Berlin
Chapitre 1
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Berlin — Chapitre 1

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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chgrey
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Berlin

Chapitre 1

Comme tous les ans, l'entreprise pour laquelle je travaille nous offre les billets et le voyage pour assister à la conférence annuelle des professionnels de notre secteur, et cette année, cette conférence se tient à Berlin les quatre et cinq décembre.
Nous voilà donc une quinzaine (presque tous les employés) à partir vers le froid allemand pour deux jours de conférence et une journée de liberté sur place.
Ce voyage ne m'enchante pas plus que ça, des conférences pas toujours très vivantes, l'obligation de passer trois jours non-stop avec des collègues, devoir être social avec tout le monde, supporter quinze mecs ensemble, partager sa chambre avec les autres... Je dois avouer que j'y vais un peu à reculons.
Je peux paraître un peu asocial comme ça, mais je suis quelqu'un de plutôt discret qui aime avoir ses moments d'intimité. Ce genre de voyage, même si a posteriori je les aime bien, me met toujours un peu mal à l'aise au début. Mais bon, j'essaye de me dire que tout va bien se passer ! Si je savais...
Les premiers jours se déroulent plutôt bien, les interventions sont intéressantes, même si certaines sont parfois soporifiques. Nous sommes logés dans une auberge de jeunesse pas loin du centre, rien de très luxueux, mais c'est offert par la boîte, on ne va pas se plaindre. Comme je m'y attendais, nous allons devoir partager les chambres... mais coup de chance, l'univers est avec moi encore une fois ! Je vais partager ma chambre avec Marion, la seule fille de la boîte ! Bon et Pierre aussi... mais surtout Marion !
Marion est une très jolie fille, petite blonde d'un mètre soixante, très énergique et toujours partante pour discuter et rencontrer de nouvelles personnes. Un peu à l'inverse de moi. Du haut de ses vingt-huit ans, notre responsable communication arbore un corps à tomber, sculpté par les années de sport à haut niveau. La fille que tous les mecs voudraient avoir, aucune raison qu'elle ne s'intéresse à un gars comme moi. Hormis quelques discussions échangées pendant les soirées d'entreprise, nous ne nous connaissons pas beaucoup. Toutefois, une présence féminine devrait rendre ce week-end beaucoup plus agréable.
Le soir, nous nous retrouvons tous pour aller manger dehors, l'ambiance est bonne, le repas est bon, la bière aussi. Conférences obligent, nous rentrons tôt pour attaquer de bonne heure le lendemain. Une fois installé dans nos chambres, chacun y va de son petit rituel avant d'aller se coucher, Pierre range ses affaires, Marion téléphone à une copine, et moi je pars dans la salle de bain me brosser les dents. A mon retour, j'ai la surprise d'entrevoir Marion se glissant dans son lit, vêtue d'un t-shirt ample et d'une jolie culotte verte foncée. Cet instant volé me laisse une forte impression, je n'avais jamais envisagé Marion de la sorte, mais la voir ainsi éveille en moi des sentiments contradictoires.
Je me couche à mon tour, essayant de faire le tri dans toutes ces pensées, vite pris par le sommeil, harassé par la journée de voyage.
Le lendemain, à mon réveil, Marion est déjà levée, dommage. Pas le temps de rêvasser, je me prépare direction le centre de conférence. La journée s'écoule lentement, je suis toujours perturbé par ma vision de la veille, je passe le plus clair de mon temps à me rejouer la scène en boucle, espérant en voir un peu plus à chaque fois, sans succès.
La fin des conférences arrive enfin, et pour notre dernier soir sur place, les plus courageux proposent d'aller passer la soirée en boîte. Les fameuses soirées berlinoises. Je suis le mouvement et nous nous retrouvons à une dizaine au White Rabbit, un club au milieu de l'ancien quartier industriel de Berlin, tout un programme. La musique est forte, la fumée dissimule les danseurs. L'ambiance nous gagne petit à petit, aidés par la tournée de shot payée par Marion ! Elle est survoltée, danse sans arrêt, navigue d'un groupe à l'autre, elle semble vraiment dans son univers ici, je me fais la réflexion que cela la rend encore plus craquante.
La soirée bat son plein, les verres s'enchaînent, les corps bougent, s'effleurent, se touchent... nous ne voyons pas le temps passer. Petit à petit, notre groupe s'effrite, nous laissant à la fin Marion, mon boss, sa compagne et moi, les autres sont rentrés finir la soirée à l'hôtel. Nous dansons tous les quatre, mon boss et sa copine échangent régulièrement des baisers passionnés, installant une certaine gêne entre moi et Marion. Est-ce qu'on devrait en faire autant ? Mais qu'est-ce que je dis...
