Quand l'élève est prête, le Maître apparaît...
Chapitre 26 · Chapitre 26 : Premier week-end de soumission – Dimanche
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Quand l'élève est prête, le Maître apparaît... — Chapitre 26 · Chapitre 26 : Premier week-end de soumission – Dimanche

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Quand l'élève est prête, le Maître apparaît...

Chapitre 26 · Chapitre 26 : Premier week-end de soumission – Dimanche

C'est avec volupté que je me réveille dans le lit de la chambre d'ami. Après le traitement que m'a fait subir Mathieu, il m'a laissée dormir dans le confort d'un bon lit. Mais à partir de vendredi prochain, je dormirai au pied du sien, sur un futon. Je m'étire avec plaisir et quitte le lit. J'ouvre grand les rideaux. Les doux rayons du soleil me caressent le corps, comme de tendres doigts réchauffés par la vitre. Je jette un œil sur TdS : il est huit heures trente.
Waouh, j'ai vraiment dormi aussi longtemps ?
Nous sommes restés à regarder un film jusqu'à vingt-trois heures, Lui installé dans le canapé, moi à genoux à ses pieds. Par moment, ses doigts s'égaraient dans mes cheveux, me caressant la tête comme il le ferait avec sa chienne bien obéissante. Loin de trouver cela humiliant, j'ai apprécié. Il faut dire que j'adore aller chez le coiffeur et qu'il me fasse un massage du cuir chevelu.
J'aurais aimé qu'il me tourmente à nouveau, qu'il me fasse découvrir d'autres délicieux supplices dont il a le secret, mais il n'a pas semblé décidé à prolonger la journée de samedi.
— Il te ménage, me dit Animal. Tu vas voir ce que tu vas prendre aujourd'hui.
— C'est certain, renchérit Rationnel. Il t'a laissée te reposer pour mieux t'humilier aujourd'hui.
— On verra bien.
J'ouvre la fenêtre en grand pour laisser l'air frais entrer et aérer la chambre. Ma peau se couvre immédiatement de délicieux frissons, mes tétons se dressent sous cette exquise agression glacée. Je me saisis de la couette pour la tirer du lit et la mettre à prendre l'air à la fenêtre.
— Il voudra sûrement la faire laver.
Laissant la couette derrière moi, je me rends à la salle de bain pour une douche rapide. Je m'arrête un instant devant le miroir. Un sourire étire mes lèvres lorsque je vois mon reflet avec le ras du cou qu'il m'a offert. Je n'avais jamais imaginé qu'appartenir à un homme de cette manière me plairait autant.
— Ne t'emballe pas ! me prévient Rationnel.
— Mais si ! Mais si ! s'excite Animal.
— Ooooh ! Ne commencez pas de bon matin ! grommelé-je en retirant le ras-du-cou pour aller me doucher. Laissez-moi un peu tranquille.
J'imagine les deux chats – le vieux sage et le jeune fou – baisser les oreilles et me tourner le dos. Profitant de ce moment de paix, je me glisse sous l'eau chaude.
Vingt minutes plus tard, je suis à la cuisine, préparant le petit-déjeuner. Tout en guettant la porte de la chambre de Mathieu, je prends les œufs dans le frigo.
— Hmmm… pochés ? frits ? durs ? Il ne m'a pas dit comment il les voulait… Allez, ce sera poché sur du pain grillé.
Je mets de l'eau à chauffer et deux tranches de pain de mie à griller. Je préfère attendre qu'il soit levé pour pocher les œufs et faire couler le café. Je sors les verres pour y verser du jus de fruit. C'est alors que j'entends la porte d'entrée s'ouvrir. Je me fige de surprise, en m'inquiétant de qui entre si tôt. Je suis rassurée en voyant Mathieu entrer dans la salle à manger, en short et tee-shirt, un petit sachet à la main.
— Mais… mais… balbutié-je.
— C'est comme ça que tu salues ton Maître le matin ?
— Oh, pardon, dis-je en jetant un œil au collier en argent posé sur la table.
J'adopte la position de vendredi soir : à genoux, les bras allongés sur le sol, les seins écrasés contre le parquet.
— Bonjour, Maître.
— Agréable, se contente-t-il de répondre, en me passant le collier de cuir autour du cou. Tu aurais pu te contenter de rester debout… mais j'aime bien comme cela aussi.
— Merci, Maître.
Je sursaute en entendant le grille-pain libérer les tartines. Je me lève aussitôt pour les récupérer.
