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Couverture de La stoppeuse, par zooph34
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Lesbiennes Orientation principale dans ce chapitre

La stoppeuse — Chapitre 3

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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La stoppeuse

Chapitre 3

Amir
Je me réveille à huit heures, Noûr dort toujours, je vois ses magnifiques fesses, j'ai envie de la bouffer, mais je dois être au garage à dix heures, je n'ai pas envie d'être en retard, il faut y aller tout de suite. Quand j'arrive dans le salon, personne, Daphné et Elisa sont parties. Il y a un mot sur la table basse.
Héloïse chérie,
Tu as un trousseau de clés dans le tiroir du haut de la commode, le code d'entrée de l'immeuble est le 4839.
Bonne journée, à ce soir, je serais là vers dix-neuf heures, Elisa sera là vers seize heures trente.
Bisous
Je réveille Noûr, elle insiste pour que nous échangions un long baiser. Elle me caresse sur tout le corps, je suis sur le point de céder à ses avances, mais je résiste et nous allons prendre notre petit-déjeuner. Après une bonne douche crapuleuse, nous allons chez le garagiste. Arrivé au garage, je tombe sur un homme d'une cinquantaine d'années, pas très grand, affable, qui a l'air de s'amuser en tournant autour de la voiture.
— On n'en voit pas souvent des comme ça, surtout dans cet état, bon, au niveau aspect, c'est un sans-faute, votre père a bien travaillé.
— Il n'était pas seul, un spécialiste en sellerie l'a aidé, et un peintre professionnel aussi.
— Allons dans le bureau, vous me direz ce que vous attendez de moi, et je vous dirais combien de temps il me faut.
— Et combien ça va coûter ?
— Bien sûr.
Nous passons une bonne demi-heure à expliquer ce que je veux. Je veux moderniser ma voiture tout en la laissant d'origine, c'est-à-dire, moderniser le freinage, la carburation, l'amortissement, mais garder sa spécificité de vielle américaine démesurée. Que des travaux de sécurité et d'économie, car je veux garder cette voiture, il n'est pas question que je la vende. La mauvaise surprise, c'est que je ne pourrais pas récupérer ma voiture avant fin août, mais je ne peux pas refuser, les travaux doivent être faits. Je lui donne les clés et nous prenons un taxi pour rentrer chez Daphné. Nous nous changeons, petite jupe plissée, corsage sage, mais ample, escarpins de dix centimètres et c'est tout. Nous prenons la ligne huit direction Balard et descendons à Concorde. Nous remontons les Champs-Élysées en regardant les boutiques. Nous arrivons devant le Fouquet's, je regarde la carte, j'ai envie d'y aller. Je vois qu'elle fait un peu la moue devant les prix.
— Allez, on y va, ça me donne envie.
— Je vais avoir du mal à payer, je n'ai pas beaucoup de sous.
— Qui te parle de payer, je t'invite.
— Je ne peux pas accepter, tu as vu les prix ?
— Si tu ne veux pas entrer, tu m'attends là, j'en ai pour une petite heure.
Elle me regarde, je lui prends la main et on entre. Un serveur vient vers nous.
— Bonjour mesdemoiselles, vous avez réservé ?
— Non, nous pouvons manger quand même ?
— Bien sûr, ne vous en faites pas, suivez-moi.
Il nous amène à une petite table, nous nous installons bien. Nous commandons deux kirs, il nous les amène avec la carte. C'est dur de choisir, mais nous nous arrêtons sur des escargots et un filet de daurade, le tout accompagné d'un Chablis. Je vois Noûr manger en dégustant jusqu'à la dernière miette, elle savoure ce repas. Je présume qu'elle n'a pas dû en faire beaucoup comme ça. Je suis au comble du bonheur de la voir aussi heureuse, je commence à être dingue de cette fille, je comprends Daphné, j'essaye de me projeter dans l'avenir, je ne la connais que depuis hier, mais Noûr est toujours là, omniprésente, et ça me plaît. Nous rentrons à l'appartement, évidemment, nous faisons l'amour, Noûr est de plus en plus tendre, amoureuse, aimante, je partage son envie de l'autre, je sens que sa peau me devient indispensable, que sa présence m'est nécessaire, en fait, je ne peux plus me passer d'elle.