Quatre heures du matin, arrive l'heure de rentrer, par chance, les transports sont ouverts toute la nuit. Nous nous écroulons dans le métro, Marion s'endort même sur mon épaule, me valant les regards pleins de sous-entendus de mon patron. Pas grave, je me dis qu'au moins, elle semble m'apprécier un peu.
A notre arrivée à l'hôtel, nous constatons que l'équipe met encore une sacrée ambiance dans la chambre d'à côté. Ne voulant pas aller dormir, nous nous joignons à eux avec plaisir. J'espère que vous n'étiez pas dans cet hôtel ce jour-là, nous n'avons pas été très discrets.
J'apprends également que Pierre est rentré plus tôt que prévu à Paris, je me disais bien que je ne l'avais pas vu de la journée. Sa femme semble partie pour leur donner un deuxième fils un peu en avance sur la date prévue ! Mon cerveau ne prend qu'une seconde à réaliser que je serai donc seul à partager la chambre avec ma belle collègue cette nuit. Cette simple idée suffit à me mettre en émoi.
Cinq heures du matin, cette fois, il est vraiment temps d'y aller. Nous sortons affronter le froid polaire pour fumer une dernière cigarette en tête à tête avec Marion.
— Et ben sacrée soirée !
— Comme tu dis, les Berlinois savent s'amuser !
— Et les Berlinoises ! Les filles étaient sacrément sexy ce soir, tu ne trouves pas ? Surtout celle habillée en blanc, tu l'as vue ?
— Oui je l'ai vue, mais je préfère le vert foncé perso.
Je ne sais pas ce qui m'a pris. L'alcool sûrement.
— Haha tu as l'œil !
— Oui désolé...
— Ce n'est rien, moi aussi je vous ai vus, il n'y a rien de mal.
— Tant mieux alors ! Noir pour moi aujourd'hui ! et toi ?
— T'es bête haha ! Tu verras peut-être tout à l'heure...
J'arrête de faire le lourd, ce genre de “promesse” me suffit amplement. Nous finissons rapidement nos cigarettes, congelés par le froid qui règne dehors.
Nous nous retrouvons donc dans notre chambre, le jour commence à pointer le bout de son nez. Toujours aucune envie d'aller dormir, ni elle ni moi ne voulons que la soirée se termine, au risque de perdre à jamais ce moment. Nous nous installons chacun sur notre lit, nous partageons un dernier verre d'une bouteille piquée dans la chambre d'à côté. Nous abordons tous les sujets de conversation possibles pour maintenir la soirée à flot !
Nous sommes tous les deux assez éméchés et c'est la première fois que nous nous retrouvons seul à seul dans une chambre, la gêne de la situation ne nous échappe pas... Malgré tous nos efforts, la conversation finit par se tarir, la fatigue nous gagne. Marion annonce qu'il est temps d'aller dormir.
— Et le défilé alors ?
— Le défilé ?
Marion me regarde, l'air de ne pas comprendre ma demande. Je ne sais pas d'où cette remarque est sortie, la désinhibition de l'alcool me fait vraiment dépasser les limites parfois, mais maintenant que c'est fait, autant tenter jusqu'au bout, je pourrai toujours dire demain que ce n'était pas entièrement ma faute.
— Oui, la collection dentelle noire...
Je dis cela avec le regard le plus angélique qui soit.
— Haha ! Je n'ai jamais dit que je défilerai ! J'ai juste dit que tu verrais peut-être ! Et puis en plus, ce n'est pas de la dentelle...
— Ah c'est pas ce que j'avais compris... Je voyais déjà le show son et lumière digne de Karl Lagerfeld. Ma remarque la fait rire.
— Tu abuses ! Je suis pas top model moi !
— Tu pourrais. Mais pas grave, si ça te fait peur, tant pis...
Je joue mon va-tout. Je sais qu'elle n'aime pas passer pour fragile, même si j'ai peu d'espoir.
— Bon OK, tu m'as supportée toute la soirée, je peux bien faire ça.
Wow ! Je ne pensais pas qu'elle accepterait. En temps normal, elle m'aurait sûrement envoyé sur les roses. Mais l'alcool aidant et l'envie de ne pas aller se coucher, la voilà maintenant debout face à moi, en sweat, en train de défaire le premier bouton de son jean tout en me défiant du regard.
Elle réussit tant bien que mal à se défaire de son pantalon, manquant de perdre son équilibre à plusieurs reprises, pour finir par une pose digne d'une gymnaste olympique. Elle a même réussi à faire disparaître ses chaussettes au passage, cette fille est incroyable !