— Que prépares-tu ? me demande-t-il en avisant la casserole d'eau chaude.
— Café, œufs pochés sur pain grillé.
— Hmmm. Très bien. Tu pourras ajouter ceci.
Il me tend le sachet, qui contient des croissants tout chauds.
— Je vais me changer. Dresse la table sur la terrasse.
Un quart d'heure plus tard, nous sommes assis de part et d'autre de la petite table de jardin sur la terrasse. Bien qu'il fasse encore frais, l'air se réchauffe progressivement et le soleil caresse de nouveau ma peau nue. J'étais quelque peu réticente à son ordre de déjeuner dehors, en tenue d'Ève pour moi, avec pour tout vêtement, mon collier de soumission. Mais il m'a montré la palissade qui sépare sa terrasse de celle de son encombrante voisine. Je remarque aussi de petits pics installés sur le bord de la palissade.
— Officiellement, pour les pigeons, répond-il à mon interrogation silencieuse. Mais comme je te l'ai dit, j'ai une voisine envahissante.
Je l'imagine bien grimpée sur un tabouret pour espionner Mathieu. Je suis soulagée de ces ‘mesures de sécurité' à son encontre. Mon regard se porte alors sur l'espace devant nous, la Saône et au-delà. Il n'y a aucun vis-à-vis. Je n'ai jamais eu une vue aussi dégagée sur la ville.
— Tu n'as pas froid ? demande-t-il avant de prendre une gorgée de café.
— Non, ça va, merci.
— Que penses-tu de ce premier week-end ?
Je mords dans un croissant pour me donner le temps de la réflexion. Tout se mélange dans mon esprit : la honte, l'excitation, la peur, le plaisir, la douleur… je ne pensais pas pouvoir ressentir autant de choses en si peu de temps.
— C'est tout nouveau pour moi, finis-je par répondre. Mais je n'ai jamais vécu quelque chose avec autant d'intensité. Il y a quelques semaines encore, il y a des choses que je n'aurais jamais acceptées.
— Comme quoi ?
Je rougis violemment à sa question. Comment pouvais-je le dire à voix haute ? Mais c'est ce qu'il attend.
— Déjà passer tout le week-end nue, devant vous. Et puis… être attachée, fessée… ce sont des choses que je n'aurais jamais imaginé accepter. Mais…
— Mais ? demande-t-il en posant sur moi un regard interrogateur.
— Vous m'avez préparée, accompagnée, écoutée. Cela m'a détendue et rassurée. Et… j'ai aimé… j'ai aimé tout ce que vous m'avez fait découvrir. Et… je veux continuer.
Malgré la fraîcheur de l'air, je sens mes joues brûler à cet aveu. Je baisse la tête sur mon café.
— Tu es jolie quand tu rougis comme ça, me lance-t-il.
Ses mots ne font qu'aviver le fard qui s'est emparé de mes joues. Je suis si peu habituée aux compliments sincères qu'ils me gênent, comme si je ne les méritais pas. Je me tortille sur le coussin qui recouvre l'assise de la chaise et prends une gorgée de café.
— Tu n'as pas froid ?
— Je reconnais que je ne serais pas contre une petite veste.
— Il y a un peignoir dans le placard de la chambre. Tu peux aller le chercher
— Merci, Maître.
Sans donner l'air de me hâter, je retourne à l'intérieur pour récupérer un court peignoir en satin noir. La douceur du tissu me fait frissonner de plaisir. j'ai toujours aimé le contact du satin sur ma peau. assez court, il m'arrive à mi-cuisse. Je rejoins Mathieu à table et nous reprenons notre petit-déjeuner en silence. J'apprécie ce moment de sérénité avec lui. Il apporte un doux contraste avec la soirée de vendredi et la journée de samedi. Comme une accalmie après une tempête. Tout en terminant mon café, je laisse mes pensées vagabonder.
C'est à ça que ressemble la vie de couple ? Que me réserve-t-il pour aujourd'hui ? ça a été très intense.
— Peut-être rien, se contente de répondre Rationnel.
— Difficile de dire ce qu'il a en tête, celui-là, commente Animal.
Dans l'attente de nouvelles consignes, je débarrasse la table pendant que Mathieu va prendre sa douche.
— Peut-être pourrais-tu prendre l'initiative ? me glisse vicieusement Animal à l'oreille.
— Comment ça ?
— Le rejoindre sous la douche, par exemple.
— Il ne lui a rien donné comme ordre ! se manifeste Rationnel. Qu'elle reste tranquille !
