Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Chroniques d'un amant — Chapitre 1 · Farah
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Chroniques d'un amant
Chapitre 1 · Farah
Elle aime son mari, mais elle s'accorde des vacances avec moi. Littéralement aussi ; elle nous offre des week-ends dans des hôtels luxueux. Suites, jacuzzis, draps et peignoirs blancs. Je l'ai rencontrée dans une salle de sport pour bourges, où le prix de l'abonnement fait fuir tout prolétaire. Le genre de salle où tout est chromé, tout est lisse, nickel. Pas de traces, pas de sueurs sur les machines.
Mon rôle était de passer le balai, je faisais ça à côté de mes études, elle, elle venait s'y entraîner. Je passais bien inaperçu ; j'arpentais les couloirs avec mes serpillières, je passais derrière eux. Eux ne me voyaient pas, ils continuaient leurs conversations quand j'étais là, ne déviaient pas de leurs trajectoires quand nos chemins se croisaient.
Mon rôle était de passer le balai, je faisais ça à côté de mes études, elle, elle venait s'y entraîner. Je passais bien inaperçu ; j'arpentais les couloirs avec mes serpillières, je passais derrière eux. Eux ne me voyaient pas, ils continuaient leurs conversations quand j'étais là, ne déviaient pas de leurs trajectoires quand nos chemins se croisaient.
Un jour, le sauna ne chauffait plus. Deux hommes grelottant m'interpellent alors, pour que je vienne régler ce problème au plus vite. Ils étaient accompagnés de deux femmes, leurs conjointes, semble-t-il. Ces ineptes avaient bloqué la sécurité. Je suis passé pour leur sauveur en appuyant simplement sur un bouton rouge. Sans un merci, les deux hommes s'étaient précipités à leurs places favorites. Cependant, une des femmes me remercia, elle alla même chercher dans son sac un pourboire, qu'elle me tendit avec un grand sourire. Elle venait de doubler mon salaire horaire. C'était elle, Farah.
Farah était semblable à toutes ces femmes, riches, qui ne prêtent que peu d'attention aux autres, qui viennent entretenir leurs liposuccions dans cette salle de sport molletonnée. Je n'avais donc pas fait attention à elle avant ça. Mais là, elle m'avait souri. Son visage est magnifique. Des traits iraniens, une chevelure noir corbeau et de grands yeux ronds.
Je ne suis pas le seul à être de cet avis. Maintenant que je la remarque, à chaque fois qu'elle vient s'entraîner sans son mari, les hommes la courtisent. Y compris les amis de celui-ci d'ailleurs. Mais Farah se contente de simples sourires polis en retour. Les hommes de son âge, bedonnant et dégarnis, ne l'attirent pas.
Je ne suis pas le seul à être de cet avis. Maintenant que je la remarque, à chaque fois qu'elle vient s'entraîner sans son mari, les hommes la courtisent. Y compris les amis de celui-ci d'ailleurs. Mais Farah se contente de simples sourires polis en retour. Les hommes de son âge, bedonnant et dégarnis, ne l'attirent pas.
Elle vient souvent seule. Enfin, c'est plutôt son mari qui vient peu. Je vois Farah tous les jours, elle connaît mon prénom maintenant. Après sa douche, elle passe toujours à l'accueil discuter avec moi. Son mari passe la moitié de son temps en voyage d'affaires. Elle aussi travaille beaucoup, mais pour elle, le sport est « indispensable ! » me dit-elle.
Un jour, elle me dit qu'elle cherche quelqu'un pour s'occuper de l'entretien de son hammam, chez elle. Je ne savais pas s'il s'agissait vraiment du hammam, mais je lui ai donné mon numéro. Ça fera toujours un peu d'argent de poche, me disais-je à l'époque. Puis elle m'a appelé. Mais pour boire un verre finalement ; pas de hammam donc.
*
Arrivé au bar de l'hôtel dans lequel elle m'a donné rendez-vous, je me sens minuscule. Un serveur, persuadé que je venais déposer un CV, m'invite à aller voir son manager. Je lui réponds que j'attends quelqu'un, soudain il se tait, se redresse et avec une gestuelle qui m'est presque inconnue, m'installe à une table.
Elle arrive, enfin ! Elle me sourit, me fait la bise, sa main sur mon dos, puis se pose face à moi sans me lâcher des yeux.
Elle arrive, enfin ! Elle me sourit, me fait la bise, sa main sur mon dos, puis se pose face à moi sans me lâcher des yeux.
— Tu ne m'as pas attendue trop longtemps j'espère ?
— Non non, tout va bien !
— Non non, tout va bien !
Elle est grande, en fait, avec ses talons, elle est même plus grande que moi. C'est la première fois que je la vois maquillée et habillée de la sorte. Ma chemise « Kiabi » fait tache ici.