Elisa arrive vers seize heures quarante, nous préparons le dîner avec ce qu'elle a acheté. Le soir, je dis à Daphné que je suis bloquée ici jusqu'à fin août, ça ne la gêne pas, nous sommes ici chez nous. Nous décidons d'aller passer un mois à Agde toutes ensemble. Pendant les vacances, je réalise que j'aime Noûr comme une folle, je décide donc de chercher du travail à Paris, ce que je trouve relativement facilement. Nous trouvons un appartement pas trop cher à Montrouge, c'est assez pratique pour Noûr, il y a une station de métro assez proche, nous nous y installons mi-septembre.
Je fais la connaissance d'Amir, son frère, très gentil avec sa sœur qu'il semble adorer, ils se ressemblent énormément, on dirait la même personne en homme et en femme. Il est marié à Aïcha, elle est étudiante en architecture comme lui. Elle est en quatrième année, lui en troisième. Ils projettent de s'installer à Casablanca une fois diplômés, elle partira la première et lui la rejoindra après son DSA. La ville est en pleine transformation, ils veulent participer à la sauvegarde du passé art déco de Casablanca. Au début, ils ont été étonnés quand nous les avons reçus nues, mais ils s'y sont vite faits et maintenant, ils viennent avec nous à Agde.
La vie continue, mon père nous a quittés assez vite, un cancer foudroyant, ma mère est restée à Perpignan, elle ne veut pas quitter sa Catalogne natale. Nous la voyons quand nous descendons à Agde, elle a accepté ma vie, comme elle dit, « c'est ta vie, démerde-toi ».
Nous nous aimons de plus en plus, nous passons quatre ans de bonheur, jusqu'à la fin de ses études. Notre couple est de plus en plus solide toutefois, il me manque quelque chose, j'ai de plus en plus envie d'un enfant. Mais si j'ai un enfant, je veux qu'il soit de moi, je veux le porter pendant neuf mois et l'enfanter, être sa vraie mère. J'ai vingt-six ans, il faut agir vite.
Un soir dans notre lit, je suis sur le corps de Noûr, après un long baiser, je la regarde dans les yeux.
— J'ai envie d'un enfant.
— C'est vrai mon amour ?
— Oui, j'en crève, ça devient une obsession, qu'en dis-tu ?
— Un enfant avec nous, je suis pour, moi aussi je vivrais bien avec un enfant, mais comment en avoir un, on ne peut pas adopter, nous sommes des gouines !!
— Qui te parle d'adopter, on peut le faire.
— Il n'est pas question qu'un homme me touche, tu le sais très bien.
— Oui, mais moi, j'accepterais qu'un homme me fasse un enfant, tu accepterais que je fasse l'amour avec un homme pour ça ?
Elle me regarde d'un regard intense, son regard s'adoucit, elle pose rapidement ses lèvres sur les miennes.
— Oui si c'est pour ça, mais il faut trouver un mec bien et beau pour te faire un beau bébé.
— Ça doit pouvoir se faire.
— Si tu fais un enfant, je serais complètement étrangère génétiquement pour lui et toi, tu seras sa mère.
— Oui, mais tu es mon amour, ce n'est pas si grave que ça, on dira que tu es sa tata.
— Justement, il y aurait peut-être une solution.
— Laquelle ?
— Que tu le fasses avec Amir, j'aurais au moins un quart de ses chromosomes, je serais réellement sa tante, donc sa famille, même s'il ne le sait pas. Ça te dérangerait de faire l'amour avec lui ?
— Pas du tout, ton frère est très beau, n'oublie pas que j'ai déjà fait l'amour avec des hommes, c'était avant toi. Mais tu sembles oublier qu'il est marié et qu'a priori, il aime beaucoup sa femme.
— Alors il faut lui demander.
— Tu crois qu'il sera d'accord ?