— Mais qui n'aimerait pas qu'une jolie femme vienne le savonner tout partout-partout ?
— L'idée me semble bonne, réponds-je, confortant Animal dans sa lubricité.
Je retire le court peignoir et le pose sur le dossier d'une chaise. J'hésite un instant : c'est la première fois que je prends l'initiative, que je vais le voir nu. Je sens mes joues s'empourprer. Ma main tremble sur la poignée de la porte entrebâillée. J'hésite.
— Allez ! m'encourage Animal. Tu n'as rien à perdre !
— Au point où tu en es, intervient Rationnel, tu n'as que ça à faire.
Prenant mon courage à deux mains, je pousse la porte. La vapeur d'eau a envahi la salle de bain. Au milieu de toute cette brume, je vois la silhouette de Mathieu, me tournant le dos, sous l'eau chaude. Sa carrure est aussi impressionnante que rassurante. Je suis étonnée qu'il n'ait pas déjà senti ma présence. Je m'avance à pas feutrés alors qu'il tend le bras pour attraper un gant sur le rebord de la baignoire.
Sans tergiverser plus longtemps, je saisis le carré de tissu avant lui. Il se retourne brusquement. Je ne peux que rester subjuguée par sa musculature finement dessinée, ses cuisses musclées sans excès et son membre encore au repos.
— Que fais-tu là ?
Je m'incline alors en tendant les mains devant moi.
— Permettez-moi de vous laver, Maître.
J'entends un hoquet de surprise : il ne s'attendait pas à mon irruption dans sa salle de bain. Il sort de la baignoire et me désigne une bassine.
— Connais-tu le principe du bain japonais ?
— Il me semble que l'on doit se laver avant de prendre le bain, non ?
— Exact, dit-il en tirant un petit tabouret en bois à lui. C'est pour cela que j'ai fait installer cette salle de bain à la japonaise. Mais c'est un plaisir que je m'offre assez rarement par manque de temps.
— Je comprends, réponds-je en prenant la bassine en bambou et la remplis d'eau chaude.
J'attrape le savon et en enduis le gant. À genoux derrière lui, je commence à lui frotter la nuque et les épaules.
— Dîtes-moi si vous voulez que je frotte plus ou moins fort.
— C'est très bien comme ça.
Je descends le long de son dos. Ses muscles tendus se relâchent doucement. Mon regard est hypnotisé par l'eau savonneuse qui coule le long de ses muscles et descend jusqu'à ses fesses. Je fais la même chose le long de ses épaules et de ses bras. Une grande force émane de sa musculature. J'en ai déjà éprouvé la puissance lorsqu'il m'a enlacée.
Je me redresse tout en me frottant contre lui. Je passe délicatement mes doigts dans sa chevelure.
— Merci, Maître, lui murmuré-je, presque malgré moi.
— Pourquoi ? me demande-t-il, surpris.
— De m'accorder cette faveur.
Une fois les cheveux mouillés, je prends le savon et le fais mousser entre mes mains. Je fais glisser mes doigts sur sa tête, prenant soin de bien répartir le savon sans lui en mettre dans les yeux. Il pousse un profond soupir, se détendant entre mes doigts. Je me souviens de la façon dont mon coiffeur me masse le cuir chevelu quand j'y vais et fais de mon mieux pour répéter ses gestes.
— Tu es douée, murmure-t-il. Tu fais ça souvent ?
— Non, je n'ai pas pour habitude de m'introduire dans la salle de bain d'un homme qui se douche.
— Dis donc ! me lance-t-il en me claquant la cuisse.
Je ne peux pas m'empêcher de rire avant de m'emparer du gant savonneux pour lui frotter le dos. Ses muscles se contractent et se relâchent à mon passage. Le gant glisse le long de ses épaules, de son dos, du haut de ses fesses. Je m'occupe de ses bras, l'un après l'autre. Je suis étonnée du relâchement dont il fait preuve.
— Preuve qu'il te fait confiance, murmure Rationnel.
— Tu es douée. Continue comme ça, ajoute Animal.
Mes mains descendent jusqu'aux siennes, larges, grandes, calleuses probablement à cause de sa pratique des arts martiaux et du Kendo en particulier. Je passe sensuellement mes doigts autours des siens pour les laver un à un. Le souvenir de ce qu'ils m'ont infligé me fait frémir intérieurement. Au fond de moi, je n'ai qu'une envie : qu'il recommence, encore et encore. Mais je ne suis que sa soumise et lui est le Maître. Il décide de m'honorer ou de me punir. Je me mordille les lèvres, l'excitation envahit mon bas-ventre.