J'ai maintenant devant moi une petite déesse vêtue d'un sweat gris et d'une culotte toute simple en coton noir. Je manque un battement, je peux prendre le temps cette fois d'admirer toute la longueur de ses jambes galbées. Elle semble s'amuser de l'état dans lequel elle me met, au point de pousser le vice à tourner doucement sur elle-même comme une danseuse étoile, me laissant découvrir la délicieuse courbure de ses fesses. Mon impression des derniers jours se confirme, Marion a l'un des plus beaux culs qu'il m'ait été donné de voir, deux rondeurs parfaites, un véritable appel à la caresse. Je vous laisse imaginer les pensées qui me viennent en voyant cela... Je n'en mène plus très large face à elle, j'ai la gorge sèche, incapable de formuler une pensée cohérente qui ne soit pas portée sur ce que j'ai sous les yeux...
Je dois vite trouver une idée pour l'amener à plus.
— Le défilé t'a plu ?
— Putain... euh je veux dire... oui... beaucoup... mais tu sais, souvent on montre les ensembles dans les défilés non ?
L'excuse la plus bateau qu'on ait entendue pour amener une fille à se déshabiller. Mais cette fois, pas de réponse de sa part. Comme si elle s'attendait à ma demande. Je la vois hésiter, se mordre la lèvre inférieure, trahissant les pensées contradictoires qui doivent se bousculer en elle. Est-ce qu'elle a envie de se montrer en sous-vêtements devant un collègue ? Et si demain, il allait tout raconter aux autres ? Ses doigts effleurent la lisière de son sweat, attrapant, hésitant, tel un cowboy prêt à dégainer son arme.
Ils finissent par se resserrer sur le morceau de tissu, sa décision est prise, au diable demain, la tentation du jeu est trop grande, the show must go on ! D'un mouvement souple, elle découvre le haut de son corps, se décoiffant légèrement au passage.
— Content ?
Je n'entends même pas sa question. J'en suis encore à détailler chaque parcelle de cette peau claire qui paraît si douce au toucher, contrastant avec le noir profond de ses dessous. Son ventre musclé se contracte sous l'effleurement de mon regard. Un simple soutien-gorge noir dissimule encore sa poitrine, se soulevant sous l'effet de sa respiration qui s'est accélérée. Son audace semble l'avoir secouée autant que moi. Je ne me gêne pas pour la détailler de haut en bas, mes yeux trahissent sûrement tout le désir qui m'habite en ce moment. Je rêve de pouvoir la faire mienne. Nous sommes là, au milieu d'une chambre d'auberge de jeunesse à Berlin, ma collègue à moitié nue debout devant moi.
L'absurdité du moment semble la frapper également, quand j'esquisse un mouvement vers elle, elle se dérobe pour annoncer que la partie est finie.
— Allez ça suffit, au lit maintenant !
— Mais et la presse ?!
— La presse ?
— Bah oui la presse ! Dans tous les grands défilés, il y a des journalistes et des photographes. Il faut bien immortaliser toutes ces belles tenues...
— Tu veux me prendre en photo ?
— Oui, qu'est-ce qu'on va mettre à la Une demain sinon ?
Je tente la carte du photographe professionnel à fond, en espérant qu'elle ait envie de jouer avec moi...
— Tu as raison, il va falloir que j'essaye d'autres tenues alors tu ne penses pas ?
Bingo ! Je retrouve la Marion joueuse que je connais, je vois l'espièglerie dans ses yeux, ne sachant pas du tout jusqu'où son choix la mènera, mais ce n'est pas grave, elle y fonce quand même !
— Prends mon téléphone et tourne-toi !
J'obéis aux consignes de mon futur modèle, trop content de la tournure des évènements, je vais pouvoir profiter un peu plus longtemps de cette vue à tomber. Il faudra que je pense à remercier mon patron, ce voyage n'aurait pas pu mieux se passer.
J'attends, son téléphone dans mes mains tremblantes, je tente de me donner une posture pour ce qui va suivre...
Marion me fait signe de me retourner. Et là, c'est la douche froide. Elle a enfilé sa doudoune noire avec capuche en fausse fourrure. Certes, elle est toujours en culotte en bas, mais je suis triste de ne plus pouvoir admirer le haut de son corps.
— Ah on est passé à la collection hiver ? dis-je penaud.
— Oui, il faut bien se tenir chaud...