— Je pense que oui, tu es une superbe femme, et il adore les superbes femmes. Et puis, je vois comment il te regarde, il a beau être marié, tu es le genre de femme qu'il aime. En plus si c'est pour faire plaisir à sa petite sœur, il acceptera.
— Il faudra qu'il renonce à sa paternité, et ne rien dire à l'enfant.
— Il devrait accepter, à moi de lui demander, il le fera pour moi.
— Peut-être, mais je ne veux pas qu'il le fasse dans le dos de sa femme, je ne le supporterais pas.
— Oui, tu as raison, il faut qu'il lui en parle.
— J'ai déjà eu une discussion à ce sujet avec elle, c'est elle qui m'a dit qu'il fallait que je le fasse moi-même.
— Tu lui en avais parlé et pas à moi ?
— Oui, je ne voulais pas t'en parler avant d'être sûre de bien le vouloir.
Elle se jette sur moi, sa bouche bloque la mienne, sa langue s'enfonce à la rencontre de la mienne. Nous nous embrassons en nous caressant, elle pivote pour me présenter son sexe. Nous faisons l'amour tendrement, maintenant, nous connaissons nos corps par cœur, mais c'est toujours une découverte du plaisir que nous pouvons nous donner.
Un mercredi soir, nous invitons Amir à dîner, le repas et la soirée se passent très bien, à la fin du repas, nous nous installons autour de la table basse pour un petit armagnac. Noûr regarde son frère.
— Comment trouves-tu Héloïse ?
— C'est quoi cette question ?
— Tu la trouves belle, plaisante, si elle n'était pas avec moi, tu aimerais lui faire l'amour ?
— Où veux-tu en venir ?
— Savoir si elle te fait bander, ça te va comme question ?
Il nous regarde stupéfait, il ne comprend pas où Nour veut en venir, c'est vrai que c'est assez déstabilisant, elle n'y va pas par quatre chemins, comme d'habitude, j'interviens.
— Ta sœur aimerait savoir si je te fais envie, si tu me ferais l'amour si nous n'étions pas ensemble.
— Bien sûr que je te ferais l'amour si tu n'étais pas avec ma sœur et si je n'étais pas marié. En plus, il faudrait que tu le désires aussi, c'est évident. Tu as vu comme tu es foutue, un vrai canon, tu ne peux laisser indifférents que les homos.
— Bon, si j'ai bien compris, si je suis d'accord, tu me fais l'amour.
— C'est quoi cette embrouille, que voulez-vous réellement toutes les deux !!
— Que tu me fasses un enfant, nous voulons un enfant, il n'est pas question que tu le fasses avec Noûr, ce serait donc avec moi, tu pourrais être d'accord ?
— Pourquoi moi ?
— Parce que tu es le frère de Noûr, cet enfant serait le neveu de ta sœur, elle serait elle aussi de sa famille biologique, nous y tenons.
— Vous semblez oublier que je suis marié et que j'aime ma femme.
— Non, il faudrait son accord évidemment.
— Vous êtes complètement folles toutes les deux.
Il nous regarde complètement abasourdi, je sens qu'il évalue le pour et le contre, nous savons que je lui plais, mais je suis l'amour de sa sœur et il est marié à une femme qu'il aime, j'admets qu'on lui en demande peut-être un peu trop. Déjà, l'homosexualité de sa sœur a été très difficile à accepter, mais il a assimilé et le vit maintenant très bien. Mais faire l'amour à la copine de sa sœur, pour lui, c'est comme faire l'amour à la femme de son frère, je crois que ça le perturbe beaucoup.
— Et ça se passerait comment, vous savez que je quitte la France définitivement dans deux mois, je vais rejoindre Aïcha à Casablanca.
— D'après mes calculs, je devrais ovuler vendredi ou samedi prochain, tu viens vendredi soir et tu passes le week-end avec nous. Tu sais ce qu'on te demande, parles-en à Aïcha, je lui avais déjà parlé de mon envie d'un enfant l'année dernière, elle ne sera pas étonnée par ta question, téléphone-lui, j'aimerais tant que ça marche. Je suis sûre qu'avec toi, ce sera un magnifique bébé.