Toujours agenouillée, je prends la bassine et le gant et vient me poster devant lui, à ses pieds. Comme pour son dos, je mouille le gant et l'essore au niveau de ses épaules. Je suis comme hypnotisée par l'écoulement de l'eau. Je la suis du regard, le long de ses clavicules, de ses pectoraux, des ses abdominaux finement ciselés. Je rougis lorsque mon regard se pose sur son membre endormi.
Je me secoue intérieurement pour reprendre mes esprits et lui prends le savon et le passe partout : sur son torse, sous ses bras, sur son ventre. Je m'apprête à m'occuper de son sexe au repos quand il m'arrête.
— En dernier, m'ordonne-t-il simplement.
— Bien, Maître.
Résistant à l'envie de prendre son membre entre mes mains, je lui savonne les jambes et les cuisses. Malgré moi, je frôle par moment son sexe qui frémit. Sa main se pose sur ma tête et me la caresse doucement pour attirer mon attention.
— Occupe-t 'en maintenant.
— Bien Maître.
Je pose le gant à côté de moi et m'enduis les mains de savon. Je les fais glisser à l'intérieur de ses cuisses, les rapprochant lentement de l'objet de mon désir. Ses soupirs m'encouragent à poursuivre mes soins. Mes mains parcourent sa verge sur toute sa longueur, alternant des pressions légères et fermes. Je savonne consciencieusement ses bourses, avec toute la délicatesse due à ces petites choses aussi fragiles que sensibles. D'une main j'exécute de lents va-et-vient le long de sa verge et de l'autre, je poursuis mes caresses sur ses bourses. Le savon aidant, mes mouvements sont fluides et semblent lui donner beaucoup de plaisir. Mes caresses sur sa verge et sur ses bourses déclenchent chez Mathieu des vagues de spasmes et lui arrachent des grognements de plaisir.
J'aimerais arrêter pour pouvoir profiter de lui, mais je dois apprendre à contrôler mes désirs et à gérer ma frustration, comme le fait Mathieu. D'une certaine manière, j'ai envie qu'il craque le premier, qu'il capitule face à mes assauts. Mes caresses se poursuivent, alternant pressions et relâchements sur sa verge. Il se raidit en grognant.
— Rince-moi.
— Il est cuit, jubile Animal. Tu le tiens par les c…
— Obéis-lui, le coupe Rationnel.
Je me redresse. Je vide la bassine d'eau savonneuse dans la baignoire et attrape le pommeau de la douche. Après avoir réglé la température adéquate, je commence par lui rincer les cheveux. Puis la douchette descend sur ses épaules, ses pectoraux. J'envie cette eau qui a le privilège de le caresser aussi intimement. Je diminue le débit de l'eau pour lui rincer les parties intimes. Son membre reste tendu, droit et fier. Je fais glisser mes doigts autour de sa verge et ses bourses, satisfaite de mon travail. Je recule un peu, attendant ses ordres.
— Viens t'asseoir.
— Bien, Maître.
Je m'exécute, m'asseyant à califourchon sur ses cuisses écartées, lui tournant le dos. Je sens son gland frotter mes lèvres, prêt à me pénétrer.
Pourtant, il prend son temps. Ses mains empaument mes seins et les pétrit avec force. Je lâche un gémissement de plaisir. L'une de ses mains descend sur mon sexe ouvert et me caresse les lèvres ouvertes.
— Me laver t'a bien excitée, semble-t-il ?
— C'était un réel plaisir, Maître.
— C'est que je vois, répond-il en introduisant deux doigts dans mon antre chaud et humide.
Je lâche un long gémissement de plaisir en les sentant remuer en moi. Mon bassin commence à onduler sur lui. Son autre main abandonne mon sein et ses doigts s'emparent de mon clitoris. Mon corps se cambre sous cette double-attaque. Mais il me garde plaquée contre lui, m'empêchant de bouger, m'obligeant à subir ses caresses.
— Voilà ce que j'ai ressenti quand tu m'as lavé. À ton tour.
— Ahhhh ! Aaaaahhhh !
Je sens ses doigts valser en moi. La pointe de ses doigts vient s'appuyer contre la paroi de mon vagin, stimulant ce point que beaucoup d'hommes loupent. Alors que je suis sur le point de jouir, il retire ses doigts et d'un mouvement souple et rapide s'empare de mon bassin et m'empale sur son dard dressé. La pénétration est aussi profonde que rapide. Mon corps n'attendait que ça.