Elle accompagne ces paroles d'un geste lent, descendant la fermeture éclair de sa doudoune, de plus en plus bas, découvrant sa poitrine totalement nue cette fois, seulement dissimulée par les pans de son manteau. Je déglutis difficilement, mon visage s'illumine à nouveau d'un large sourire. Je suis hypnotisé par la partie de ses seins visible dans le décolleté vertigineux qu'elle m'offre.
— Ça ne te plaît pas ?
Je suis incapable de répondre, je me raccroche au personnage du photographe pour ne pas perdre la raison. Je lève le téléphone et capture une première photo d'elle. Clic. Je me déplace sous un autre angle pour en prendre une deuxième, une troisième, une quatrième... Clic, clic clic. Marion se prête au jeu, fixant l'appareil d'un regard rempli de toutes les promesses souhaitées par un homme. De mon côté, je tente par tous les moyens de capturer entièrement sa poitrine. Elle du sien la garde jalousement cachée. Les poses s'enchaînent, nous ne sommes plus collègues, tous les deux pris dans le jeu du photographe épris de son modèle.
— Nos lecteurs veulent aussi savoir à quoi ressemble ce manteau de dos.
Même si elle a très bien compris mon manège, Marion me sourit et me présente son dos, ses fesses à moitié cachées par le bas de sa doudoune. Nous reprenons les clichés, elle ne se gêne pas pour remonter le manteau sur ses hanches, exposant sa petite culotte noire en entier à l'appareil. Elle s'amuse à prendre des poses appelant à bien plus qu'une simple photo. Cette séance balance entre supplice et plaisir pour moi.
Je tente tant bien que mal de garder l'œil sur l'appareil, essayant de rendre hommage à la beauté de ma collègue. Mon attention se perd régulièrement le long de ses courbes, installant en moi une envie irrépressible de poser mes mains sur elle.
Jamais lassée de me torturer, Marion abaisse maintenant la doudoune le long de ses épaules, dévoilant les traits fins de son cou, la peau parfaite de son dos. Elle laisse doucement glisser le manteau le long de son corps, tombant de plus en plus, jusqu'à finir à ses pieds. J'ai juste le temps de la capturer une dernière fois, son regard brillant tourné vers moi, avant qu'elle ne m'ordonne de me retourner pour la suite.
— Maintenant la collection estivale !
Je l'entends rigoler derrière moi, elle semble heureuse du moment que nous partageons. De mon côté, cela fait déjà plusieurs minutes que mon pantalon est déformé par une excitation bien visible. Elle ne peut pas ne pas l'avoir remarqué, elle l'a même sûrement cherché. Je tente de me calmer, souffle profondément, avant de me retourner quand elle m'appelle.
Je pourrais admirer pendant des heures le tableau qu'elle m'offre.
Marion est allongée sur le ventre, les jambes relevées, son corps épousant une serviette de bain étalée sur son lit, vêtue d'un haut de bikini à motifs laissant peu de place à l'imagination ainsi que d'un short en jean un peu usé. Qui emmène un bikini en Allemagne ? Je prends le temps de mémoriser chaque détail de cette vision, priant pour ne jamais l'oublier.
Elle attire mon regard dans le sien, à la recherche des émotions qu'elle insuffle en moi. Je suis à deux doigts de me jeter sur elle, de lui arracher ses vêtements et lui partager ces émotions qu'elle recherche tant.
Mais je ne fais rien... j'hésite, les pensées se cognent dans ma tête, je ne veux pas risquer de briser ce moment par une pulsion débile. Ce jeu qui s'est installé entre nous me plaît autant qu'à elle. Mais en même temps, elle doit bien se rendre compte que mes envies la concernant ne sont plus celles d'un photographe...
Clic. Ne sachant que faire, je prends une photo, puis une autre, et je repars dans le personnage qui nous a amenés jusqu'ici, et mon modèle continue de se prêter au jeu, avec un peu moins d'enthousiasme cette fois, attendait-elle autre chose de ma part ?
Allongée, les poses sont moins évidentes, elle ne tient pas en place.
— C'est vrai ? Tu me trouves bien comme ça ? Et tu vas faire quoi de ces photos après... Elle éclate de rire. Rien ne l'effraie cette fille ! Ou alors c'est son instinct qui sait si bien démêler les choses. Elle commence à défaire le haut de son maillot... Mes mains tremblent, j'en tire un merveilleux flou pas du tout artistique.
Elle veut me tuer. Elle vient de tirer sur le nœud qui tenait son haut, haut qui finit par terre à l'autre bout de la pièce. Elle est à nouveau à moitié nue devant moi, appuyée sur ses coudes, ses mains refusant ses seins à mes yeux. Elle est habitée d'un air à la fois sage et démoniaque qui me renverse complètement.