Noûr va s'assoir à côté de lui, elle l'enlace.
— Fais-le pour ta petite sœur adorée.
— Il a bon dos l'amour que je te porte, mais d'accord, je vais en parler à Aïcha, je te donne ma réponse demain dans la soirée, OK ?
— Merci Amir.
Il nous quitte une demi-heure plus tard, nous faisons l'amour comme des folles, Noûr me regarde.
— Je suis sûre qu'Aïcha va être d'accord, ça ne sort pas de la famille.
— Je pense que ça va lui faire tout drôle de savoir que son mari va faire l'amour avec une autre tout un week-end.
— C'est évident, mais c'est la famille, et la famille, c'est sacré chez nous.
— Espérons mon amour, espérons.
Je m'endors dans ses bras, la tête pleine de petits bébés.
Le lendemain soir, Amir nous appelle pour nous dire qu'Aïcha est d'accord, par pure amitié pour Noûr et moi-même, mais elle ne lui laisse qu'un week-end. Je prépare tout le vendredi, Amir arrive vers dix-neuf heures, nous prenons l'apéritif, une certaine gêne flotte au-dessus de nous. C'est Noûr qui rompt le silence.
— Bon, j'ai étudié la question, il va falloir que tu la fécondes six fois, une fois cette nuit, une fois demain matin, une fois demain en début d'après-midi et une fois le soir, pareil dimanche matin et en début d'après-midi. D'accord Amir.
— Tu veux me crever.
— Non Amir chéri, mais nous n'avons qu'un week-end, il faut mettre toutes les chances de notre côté.
— OK, je suis votre homme.
— Le seul qui peut me toucher, même nue.
Nous dinons tranquillement, à la fin du repas, nous allons dans la chambre, Amir regarde Noûr étonné.
— Tu viens aussi ?
— Tu ne penses pas que je vais te laisser faire l'amour à ma copine sans être avec elle, c'est notre enfant, je veux participer.
— OK, OK.
— Et puis qui va la préparer ?
Amir a une très belle bite, pas monstrueuse, mais d'un beau gabarit, comme je les aimais avant. Je m'allonge sur le lit, Noûr se met à quatre pattes entre mes jambes, elle pose sa bouche sur mon sexe, je commence à mouiller grave, quand elle me sent prête, elle se retire, je regarde Amir, sa bite est dressée vers le ciel, il vient se mettre au-dessus de moi, les bras tendus. Son sexe touche mes lèvres, je ne ressens rien de particulier, aurais-je tant changé, ce contact m'aurait fait exploser de bonheur il y a un peu plus de quatre ans. Son sexe s'enfonce sans problème dans le mien. Il commence ses va-et-vient. Je ne ressens rien de particulier, simplement un engin que va-et-vient dans mon sexe. Heureusement que Noûr m'a préparée. Au bout d'un moment, je le sens se raidir, il jouit. Je sens un peu son sperme me remplir le vagin. J'espère que ça va marcher, j'ai trop envie d'un enfant. Il se retire, je ne vois pas de joie particulière sur son visage, il me regarde en souriant.
— J'espère que ça va marcher, qu'est-ce que je fais maintenant ?
— Noûr va te montrer ta chambre, à demain Amir et merci, je me rends compte que tu fais un effort, merci beaucoup.
— De rien Héloïse, je le fais pour vous deux, parce que c'est ma sœur et que tu es son amour et mon amie.
Il suit sa sœur en direction de sa chambre. Je ne bouge pas, je suis tétanisée, pourvu que ça marche. Noûr revient, elle s'allonge à côté de moi, elle m'enlace.
— Ça va mon amour ?
— Oui, très bien.
— J'ai vu que tu n'avais ressenti aucun plaisir, c'est normal ?
— Je crois que je suis devenue totalement lesbienne, je n'ai rien ressenti, aucune onde, pas un frisson, rien, j'en suis la première étonnée.
— Dormons maintenant, on verra plus tard pour les câlins.
Nous nous endormons dans les bras l'une de l'autre.