Toujours bien enfoncé en moi, il se redresse et me fait basculer en avant. Surprise, je me retrouve à quatre pattes sur le carrelage. Je gémis de douleur lorsque mes genoux et mes coudes frappent durement le sol. Mais cela ne l'arrête pas. Bien au contraire. Ses mains agrippent mes hanches et il m'assène de violents coups de boutoir. Je lutte pour ne pas glisser et m'effondrer sur le sol trempé. Ses halètements et mes gémissements résonnent dans la salle de bain. C'en est presqu'assourdissant.
Je sens ses mains glisser sur mes fesses et les écarter. Son pouce appuie sur mon anus et commence à le masser pour le détendre. Par moment, il l'enduit de ma cyprine pour le lubrifier. Je lâche un nouveau couinement lorsque sa première phalange pénètre mon anneau et s'enfonce doucement dans mes entrailles. Tandis que son membre poursuit ses lents et profonds va-et-vient, son pouce décrit des cercles de plus en plus grands pour m'ouvrir et offrir à son gland l'ouverture nécessaire.
Je n'ai pas encore pris l'habitude de la pénétration anale, alors j'essaie de me détendre le plus possible pour lui faciliter le passage et surtout diminuer la douleur qui reste supportable.
Sans rien me dire, il dégage son membre de mon vagin et son doigt de mon anus. Tout en me gardant les fesses bien écartées, il présente son gland contre mon anneau de chair que je sens se contracter et se relâcher. Il choisit le bon moment pour engager son gland dans mon étroit canal. Mes chairs sont douloureusement étirées. Je gémis, mais il poursuit sa lente et prudente progression. Je sens mes parois se détendre à son passage. Il entame de longs va-et-vient, lui permettant de s'enfoncer plus profondément en moi.
— Arrrrrghhhh, lâche-t-il. C'est bon d'être en toi.
Ses mains s'emparent à nouveau de mon bassin pour lui imprimer de lents mouvements coordonnés aux siens. La douleur s'estompe pour laisser place au plaisir. Je n'avais jamais imaginé prendre autant de plaisir à être prise comme ça. Je voyais en la sodomie et la position à quatre pattes comme de l'humiliation.
— Tu aimes ça, petite chienne, hein ? demande Animal.
Oooh oui…
— Dépravée… me tance Rationnel.
J'm'en moque !
Ses doigts s'enfoncent douloureusement dans mes chairs alors que son corps se raidit. Un longe râle de jouissance rebondit dans la pièce alors qu'il se lâche en moi. Mon gémissement se mêle au sien quelques instants après. Il se retire lentement, laissant un vide immense dans mes entrailles. Il s'assoit en tailleur et prend dans ses bras, comme pour me bercer. Il me dépose un léger baiser sur le front. Je ferme les yeux, satisfaite et heureuse de ce moment.
— Tu dépasses mes espérances, me murmure-t-il à l'oreille.
— J'espère juste vous satisfaire, Maître.
— Tu es en très bonne voie.
Nous restons quelques minutes ainsi. J'apprécie beaucoup cette étreinte. Jamais personne ne m'a prise dans ses bras comme il le fait. Même pas mon père quand j'avais besoin de réconfort. Je chasse rapidement cette idée de l'esprit. je ne veux plus me soucier de cet homme qui n'a de père que le nom. Je ne veux même pas l'associer à Mathieu qui n'est pas un père de remplacement.
— Il y a des pères qui traitent leur fille comme des chiennes, me glisse insidieusement Animal à l'oreille.
— La ferme, espèce de pervers ! crions-nous en même temps Rationnel et moi.
Dans ma tête, Animal se ratatine dans un coin sombre, attendant la prochaine occasion de manifester sa lubricité.
Nos ébats sous la douche nous ont menés presque à la fin de matinée. Mathieu s'installe derrière son ordinateur pour lire les dernières infos du monde de l'édition. Je reste sagement à genoux à ses pieds. C'est un jeu de patience pour moi. Je dois résister à l'ennui de ne rien faire et aux douleurs musculaires éprouvées par mon corps qui n'est habitué ni à ces positions, ni à leur maintien prolongé.
Un peu avant midi, Mathieu se lève et me fait signe de l'imiter.
— Je vais devoir te libérer un peu plus tôt que prévu, me dit-il en ôtant le collier de cuir de mon cou et en y mettant le ras-du-cou. Je dois rencontrer un auteur de passage. Il ne devait pas arriver avant demain, mais il est en avance.