Je ne sais pas quoi faire de mes mains, je suis distrait, j'observe les autres pour comprendre comment tenir ce genre de verres à cocktail. J'acquiesce à chacune de ses phrases sans même les écouter, heureusement qu'elle est bavarde.
Le serveur me regarde, les gens autour me dévisagent, du moins c'est mon impression, mais c'est peut-être moi qui les dévisage, bref. On a fini nos verres. On sort, je respire enfin !
Un Taxi attend Farah dans la rue. Il est tard alors elle me propose de profiter de celui-ci. J'accepte en indiquant une fausse adresse, je ne voulais pas qu'on me voie rentrer comme ça.
Je ne sais pas quoi faire de mes mains, je suis distrait, j'observe les autres pour comprendre comment tenir ce genre de verres à cocktail. J'acquiesce à chacune de ses phrases sans même les écouter, heureusement qu'elle est bavarde.
Le serveur me regarde, les gens autour me dévisagent, du moins c'est mon impression, mais c'est peut-être moi qui les dévisage, bref. On a fini nos verres. On sort, je respire enfin !
Un Taxi attend Farah dans la rue. Il est tard alors elle me propose de profiter de celui-ci. J'accepte en indiquant une fausse adresse, je ne voulais pas qu'on me voie rentrer comme ça.
*
Ce genre de sorties se sont multipliées les semaines qui ont suivi. Souvent, elle m'appelle vers 19h pour un verre à 20 h. On mange même ensemble parfois. C'est toujours elle qui invite. Elle me raconte sa vie de femme d'affaires et moi j'écoute. Parfois, elle me parle même de son mari, un passionné de sport nautique, un peu beauf on dirait. Elle ne le voit que quelques jours par semaine. Elle, son truc c'est plutôt la mode, et les jeunes hommes aussi, vu comment elle regarde les fesses du serveur.
Un jeudi soir, elle m'appelle, vers 22 h, un horaire inhabituel. Elle m'explique que ce week-end, elle doit partir à un séminaire à Oslo. « On annule notre sortie de vendredi donc ? » demandais-je. C'était devenu une habitude. Mais elle me répond que justement, elle avait pensé à m'inviter à ce week-end à l'étranger.
— Mais comment ça ? À Oslo, mais je n'ai même pas de passeport ou quoi que ce soit !
Je n'étais en effet jamais sortie de France, hormis un voyage scolaire à Londres quand j'avais quatorze ans.
— Pas besoin de passeport, Oslo c'est l'Europe voyons. Allez, je t'emmène ! Un chauffeur passe te chercher demain à 15h, c'est OK pour toi ?
Je n'y croyais pas, j'accepte évidemment, je ne peux pas refuser ce genre d'invitation.
L'urgence c'était de trouver une excuse, pour mes parents, mais aussi pour mes potes. J'allais disparaître tout un week-end pour aller à Oslo bordel ! Je n'y croyais toujours pas. Il était hors de question que j'annonce à ma mère que je partais en week-end avec une femme de presque son âge. Je n'aurais pas su quoi répondre à ses demandes d'explication. Je ne savais pas moi-même ce que j'allais faire là-bas.
Bon, ma valise est prête. Pour mes parents, je suis chez un ami, et pour mes potes, je suis malade au fond de mon lit. Me voilà à l'aéroport. Le chauffeur me dépose et me passe une enveloppe de la part de Farah. Dedans, je découvre mon billet ainsi qu'une lettre ;
On ne voyage pas dans le même vol, je t'expliquerais. Retrouve-moi à l'hôtel. [...] Suivi d'un ensemble d'indications pour arriver jusqu'à celui-ci.
Excité, je monte pour la première fois dans un avion, direction Oslo, tous frais payés ! Pour ce qui est des explications, je les devine : une discrétion totale est préférable.
J'arrive à l'accueil de l'hôtel, dans un anglais approximatif, je demande la chambre que Farah m'a indiquée ; l'hôte me répond dans un français parfait, et le chemin. Je le remercie, en français du coup, et me dirige vers l'ascenseur qu'un portier appelle pour moi.
Farah est déjà là. Une robe de soirée couvre ses longues jambes, ses cheveux sont tressés. Sourire aux lèvres, elle s'approche de moi et m'embrasse la joue. « Salut, tu as fait bon voyage ? »
Elle pousse quelques une de ses affaires pour que je puisse ranger mon sac puis m'annonce qu'elle doit déjà me laisser. « Ce soir, je dois manger avec des collègues. Je risque de rentrer tard, et demain, j'ai une conférence, je te rejoindrais dans l'après-midi. » Surpris par cette annonce, j'acquiesce comme si de rien était. Elle reprend d'une voix douce ; « ne t'inquiète pas, on se retrouve samedi pour finir ce week-end ensemble. Tiens, je t'ai laissé de quoi t'occuper durant mon absence. Fais-toi plaisir ! Découvre la ville, profite ! » puis elle ponctue cet acte par une caresse sur ma joue et quitte la chambre.