Mon désarroi la fait rire, elle roule sur elle-même tout en gardant ses mains en protection, emportée par un rire franc. Je prends sans doute les plus belles photos de la soirée. Ses yeux s'ancrent dans les miens ou dans l'objectif, je n'ose plus trop sortir de mon rôle. L'instant se fige, son visage illuminé d'un sourire coquin. Et lentement, elle s'étire de tout son long, les bras au-dessus du corps, m'offrant pour la première fois la contemplation de son buste qui n'a rien d'une statue. Clic
Je dois en être à mon troisième AVC... son assurance semble s'effriter légèrement, je ne sais pas pourquoi. La gêne de se dévoiler ainsi face à moi ?
— Tu es magnifique.
Je sens que mon compliment la touche. Elle est là, complètement offerte, dans l'attente de ce que je vais faire. Ses jambes se frottent l'une à l'autre, impatiente de la suite. Sa poitrine tendue vers moi se soulève au rythme de sa respiration saccadée. Je m'assois à ses côtés, pose une main sur elle, elle ne se dérobe pas cette fois. La fraîcheur de son ventre contraste avec la chaleur de ma main. Ce simple toucher nous électrise au plus haut point. Tout son corps se cambre contre ma main, à la recherche de plus de chaleur, je la vois réprimer un gémissement de frustration.
— Tu veux voir le résultat ?
Elle me jette un regard noir, oui je sais il n'y a pas encore de résultat !... Pourquoi ne pas faire quelque chose de toute cette tension ? Je m'allonge à côté d'elle, lui tends le téléphone, et l'incite à faire dérouler les photos que je viens de prendre. Nous sommes collés l'un à l'autre dans ce petit lit. La chaleur entre nous est insoutenable. J'ai repris l'exploration de son ventre, pendant qu'elle parcourt les images de cette personne qui lui paraît à la fois si proche et si éloignée d'elle-même. C'est vraiment le modèle qui fait l'art cette fois, pas le photographe, même si, sans vouloir me vanter, certaines sont dignes de figurer dans un magazine de mode !
Je trace de légers cercles sur sa peau, je pense n'avoir jamais touché tant de douceur. Ses doigts se sont figés, les photos ne défilent plus, ses yeux se ferment, profitant de la sensation, son souffle devient court...
Je remonte lentement ma main de plus en plus haut, jusqu'à effleurer la bordure de sa poitrine. Je glisse mes doigts le long d'une courbe sans ombre, accrochant au passage sa pointe tendue dans un relief irrésistible...
— Hummmmm...
C'en est trop pour elle, elle ne cherche plus à contenir son gémissement qui résonne dans notre petite chambre silencieuse. Elle a abandonné le visionnage des photos, son attention entièrement portée sur cette main qui fait naître en elle une envie folle.
Je lui murmure à l'oreille de continuer à regarder le téléphone, alors que ma main abandonne sa poitrine et descend lentement le long de son ventre. Elle en est à se regarder en bikini pendant que je défais les boutons de son short. Je glisse quelques baisers sur son épaule nue, et avant qu'elle n'arrive à la fin des photos, n'y tenant plus, je m'engouffre dans son short entrouvert, et glisse deux doigts au plus profond de son intimité brûlante. Elle accueille cette intrusion d'un grand cri de plaisir, son corps cambré au point de rompre.
Passée la surprise initiale, elle laisse le téléphone, tourne son visage vers le mien et vient s'emparer de mes lèvres. Il n'y a pas de douceur dans ce baiser, nous nous renvoyons toute la frustration accumulée depuis des heures... Tout en partant à la découverte de la langue de ma collègue, mes doigts commencent à se mouvoir en elle. Elle a du mal à maintenir le baiser, emportée par ce toucher incessant. Je ne lui laisse aucun moment de répit et accélère mes douces caresses jusqu'à la faire céder. Dans un cri animal, Marion se laisse submerger par l'orgasme, mes doigts pris au piège par les contractions répétées de son sexe, inondant ma main de son plaisir.
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Ced6782
6 juin 2021 à 23:40
Waou très beau chapitre vivement le prochain
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charimarien
6 juin 2021 à 18:01
Ach Berlin. Schöne Statd. Une ville que j'ai connue quand il y avait encore un mur pour la couper en deux. Déjà à l'époque, on la décrivait comme une ville chaude, bouillante. Un peu comme Hamburg. J'y ai encore des amis en cette ville.
Cette histoire me ramène des années en arrière. J'ose espérer que cette ville vous attire toujours, comme votre histoire, délicieux début que voilà
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