— Je comprends, Maître, réponds-je un peu déçue quand-même.
— Ne t'inquiète pas, ce n'est que partie remise. Prépare-toi, Thomas t'attend en bas.
— Bien, Maître.
— Une dernière chose, dit-il en sortant une petite boîte d'un tiroir. Les consignes sont notées dedans. Ouvre-la chez toi.
— Bien, Maître, réponds-je en prenant la petite boîte.
Moins d'un quart d'heure plus tard, je suis assise à l'arrière de la berline. Thomas s'est contenté de me saluer et de me demander si j'allais bien. Je ne me suis jamais sentie aussi bien, aussi vivante, mais je ne pouvais pas lui répondre ça. Je me contente d'hocher la tête en souriant, les joues en feu. Un sourire se dessine sur les lèvres du chauffeur qui me répond de la même façon.
Et cette boîte ? Qu'est-ce que c'est encore ?
— Un truc de pervers, c'est certain, répond Rationnel.
— Oh oui ! Oh oui ! lance Animal en sautant de joie.
Même si ça démange mes doigts de l'ouvrir, j'imagine qu'il vaut mieux que je le fasse une fois seule chez moi. Je laisse mon regard se perdre dans les rues de la ville. Le trajet se fait dans un agréable silence. Ce week-end a été si intense que j'ai du mal à imaginer ce que les prochains me réservent.
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27 août 2024 à 23:56
J'ai adorée cette histoire animal et rationnel sont mes personnages préférés merci
Soyez respectueux
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Photo de profil de Monplaisir71
Monplaisir71
9 juillet 2024 à 10:38
C'est une bien belle série dont j'ai adoré les 26 premiers épisodes. Tout en sensualité (votre pseudo est magnifiquement choisi) et en douceur malgré le thème.
Pensez vous nous laissez dans la frustration de l'attente (même si pour ma part elle ne fait que commencer aujourd'hui) longtemps encore ?
Quoi qu'il en soit, merci pour ces bons moments de lecture.
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Sensuelle Emilie
Sensuelle Emilie
4 avril 2024 à 19:15
Bonjour,
je sais que la pause est trèèèèèès longue, mais j'ai bossé (enfin, je bosse encore) sur un projet en passe d'être édité (mais je ne peux rien dire de plus ici). Il m'a bouffé énormément de temps et d'énergie.
Dès que l'inspiration revient, je reprendrai mes récits ici, sans faute.
Soyez respectueux
Répondre
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Blais
3 avril 2024 à 06:03
Chère autrice, nous sommes en avril 2024 soit 19 mois à attendre la suite de cette magnifique histoire, 19 mois c'est long.
A bientôt te lire
Blais
Soyez respectueux
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OlivX
21 février 2024 à 17:38
J'espère qu'il y aura une suite à cette histoire passionnante...
Soyez respectueux
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Photo de profil de OlivX
OlivX
18 février 2023 à 10:14
Quel plaisir de retrouver cette histoire passionnante et ses 2 protagonistes.
Clémence semble avoir trouvé sa place et et s'épanouir en soumise de Mathieu.
Soyez respectueux
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Photo de profil de Sam1995
Sam1995
14 octobre 2022 à 20:35
Bonsoir,

Quelle histoire! Les personnages sont très touchant et attachant.
J’apprécie la personnalité de Mathieu qui malgré son initiation envers Clémence reste toujours attentif à son état d’âme.
Les tiraillements intérieurs auxquels Clémence est confrontée me replonge un peu dans les miens quand j’ai rencontré ma moitié. (Mais positivement)
La part d’ombre pour ma part et cette vengeance... Je pense que cela concerne un membre de la famille. J’ai pensé soit à son père, son frère ou sa sœur.

Merci pour ton écriture. J’espère que la suite arrivera rapidement et que la page blanche ne te gagnera plus pour finir cette histoire.

Bonne soirée et au plaisirs de te lire.
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Ced6782
Ced6782
2 octobre 2022 à 16:02
Waou chaud et très excitant bravo
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Sensuelle Emilie
Sensuelle Emilie
1 octobre 2022 à 21:28
Merci beaucoup.
Ces longs mois de silence s'appellent "syndrome de la page blanche" :lol:
J'espère que ça va passer.
Modifié 1 octobre 2022 à 21:29
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Henic
Henic
1 octobre 2022 à 19:00
Il y avait un certain temps que Mathieu ne s'était pas manifesté avec sa charmante soumise.
Cette suite est heureuse et agréablement écrite.
Soyez respectueux
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