Le lendemain, je me réveille à huit heures, Noûr est debout, je l'entends parler avec son frère dans la salle à manger. Je reste dans le lit, je veux en profiter un peu. Elle entre dans la chambre, se jette sur moi pour échanger un long baiser. Elle appelle Amir. Il entre dans la chambre, Noûr est déjà entre mes jambes, je sens sa langue sur mon clitoris, je commence à être bien lubrifiée. Amir bande comme un âne, il se positionne comme hier, son sexe s'enfonce dans le mien, et comme hier, je ne ressens rien à cette pénétration. Je suis inerte, je pense que ça doit être un peu traumatisant pour Amir, faire l'amour à un bout de bois, ça n'est pas l'idéal. Quand il a joui, il se retire et quitte la pièce. Je suis un peu gênée, je sens qu'il commence à en avoir marre. Il va prendre une douche. Il revient dans la chambre, habillé, j'ai un coup au cœur, il veut partir.
— Bon les filles, il faut aller chercher de quoi prendre le petit-déjeuner, le samedi matin, je me paie des croissants, à tout de suite.
Il quitte la chambre, je suis soulagée, j'ai eu peur. Je décide de simuler la prochaine fois, ça devrait lui remonter le moral. Noûr est au petit soin avec moi, elle me couvre de baisers, elle a autant envie d'un enfant que moi, je réalise qu'elle est la personne qui m'aime le plus au monde, et c'est réciproque. Elle ne veut pas que je bouge, je lui dis que les femmes enceintes se promènent un peu partout, mais elle me dit qu'on a qu'un week-end et qu'il faut mettre tous les atouts de notre côté. Je me laisse choyer par mon amour, je sais qu'elle en retire un plaisir immense et ça me fait plaisir. Amir revient avec des croissants, du pain brioché et deux baguettes. Je me lève pour déjeuner, tout le monde est joyeux, même Amir qui me semble plus en forme que ce matin. Nous recommençons vers quatorze heures, toujours aucune sensation, je fais une sieste juste après, Noûr l'exige.
Après le dîner, nous retournons dans la chambre, je m'allonge comme d'habitude, Noûr me prépare, Amir se positionne au-dessus de moi, mais cette fois, quand son sexe m'écarte les lèvres, je ressens un frisson, il s'en rend compte, il me regarde.
— Vas-y, je crois qu'il se passe quelque chose.
Il s'enfonce entièrement en moi, j'en éprouve un certain plaisir, il commence ses va-et-vient, mon corps m'envoie des ondes de plaisir, rien à voir avec ce que je peux ressentir avec Noûr, mais il se passe quelque chose. Mon bas-ventre ondule légèrement, je sens Amir augmenter le rythme, il sent que je réagis, mais il jouit bien avant que je puisse l'accompagner. Quand il se retire, je vois que son visage est calme, il a compris qu'il se passait quelque chose. Je n'ai pas joui, mais je ne suis pas frustrée. Il retourne dans sa chambre après avoir pris une douche. Noûr s'allonge à côté de moi.
— Que s'est-il passé mon amour ?
— Mon corps a réagi à son sexe pour la première fois, tu ne m'en veux pas ?
— Pas du tout mon amour, je pense même que si tu faisais un enfant en jouissant, il serait encore plus beau. Laisse-toi aller, en plus, je crois qu'Amir est un peu frustré de ne pas te faire jouir.
— Je sais, mais je n'y peux rien.
— Dormons, demain est un autre jour.
Nous nous endormons dans les bras l'une de l'autre.
Dimanche, je me réveille la première, je vais dans la cuisine lancer le café. Amir arrive, je le vois entrer dans la pièce. Je vois ce corps d'athlète s'avancer vers moi. Je vais vers lui, me colle à sa peau en l'enlaçant pour lui faire deux bises. Je sens son sexe se redresser, je ne résiste pas, je le saisis et le glisse entre mes cuisses. Il se redresse encore plus pour venir se glisser entre mes lèvres. Je m'adosse au meuble derrière moi, pose mes mains sur ses fesses et appuie.
