrière moi et ses bras sous les miens.
— Allez hop !
La poche est dans la plate... Et ses bras toujours sous les miens. Son corps contre le mien. Je sens son désir. Son envie. Il bande. Et il me le fait savoir. J'ai envie de lui, je creuse les reins et je m'appuie à son érection en même temps que je lui abandonne mon corps. J'ai envie de lui, je veux qu'il le sache et qu'il me possède. Mes mains sont accrochées au bateau. Les siennes sont sur les miennes. Il me pose un baiser dans le cou et me murmure à l'oreille :
— Tu veux ?
— Oui.
— Oui.
J'aime cette délicatesse, cette façon de me demander si je veux être à lui. Il le sait, il le sent, j'ai cédé. Mais il ne veut pas se la jouer ‘'mâle dominant basique''. Il veut que je lui donne mon accord, il veut m'entendre dire que oui, j'ai envie de sentir son vit bousculer ma vie. Ses mains quittent le bateau, cueillent mes seins, en caressant les pointes à travers mon maillot mouillé. Je ferme les yeux, profite de la caresse. Sa main droite descend lentement. Les images de cette main qui je le sais, va chercher mon sexe affole mon cerveau. Pourquoi va-t-il si doucement ? Je le veux. Je le lui ai dit. Je creuse encore plus les reins. Je me frotte à sa queue.
Ses mains glissent sur ma nuque, libèrent le flot du haut de mon maillot. Je le laisse faire. Je ne veux rien faire, juste le laisser faire, qu'il me fasse vivre ce moment. J'essaye d'enregistrer chaque geste, chaque sensation de ce moment magique, volé au temps. Mon haut est dénoué, il le fait glisser, caresse mes seins et excite mes sens, joue avec mes tétons. Je suis trempée et je veux que ça dure. Je veux que le moment où il me prendra soit une délivrance à mon excitation.
Ça y est. Sa main a atteint mon sexe. Il me caresse par-dessus mon maillot. Je tourne la tête, cherche sa bouche. Nos lèvres, nos langues se trouvent. Il ne cesse de me caresser et m'excite. Je n'en peux plus, c'est moi qui abdique et le supplie de me prendre. Ses mains font descendre ma culotte. A mi-cuisse, c'est suffisant. J'écarte les jambes autant que je le peux. Son gland frotte ma chatte, en cherche l'entrée, la trouve, un coup de reins et il m'envahit, me possède, c'est divin. Il me baise et j'aime ça.
Ce sexe que je n'ai pas vu me prend. Il me tient les hanches et me prend fort, comme j'aime, sans le lui avoir expliqué. Je pars immédiatement... Je jouis, accrochée au bateau, c'est fort, violent, s'il y avait plus de fond, je me noierais...
Il ressort de mon ventre, sa queue suit le sillon de mes fesses, se frotte à mon petit trou.
— Tu veux bien ?
Je n'ai pas un grand désir permanent de sodomie, mais là, je ne sais pas, j'ai envie de lui offrir mon cul, qu'il garde comme moi un souvenir fort de ce moment. Je lui réponds, je lui murmure un ‘'oui''. En creusant encore plus les reins. Ma tête est maintenant posée dans mes bras sur le bord de son bateau. Sa queue force un peu l'entrée de mes reins. Il me murmure un ''caresse-toi''. Ma main descend alors caresser mon bouton, que je fais rouler sous mes doigts pendant que son sexe envahit mes fesses, lentement, sans appréhension et sans douleur, comme si tout cela était naturel. J'adore cette sensation. IL me tient les hanches, se jette dans mon cul, j'entends son souffle court. Il me dit que son plaisir monte, je me branle frénétiquement en lui disant ‘'attends-moi''... il lutte et jouit juste avant moi. Son plaisir déclenche le mien.
Nous restons quelques secondes sans bouger, qui me paraissent des heures. Puis il me libère. Je ne le regarde pas. Je remonte mon bas, renoue mon haut derrière ma nuque et remonte dans le bateau. Arrivé au port, il me remplit un sachet d'huîtres. Je lui demande combien je lui dois. Il me regarde droit dans les yeux en me disant :
— Rien du tout. Elles n'ont pas de prix. Si ce n'est celui d'un moment magique. Une parenthèse est impossible à chiffrer. Dorénavant pour moi, il y aura deux Noëls, le 25 décembre et le 25 juillet. Et comme j'ai passé l'âge de croire au père Noël, je vous laisse imaginer lequel va rester le plus présent à mon esprit.
Une heure plus tard, mon mari me dira qu'elles sont super bonnes, c'est peut-être à cette fraîcheur qu'il attribuera mon regard satisfait. Quelle importance ? Il rentrera de vacances, heureux de ses huîtres, et moi de les avoir moi-même pêchées... Ça, c'est la version officielle, l'autre ne regarde que moi...
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Commentaires ()
A la pêche aux moules, moules, moules...
Belle écriture !
juste l'expression d'un esprit vif!
Çà m'as fait beaucoup marrer,
J'ai un métier qui quelquefois me prends un peu la tête comme disent les d'jeuns... Dans ce cas soit je lis soit j'écris...
Comme je l'ai écrit au début du texte, j'ai le bonheur d'avoir une maîtresse joueuse et jouisseuse.
J'écris au départ pour elle, ensuite je partage avec les lecteurs que ça peut intéresser.
J'aime l'imaginer dans des situations équivoques, si l'on peut dire, elle aime s'y voir.
Quelquefois, je réalise certains de ses fantasmes, pour son plaisir et le mien.
Si l'histoire vous as plu, j'en suis ravi.