Sur la table, je découvre l'argent de poche auquel elle venait de faire référence. Il y en avait pour l'équivalent d'un de mes salaires mensuels !
Elle pousse quelques une de ses affaires pour que je puisse ranger mon sac puis m'annonce qu'elle doit déjà me laisser. « Ce soir, je dois manger avec des collègues. Je risque de rentrer tard, et demain, j'ai une conférence, je te rejoindrais dans l'après-midi. » Surpris par cette annonce, j'acquiesce comme si de rien était. Elle reprend d'une voix douce ; « ne t'inquiète pas, on se retrouve samedi pour finir ce week-end ensemble. Tiens, je t'ai laissé de quoi t'occuper durant mon absence. Fais-toi plaisir ! Découvre la ville, profite ! » puis elle ponctue cet acte par une caresse sur ma joue et quitte la chambre.
Sur la table, je découvre l'argent de poche auquel elle venait de faire référence. Il y en avait pour l'équivalent d'un de mes salaires mensuels !
Pour une chambre, elle est immense. Elle fait bien la taille d'un appartement. Il y a une douche à l'italienne, une baignoire, des miroirs partout. Le lit est immense, il est déjà couvert des affaires de Farah, qui je le devine, à dû arriver la veille. Je me change rapidement et décide de sortir visiter le quartier.
*
J'aurais dû prendre la monnaie que Farah m'a laissée. Le sandwich que je me suis payé en guise de repas du soir m'a coûté super cher, comme à peu près tout ce qui s'achète ici.
Il commençait à être tard, j'étais fatigué et Farah n'était toujours pas rentrée. Je finis par m'endormir dans le lit.
Il commençait à être tard, j'étais fatigué et Farah n'était toujours pas rentrée. Je finis par m'endormir dans le lit.
Je suis réveillé une bonne heure plus tard par son arrivée.
— Oh désolée, tu dormais...
— Pas de soucis, j'étais un peu fatigué, mais ça va, ne t'inquiète pas ! J'étais gêné.
— Bon, je prends une douche rapide et je te rejoins, d'accord ! Me dit-elle avec un ton affriolant.
— Pas de soucis, j'étais un peu fatigué, mais ça va, ne t'inquiète pas ! J'étais gêné.
— Bon, je prends une douche rapide et je te rejoins, d'accord ! Me dit-elle avec un ton affriolant.
Pendant sa douche, la porte est restée entre ouverte. C'était peut-être une invitation, je ne sais pas, je n'ai pas les codes de ces choses-là. Lorsqu'elle sort de la douche, j'aperçois un instant, grâce à un miroir, sa poitrine nue, magnifique. Elle est généreuse, naturelle. Le temps l'a marquée, mais les rides et les quelques vergetures qui la parsèment la rendent encore plus belle.
Bientôt, elle sort de la salle de bain en chemise de nuit. Une tenue ample, volatile, d'un violet mat liseré de noir. Elle range les deux trois affaires qui traînent encore sur le lit, pendant que je l'observe.
La toile de sa tunique recouvre son corps jusqu'à mi-cuisses, mais ses fesses rebondies courbent le tissu, le rehaussant de quelques centimètres.
Farah finit par me rejoindre dans le lit, sourire aux lèvres. Ses premiers gestes disent tout de ses intentions ; sa main gauche caresse mon caleçon pendant que l'autre m'oriente le menton pour que je l'embrasse. D'abord sur la bouche, puis rapidement le cou, puis les seins restés nus sous sa chemise. Mon périple se poursuit rapidement, guidé de près par Farah, entre les cuisses de celle-ci, où elle me force à m'étouffer sur son vagin.
Farah finit par me rejoindre dans le lit, sourire aux lèvres. Ses premiers gestes disent tout de ses intentions ; sa main gauche caresse mon caleçon pendant que l'autre m'oriente le menton pour que je l'embrasse. D'abord sur la bouche, puis rapidement le cou, puis les seins restés nus sous sa chemise. Mon périple se poursuit rapidement, guidé de près par Farah, entre les cuisses de celle-ci, où elle me force à m'étouffer sur son vagin.
Quelques léchouilles plus tard, je tente de me redresser, désireux d'en voir plus. Mais Farah me maintient la tête fixée, coincée entre ses adducteurs. Je l'entends gémir. Mes mains parcourent son corps tout entier, empoignant sa peau à chaque rondeur.
Farah décide de me chevaucher. Ses seins frottent contre mon visage au rythme qu'elle imprime. Mes mains tentent encore de s'aventurer sur son corps, mais je remarque que Farah prend toujours soin de bien couvrir ses fins poignets d'amour. Se dévoilant ainsi comme quelqu'un de plus complexée que je ne l'imaginais, ou plutôt, le fantasmais.
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