— Vas-y, baise-moi, je veux te sentir t'enfoncer en moi, fais-moi jouir avec ta queue.
Je n'ai pas besoin de Noûr pour me préparer, mon sexe est inondé de cyprine. Il s'enfonce d'un seul coup en moi, je ressens ce plaisir d'avoir un engin au plus profond de moi. Je me donne à ce phallus qui me transperce avec toute la hargne que j'ai en moi. Je veux qu'il me perfore, qu'il me taraude, qu'il s'enfonce jusqu'au plus profond de mon être. Je sens monter en moi cette sensation que je ne connaissais plus, je me plaque contre ce corps musclé à l'en étouffer. Je sens qu'il va bientôt jouir, tout me revient, je donne des coups de reins en avant, je sens un violent jet m'inonder le vagin, je me laisse aller à un merveilleux orgasme. Rien à voir avec ce que je peux ressentir avec Noûr, mais je crois que j'ai donné à Amir un peu de bonheur. Il me serre dans ses bras, je reste collée à son corps. Au bout d'un moment, il me libère, je reviens à moi pour voir Noûr dans l'encadrement de la porte qui me sourit, elle vient vers moi pour m'enlacer.
— Ça y est, c'est revenu ?
— Oui, un peu, mais rien ne remplacera mon amour.
Nous échangeons un long baiser. Amir nous regarde, attendri, quand nous nous séparons, il vient vers nous.
— Jamais je n'aurais cru éprouver tant de plaisir à voir deux femmes s'embrasser, surtout si c'est ma sœur. Merci sœurette, tu m'as ouvert les yeux.
Elle va vers lui pour l'enlacer et lui faire deux énormes bises. Il passe ses bras autour de son corps, elle se plaque contre lui, c'est vraiment le seul homme qui puisse lui faire ça. Amir s'habille et va chercher le pain et des croissants. Nous déjeunons, Noûr veut que j'aille me coucher, je lui obéis. Je ne me lève que pour aller déjeuner. C'est Amir qui a fait la cuisine, tajine d'agneau délicieux. Après le déjeuner, je vais dans la chambre, je m'allonge sur le lit, Noûr s'écarte et regarde son frère.
— A toi de la faire jouir, je sais que tu peux le faire.
Amir s'allonge à côté de moi, sa main glisse sur mon corps, il sent que je réagis à ses caresses, il continue avec une grande douceur. Mon corps retrouve ses réflexes d'antan, mon bassin bouge et ondule, mon sexe se liquéfie, je passe mon bras sous le corps d'Amir pour le faire basculer sur le mien. Il veut tendre ses bras, mais je l'en empêche, je veux sentir son corps sur le mien. Je l'enlace pour le serrer contre moi. Son sexe s'enfonce doucement dans le mien, je vais au-devant de lui en avançant mon bassin, je sens son sexe complètement enfoncé dans le mien. Je me laisse aller, son sexe va-et-vient dans le mien, créant une sensation de bien-être que j'avais oublié. Je sens le plaisir monter dans mon corps, les sensations d'avant remontent, mon corps se tend, je serre de plus en plus Amir contre moi, je le sens se raidir, je me laisse aller à jouir avec lui. Il me donne des coups de reins de plus en plus profonds, pour finir immobile sur moi. Je sens le poids de son corps sur le mien.
Je reviens à moi lentement, il glisse sur le côté et se met sur le dos. Je me tourne vers Noûr, elle me sourit et vient s'allonger contre moi.
— Tu as joui mon amour.
— Oui, mais pas comme avec toi, je t'aime Noûr, je n'aime que toi, tu es la deuxième composante de mon corps, ma moitié, je t'aime, je t'aime.
Elle se couche sur moi pour m'embrasser. Notre baiser dure longtemps, très longtemps. Amir se lève et va dans la salle de bain. Il réapparait dix minutes plus tard, habillé. Il vient nous embrasser.
— Je vous quitte les filles, j'ai fait mon devoir, bonne chance Héloïse.
— Ça n'a pas été trop pénible ?
— Non rassure-toi Héloïse, j'y ai même pris du plaisir, au revoir.
Il s'en va nous laissant enlacées. Nous restons toute l'après-midi dans le lit à nous caresser, nous câliner, nous embrasser. Nous dinons rapidement avant de retourner au lit.
— Je crois que maintenant, si je suis fécondée, c'est bien accroché, j'en ai marre de rester allongée, à partir de demain, je vis normalement.
— OK mon amour, je crois qu'on a fait le maximum, inch'Allah.
Noûr s'est tout de suite comportée comme si j'étais enceinte dès le premier jour, je ne pouvais rien faire qui me demandait un petit effort, elle avait raison. Je n'ai pas eu mes règles du mois, un mois plus tard, j'avais la confirmation de ma grossesse. Noûr est devenue folle, je ne pouvais plus rien faire du tout, elle m'interdisait de porter une bouteille d'eau, je ne devais que rester à attendre qu'elle s'occupe de moi. Au bout de trois mois, nous avons appris qu'il y en avait deux. Au bout de sept que c'était deux filles. Nous avons choisi les prénoms, Camille et Lucy. J'ai passé neuf mois choyée, dorlotée, aimée par mon amour. Quand elles sont arrivées, elle était encore plus heureuse que moi. Ma mère a quitté sa Catalogne pour venir voir ses petites filles auxquelles elle ne croyait plus. Nous nous sommes organisées, notre vie a été transformée par l'arrivée de ces deux bouts de chou, mais elles nous ont amené un bonheur incommensurable.
Ce sont des dizygotes, deux œufs différents, elles ont un air de famille, mais pas plus que deux sœurs d'âges différents. Ce qu'il y a d'extraordinaire, c'est que Camille ressemble à Noûr, elle a pris le côté Amir, Lucy me ressemble plus. Elles nous appellent toutes les deux maman, nous sommes leurs mères, elles ont deux mères plutôt qu'une mère et un père.
Ça fait plus de vingt ans que nous vivons ensemble, les filles sont adultes, Camille fait droit et Lucie médecine. J'aime toujours autant ma femme, nous sommes mariées depuis six ans, et elle m'aime toujours autant. Nous avons vécu une vie sans heurt, harmonieuse avec nos filles. Ce sont de magnifiques jeunes femmes, heureuses de vivre. Nous leur avons donné tout notre amour, elles nous l'ont bien rendu. Elles ont chacune leur petit copain, elles ont une sexualité dite « normale ». Mais, elles adorent être nues comme nous, ça a posé quelques problèmes avec leurs copains. Elles sont très jolies toutes les deux, mais ce que je préfère, c'est qu'elles ont toutes les deux pris le cul de Noûr, deux merveilles.
Noûr est toujours vierge, la vie en a voulu ainsi, elle en est très heureuse et moi aussi, je l'aime tel qu'elle est, mais je dois dire qu'à quarante-trois ans elle a encore un cul d'enfer qui me fait toujours mouiller graaaaaave.
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Photo de profil de Christ77
Christ77
19 octobre 2025 à 22:58
Une histoire qui donne autant de plaisir en la lisant qu'en l'imaginant au fur et à mesure qu'elle se construit et se laisser découvrir. Bravo et Merci pour cette passionnante aventure.
Soyez respectueux
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Photo de profil de Moutcho
Moutcho
28 septembre 2024 à 17:07
Merveilleux récit
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Photo de profil de raph1165
raph1165
3 mai 2021 à 21:09
Superbe histoire j'ai adoré te lire bravo
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Utilisateur supprimé
24 avril 2021 à 18:32
belle fin
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Utilisateur supprimé
24 avril 2021 à 11:25
Belle histoire ou l'amour est vraiment présent ! Un vrai plaisir à lire !
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Photo de profil de OlivX
OlivX
23 avril 2021 à 17:01
Très belle histoire avec un bel Happy-end comme je les aime.
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Utilisateur supprimé
23 avril 2021 à 15:22
Magnifique fin.
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carlitou
23 avril 2021 à 13:49
très belle fin j'ais adorer
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Photo de profil de Manolete
Manolete
23 avril 2021 à 13:21
Très belle histoire !
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